A Farewell to justice, par Joan Mellen


A farewell to justiceMELLEN, Joan.  A farewell to justice, Jim Garrison, JFK’s assassination, and the case that should have changed history.  Dulles, Virginia, 2007, 547 p.

Pour mieux apprécier le livre de Mme Joan Mellen, il faut nécessairement avoir un minimum de bagage concernant l’historique de l’assassinat du président John F. Kennedy, mais surtout de Jim Garrison, le seul homme de loi américain ayant eu le courage d’enquêter et de poursuivre en justice les assassins du président.  Pour le profane, il serait indiqué de lire d’abord l’ouvrage de Garrison avant de s’aventurer à travers les pages noircies par Mellen.

Le projet initial de cette investigatrice, qui a personnellement connue Garrison en 1969, était de rédiger la biographie du célèbre et controversé procureur de la Nouvelle-Orléans.  Rapidement, elle s’est plutôt laissé tenter par l’idée de reprendre l’enquête et de clarifier des choses qui ne pouvaient pas encore être dévoilées du vivant même de Garrison, qui s’est éteint en 1992.

Louangé par Oliver Stone, le réalisateur de JFK, et aussi par le récipiendaire du pulitzer Robert Olen Butler, l’ouvrage de Mellen nous présente d’abord un Jim Garrison incorruptible qui a eu l’expérience de la Seconde Guerre Mondiale en tant que pilote.  Certaines photos qu’il a lui-même faite à Dachau en 1945 ne l’ont jamais quitté.

On apprend également que son arrivée au poste de procureur de la Nouvelle-Orléans, au début des années 1960, s’est effectué alors qu’il évitait la corruption et une quelconque association avec de vieux routiers, ce qui fit de lui un indépendant dès le départ.  Malgré cette droiture, il avait le défaut de croire qu’il pouvait contrôler Pershing Gervais, un compagnon de l’armée qu’il engagea comme enquêteur à son bureau.  Mais Gervais accusait certains travers et couchait même avec le FBI, au point où certaines personnes le décrivaient comme le diable incarné.

L’auteure plonge rapidement dans la complexité de l’enquête sur l’inoubliable assassinat de Kennedy, dont nous célébrons tristement, aujourd’hui même, le 50ème anniversaire.  C’est en mars 1965 que Garrison, qui avait alors l’intention de concourir pour le poste de gouverneur de la Louisiane, entama véritablement son enquête en lisant un article de Dwight Macdonald dans le magazine Esquire et dans lequel ce dernier critiquait fortement la Commission Warren, qu’il considérait comme un travail de fantaisie et d’invention littéraire.  Selon lui, cette commission relevait davantage de l’exorcisme que d’une véritable enquête de meurtre.  Parmi les irrégularités soulignées, on pouvait lire que sur ordre de J. Edgar Hoover et de Lyndon B. Johnson, on avait envoyé un avocat du département de la Justice et qui avait ses liens avec la CIA, Herbert J. Miller Jr., au Texas afin d’interdire la police de Dallas d’ouvrir toute enquête.

À la fin de mars, Garrison se retrouva en compagnie du congressiste Hale Boggs, qui avait été membre de la Commission Warren.  Boggs l’informa que lors d’une session à huis clos survenue le 22 janvier 1964, on avait étudié les documents du FBI concernant Oswald, incluant le salaire que le FBI lui versait.  Earl Warren, le président de la commission, et Allen Dulles, ancien directeur de la CIA congédié par Kennedy, avaient alors exprimé leur souhait que ce lien entre Oswald et le FBI ne soit jamais divulgué.  Jusqu’à sa mort, d’ailleurs, Garrison a vigoureusement protégé l’identité de Boggs.  Cette rencontre avait cependant eu pour effet de le replonger activement dans son enquête.  En effet, quatre jours après l’assassinat du président, Garrison avait interrogé un pilote excentrique du nom de David W. Ferrie qui, selon l’informateur de la CIA Jack Martin, avait été chargé d’utiliser un petit avion pour faire sortir les assassins de Dallas le jour même du drame.  Devant les mensonges de Ferrie, Garrison l’avait aussitôt confié au Service Secret et au FBI, mais ceux-ci avaient immédiatement relâché le suspect.

L’auteure nous permet évidemment d’en apprendre un peu plus sur l’homme qu’était Garrison, né le 21 novembre 1921 sous le nom d’Earling Carothers Garrison.  Pris en charge par sa mère, qui fuyait un mari alcoolique, le jeune homme qui changea plus tard son prénom pour celui de Jim, fut kidnappé par son père.  Qu’à cela ne tienne, car sa mère engagea un détective privé pour le récupérer avant de fuir la Nouvelle-Orléans.  Pauvre et solitaire, le jeune garçon qui était incapable de se payer une bicyclette se lança dans le dessin et la lecture.

Plus tard, Jim s’enrôla dans l’armée pour se battre à la Seconde Guerre Mondiale, où il participa activement à 35 missions aériennes.  Il se retrouva parmi les premiers soldats à entrer au camp de Dachau après sa libération.  Les photos qu’il prit lui-même sur place, il les conserva précieusement près de lui jusqu’à sa mort.  À son retour au pays, il se lança dans l’étude du droit en plus de travailler un certain temps pour le FBI.  Étrangement, il se permit d’écrire un roman qui allait se révéler prémonitoire : il y racontait l’histoire d’un homme enquêtant sur l’assassinat d’un politicien et d’un homme servant de bouc émissaire pour dissimuler la réalité.

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Cette photo prouve que David Ferrie (à gauche) a bien connu Lee Harvey Oswald (à droite) au cours des années 1950 dans les activités du Civil Air Patrol (CAP).

L’auteure explique ensuite comment Garrison a fait son ascension dans le milieu judiciaire et politique en écartant de lui la corruption.  Il ne s’est évidemment pas fait d’amis, en plus de s’attirer de fausses accusations et une campagne de salissage.  Entre autres, on aurait profité de son attitude face aux crimes reliés aux mœurs.  En fait, Garrison, peut-être en avance sur son temps, était d’avis que dès qu’une conduite sexuelle quelconque impliquait des adultes consentants, il n’y avait pas de crime.  En fait, son enquête ciblant les assassins de Kennedy inquiéta tellement les institutions établies que J. Edgar Hoover, fondateur et directeur du FBI, serait à l’origine des rumeurs visant à relier Garrison au crime organisé.

Garrison passa la majeure partie de l’année 1965 à étudier minutieusement les 26 volumes produit par la Commission Warren.  Une fois sa lecture terminée, il pouvait parler de l’affaire comme s’il y avait toujours été impliqué.  D’ailleurs, il semblait entretenir assez peu de sympathie envers les gens qui refusaient de voir la réalité en face en acceptant trop facilement les conclusions de cette Commission, les comparant aux condamnés des camps de concentration nazi se dirigeant vers les fours crématoires et regardant la fumée s’échappant des cheminées, la considérant comme une chaleur réconfortante.

Le livre de Mellen nous plonge rapidement dans une fascinante enquête où elle révèle de nombreux détails croustillants et passionnants pour les enquêteurs en herbe.  Entre autres, dès le lendemain de l’assassinat de Kennedy, des agents du FBI se sont présentés à la bibliothèque publique de la Nouvelle-Orléans pour subtiliser le registre des livres empruntés par Lee Harvey Oswald.  Parmi les autres documents disparus, on compterait également une liste des appels téléphoniques réalisés par Jack Ruby, où on aurait découvert, semble-t-il, des appels fait à Ruth Paine, une amie proche de l’épouse d’Oswald.

L’enquête de Garrison aurait réellement débutée au moment de sa rencontre avec l’avocat Dean Andrews, un individu coloré qui aurait été refusé par le FBI en raison de son caractère instable et de sa grande gueule.  Au lendemain de l’assassinat, un mystérieux personnage du nom de Clay Bertrand avait contacté Andrews pour lui demander de prendre la défense d’Oswald.  Or, Andrews souffrait alors d’une pneumonie.  Avant qu’il ne puisse se rendre à Dallas, les médias annonçaient qu’Oswald venait d’être abattu par Jack Ruby devant les caméras de télévision.

Puisque la Commission Warren avait refusé d’entendre trois autres témoins qui auraient été en mesure de corroborer ses dires, Andrews a nerveusement modifié son témoignage, décrivant Clay Bertrand comme un homme de 5 pieds et 8 pouces plutôt que 6 pieds et deux pouces.  Lorsque Garrison le confronta pour tenter de lui faire avouer la réelle identité de Bertrand, Andrews refusa en disant que s’il révélait la vérité il se mériterait à coup sûr une balle dans la tête.  Toutefois, l’enquête de Garrison permit ensuite de prétendre que la véritable identité de Bertrand était Clay Shaw, un homme qu’il soupçonna rapidement d’être à la solde de la CIA.  En fait, Mellen prétend d’ailleurs qu’il a été prouvé depuis le décès de Garrison que Shaw travaillait réellement pour la CIA et que sa mort présente toujours certains aspects inexpliqués.

Autre détail intéressant, Oswald aurait plutôt demandé l’aide de l’avocat communiste John Abt, ce que Garrison interprétait comme un message de la part d’Oswald à l’endroit de ses complices afin de leur indiquer qu’il conserverait le silence.  Quoiqu’il en soit, ceux-ci semblent ne pas l’avoir cru, comme si tout avait été prévu à l’avance.

Dans son troisième chapitre, Mellen amorce rapidement l’enquête de front avec l’un des suspects favoris de Garrison : David W. Ferrie.  Cet aviateur originaire de Cleveland avait fait échouer sa possible carrière de prêtre en raison d’un caractère instable, en plus de perdre un emploi d’enseignant pour avoir démontré un trop grand intérêt pour ses jeunes élèves de sexe masculin.  Plus tard, il fut congédié de l’Eastern Airlines pour des raisons de pédophilie.  Ce pilote excentrique se distinguait par une maladie rare qui, en 1932, lui avait fait perdre sa pilosité, si bien qu’il se collait une perruque ridicule sur la tête et pour recouvrir ses sourcils il utilisait ce que certains désignaient comme des morceaux de tapis.  Soumis aux regards indiscrets, il déclara un jour que « les gens sont tous mauvais ».

L’appartement de Ferrie était jonché de mitrailleuses, de magazine d’armes à feu, et d’autres sur les preuves et les enquêtes concernant les armes.  En plus de vêtements de prêtre, on y retrouvait des cages à souris puisque l’étude sur le cancer était un de ses hobbies, même s’il ne jouissait d’aucune notion scientifique.

Ferrie travaillait aussi comme informateur et enquêteur privé.  En fait, il a travaillé sur le cas du parrain mafieux Carlos Marcello, dont le dossier devait, curieusement, être entendu le 22 novembre 1963.  Toutefois, ce qui intéressait surtout Garrison, c’est que Ferrie avait volé à contrat pour le compte de la CIA, entre autres dans certaines missions de sabotage en infiltrant des activistes anticastristes.  Il a d’ailleurs volé pour la South Central Air Lines, propriété de la CIA.  Mellen écrit que l’embauche de Ferrie par la CIA a été confirmée par un ancien de la CIA nommé Victor Marchetti.  En 1959, les douanes américaines avaient mis Ferrie sous surveillance, 24 heures sur 24.

Autre fait troublant, l’existence de l’Opération Mangouste (Operation Mongoose) élaborée par Desmond Fitzgerald et encouragé par Robert Kennedy et la CIA, visait à assassiner Fidel Castro.  L’une des stratégies ciblait, à l’aide d’un mini-sous-marin, le quai où Castro avait l’habitude de se baigner.  Or, en novembre 1963, un tel sous-marin aurait été aperçu à l’appartement de Ferrie, qui ne se cachait d’ailleurs pas de sa haine à l’endroit de Kennedy pour le résultat de la Baie des Cochons et de son désir d’envahir Cuba.

L’un des premiers témoins importants s’appelait Jack Martin, un agent de la CIA connecté au bureau de Guy Banister.  Martin avait pris sous son aile un jeune homme du nom de Thomas Edward Beckham, et leur relation était semblable à celle existant entre Ferrie et Oswald.

Quoiqu’il en soit, Martin avait informé Garrison du fait que deux jours avant l’assassinat du président, Ferrie se trouvait à Dallas ou à Fort Worth, avec pour mission d’emporter par avion trois hommes jusqu’à Laredo ou Matamoros, au Mexique.  Garrison n’a cependant jamais pu corroborer cette information, tout comme ça reste le cas aujourd’hui.  Interrogé par Garrison et le FBI, Ferrie a également menti en disant ne pas connaître Oswald.  En fait, les deux hommes s’étaient rencontrés vers le milieu des années 1950 alors qu’Oswald n’était qu’un adolescent engagé dans la Civil Air Patrol (CAP), au sein de laquelle Ferrie occupait un poste d’autorité.

Au quatrième chapitre, on apprend qu’Oswald avait non seulement des connections avec le FBI et la CIA, mais possiblement avec les douanes américaines.  Plusieurs fois, il a été aperçu au restaurant en compagnie de Warren de Brueys, David Smith et Wendall Roache avant de se diriger avec eux dans l’immeuble du Customs House, qui abritait les bureaux du FBI, de la CIA, de l’ONI et de l’Immigration.  Or, après l’assassinat de novembre 1963, « David Smith a été transféré en Uruguay.  Wendall Roache est parti à Puerto Rico.  Quand Roache a finalement été contacté par le Church Committee en 1975, il a dit « j’ai attendu douze ans avant de parler de ça à quelqu’un ».  Son témoignage reste toujours inaccessible à ce jour », écrit Mellen.

Une autre découverte étonnante concerne un certain Juan Valdez, qui un jour s’est présenté chez sa voisine de pallier, Mme Hawes, pour lui demander d’utiliser son adresse afin de recevoir des paquets.  Il aurait également utilisé son téléphone pour des longues distances.  Un jour, un jeune homme se présenta à l’appartement de Mme Hawes pour demander à voir Valdez.  Or, la locataire identifia plus tard ce jeune homme comme Lee Harvey Oswald.  Et dans le même immeuble vivait aussi Mary Sherman, une orthopédiste âgée dans la cinquantaine qui faisait apparemment de la recherche pour le cancer dans un immeuble étrange situé non loin de là.  Elle travaillait également pour le Dr Alton Ochsner, un collaborateur de longue date de la CIA.

Un jour de 1964, Mary Sherman fut retrouvée morte dans son appartement dans des circonstances étranges, soi-disant pour faire croire à un meurtre à motif sexuel.  Or, Valdez avait l’habitude de prendre des marches nocturnes vers le laboratoire secret où travaillait Sherman, et l’auteure laisse entendre que la femme médecin aurait pu y être assassinée avant que son corps soit transporté jusqu’à son appartement.  De plus, encore en 1999, alors que ce laboratoire était vide depuis longtemps, il était toujours gardé par des policiers armés.  Toutes les références au Dr Ochsner dans le dossier d’enquête auraient été retirées, et quatre mois plus tard l’enquêteur principal avait reçu ordre d’une haute instance de cesser son travail.

Peu après, le couple Hawes reçut un appel téléphonique d’un homme dont la voix leur rappela celle de Valdez, leur conseillant de déménager au plus vite, ce qu’ils ont fait.  Plus tard, lorsque les Hawes racontèrent leur histoire au FBI en plus de leur montrer leurs factures de téléphone, tout cela à l’époque de l’enquête de Garrison, ils reçurent un autre appel étonnant : « Cessez de foutre votre nez dans des affaires qui ne vous concernent pas! ».  Encore une fois, les Hawes avaient déménagés.

Plus tard, Garrison apprit que Mary Sherman s’était aussi retrouvé à un camp d’entraînement de troupes anticastristes afin de soigner les participants.  Et même si Garrison n’a jamais pu le prouver, certaines informations et témoignages affirmaient des liens d’amitié entre Sherman et David Ferrie.

Un autre personnage intéressant est Guy Banister, qui se faisait passer pour un détective privé de la Nouvelle-Orléans alors qu’en réalité il appuyait certaines forces anticastristes en plus d’avoir ses connexions directement avec J. Edgar Hoover.  Il avait même accueilli Fulgencio Battista à sa descente de l’avion à la Nouvelle-Orléans après avoir été écarté du pouvoir par Fidel Castro à Cuba.  Non seulement Banister connaissait Ferrie, Oswald et Shaw, mais l’adresse de son bureau de détective apparaissait sur les tractes distribué par Oswald au cours de l’été 1963.

Malheureusement, Garrison n’a jamais pu rencontrer Banister, qui s’est éteint le 6 juin 1964 dans des circonstances étranges et sous le verdict officiel de « cause naturelle ».  Peu de temps avant sa mort, Banister avait lui-même confié à un proche que si on devait le retrouver mort on indiquerait à coup sûr que ce serait de « cause naturelle ».  Or, la femme de Banister aurait été témoin d’un coup de feu tiré à travers une fenêtre, ce qui aurait tué son mari.  La femme aurait immédiatement pris la fuite peu après.  Étrangement, l’un des enquêteurs de Garrison s’est rendu à la morgue pour vérifier l’état du corps : il n’y a vu aucune blessure par balle.

Non seulement l’auteure soulève l’histoire du jeune Thomas Edward Beckham, qui a fait certaines livraisons de documents à des personnages douteux au cours de la semaine ayant précédée l’assassinat du président, après quoi il s’est évanoui dans le décor après avoir vu Ruby tirer sur Oswald, deux hommes qu’il connaissait, elle dépoussière également l’histoire d’une dame nommée Bootsie Gay, une cliente de l’avocat G. Wray Gill, qui avait engagé Ferrie pour certaines enquêtes.  Le 26 novembre 1963, quatre jours après l’assassinat, Gay s’est rendu dans les bureaux de Gill pour y découvrir un branle-bas de combat au cours duquel on détruisait des documents.  Bref, on tentait de détruire toute trace de la présence de Ferrie et l’un de ces documents représentait un diagramme montrant des angles de tir visant une limousine et portant la mention « Elm Street ».

Un autre mystère soulevé dans le livre concerne la mort de Ferrie, survenue le 22 février 1967 dans des circonstances nébuleuses qui suscitent toujours des interrogations.  Ferrie représentait un témoin tellement important dans l’enquête de Garrison que certains acolytes lui conseillèrent de tout abandonner.  Si la mort de Ferrie, désignée comme cause naturelle par un médecin à la réputation douteuse, effraya d’autres témoins potentiels, elle eut plutôt l’effet contraire sur un jeune homme qui allait donner un précieux coup de pouce au procureur de la Nouvelle-Orléans.

C’est en lisant la mort de Ferrie dans les journaux que Perry Raymond Russo, un jeune homosexuel ayant eu des relations avec Ferrie et Shaw, écrivit une lettre à Garrison.  Le procureur basa alors son enquête sur ce témoin, procédant à l’arrestation de Shaw quelques jours après.  Malheureusement pour lui, Garrison échoua dans le procès qu’il intenta contre Clay Shaw, qui fut acquitté en 1969.  Toutefois, il avait réussi à convaincre le jury que la mort de Kennedy résultait d’un complot.

Il faut s’armer de patience en ouvrant les pages du livre de Mellen.  On a parfois l’impression de sauter à pieds joints dans une sorte de délire logique.  Bien que fascinants, on aimerait en tant que lecteur que l’auteur puisse apporter des preuves plus concrètes à toutes ses affirmations, un peu comme l’avait fait Garrison dans son livre publié quelques années avant sa mort.  Ceci dit, il y a certainement des raisons de croire qu’Oswald n’a pas agis seul car dans l’histoire judiciaire on a souvent ouvert des enquêtes sérieuses pour moins que ça.

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One thought on “A Farewell to justice, par Joan Mellen

  1. is Rafael Cruz in the picture with L H O ? He was in NewOrleans / Texas at the time? Cubans exiles were in and out of Guy Banister office on Lafayette/Camp street. which was told by Banister Secretary and Thomas Beckham whom says he was Jack Martin friend who introduced him to David Ferrie and Guy Banister. So BeckHam knew a lot didnt say a lot in testimony in 1968 but in joan mellen book?

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