« Le Dernier soir », enquête sur un double meurtre de 1975

                Hier, les médias annonçaient la diffusion prochaine d’une série intitulée Le Dernier soir. Monic Néron, une journaliste qui a animé la chronique des affaires judiciaires à l’émission radiophonique de Paul Arcand, se lance dans cette affaire peu connue et qui pourtant mérite notre attention. Il s’agit du meurtre non résolu de Diane Déry, 13 ans, et Mario Corbeil, 15 ans.

Le 20 mai 1975, à Longueuil, les deux adolescents quittaient leur quartier pour aller faire une simple promenade en motocyclette. On devait découvrir leurs corps le lendemain matin, criblés de projectiles de calibre .22.

Le 5 avril dernier, j’ai eu le plaisir de participer au tournage de l’un des épisodes, en compagnie de Monic, ainsi que de l’équipe du réalisateur Frédéric Nassif. Le premier épisode sera présenté dans la section Extra de Tou.TV en juillet 2019.

Certains de nos lecteurs ont remarqué qu’en janvier dernier Historiquement Logique! avait retiré un article consacré à cette même affaire. En juillet, nous pourrons vous en dire davantage. Certes, ce sera l’occasion de démontrer le rôle que les archives peuvent jouer au sein de notre société.

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L’affaire Trussardi

           Jilly Truitt est une avocate criminaliste douée qui arrive à remporter des procès qui semblent perdus d’avance, jusqu’à ce qu’elle hérite de la cause d’un richissime homme d’affaire. Ce procès, qui s’annonce palpitant, l’oppose à son mentor, un procureur de la Couronne prêt à tout pour gagner.

L’intrigue est réaliste et s’installe graduellement. La progression est constante et s’intensifie sans arrêt, jusqu’à atteindre une fin imprévisible. Heureusement, l’auteure a évité le piège de laisser son personnage s’enfoncer dans des situations irréalistes à saveur hollywoodienne.  Plutôt, l’intrigue s’installe en douceur mais sans jamais nous quitter.

L’ouvrage a ceci de particulier : les procédures judiciaires et le procès qu’on y raconte comportent des éléments authentiques et subtilement instructifs à propos du fonctionnement des procédures qui englobent un procès criminel. Ceci s’explique par le fait que son auteure, qui en est à son premier roman, est nulle autre de l’ancienne juge de la Cour Suprême, Berverly McLachlin.

Elle a grandi en Alberta avant de devenir juge à Vancouver en 1981. En septembre de la même année, elle devenait juge à la Cour suprême de la Colombie-Britannique. C’est en avril 1989 qu’elle accédait à la Cour Suprême du Canada. En 2000, elle devenait la première femme à atteindre le poste de juge en chef du Canada. Elle a pris sa retraite le 15 décembre 2017. Espérons seulement qu’elle nous offrira une suite ou un autre roman similaire car elle excelle maintenant dans le drame juridique.

Le projet J-DEX

L’idée du projet J-DEX est le résultat de ma passion pour les archives judiciaires et de certaines idées véhiculées lors des cours que j’ai suivis en techniques de la documentation au Cégep de Trois-Rivières. Ma curiosité à vouloir comprendre notre passé par les procès criminels m’a amené à indexer ces dossiers en y dépouillant les noms des accusés, des victimes, des témoins, des juges et des avocats. De plus, j’ai cru nécessaire de créer un résumé pour chaque cause. Pour ce faire, j’ai dû me baser principalement sur les actes d’accusation, car on aura vite compris qu’il était impossible de tout lire. Cette étape appartiendra aux chercheurs, car c’est surtout pour eux que le J-DEX a vu le jour. En effet, je crois sincèrement que cet outil viendra en aide aux curieux, que ceux-ci proviennent d’un milieu académique ou qu’ils s’intéressent à la généalogie. Qui sait si vous n’y croiserez pas le nom d’un de vos ancêtres?

Le projet a réellement débuté le 3 janvier 2018 dans les locaux de Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ-TR) à Trois-Rivières. Puisque le fonds des procès expéditifs n’avait pas été traité depuis son acquisition, il a semblé logique d’en faire un point de départ. Jusqu’à maintenant, le J-DEX couvre la période située entre 1904 et 1952. Selon notre estimation, il resterait à dépouiller les années situées entre 1857 et 1904 avant de pouvoir affirmer que le fonds soit complété. Par la suite, le projet s’attaquera à d’autres fonds, comme celui de la Cour du banc du roi par exemple. En fait, les archivistes savent à quel point il reste encore beaucoup  à faire.

Certes, le J-DEX est un projet audacieux mais il est à souhaiter que d’autres bénévoles puissent se joindre à ce dessein collectif. Dans un monde idéal, le J-DEX bénéficierait de l’appui d’indexeurs répartis dans tous les bureaux de BAnQ à travers la province et ainsi nous obtiendrions une base de données fascinante permettant de dresser une image plus fidèle de notre histoire. Si toutefois le défi vous intéresse, écrivez-moi à l’adresse suivante : historiquementlogique@hotmail.ca en mentionnant « J-DEX » dans la section objet.

Après seulement quelques mois, le J-DEX a permis de retrouver des dossiers que l’on croyait disparus. C’est le cas, entre autres, de celui contenant les notes sténographiques du procès d’Alexandre Lavallée, pendu à la prison de Trois-Rivières en 1927 pour le meurtre de sa fille. C’est aussi le cas pour ce que nous croyons être une partie de l’enquête du juge J.-Alfred Désy sur l’administration de la ville de Trois-Rivières au tournant de l’année 1920.

De plus, il est maintenant possible d’affirmer – du moins jusqu’à maintenant – que la plus ancienne photographie judiciaire conservée dans les archives de BAnQ-TR se trouve dans un dossier de 1904. Auparavant, on croyait que les plus anciennes dataient du milieu des années 1920.

Par ailleurs, l’indexation permet de faire remonter à la surface les noms de personnages qui ont eu une influence sur l’histoire régionale, tel que les juges François-Xavier Lacoursière, Alfred Marchildon et Aimé Marchand. Ou alors des avocats comme Philippe Bigué et Jean-Marie-Bureau. Il nous a d’ailleurs été possible de croiser des noms un peu plus connus du grand public, comme par exemple Maurice Duplessis à l’époque où il oeuvrait dans la fonction d’avocat de la défense, et aussi un certain Auréus Mailhot, juge de paix qui s’est fait connaître comme témoin au procès de Marie-Anne Houde, la célèbre marâtre et meurtrière d’Aurore Gagnon.

En septembre 2018, Frédéric Champoux, enseignant au programme des techniques de la documentation au Cégep de Trois-Rivières, a approuvé le J-DEX en tant que PFÉ (Projet de fin d’études) pour deux de ses élèves : Eric Veillette et Sophie Chouinard. Éventuellement, nous assure l’archiviste-coordonnatrice Sophie Morel de BAnQ-TR, les données recueillies seront intégrées au moteur de recherche Pistard et ainsi disponibles aux usagers.

Actuellement, il est possible d’obtenir gratuitement la version PDF du J-DEX-2019 à l’adresse suivante : https://historiquementlogique.com/documents-2/j-dex/

Historiquement Logique a déjà publié quelques articles racontant des aventures judiciaires retrouvées dans les dossiers répertoriés. Il y en aura d’autres!

Bienséances: la politesse

L’abbé Thomas-Grégoire Rouleau (photo BAnQ: (03Q,P1000,S4,D83,PR42-1))

Au cours des prochaines semaines, Historiquement Logique publiera des extraits du Manuel des bienséances par l’abbé Th.-G. Rouleau publié en 1899. Ce clin d’œil sur le passé a pour seul but de nous amuser un peu quant à l’évolution de certaines mœurs ou du langage d’autrefois.

L’abbé Thomas-Grégoire Rouleau est décédé en avril 1928 à l’âge de 77 ans. Il a écrit d’autres ouvrages consacrés à l’éducation.

Ce petit livre, constitué d’un peu moins d’une centaine de pages, se présentait sous différents thèmes, dont celui de la politesse, de la famille, de l’école, le mouchoir de poche, etc. Évidemment, on reconnaître l’influence du clergé dans le style littéraire. Voici d’ailleurs le texte que l’abbé Rouleau réservait dès les premières pages, s’adressant directement à ses élèves :

            Je dédie cordialement cet humble Maluel [sic] des Bienséances. Puisse-t-il être de quelque utilité pour les jeunes et exciter un peu d’intérêt chez les anciens. Puisse-t-il inspirer à tous les porteurs de brevets le désir d’étudier, dans des ouvrages plus complets, les mille et un usages que la destination de ce travail m’empêche d’y inclure. La bonne éducation est le décor naturel de la vraie piété; elle lui donne un je ne sais quoi d’achevé qui rappelle la plus suave des béatitudes : « Bienheureux les doux, parce qu’ils posséderont la terre. » La vraie politesse et la douceur sont filles de la Charité. L’homme pervers n’a qu’une politesse de surface : il n’est courtois que par intermittence. On peut être vertueux sans être polie, mais on n’est pas vraiment poli sans être vertueux.

Th.-G. Rouleau, ptre

Principal de l’École normale Laval

La politesse

  1. La politesse est une généreuse courtoisie unie à une élégante urbanité qui rend civile et honnête notre manière de parler et d’agir.
  2. La politesse tend à rendre ceux avec lesquels nous vivons contents d’eux-mêmes et de nous.
  3. La politesse doit s’inspirer de la charité. La grossièreté est la fille de la vanité, de l’orgueil, de l’ignorance, de la jalousie, etc.
  4. L’observance des règles de la politesse est un frein pour les passions et les travers; elle empêche plus d’une action mauvaise ou vilaine; elle améliore et élève, car l’essence de la politesse est l’amour et le respect de ses semblables. Elle nous concilie l’estime de tous, et souvent elle nous attire les faveurs les plus précieuses.
  5. Les principaux obstacles à l’observance des règles de la politesse, chez les chrétiens pieux, sont les manies, les travers et la nonchalance. Pourtant, rien ne fait mieux apprécier la piété que cette urbanité qui rend nos relations agréables.
  6. On peut donner comme principe général des Usages: « Fais aux autres ce que demande l’ordre, la charité, et ne fais rien que tu fusses en droit de critiquer chez les autres. »

L’affaire Lambert (partie 3)

Nora tombe

Dans l’affaire Lambert, une aura de mystère persistante semble vouloir nous faire travailler fort.  Je pourrai au moins dire que j’ai appris.  Avec cette histoire, j’ai découvert une pelletée de nouvelles banques de données, des détours parfois avantageux et aussi des raccourcis profitables.  Voici donc nos derniers développements.

Pour ce qui est de nos demandes, nous essuyons encore les refus…  La SQ nous a informé que le dossier était depuis longtemps archivé.  Nous possédons donc déjà ce qui est public, c’est à dire l’enquête du coroner.  Nous devrons donc nous contenter de cette mince feuille.  L’hôpital de Sept-Îles nous a informé ne pas pouvoir divulguer le dossier de Nora.  Seule la raison du décès aurait pu nous être indiquée si nous ne l’avions pas sue.  La Protection de la Jeunesse nous a confirmé que les dossiers sont détruits lorsque les enfants atteignent la majorité.  Il nous reste le dossier carcéral et la possible demande de pardon avec le Centre Correctionnel Canada.  Il va sans dire que je fonde beaucoup d’espoir sur cette source d’information.  J’ai bien peur que sans celle-ci, il ne nous reste que des témoignages à obtenir pour tenter de retracer la vérité.

Dans l’éventualité où les embûches continuent de joncher notre quête, je dois décortiquer ce qu’il nous reste.  Pour trouver des témoins vivants et collaborants, il faut chercher.  J’ai donc séparé mon enquête en trois sous-enquêtes: la période de jeune adulte de Marcel lorsqu’il a été incarcéré à Bordeaux pour une histoire de faux chèques en 1963, la période du meurtre à Sept-Îles en 1977 et la période de sa libération jusqu’à son décès.

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Banque Royale du Canada, avenue Laurier, 1911, Musée McCord

Pour son incarcération, j’ai contacté la banque RBC au coin des rues Laurier et du Parc à Montréal où Marcel aurait déposé un faux chèque à l’automne 1962.  Cette institution est la même.  Je voulais du moins tenter de savoir sur quels noms (ou prête-noms) des fraudes avaient eu lieu à ce moment-là.  Le conseiller de la banque m’a rapidement et gentiment répondu que les données pour de telles dates étaient détruites mais que malgré cela, ils ont pris soin de faire plusieurs vérifications pour s’en assurer.  Dans l’affaire des faux-certificats, plusieurs indices me laissent croire que Marcel y était impliqué et aurait obtenu une clémence pour couvrir certains faits mais j’y travaille encore.  Avec la généalogie et la Gazette officielle sur BAnQ (qui me fait entre-temps découvrir un paquet de corruptions innommables), j’essaie de faire des liens et de consolider ma théorie.

J’essaie aussi de me familiariser avec l’historique familiale des Lambert.  Un soir, je suis allée discuter avec Michel et il avait étalé sur sa table de cuisine tout ce qu’il possédait dans ses souvenirs.  De son dernier dossier de la DPJ, en passant par des signets nécrologiques du début du 20e siècle jusqu’à des photos autographiées de pin-up, nous avons tout scruté.  La généalogie de Michel est faite des deux côtés.  On y découvre entre-temps des choses spéciales comme son grand-père paternel qui fut veuf à deux reprises, cette information étant cachée dans l’acte de son troisième mariage.  On a aussi découvert un possible enfant né hors-mariage.  Toutes ces trouvailles ne nous ont pas menées vers la réponse ultime mais en maîtrisant l’entourage et les faits, nous nous accordons plus de chances de déceler un détail plus important qu’en apparence.  L’avantage avec Michel, c’est qu’il est très vif et son bon jugement me permet d’échanger sans hésitation.

Pour ce qui est de la période du meurtre, j’ai fait une liste des témoins potentiels.  Certains étaient décédés, comme le gérant du bar.  J’ai toutefois réussi à retracer des gens.  D’abord la sœur de la gardienne des Lambert le soir du meurtre.  J’ai pu m’assurer de contacter la bonne personne grâce à la généalogie.  Elle a accepté de me parler.  Elle m’a confirmé que sa sœur n’avait jamais gardé à cet endroit avant le drame.  Bien évidemment, cet événement l’avait énormément troublée.  Assez pour avoir voulu partir très loin lorsqu’ils ont appris que Marcel allait obtenir sa libération.  Il a purgé une si petite sentence que la gardienne n’était même pas encore majeure.  Ce que je trouve important dans cette information, c’est qu’ils ont su que Marcel sortait de prison.  Cela m’indique donc, bien que subjectif, que cette libération n’était pas tellement un secret de polichinelle…

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Le Nouvelliste, 27 octobre 1982

Me voilà donc rendue au spectacle sadomasochiste.  Qui étaient donc Monsieur et Madame Sexe?  Il m’a fallu essayer plusieurs mots-clé sur les archives de journaux en ligne pour finalement tomber sur un article qui parle du quotidien de ce couple, les nommant aussi au passage.  Avec l’aide de mon ami Pascal Pilote, j’ai retracé Monsieur Sexe.  Je l’ai contacté via Messenger.  Très sympathique et collaborant, cet homme ayant eu une carrière peu singulière dans le spectacle hors-norme et dans les Records Guinness a accepté de m’expliquer ce qu’il a vécu ce soir-là.  Ayant fait la couverture du Allô-Police, il se rappelait vivement de cet événement.  Il m’a dit qu’il avait bel et bien fait un spectacle le soir du 24 janvier 1977.  C’est le lendemain que la police serait venue le chercher dans sa loge pour expliquer l’affaire du meurtre et l’alibi de Marcel comme quoi il avait été influencé par le show.  Le couple aurait donc été tenu de rester à Sept-Îles jusqu’à ce que les témoignages de l’enquête du coroner soient terminés.  Marcel Lambert ayant plaidé un acte de folie en raison d’un black-out et rejetant la faute sur le spectacle, ils ont dû présenter leur prestation devant le jury du coroner. Selon lui, le jury a déclaré que le spectacle n’était pas une preuve et ne pouvait pas être la cause du geste de Marcel.

J’ai aussi rejoint via courriel l’homme qui fut une des dernières familles d’accueil de Michel, un enseignant de la TÉLUQ et aussi famille d’accueil et adoptive pour la Protection de la Jeunesse. Cet homme a un parcours professionnel très impressionnant. Michel garde un bon souvenir de cet endroit. Cet enseignant a accepté d’échanger avec moi via courriel. Il ne savait pas du tout l’origine du parcours de Michel. Il en était étonné. Il se rappelle seulement ce moment émouvant où Michel a quitté de son gré pour voler de ses propres ailes, malgré lui. On apprend donc que cet homme pourtant très outillé pour aider cet adolescent n’avait pas eu l’heure juste sur le jeune qu’il hébergeait. Il m’a demandé de lui passer le bonjour et suite à mes compliments sur son parcours d’aidant naturel pour les jeunes, il m’a raconté brièvement ses multiples adoptions avec la Protection de la Jeunesse.

Michel a aussi rejoint sa tante, sœur de Nora, par téléphone.  Elle vit en Ontario.  L’enquête a soulevé des questionnements qu’il voulait discuter avec elle.  Qu’avait-elle vécu suite au meurtre?  Elle lui a dit que la famille a subi un total éloignement de Michel et Lucien.  Suite aux funérailles, elle n’a pas été capable de reprendre contact.  La famille aurait voulu s’occuper des enfants mais cela lui aurait été refusé.  Ensuite, la famille n’a pas eu de nouvelles et à cette époque, il était difficile de retracer des enfants qui se promenaient d’un foyer d’accueil à un autre.  Pourquoi ont-ils été confiés à la DPJ plutôt qu’à la famille maternelle?  On ne le sait pas.  Tout comme nous ignorons qui a pris la décision de remettre les enfants à Marcel dès sa sortie de détention.  S’il avait obtenu une clémence quelconque, peut-être que les services sociaux n’ont pas eu le choix de le remettre car légalement, il n’avait plus le statut qui lui avait valu une sentence.  Après tout, s’il plaidait la folie pour son meurtre, la dangerosité pour les enfants devait être sérieusement à considérer.  Et si ce n’est pas ce qui s’est passé, comment se fait-il que ceux qui devaient protéger nos enfants ont jugé que de les remettre à Marcel était la décision adéquate?

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Michel à Sept-Îles

J’aimerais beaucoup retracer la toute première famille d’accueil de Michel à Sept-Îles mais son nom très commun me donne du fil à retordre.  En analysant une photo de Michel en bicyclette, j’ai pu découvrir avec Google Street view que cette famille résidait probablement dans un immeuble de la rue Corossol à Sept-Îles juste derrière la rue Marsolet, lieu de résidence de Marcel et Nora avant le drame.  Les registres fonciers antérieurs trouvés avec les numéros de lots m’ont permis d’apprendre qui en étaient les propriétaires et j’y travaille encore.

Je n’espère pas trouver la réponse: je vais la trouver.  Je n’obtiendrai satisfaction que lorsque je l’aurai.  On ne cherche pas un corps, ni un meurtrier.  On cherche une information de nature publique, soit la sentence et la libération d’un individu ayant commis un acte criminel.  Ce ne sera peut-être pas des papiers légaux.  Mais ce sera une réponse pour laquelle je saurai que ça fait du sens, qu’on est devant quelque chose de plausible et évident.

J’espère sincèrement vous revenir avec une réponse assez vite.

Merci de nous suivre dans cette difficile mais belle enquête.

 

Références
Lagarde, André, Le scandale des faux-certificats, la clé du casier 5T7, Le Sieur, 1964
Généalogie: Michel Lambert et http://www.genealogiequebec.com
Allô-Police, 5 février 1977, microfilms à la grande bibliothèque, BAnQ
Registres fonciers: http://www.registrefoncier.qouv.qc.ca