Ben Wright continue de hanter l’Histoire


Wrigh was might                Le 16 juin dernier, Historiquement Logique publiait l’article La croisade de Ben Wright : romance ou démence?, lequel relatait la fascinante aventure d’un jeune homme devenu tueur d’Indiens après la mort tragique de sa bien-aimée.  Cette histoire n’est pas l’une des plus répandue du 19ème siècle américain mais elle met en lumière un sujet assez particulier.

Dans son numéro de décembre 2013, le Wild West Magazine présente un article de Carole Nielson intitulé Wright was might among Oregon Indians et dans lequel elle reprend les grandes lignes de ce récit, déjà mentionnées dans mon article du 16 juin.  Toutefois, Mme Nielson apporte quelques précisions supplémentaires, comme par exemple la date de naissance de Ben Wright, qu’elle situe le 7 avril 1828 à Milton, dans le comté de Wayne, en Indiana.  Selon elle, il aurait aussi été le fils d’un représentant de l’église presbytérienne.

Elle stipule également que Wright aurait vécu à la mode amérindienne, ce qui faisait évidemment de lui un tueur plus efficace, au point de prendre comme concubine certaines indiennes, dont Chetcoe Jenny, celle qui allait causer sa perte en 1856.  D’ailleurs, elle apporte quelques détails sur la fameuse nuit du 22 février 1856.  Selon elle, Ben se trouvait alors dans sa cabane en compagnie de John Poland, capitaine de la garde des volontaires de Gold Beach, lorsqu’on vint les informer qu’Enos, un métis à moitié canadien français vivant parmi les Tututnis, était en train de causer des problèmes.  C’est en atteignant le rivage en canot que Wright et Poland auraient été saisi pour être ensuite tués de sang froid.

Si Enos fut lynché peu de temps après, les Indiens furent conduit dans une réserve.  C’est là que, en 1857, un agent gouvernemental récupéra le scalp de Ben Wright, qui servait lors de certaines cérémonies traditionnelles.  Le nom de Ben Wright avait semé une terreur si profonde au cœur des tribus de la région que lors du soulèvement Modoc de 1872-73 on se servait encore de ses sanglants exploits pour entretenir les motivations.

Pour en savoir plus, consultez le Wild West Magazine de décembre 2013.

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