La première victime de Billy the Kid

Selon William H. Roberts, voici la photo qui le représentait à 17 ans, en 1877.

C’est à Silver City, Nouveau-Mexique, que Billy the Kid aurait, selon la légende, débuté sa funeste carrière.

Selon un dépliant touristique réalisé par le Billy the Kid Outlaw Gang[1], visant à promouvoir les principaux sites historiques concernant le personnage, il est mentionné que celui-ci a fréquenté l’école de Silver City et que sa famille habitait près de l’intersection de la rue principale et Broadway.

Après la soi-disant mort du Kid, en juillet 1881, on commença à parler de la liste de ses 21 victimes, une pour chaque année de sa vie.  Bien sûr, il s’agit là d’une phrase toute charmante qui risque cependant de faire basculer les lecteurs néophytes dans le mythe.

En réalité, cette liste s’appuie sur peu de faits historiques.  On pourrait aussi la gonfler, mais c’est déjà sans intérêt.  Pire encore, une victime vérifiable et sérieusement documentée a carrément été oubliée par la légende.

Cette liste peut-elle vraiment être aussi longue?

La réponse est non.

Le nombre de 21 n’est que mythologie et il faut l’effacer immédiatement de sa perception pour recommencer sous un nouvel angle; ou plutôt revisiter la personnalité du hors-la-loi sous un œil neuf et impartial.

En 1960, Ramon F. Adams écrivait : « Nous pouvons seulement compter avec certitude Cahill, Beckwith, Grant, Carlyle, Bell et Olinger, ce qui fait six en tout.  En retirant Carlyle et Beckwith, puisque la preuve absolue qu’ils ont été tués par les balles du Kid n’a pas été faite, le total est réduit.  Il est peut-être vrai que quelques-unes de ses balles aient pu se retrouver dans les corps de Morton, Baker, Brady, et Hindman, mais il y en avait aussi d’autres qui ont tiré et il n’y a aucune façon de savoir quelles sont les balles qui ont été fatales. »

Selon Adams, le chiffre passe dramatiquement de 21 à 6, et même à 4 si on envisage les faits sérieusement.

Le but de l’exercice n’est pas de diminuer la responsabilité criminelle du Kid ni de glorifier ses exploits, mais seulement de faire une analyse historique sérieuse tout en respectant les preuves.  Et ainsi, peut-être, comprendra-t-on comment s’est propagé une fausse image durant plus d’un siècle.

Bien sûr, pour ceux qui ne sont pas familier avec cette affaire, il faudrait pouvoir analyser chacun de ces meurtres pour mieux exposer les faits et ainsi présenter les raisons pour lesquelles on rejette aussi facilement certaines candidatures.  On verra justement ces autres cas dans des articles ultérieurs.

Ici, tenons-nous-en à sa première victime.

La légende prétend que l’incident s’est produit en 1872 à Silver City.

Un forgeron à Silver City, en 1872?

Dans le livre de Pat Garrett, publié en 1882, la légende débute en ces termes : « Quand le jeune Bonney avait environ 12 ans, il a salis ses mains pour la première fois dans le sang humain. »

Ensuite, on nous raconte qu’en se promenant dans une rue de Silver City sa mère fut insultée par un forgeron à qui Billy aurait lancé une pierre.  L’agresseur d’âge adulte s’empressa de courir après le garçon, mais c’est alors qu’intervint le citoyen Ed Moulton en interceptant violemment le forgeron fautif.  Toujours selon Garrett, trois semaines s’écoulèrent avant que Moulton soit impliqué dans une bagarre au Joe Dyer’s Saloon, où le forgeron vit une occasion de prendre sa revanche, si bien qu’il fonça sur le colosse en brandissant une chaise.  Billy, témoin de la scène, aurait alors poignardé à mort le forgeron avec son canif, sauvant ainsi la mise à Moulton.

Donc, en plus de venger les insultes subies par sa mère, la légende faisait de lui un enfant ayant pratiquement sauvé la vie d’un homme décris comme une armoire à glace.  Mais le plus important, c’est que Garrett faisait de lui un fugitif dès l’âge de 12 ans.  Le faisait-il pour tenter de pâlir l’image du Kid?  Pour se justifier d’avoir tiré sur lui en 1881 de manière déloyale?

C’est pourtant cette sauce historique infecte qu’on servait aux lectures de la fin du 19ème siècle.  Si on accuse parfois Internet de véhiculer toutes sortes de faussetés historiques, le phénomène n’est peut-être pas technologique mais humain.  Malheureusement, une certaine partie de la population prendra toujours plaisir à raconter n’importe quoi.

D’une certaine façon, il semblerait que Garrett ait réussi sa mission, car on continuait de croire en sa création quelques décennies plus tard.  En effet, en 1926, Walter N. Burns publiait dans son livre à succès que « les Antrim se sont installé en 1868 à Silver City […] », et que « durant quatre ans Billy a vécu à Silver City […] ».

Et que disent les faits à propos de ces affirmations?  Garrett et Burns avaient-ils seulement respecté une certaine base de vérité ou alors s’étaient-ils contenté de tout inventer?

Les faits

Louis Abraham, qui résidait à Silver City à la même époque que Billy, témoigna plus tard à l’effet que : « Billy n’a jamais tué personne à Silver City.  Il a volé un chinois et a été mis en prison.  Quand il s’est évadé il est allé au ranch Slaughter en Arizona […] »

Maintenant, il est clairement établi que Catherine Bonney Antrim est morte le 16 septembre 1874 à Silver City, laissant derrière elle ses deux fils, Joe[2] et Henry (Billy).  Le père avait déjà abandonné sa femme après avoir appris qu’elle était atteinte de tuberculose.  Les deux gamins se retrouvèrent donc hébergés chez d’autres familles.  C’est là que Henry, ou plutôt Billy, s’est laissé entraîner par un voyou plus âgé que lui à voler de la lingerie à des chinois.  Pour lui donner une leçon, le shérif de l’endroit, un dénommé Whitehill, le laissa poiroter dans la minuscule prison de la ville avec l’intention de le libérer dès le lendemain.  Toutefois, à l’arrivée du shérif, Billy avait disparu.  Se croyant condamné pour une période beaucoup plus longue, il s’était évadé en passant par la cheminée.

C’était en 1875.  Fugitif à 15 ans, c’est déjà plus crédible!

Les chercheurs qui ont fouillé les archives de Silver City en arrivent aussi à la conclusion qu’il n’y a jamais eu de meurtre répertorié dans cette ville pour toute l’année de 1872.

D’ailleurs, il semblerait que Billy n’ait pas mis les pieds à Silver City avant le début de l’été 1873.

Catherine Bonney McCarty, que la légende croit être la mère du Kid mais que Brushy Bill Roberts[3] désignait comme sa tante, a épousé Antrim seulement en 1873.  En supposant qu’elle soit arrivée à Silver City en 1868, comme le prétendait Burns en 1926, elle ne pouvait donc pas porter le nom d’Antrim.

La famille recomposée vint donc s’installer à Silver City seulement au cours de l’été 1873.

Burns renchérissait pourtant en disant : « C’est à Silver City, quand il avait 12 ans, que Billy a tué son premier homme.  Sa mère avec Billy à ses côtés venait de quitter la maison pour le quartier commercial pour faire des courses. »  Ensuite, l’auteur à sensation reprenait sensiblement la même histoire déjà mâchée par Garrett à propos du forgeron, précisant qu’un « homme nommé Moulton […] l’a terrassé avec son poing, et quand il s’est relevé, il l’a terrassé encore. »

Burns décrivait la bagarre, qu’il situe lui aussi dans le saloon de Dyer sur la rue principale, précisant qu’il avait fallu trois coups de couteau de poche pour tuer le forgeron.  Ensuite, il se perdait dans des réflexions trop légères pour tenter de comprendre l’esprit criminel du jeune garçon, trahissant son intention peut-être louable mais malhabile de vouloir jouer au criminologue ou, pire encore, au psychiatre.

Comment pouvait-on étudier le comportement d’un soi-disant criminel à partir d’un crime imaginaire?

La légende a toutefois osé prononcer un nom : Ed Moulton.

Cet homme a véritablement existé.  Sur ce point, la légende ne s’est pas trompée.  Là où elle verse cependant dans l’imaginaire c’est dans le rôle qu’il a joué.  L’existence du saloon de Joe Dyer peut aussi être vérifié.  Mais qu’en est-il des faits?

On sait que l’imaginaire s’inspire d’une certaine forme de vérité, surtout en ce qui concerne les lieux.  Ash Upson, qui a rédigé le livre de Garrett, a justement habité Silver City à l’époque de Catherine B. Antrim.  Il a même affirmé avoir été hébergé dans l’une des chambres que louait celle-ci.  Qu’il ait ou non logé dans cette maison, c’est donc pour avoir connu la ville qu’il a pu fournir de vrais noms, question d’accréditer son histoire fictive.

Ni Upson ni Burns ne devaient se douter que, plusieurs décennies plus tard, on serait en mesure de recueillir des preuves capables de démolir leur version.

Comment pulvériser une légende?

En 1960, Adams écrivait : « Ce premier meurtre, de l’homme qui a insulté sa mère à Silver City, ne s’est jamais produit.  Le Kid est supposé avoir tué cet homme, pas au moment où il a insulté sa mère, mais quand lui et deux autres voyous ont sauté sur Ed Moulton, qui s’était porté au secours du Kid quand le forgeron a fait ses remarques insultantes.  Le beau-fils de Moulton a écris des années plus tard que « Billie [Billy] n’a jamais tué personne à Silver City.  Cette histoire est complètement fausse.  L’histoire qui dit qu’il a tué un homme devant Ed Moulton est totalement fausse. »  Et de plus, tous les autres habitants qui ont vécu à Silver City ont nié qu’il ait jamais tué un homme dans le Grant County.  Ses problèmes à Silver City ont commencé après la mort de sa mère. »

Évidemment, comme il ne croyait pas en la version de Roberts, Adams affirmait, tout comme la légende, que Catherine était la mère de Billy.  Sur certains points, il s’est efforcé de détruire la légende avec tant de doigté et d’efficacité, alors que sur d’autres aspects il y adhérait comme un écolier en admiration devant un professeur.

Le problème, c’est que Roberts fournissait une version très plausible, affirmant être revenu à Silver City juste à temps pour revoir sa tante Catherine, ce qui le place donc dans la ville en septembre 1874.  Il n’avait donc aucun problème avec la justice locale à ce moment-là.

Bien sûr, Roberts n’a jamais mentionné l’incident avec le forgeron, tout simplement parce que l’incident n’a jamais eu lieu.  Il n’est donc pas tombé dans le piège de reprendre cette histoire que, pourtant, tout le monde véhiculait encore au moment de son coming out en 1950.

Si ce forgeron fictif n’a pas été la première victime du Kid, alors qui?  Et surtout quand?  Où?  Et dans quelles circonstances?

Hypothèse loufoque

Frederick Nolan soulignait brièvement une autre fausse attribution, rappelant que le 24 septembre 1876 un tenancier de saloon du nom de Walter Beebe a été tué par balle à Wichita, au Kansas.  Le meurtrier était apparemment un texan qu’un journal de Newton a, quelques jours plus tard, identifié comme étant un dénommé Ward.

Après l’annonce de la mort du Kid, en 1881, en se souvenant que le jeune homme avait déjà vécu à Wichita, l’éditeur Marsh Murdock du Weekly Eagle écrivit : « Nous avons mentionné la semaine dernière que Billy the Kid, récemment exécuté[4], était un ancien résident de Wichita.  Nous nous souvenons, et espérons que c’est vrai, que la balle qui a tué Walter Bebee [Beebe] dans son saloon à l’ouest du pont, a été tirée par Billy the Kid. »

Aucun autre indice ne corrobore cette version.  Les chances sont d’ailleurs élevées qu’elle soit l’invention de l’éditeur.  Victime de l’hystérie collective, il est plus probable que Murdock ait cédé à cette tentation de l’accuser de tous les maux.  Le phénomène s’appliquait d’ailleurs à Jesse James, qu’on accusait de tous les braquages de banques à travers la nation.

Ceci dit, nous n’avons toujours pas répondu à la question.  Qui a été la première victime de Billy the Kid?

Son nom était Francis P. « Frank » Cahill.

Frank Cahill

Ramon F. Adams expliquait que le Kid s’est arrêté à Fort Grant, dans le comté de Pima, en Arizona, où il a tué un forgeron du nom de Cahill le 17 août 1877.  En effet, dans le journal Grant County Herald du 1er septembre 1877, repris dans le Tucson Citizen, on peut lire : « Henry Antrim a tiré F. P. Cahill près de Camp Grant le 17 [août], et celui-ci est mort le 18.  Cahill a fait un témoignage avant sa mort à l’effet qu’il a eu une dispute avec Antrim au cours de laquelle la fusillade a eu lieue.  […]  Le jury du coroner a déterminé que le meurtre était criminel et injustifié, et que Henry Antrim, alias Kid, en est coupable. »

Gus Gildea, un aventurier mort en 1935, a correspondu durant quelques années avec l’auteur Ramon F. Adams.  Gildea affirmait donc que Cahill, surnommé « Windy », essayait continuellement d’humilier le Kid.  Le jour de l’incident, Cahill aurait frappé le Kid, qui s’est ensuite retrouvé au sol, à l’extérieur du saloon de George Adkins.  Le Kid, alors âgé de 17 ans, l’aurait supplié, ce qui fit rire son agresseur.  Peu de temps après, coincé sous le poids de Cahill, le Kid a sorti son arme pour l’abattre.

En se fiant à ce témoignage, on comprend que ce n’était pas la première fois que Cahill s’en prenait à lui.  Peut-on parler de harcèlement?

Si tel fut le cas, on en déduit que Billy encaissait les coups depuis un certain temps, sinon il aurait utilisé son revolver beaucoup plus tôt.  Encaisser les coups, est-ce synonyme d’un caractère sanguinaire?

Sûrement pas!  Encaisser n’est-il pas une certaine forme de contrôle?

Nolan[5] se basait également sur le témoignage de Gildea pour raconter que, après l’éclatement de la dispute dans le saloon, Cahill a traîné le Kid dehors, où ils ont été encerclés par une foule.  Selon le juge de paix Miles Wood, Cahill aurait terrassé le Kid à trois reprises, ce qui a rendu ce dernier furieux, après quoi il a tiré son agresseur en plein estomac.

Il faut comprendre que Gildea est arrivé seulement le lendemain de l’événement, mais il a apporté la précision que Cahill avait immobilisé les bras du jeune homme en y appuyant ses genoux.  Le Kid aurait tout de même réussit à se dégager une main pour empoigner son calibre .45, l’appuyer dans les côtes de Cahill et faire feu.

Le juge de paix Wood fut également un témoin direct de la scène.  Donc, on a ici trois indices qui se corroborent parfaitement : l’article de journal, ainsi que les témoignages de Gildea et Wood.

Pour assurer sa fuite, Billy aurait ensuite volé un cheval du nom de Cashaw, soi-disant la monture la plus rapide de toute la vallée.

Selon Nolan, l’agresseur devenu victime fut transporté au Fort Grant où l’Assistant Chirurgien Fred Crayton Ainsworth a fait tout son possible pour sauver le blessé.

Le lendemain, alors qu’il semblait évident que Cahill ne survivrait pas à sa blessure, Miles Wood fut appelé à titre de notaire pour enregistrer par écris le dernier témoignage du mourant : « Moi, Frank Cahill, convaincu que je vais mourir, je fais ce dernier témoignage.  Mon nom est Frank P. Cahill.  Je suis né dans le comté et le village de Galway, Irlande; hier, 17 août 1877, j’ai eu une dispute avec Henry Antrem [Antrim], aussi connu comme Kid, durant laquelle il m’a tiré.  Je l’ai traité de maquereau et il m’a appelé fils de pute; nous nous sommes alors bagarré, je ne l’ai pas frappé, je pense; je l’ai vu essayer de prendre son arme et j’ai tenté de la saisir, mais je n’ai pas pu et il m’a tiré dans le ventre; j’ai une sœur nommé Margaret Flannigan qui vit à East Cambridge, Massachusetts, et une autre nommée Kate Conden, qui vit à San Francisco. »

Et voilà une quatrième pièce d’archives venant encore une fois corroborer les autres.

Peu après avoir dicté ces quelques phrases, Cahill mourut dans ce que certains ont décris comme une douloureuse agonie.

Les archives montrent que le 19 août 1877 un corps fut enterré dans le lot numéro 12 du cimetière de Camp Grant.  L’identité du cadavre n’était pas mentionnée, mais on peut présumer assez facilement qu’il s’agissait de la première « victime » de Billy the Kid.

Bien que les témoignages laissent aujourd’hui croire à de la légitime défense, l’enquête du coroner de l’époque a déterminé que ce meurtre était « injustifiable ».

Avec son nom dans les journaux, Billy comprit qu’il ne devait pas moisir en Arizona.  Il allait aussi devoir changer de nom.  Et c’est ce qu’il fit.

Il n’utilisa plus jamais les noms de McCarty ou de Antrim.  Encore une fois, il s’inspira de sa défunte tante (ou mère), lui empruntant son nom de fille : Bonney.  Et c’est sous ce nom, c’est-à-dire William H. Bonney, que la légende allait bientôt prendre forme.

En conclusion

Le plus étrange dans « l’Affaire Cahill » c’est qu’il a fallu si longtemps avant de la voir sortir au grand jour.  Pourtant, le nom de « Henry Antrim, alias Kid » apparaissait clairement dans les journaux dès la fin de l’été 1877.  Quelques mois plus tard, son nom de William H. Bonney circulerait aussi dans le Comté de Lincoln, au Nouveau-Mexique, mais sans que personne ne puisse faire le lien avec le jeune fugitif de Camp Grant.

La légende avait littéralement passé à côté de détails importants et pourtant faciles à recueillir.  Mais les auteurs n’étaient sans doute pas aussi rigoureux qu’aujourd’hui.

En comprenant mieux le contexte de ce premier meurtre, on peut sans doute arriver à diminuer considérablement cette fausse représentation qu’on a voulu faire de lui durant de si nombreuses décennies.  Certes, il n’a pas toujours été un enfant de chœur, mais il n’était pas non plus le tueur sanguinaire et sadique décris par les premiers auteurs.  Et on comprend aussi que Garrett ne pouvait être une source d’information impartiale.

Le plus étrange, c’est qu’avant sa mort Garrett avait confié à un autre auteur, Emerson Hough, que son livre ne valait rien et qu’il devait le réécrire.  Malheureusement, il mourut avant, en 1908.

Et en 1983, l’une de ses filles affirma plus tard que son père n’avait jamais tué Billy the Kid.

Non seulement la légende a été pulvérisée sur ce cas précis, mais il semble qu’on se retrouve devant une affaire de légitime défense.

Malheureusement, Brushy Bill Roberts ne nous a laissé aucun détail sur cette affaire.  Avait-il oublié cet événement, un parmi tant d’autres?  Cherchait-il plutôt à oublier?

Difficile d’envisager la dissimulation de crime, car il n’a pas hésité à en avouer d’autres, dont un avec fierté.

Mais ça, c’est une autre histoire!


[1] Organisme rassemblant des admirateurs du hors-la-loi dont le siège social se trouve au Nouveau-Mexique.  Le Billy the Kid Outlaw Gang(BTKOG) refuse de croire la version de Brushy Bill Roberts, un vieil homme qui affirmait, en 1950, être le véritable Billy the Kid.  Leur impartialité est toutefois remise en cause par leur intérêt à promouvoir le tourisme à l’intérieur du Comté de Lincoln, au Nouveau-Mexique, pour éviter l’augmentation de l’affluence des voyageurs qui se rendent de plus en plus nombreux à Hico, Texas, là où s’est éteint Brushy Bill Roberts en 1950.  Après avoir été membre du BTKOG durant quelque temps, par curiosité, j’ai compris leur partialité et leur choix de rester accroché à la légende.

[2] Joe Antrim s’est éteint à Denver, Colorado, en 1930 dans des conditions misérables.  En 1882, il a rencontré Pat Garrett dans un hôtel, apparemment pour le tuer afin de venger la mémoire de celui qu’il disait être son frère, Billy.  On ignore ce que les deux hommes ont pu se dire au cours de cette soirée, mais il n’y eu aucun règlement de compte.  Antrim et Garrett sont sortis en marchant pour ne plus jamais se revoir par la suite.

[3] William H. « Brushy Bill » Roberts fit une sortie publique en 1950 pour affirmer être le véritable Billy the Kid.

[4] Terme inapproprié.  Billy the Kid n’a jamais été exécuté.  Selon la légende, il aurait été abattu d’une balle tirée par le Shérif Garrett en juillet 1881 dans des circonstances qui demandent à être éclairées.  Quant à l’autre version, Roberts, qui affirmait être le Kid, s’est éteint d’une défaillance cardiaque le 27 décembre 1950 à Hico, Texas.

[5] The West of Billy the Kid, par Frederick Nolan, 1998.

Publicités

Postez votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s