Billy the Kid fait encore jaser!


William H. Roberts (à gauche) rencontrait le Gouverneur Mabry (à droite) à sante fe, N.-M., le 29 novembre 1950.

Ce matin, le quotidien de Trois-Rivières Le Nouvelliste reprenait un article de la presse américaine de Santa Fe, au Nouveau-Mexique, stipulant que le Gouverneur Bill Richardson aurait l’idée de lui offrir le pardon qu’on lui avait promis en 1879.  Cette idée déclencherait en ce moment la colère des descendants de Pat Garrett, le shérif qui disait avoir tué le célèbre hors-la-loi le 14 juillet 1881.

Or, comment les descendants de Garrett peuvent-ils prétendre à quoi que ce soit dans ce dossier?  Garrett lui-même a affirmé avant sa mort que son livre publié en 1882, à l’origine de la majorité des mensonges véhiculés par la légende, ne valait rien et qu’il fallait le réécrire.  Ses enfants sont nés bien après les événements.  De plus, Garrett n’a jamais abordé, semble-t-il, le sujet avec eux, à l’exception de l’une de ses filles qui disait d’ailleurs en 1983 que son père n’avait jamais tué Billy the Kid.

Comme c’est le cas depuis longtemps dans ce dossier, l’impartialité se fait rare chez les participants, autant d’un côté comme de l’autre.  Ceux qui préservent les lieux touristiques du Nouveau-Mexique craignent une baisse dramatique de l’achalandage, ce qui s’effectue au profit de la petite ville de Hico, au Texas, où est décédé William H. « Brushy Bill » Roberts en 1950, le vieil homme qui prétendait être le Kid.

On peut lire que « la légende veut que Billy le Kid ait tué 21 personnes, une pour chaque année de sa courte vie, mais la réalité est probablement plus près de neuf, selon l’office du tourisme du Nouveau-Mexique », écrit Le Nouvelliste en ce 30 septembre 2010.  Or, la crédibilité d’un bureau touristique peut-elle être remise en cause?

J’oserais affirmer que oui.  En 1999, j’ai traversé le célèbre Comté de Lincoln, ainsi que le village de Fort Sumner, et on constate que sans l’image de Billy the Kid la région aurait peu à offrir au point de vu touristique.

Le 29 novembre 1950, Roberts, 90 ans, était reçu devant le gouverneur à Santa Fe pour tenter d’obtenir le pardon qu’on lui avait promis en 1879.  Malheureusement, la rencontre se transforma en cirque et on refusa d’entendre ses preuves.  Dans une absence totale d’impartialité et de compréhension, on le rejeta du revers de la main.  Cet échec l’affecta au point qu’il succomba, moins d’un mois plus tard, à une crise cardiaque.  Il s’effondra, seul en pleine rue, le bras enroulé au pare-choc d’une voiture stationnée en bordure du trottoir.

Comme je l’ai déjà signalé dans « Dernier pardon pour Billy the Kid », publié en 1995, ainsi que dans mon manuscrit « Billy » de 2009, l’impartialité se faisait rare à l’époque et il semble que les conservateurs de la légende y tiennent encore.

Évidemment, un article de trois paragraphes paru dans un journal régional québécois comme Le Nouvelliste est nettement insuffisant pour expliquer tout le dossier, mais je vous promets des articles de fonds sur le sujet pour très bientôt, dont un qui analysera en profondeur les faits concernant la toute première victime du Kid.  Ensuite, on verra aussi comment il est possible que l’Histoire se soit trompé dans cette affaire en relatant les faits survenus au cours de la nuit du 14 juillet 1881.

Quant à Roberts lui-même, je ferai également un résumé de son aventure à partir de sa rencontre avec l’avocat Morrison en juin 1949 jusqu’à son décès le 27 décembre 1950.

On se redonne donc rendez-vous bientôt!

Publicités

Postez votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s