La croisade de Ben Wright: romance ou démence?

La seule photo connue de Ben Wright.
La seule photo connue de Ben Wright.

La légende de Ben Wright peut susciter la controverse en confrontant les amateurs d’histoire à une seule question : son comportement a-t-il été une preuve d’amour ou de folie?

Dans certains films d’action dont l’exagération est gonflée aux stéroïdes, on tente parfois de nous faire avaler les exploits incroyables d’un héros seul contre tous.  Il y a plus d’un siècle et demi, Ben Wright, un jeune homme d’apparence inoffensive, a mené à lui seul une guerre dévastatrice visant à venger le drame ayant emporté la femme de sa vie.  Et sa stratégie était bien simple : éliminer un à un tous ceux qu’il croyait responsable de son  malheur.

Tout a débuté en 1847, alors que Ben Wright n’avait que 18 ans.  On sait bien peu de chose sur son passé, exception faite qu’il avait des origines Quaker, une secte qui s’opposait aux armes et à la violence.  Cette année-là, il aurait quitté son employeur pour se joindre spontanément à un convoi d’immigrants qui s’apprêtait à emprunter l’Oregon Trail à bord de leurs chariots pour se rendre jusque dans le Nord-Ouest des États-Unis.  À cette époque, une telle expédition exigeait d’être bien préparé car la traversée du territoire se comptait en plusieurs mois.

Au cours de ce long périple, Ben fit la connaissance de Sarah Morley, l’une des jeunes immigrantes du groupe.  Ainsi, Ben et Sarah passèrent beaucoup de temps à marcher ensemble aux côtés des chariots, à discuter et à rire aux éclats.  Bref, le sentiment amoureux se développa rapidement au sein du jeune couple, au point où le lien qui les unissait se transforma en passion.  Durant l’expédition, ils se promirent l’un à l’autre en projetant de se marier dès leur arrivée en Oregon, là où ils voulaient également s’installer pour fonder une famille.

Bref, cette histoire romantique avait tout pour réussir.  Peu importe ce qu’avait été le passé de Ben Wright, il lui était maintenant permis de rêver et de planifier ce qui serait le mieux pour lui et sa tendre Sarah.  Malheureusement, son plan allait connaître un obstacle de taille.

Peu de temps avant d’arriver à destination, vers la fin de l’été, le convoi fut attaqué par des Indiens.  Parmi les pertes on dénombra Sarah.  La pauvre jeune femme avait été sauvagement tuée avant d’être mutilée, un geste considéré comme injuste et tout à fait gratuit par son amoureux.  Ben aurait été si attristé par la mort violente de la seule femme de sa vie qu’il ne s’en remit jamais.  En fait, après l’avoir enterré de ses propres mains à quelques pas de la destination finale du convoi dont il faisait partie, il jura vengeance.  Désormais, il consacrerait le reste de sa vie à éliminer tous les Indiens qui auraient la malencontreuse idée de croiser sa route.  Et il tint promesse!

Finalement, le convoi atteignit Oregon City à l’automne de 1847 à un moment propice pour Ben.  Une petite guerre venait alors d’éclater.  Les quelques rares colons installés dans le secteur se préparaient à venger la mémoire du couple Whitman, tous deux assassinés par des Indiens.  Sans la moindre hésitation, Ben se porta volontaire pour rejoindre les rangs de ces Vigilants (citoyens armés regroupés dans le but d’obtenir justice).  Ce fut donc en leur compagnie qu’il participa à quelques missions punitives, ce qui l’amena à apprécier les affrontements courts et violents.  Il y trouva également une certaine satisfaction pour calmer sa rage de vivre en plus de prendre une expérience considérable dans le domaine du combat.

Après quelques jours, la tension diminua et les paysans retournèrent à leurs occupations habituelles.  Ce retour au calme confronta le jeune homme à une autre réalité : que deviendrait maintenant pour lui une vie normale maintenant que ses rêves s’étaient envolés avec la mort de Sarah?

Le premier réflexe de Ben Wright fut de tenter de réaliser ces projets en achetant une petite ferme, croyant peut-être que cela allait lui changer les idées.  Son esprit demeura cependant hanté par le visage de Sarah et le serment qu’il avait fait sur sa tombe.  Puisqu’il était impossible pour lui d’en aimer une autre avec autant de passion, il se mit alors à fréquenter les montagnards dans les tavernes.  En discutant avec eux, soir après soir, il en apprit énormément sur leur mode de vie étroitement lié avec la nature sauvage.

Lorsqu’il se sentit prêt, Ben prit son couteau et sa carabine avant de disparaître calmement en direction des Klamath Mountains.  Par la même occasion, il devint un fantôme aux yeux des colons, qui avaient choisi de rester en sécurité dans leurs villages.  Durant quatre ans, Ben rôda en solitaire dans les forêts, chassant le gibier pour se nourrir et suivant sa plus grande obsession : abattre tous les Indiens qui lui tombaient sous la main.  Il se mit à les pourchasser sur leur propre territoire; les combattant avec leurs propres méthodes; allant jusqu’à s’adapter à leur mode de vie et leurs croyances.  Tout cela faisait de lui un tueur plus efficace.

Selon l’auteur Russ McDonald, qui a sortit de l’ombre l’histoire de Wright en 1996, le jeune homme tuait de façon rapide et efficace pour éviter de traîner sur les lieux de ses méfaits.  Il mutilait également les corps de ses victimes avant de les scalper.  Généralement, il leur amputait les doigts, le nez ou les oreilles afin de garnir sa collection de trophées pour s’en faire des colliers.  Il disparut en montagnes durant si longtemps que les citoyens de l’Oregon le crurent mort.  Et lorsqu’on le vit revenir, on se questionna largement sur le nombre de victimes qu’il pouvait cumuler à son triste palmarès.

L’année de ses 23 ans, on le connaissait déjà comme le champion par excellence des tueurs d’Indiens de tout l’Oregon et de la Californie.  Son retour inattendu à Yreka sembla presque providentiel.  La veille, une bande d’Indiens Modocs avait attaqué un ranch pour y voler 46 mules et chevaux.  En plus de vouloir récupérer la marchandise volée, les gens de la région souhaitaient donner à ces Indiens une leçon qu’ils ne seraient pas prêts d’oublier.  Le commandement de cette bande de Vigilants fut donc offert à Wright, mais ce dernier refusa.  Il ne voulait apparemment pas être responsable d’un tel groupe, lui qui préférait rester libre de ses mouvements et agir en solitaire.  Néanmoins, on finit par le convaincre de faire partie de l’expédition en tant que guide et conseiller.

Le groupe localisa rapidement le camp des Indiens Modocs avant de parvenir à reprendre la marchandise volée.  Plusieurs hommes manifestèrent le désir de passer à l’attaque afin de leur donner une violente correction.  Étonnement, Wright leur conseilla plutôt de se retirer doucement.  Toutefois, à l’aube de la journée suivante, le scénario se transforma.  Accompagné d’une quinzaine d’hommes, Ben fondit sur le camp Modoc dans une complète surprise et 18 Indiens furent ainsi tués.  Les survivants prirent la fuite dans les bois sous l’effet de la panique, tandis que les femmes et enfants furent capturés.

Dès le retour des hommes à Yreka, on organisa une célébration qui se prolongea durant deux jours et deux nuits en l’honneur de leur victoire.  Pour sa part, Ben décida plutôt de retourner errer en solitaires dans ses montagnes afin de poursuivre sa terrible croisade.

En mai de l’année suivante, c’est à dos de cheval qu’il serait réapparu à Yreka.  Un mineur du nom de Calvin Woodman venait d’être tué et les citoyens avaient pendu Scarface Charlie, un Indien apparemment innocent de ce crime.  Même après avoir découvert leur erreur, les citoyens pendirent deux autres Indiens à un arbre.  Peu après, les Modocs semèrent la crainte en laissant planer la rumeur d’une guerre complète contre les Blancs.  Le seul qui ne fut pas impressionné fut évidemment Ben Wright.

Afin d’aller porter des provisions à un convoi d’immigrants qui n’avait pas encore atteint les zones habitées, une bande fut organisée sous le commandement de Charles McDermit.  Le chef de ce convoi révéla que sa caravane avait été importunés par les Modocs mais sans que rien de sérieux ne se produise.  Peu après, cependant, on apprit qu’un autre convoi qui les suivait à bonne distance avait été sauvagement exterminé, à l’exception d’un seul homme qui avait réussi à traverser les lignes indiennes en galopant courageusement sur son cheval sans jamais s’arrêter.

L’auteur Jacob Piatt Dunn, décédé en 1924, a écrit que « en juin 1852, les Indiens de Pitt River ont tué quatre hommes qui localisaient une route, et en août les Modocs ont massacrés un convoi d’immigrants de 33 personnes […] ».  Il est cependant difficile d’établir si Dunn parlait du même événement.  Quoi qu’il en soit, le hasard fit encore en sorte que Ben Wright revenait à Yreka dans l’heure où ce rescapé propageait la nouvelle parmi les habitants du secteur.  Sans même prendre le temps de se reposer, Ben organisa un groupe afin de voler au secours de McDermit, qui venait d’être encerclé par les Indiens au moment de venir en aide à un autre convoi.  Afin d’organiser la défense, un cercle avait été formé par les chariots (16 chariots selon J. P. Dunn) des immigrants, tandis que les Indiens tournoyaient autour.  Il était donc hors de question pour les voyageurs de sortir de leur cercle protecteur qui risquait également de se transformer en piège.  McDermit tenta de faire reculer les Modocs mais sans succès.  Les munitions manquaient et les Indiens se multipliaient.  Selon J. P. Dunn, l’affrontement serait survenu près du lac Tulé ou Rhett, précisant que certains guerriers indiens avaient utilisé des canots pour se rendre sur place.

En voyant soudainement approcher des cavaliers, les hommes de McDermit s’armèrent de courage.  À la tête de cette cavalerie improvisée galopait Ben Wright, qui avait depuis longtemps oublié l’importance que pouvait avoir sa propre vie.  Lorsque les Modocs reconnurent celui qui leur inspirait la peur, ils brisèrent les rangs et se dispersèrent après avoir perdu une douzaine des leurs.

Les rescapés se montrèrent très reconnaissants envers Wright et une autre fête fut organisée en son honneur dans le village d’Yreka.  Pendant qu’on buvait et dansait pour se réjouir d’être encore en vie, un autre convoi était sauvagement attaqué près d’un endroit nommé Bloody Point.  Après la fête, Wright s’y rendit pour constater les dégâts de ses propres yeux.  À ses pieds se trouvaient les cadavres de 22 personnes mutilées (J. P. Dunn parlait de 18).  Cette scène ne fit qu’accentuer son désir de poursuivre son impardonnable croisade.  Malgré le fait qu’il s’était habitué à voir la mort de très près, le corps d’une jeune fille ranima chez lui de vieux souvenirs.  Cette pauvre fille nue avait été mutilée, la gorge tranchée et la tête scalpée.  Le meurtre d’une jeune femme aussi innocente et pleine d’avenir était pour lui un fait inacceptable.  Probable que cette scène lui rappela la belle Sarah Morley car il aurait insisté pour enterrer lui-même le corps de cette jeune inconnue.

Accompagné d’une quinzaine d’hommes, Ben Wright se lança ensuite aux trousses de la force principale des Modocs, dirigée par le Chef Ol Schonchin.  Le jeune vengeur parcourut tous les chemins et boisés imaginables, mais cette fois ses ennemis semblèrent lui glisser entre les doigts.  Au fil des jours, ses acolytes le quittèrent progressivement pour retourner à Yreka.  Par contre, huit d’entre eux décidèrent de rester à ses côtés.

Selon J. P. Dunn, le groupe de Wright, consolidée par l’arrivée d’une autre bande agissant sous les ordres d’un certain Capitaine Ross, passa trois mois à patrouiller le secteur et à escorter les convois afin d’assurer leur protection.  Finalement, Wright et ses acolytes dénichèrent un campement Modoc.

Encore une fois, Wright choisit l’aube pour passer à l’action.  Lui et ses hommes descendirent de cheval afin de retirer leurs lourds manteaux d’hiver pour ainsi jouir d’une meilleure liberté de mouvement.  Seul, il marcha jusqu’au centre du campement tandis que ses camarades, demeurés à distance, le couvraient discrètement.  Ben avait enfilé une sorte de poncho sous lequel il cachait deux lourds revolvers de type Colt Dragoon de calibre .44.  Le fait qu’il se présenta seul explique probablement pourquoi les Modocs le laissèrent approcher, eux qui ne pouvaient s’imaginer qu’un homme seul puisse être assez fou pour déclencher un combat à l’Intérieur même de leurs rangs.  En fait, l’intention première du jeune tueur était de libérer deux jeunes filles retenues captives depuis les dernières attaques.

Ben demanda à parler à Ol Schonchin mais ce fut un de ses lieutenants qui vint à sa rencontre, et qui d’ailleurs refusa de libérer les jeunes captives.  Puisqu’il n’éprouvait aucune pitié envers la race amérindienne, Ben sortit ses deux revolvers et ouvrit instinctivement le feu sur tous les guerriers se trouvant près de lui.  Selon Dunn, il aurait ainsi pu abattre deux membres importants de la tribu.  Ces coups de feu furent aussi le signal préétabli avec ses acolytes, qui passèrent à l’action pour couvrir leur ami.  Au milieu de la mêlée, après avoir vidé les douze coups que lui offraient ces deux revolvers, Ben s’empara de sa carabine afin de poursuivre l’offensive.  Sur les 46 Indiens qui se trouvaient au campement ce jour-là, on raconte que seulement 5 auraient réussi à s’échapper.

Une autre fête fut donnée en l’honneur de Wright et ses acolytes lorsqu’ils revinrent à Yreka en brandissant les scalps qu’ils avaient gardés en guise de trophées.  Comme toujours, Ben n’eut pas tellement l’esprit à la fête car sa victoire était loin d’être complète.  Ol Schonchin courrait toujours et les deux jeunes filles blanches n’avaient pas été retrouvées.

Le printemps suivant, Ben répéta ses expéditions mortelles en territoire Modoc dans le seul but de poursuivre sa plus récente obsession : retrouver les jeunes captives.  En errant dans les Klamath Mountains il aurait éliminé plusieurs autres Indiens et garni son collier d’oreilles.  Frustrés de ne pouvoir venir à bout d’un seul homme, les Modocs répliquèrent en tuant deux prospecteurs qui n’avaient strictement rien à voir avec ces conflits.

Depuis la grande ruée vers l’or de 1849, les villages de l’Oregon prirent de l’ampleur, comptant de plus en plus d’hommes au caractère bouillant.  Plusieurs d’entre eux sortirent une fois de plus les armes lorsqu’un troisième prospecteur fut assassiné.  Cette fois, ce groupe de Vigilants aurait été dirigé par l’avocat Elisha Steele, futur leader politique de l’Oregon.  Steele avait débarqué dans la région en 1850 pour tenter sa chance dans la prospection, comme des milliers d’autres Américains.  Ben Wright se joignit à son expédition et cette chevauchée donna lieue à la capture de deux Indiens qui furent pendus immédiatement après un procès expéditif et improvisé.

Les citoyens firent ensuite pression sur le jeune gouvernement afin de déplacer les Modocs sur une réserve, mais le Général Wool déclara que si la population civile cessait d’harceler les Peaux-Rouges le problème se règleraient d’eux-mêmes.  Que pensa Wright de cette boutade?  On l’ignore.

Vers la fin de l’année 1853, l’exécution d’un Indien accusé du meurtre d’un Blanc fit éclater une certaine émeute qui causa la mort d’un soldat et de trois Vigilants.           En janvier 1854, les violences se poursuivirent avec les assassinats de quatre hommes le long d’une route.  En juin, un chariot de munitions fut capturé par les Modocs.  Déterminé à régler ces conflits, le gouvernement nomma un nouvel agent aux affaires indiennes.  Leur choix s’arrêta sur Ben Wright.  Pour les Modocs, cette nomination annonçait leur extermination.

Lorsqu’une autre guerre éclata dans les Siskiyou Mountains, Ben savait que les temps changeaient et c’est alors que son comportement se serait quelque peu adouci.  Avait-il réalisé que les tueries auxquelles il s’adonnait en solitaire ne ramèneraient jamais la femme qu’il avait aimée?  Difficile d’analyser les états d’âme d’un homme qui a laissé aussi peu de traces historiques derrière lui.

Toutefois, l’auteur McDonald est d’avis que Wright buvait de plus en plus, ce qui pourrait témoigner du fait que son chagrin était toujours aussi présent.  Néanmoins, il aurait pris sa fonction officielle au sérieux, au point de démontrer une réelle volonté de régler les conflits d’une manière civilisée.  Malheureusement, il était trop tard pour faire oublier sa réputation qui s’était transformée en légende locale.  Les citoyens, qui le voyaient comme un héros, s’imaginaient assez mal que Wright puisse emprunter le rôle d’un représentant pacifique.  Pourtant, c’est exactement ce qu’il avait été avant la mort de Sarah.

Un jour, il se mit en colère contre son interprète, une indienne Modoc nommée Chetcoe Jennie, au point de choquer son entourage en la fouettant à la vue de tous dans les rues de Port Orford.  Ben était loin de se douter que cette crise de colère venait de causer sa perte.

Peu après, le 25 février 1856, Jennie organisa une soirée pour les mineurs à Whaleshead, où plusieurs jeunes indiennes vinrent courtiser les hommes.  À quelques pas, en bordure de la rivière Rogue, de jeunes Indiens attendaient dans la nuit.  Jennie informa alors Ben de certains problèmes provenant de la rivière et ce dernier s’y rendit sans hésiter en compagnie d’un certain capitaine Poland.  Plusieurs guerriers, incluant un dénommé Enos, un ancien guide de Wright, attaquèrent les deux hommes à leur passage.  Wright et Poland furent tués sur le coup.  Selon Dunn, 22 autres acolytes de Wright auraient aussi perdu la vie ce soir-là au sein de cette embuscade.  On sait cependant que Ben mourut selon le rite qu’il avait réservé à tant de ses victimes, c’est-à-dire avec rapidité avant d’être mutilé et scalpé.  Chetcoe Jennie se serait emparé de son cœur pour en manger une partie afin de compléter sa vengeance.

La mort du célèbre tueur d’Indiens redonna espoir aux Modocs, qui multiplièrent leurs assauts à l’endroit des colons.  Des armées de volontaires se formèrent et en avril 1857 Enos fut capturé et lynché à Battle Rock.  Quant à Chetcoe Jennie, elle retourna parmi les siens et on ne la revit plus jamais.

Une longue et sanglante guerre suivit la mort de Ben Wright.  On ignore exactement combien d’Indiens il avait pu éliminer au cours de ses expéditions en solitaire à travers les montagnes de l’Oregon, mais Russ McDonald prétend que Wright aurait pratiquement exterminé l’ensemble des tribus de la région.

Quelques années plus tard, Elisha Steele, devenu juge et politicien, négocia le traité connu sous le nom de Valentine’s Day Treaty avec les derniers Modocs et il s’acharna à poursuivre en justice les colons qui osaient encore s’en prendre aux Indiens.  Steele s’éteignit en 1883.

À savoir si les croisades de Ben Wright ont représentées une preuve d’amour ou de pure folie, la question risque certainement de susciter encore quelques débats!

 

Bibliographie :

DUNN, Jacob Piatt.  Massacre of the Mountains, a history of the Indian Wars of the Far West.  Stackpole Books, Pennsylvanie, réédition de 2002, 784 p.

MCDONALD, Russ.  « Tragedy turns Quaker into Indian Killer, the Modacs lived in fear of Ben Wright, part I », The Tombstone Epitaph, juin 1996.

MCDONALD, Russ.  « Ben Wright’s vengeance trail ends, he almost accomplished his mission, part II », The Tombstone Epitaph, juillet 1996.

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5 thoughts on “La croisade de Ben Wright: romance ou démence?

  1. Bonjour,
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