L’affaire Sclater, chapitre 1

Je vous présente ici l’intégral du premier chapitre de mon livre L’affaire Sclater.  Bonne lecture!

Affaire Sclater - couverture 02

St-Théodore-de-la-Grande-Anse, Haute Mauricie
5 mars 1905

Entre les rivières au Rat et Matawin, à une cinquantaine de kilomètres au sud de La Tuque, le nom de Grande Anse avait été attribué depuis le milieu du 19ème siècle à cette région reconnaissable sur les cartes topographiques par un demi-cercle distinctif.  Le premier à s’y installer en 1863 se nommait Théodore Olscamp, qui offrit dès lors un gîte et un restaurant aux voyageurs.  Une dizaine d’années plus tard, il construisait une chapelle avant de périr noyé en 1878 dans les eaux de la rivière St-Maurice en compagnie de sa femme et d’un jeune enfant fraîchement baptisé.  Cette tragédie, dit-on, avait fait l’objet d’une célèbre complainte.

En 1887, l’évêque du district de Trois-Rivières, monseigneur Laflèche, donna officiellement à cette mission le nom de Saint-Théodore-de-la-Grande-Anse en souvenir du brave pionnier.  En Mauricie, cependant, la plupart des gens continuèrent de faire référence à l’endroit en utilisant seulement le nom de Grande Anse.

Tout comme le fondateur des lieux, Percy Howard Sclater, un ancien agent de la Compagnie de la Baie d’Hudson basé dans la petite réserve indienne de Coucoucache, un poste qu’il aurait occupé durant 22 ans, possédait à la Grande Anse une auberge accueillant non seulement les voyageurs mais aussi quelques pensionnaires.  De par son ancien métier et celui qu’il exerçait maintenant, il connaissait assez bien la plupart des ouvriers forestiers de la région.  Depuis plusieurs décennies, la Haute Mauricie connaissait une certaine activité en raison de l’exploitation forestière et certains y avaient flairé une bonne affaire.  Sa propriété, en plus de l’auberge qui comptait 18 chambres, dix à l’étage et huit au rez-de-chaussée, englobait aussi une écurie contenant quelques chevaux d’attelage.  Chaque semaine, dit-on, il hébergeait une cinquantaine de clients.  Né le 4 juin 1867, Sclater était un homme mûr âgé de 37 ans.  Sa femme, Mary Annie Skeene, en était encore dans la jeune vingtaine.

La journée du 5 mars 1905, au cours de laquelle le mercure connut un minimum de -15°C, Sclater la passa en grande partie chez lui.  En ce début de mars, qui annoncerait bientôt le printemps, les travaux des chantiers forestiers avaient commencés à ralentir.  Les bûcherons et autres ouvriers des bois ne pouvaient pratiquement plus travailler lors de la fonte des neiges.  Les chemins devenaient impraticables et les pattes des chevaux de traits s’enlisaient, rendant ainsi très difficile l’extirpation des billots.  L’hiver représentait la saison idéale pour ce dur labeur.  En l’absence des moustiques, on pouvait compter sur une neige battue pour faire glisser les arbres abattus afin de les couper en billots et de les rapprocher des cours d’eau avant de les acheminer vers les nombreuses scieries installées partout à travers le territoire.

L’industrie forestière s’était considérablement développée tout au long du 19ème siècle.  On faisait flotter le bois sur les lacs et les rivières pour l’acheminer majoritairement vers Québec, le principal port d’exportation.  La Grande-Bretagne n’était toutefois pas la seule consommatrice puisqu’une partie de ce bois demeurait dans la province pour des fins de construction et autres développements.  À la suite du crash boursier de 1873, cependant, l’industrie forestière avait connu des heures difficiles, si bien qu’il avait fallu attendre la fin du siècle pour que l’industrie des pâtes et papiers viennent donner un nouveau départ à toute la Mauricie.

Ce matin-là, Sclater accueillait sous son toit, outre sa femme et leurs trois enfants, sa belle-sœur Ursule Duchêsne Skeene, deux pensionnaires répondant aux noms d’Arthur Chandonnet et Wallace McCraw.  En dépit de certains différents qu’il y aurait eu entre les deux hommes, racontait-on dans les parages, McCraw était son employé sur la ferme.  Celui-ci occupait une chambre à l’étage, située près de l’escalier.

L’épouse de Sclater, Mary Annie Skeene, était alitée depuis deux ou trois semaines et recommençait à peine à reprendre vie après avoir souffert d’une maladie qui semblait attirer le mystère autour de la maisonnée.

Après le dîner, Sclater, qui était attablé dans sa cuisine avec Chandonnet et McCraw, entendit des pas dans la neige avant que la porte arrière de la cuisine s’ouvre pour laisser entrer une brise hivernale.  Son voisin d’en face, Aimé Dontigny, qui habitait à une quinzaine de minutes à pied de l’autre côté de la rivière, entra rapidement.

–         Dépêches-toi de refermer la porte, lança Sclater.  On veut garder notre chaleur à l’intérieur.

Dontigny était accompagné d’un autre habitant du coin, Urcisse Labelle[1], que l’on surnommait également Ti-Mousse.  Ce dernier afficha un certain bonheur en constant la présence de verres de whiskey sur la table de la cuisine, déduisant que Sclater et ses deux pensionnaires avaient déjà commencé à se détendre en ce dimanche après-midi.  Comme il ne détestait pas la boisson, Labelle espérait qu’on l’invite à la table pour y passer à tout le moins quelques minutes.

–         Qu’est-ce qui t’amènes?, questionna Sclater.

–         Je fais une collecte, répondit Dontigny.

–         Une collecte?  Pourquoi?

–         Bin, pour le voisin qui est passé au feu.

–         Oui, c’est vrai.  J’oubliais.  Viens donc t’asseoir.

Après avoir secoué leurs bottes, Dontigny et Labelle vinrent s’asseoir à la table.  Labelle ne refusa évidemment pas les verres qu’on lui offrit par la suite.  Les amis s’enivrèrent quelque peu, blaguant sur différents propos et riant aux éclats.  Un peu plus tard, Dontigny annonça qu’il était temps pour lui de rentrer à la maison.  Pour sa part, Labelle ne put refuser les verres offerts et resta fêter avec Sclater et ses pensionnaires.

*

En fin d’après-midi, Sclater se porta volontaire pour reconduire Labelle jusque chez lui.  Les deux hommes marchèrent d’abord jusqu’à l’écurie, où Sclater attela l’un de ses chevaux à un traîneau, pour ensuite y monter avec Labelle.  Ensemble, les deux amis s’éloignèrent dans la neige sous le son des cloches fixées à l’attelage et qui avaient pour fonction d’alerter les autres voyageurs pour éviter de possibles collisions lors de tempêtes de neige.  Mais en cet après-midi, le ciel était clair et rien n’annonçait l’accumulation de flocons supplémentaires à toute cette neige emmagasiné au sol au cours des derniers mois.

Il se passa environ une heure avant que Sclater revienne, seul, après avoir rendu une dernière visite chez un dénommé Adams.  Si Chandonnet mangea à la table familiale ce soir-là, McCraw sembla éprouver un certain malaise, probablement en raison de la quantité de whiskey ingurgité au cours de la journée, et il choisit plutôt de monter se coucher.  Quelques heures de sommeil lui feraient le plus grand bien.  Cette disparition soudaine ne plut pas tellement à Sclater, qui voyait là une façon que son employé avait d’éviter de faire son ouvrage.  Maugréant quelques paroles impolies, il sortit avec un fanal à la main pour se rendre jusqu’à l’écurie afin d’y faire le train.

Peu après, Arthur Chandonnet quitta à son tour pour aller passer la veiller chez Dontigny.  Sans doute commençait-il à trouver qu’il n’y aurait plus grand plaisir à rester à l’auberge.

Après de longues minutes, Ursule Duchêsne Skeene et sa belle-sœur s’inquiétèrent du fait que Sclater ne revenait pas.  Madame Sclater grimpa alors à l’étage pour tenter de réveiller McCraw afin que ce dernier se rende à l’écurie et de vérifier ce qui se passait.  En fait, Sclater ne mettait jamais autant de temps à faire son train.  Et même si l’écurie se situait à moins d’une minute de marche, les deux femmes avaient beaucoup trop peur de s’y rendre.  Il est vrai que l’aubergiste aimait les armes à feu et qu’il était reconnu pour se rendre fréquemment jusqu’à Trois-Rivières, à la fois pour affaires et pour boire.  Mais que savait-on réellement à son sujet?

Wallace McCraw, encore sous l’effet de l’alcool, accepta finalement de sortir précipitamment par la porte de devant avant d’apparaître peu de temps après à la porte arrière, celle de la cuisine.  N’ayant apparemment pas eu le temps d’enfiler ses bottes, il ne portait alors que ses chaussettes.  C’est alors que la tragédie frappa la maisonnée lorsqu’il annonça que Sclater était mort dans l’écurie.

Par la suite, les événements s’enchaînèrent rapidement.  Tandis que madame Sclater refusait de quitter la maison, Ursule finira par accepter de suivre McCraw jusqu’à l’écurie pour découvrir le corps reposant face contre le sol, juste derrière les stalles des chevaux.  D’abord, cette position aurait fait croire à la belle-sœur que Percy avait été victime d’une violente ruade, mais il apparut rapidement que l’incident avait une teneur beaucoup plus tragique.  À environ un pied de sa main droite gisait un revolver.  Sclater semblait avoir été atteint de plusieurs coups de feu dans le dos.  Un récipient servant à distribuer la moulée aux chevaux reposait également près de lui, de même que son chapeau feutré qui accusait une mystérieuse perforation et un fanal éteint.

McCraw tenta d’atteler l’un des chevaux pour aller chercher du secours.  L’animal se montra cependant trop énervé par ce dont il avait été témoin à quelques pieds de lui dans le bâtiment de ferme qu’il refusa de se laisser manipuler.  Devant cet insuccès, Ursule décida finalement de se rendre elle-même jusqu’à la résidence d’Aimé Dontigny, un trajet qui lui demanda entre 10 et 15 minutes de marche dans la neige.  À cette heure-là, la noirceur avait déjà enveloppé la Haute Mauricie.  Revenant avec Dontigny et Arthur Chandonnet, on observa encore une fois le corps avec stupéfaction, ne sachant trop que faire.  Lorsqu’Arthur manifesta son refus de toucher au cadavre en raison de sa crainte des morts, Dontigny s’absenta pour aller demander l’aide de d’autres voisins.  Finalement, le corps fut transporté dans le salon de la résidence, où il fut enveloppé dans des couvertures et déposé sur le sofa.  Les hommes rentrèrent ensuite chez eux.  Plutôt que de dormir sur place cette nuit-là, Arthur Chandonnet se réfugia chez son frère.

Tout au long de ces procédures, celle qu’on désignerait maintenant comme la veuve de Sclater resta enfermé dans sa chambre avec ses enfants.  Pendant ce temps, Ursule D. Skeene et Wallace McCraw veillèrent le corps jusque vers 3h00 de la nuit, après quoi ils allèrent dormir durant deux ou trois heures.  Au moment d’aller au lit, ni l’un ni l’autre n’avait encore envisagé, semble-t-il, qu’il puisse s’agir d’un meurtre.

*

Quoiqu’il n’y ait eu aucun mot de la tragédie dans les journaux provinciaux en ce lundi matin, on ferait par la suite courir certaines rumeurs au sujet de la victime.  Le quotidien montréalais La Patrie écrirait à ce propos qu’en juillet 1904 Sclater aurait été pris en flagrant « délit de vendre de la boisson sans s’être muni du permis nécessaire.  Il fut condamné à une forte amende par le magistrat de district »[2].  Aucune trace de cette condamnation n’a cependant pu être retrouvée dans les archives judiciaires.  On ajouta également que « l’imagination populaire le représente comme fils de millionnaire.  On avait appris que son père était un puissant banquier d’Angleterre et qu’à des époques fixées, il expédiait à son fils des sommes folles »[3].  De ces affirmations, on en apprendra très peu, si ce n’est que les parents de Sclater se nommaient Edward Sclater et Juliet Gates.

Ursule Duchêsne Skeene[4] était âgée de 25 ans et résidait à l’auberge depuis quelques mois.  Après cette nuit presque blanche, elle demanda à McCraw de se rendre jusqu’à la réserve indienne de Coucoucache pour annoncer la triste nouvelle au père de madame Sclater.  Pendant ce temps, consciente du fait que sa responsabilité serait maintenant de prendre soin de sa belle-sœur, elle se rendit auprès d’elle.  Les deux femmes étaient du même âge.  En fait, Mary Annie Skeene avait vu le jour le 11 octobre 1879 à St-Prime, dans la région de Chicoutimi[5].  Heureusement, il lui restait encore ses trois enfants, dont Henri, 5 ans, et Ida, âgée d’environ 4 ans[6].

Le premier journal à annoncer le drame dès le 7 mars fut Le Trifluvien.  Par la suite, d’autres médias montréalais emboîtèrent le pas et chacun tenta de reconstituer à sa manière les événements du 5 mars.  Au retour de Sclater à la maison, vers 15h00 dira Le Patrie, le caractère de celui-ci aurait radicalement changé, au point de pénétrer dans la chambre à coucher de sa femme pour lui « faire une scène excessivement violente ».  Quant à lui, Le Trifluvien, seul journal local à couvrir les événements, plaça plutôt cette scène à 16h00.

Quoiqu’il en soit, en se fiant aux médias, Sclater aurait demandé à sa femme de lui donner son revolver.  Bien sûr, il faut comprendre que celle-ci était la seule à savoir où il était caché car elle n’aimait apparemment  pas voir son mari avec cette arme en main.  Devant son refus, il l’aurait donc menacé de la tuer avant de s’enlever lui-même la vie.  Il en aurait rajouté en proférant également des menaces à l’endroit de sa belle-sœur.  Qu’est-ce qui avait bien pu causer ce saut d’humeur?  L’alcool?  Une discussion envenimée chez Adams ou Labelle?

Les médias, qui mentionnèrent la présence de plusieurs armes à feu fixées aux murs de la salle à manger, soulignèrent évidemment la consommation d’alcool sans toutefois pouvoir en préciser la quantité ingurgité par chacun des hommes.  Si la science permettait déjà en 1905 de réaliser un examen toxicologique pour estimer la teneur en alcool dans le sang de la victime, il semble qu’il n’y ait jamais eu d’expertise faite en ce sens.

C’est Ursule qui aurait servi les repas aux hommes ce soir-là, elle-même se retirant en prétextant n’avoir aucun appétit.  L’heure du départ de Chandonnet varia selon les versions entre 17h45 et 18h15, tandis que McCraw montait se coucher et que Sclater sortait faire son train, vers 18h30 selon certains.  Bref, la précision concernant les heures représenta dès le début de cette affaire une confusion assez importante.  Il serait donc préférable pour le public d’attendre les versions livrées sous serment devant le tribunal avant de pouvoir se faire une opinion valable.

Bref, on ira aussi jusqu’à dire que Sclater était tellement ivre qu’il tituba dans la neige pour atteindre son écurie.  Comme de raison, il ne s’agit là que des premières informations lancées par les médias écrits, qui n’apparurent qu’à partir du 9 mars.  Trois jours plus tôt, cependant, cette première journée qui s’annonçait sans la présence de Sclater allait stigmatiser à jamais la région de la Haute Mauricie mais aussi celle de la ville de Trois-Rivières en lui offrant sa première célèbre cause criminelle digne d’attirer l’attention de toute la province de Québec.

(Pour vous procurer votre exemplaire du livre, cliquez ici: L’affaire Sclater)


[1] Dans les journaux de l’époque, son nom fut épelé de différentes façons.  On utilisa aussi Urcisse et Narcisse pour déterminer son prénom.

[2] « Le drame mystérieux de la Grande-Anse », La Patrie, 9 mars 1905.

[3] Ibid.

[4] Selon les journaux, son nom de fille était Ursule Duchêsne.  Elle a épousé George Skeene, le frère de Mary Annie Skeene Sclater.  Le nom de Skeene est aussi épelé Skene dans le dossier d’archive.

[5] Dans le dossier judiciaire de l’affaire Sclater on retrouve l’acte de naissance de Mary Annie Skene signé le 21 mars 1905 par le prêtre Auclair qui stipule : « extrait du régistre, en double, des actes de naissances et baptêmes, mariages, décès et sépulture, tenu pour l’église paroissiale catholique romaine de la paroisse catholique romaine de St-Prime, dans le diocèse catholique romain de Chicoutimi, dans le district de Chicoutimi dans la province de Québec, Canada, pour l’année mil huit cent soixante dix-neuf.  Le sept novembre mil cent soixante et dix neuf [sic], nous, prêtre, soussigné, avons baptisé Marie Anna, née le onze octobre de la présente année enfant légitime de Robert Skene et de Elmyre Lachance, de la mission de St-Félicien.  Parrain Elzéar Lachance, marraine Arcélie Lachance, lesquels n’ont su signer.  Lecture faite ».

[6] La généalogie permet d’identifier six enfants nés de leur union, dont trois sont probablement mort très jeunes.  Pour identifier le troisième enfant vivant en 1905, il faut donc choisir entre Charles, né le 27 mars 1898, Wilbrod, né en 1899, William ou Robert, tous deux nés à des dates inconnues.  On ne s’explique pas la présence de quatre enfants apparaissant sur la photo publié en page couverture, à moins que l’un d’eux soit décédé après la prise de ce cliché.

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8 thoughts on “L’affaire Sclater, chapitre 1

  1. Très captivant votre récit…j’espère pouvoir lire la suite bientôt en librairie, je ne connaissais pas cette histoire captivante.
    Bravo et bonne continuité
    Mado

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  2. Je suis née Dontigny et mon grand-père Primat Dontigny parlait parfois de « Mon oncle Aimé » lors de mon enfance. Il était le fils de Napéléon Dontigny et était né à Saint-Jean ou Saint-Jacques-des-Piles en 1903. Je suis tentée de croire que l’once Aimé était cet homme dont vous racontez une partie de l’histoire. J’aimerais en savoir davantage sur cet ancêtre qui pourrait être le mien et faire une recherche plus approfondie sur ce pan de la vie de cet arrière-grand-oncle Aimé Dontigny. Merci de votre récit plus que captivant. Michelle Dontigny . michou3359@hotmail.com

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  3. Dite-moi êtes vous allés sur les lieux de ce crime…la maison existe toujours , peut-être bien que vous pourriez redresser les on-dit , J’aurais plaisir a vous rencontrer, mon grand père décédé en 1939 avait été
    cité à ce procès et heureusement pour la mémoire de Grande Anse et de l’histoire il en avait parfois parler avec ma mère. Nous avons donc eus la chance de la faire nous raconter ce qu’elle avait apprise sur ce meurtre. Que d’imagination on fait preuve les journaliste du temps……qu’elle pathos ils ont concocter autour de ce malheureux événement. Alors que sur la glace friable en mars, aucune voiture ne pouvais s’aventurer sur la route du temps…la rivière elle-même .Donc jamais il n’est venu un journaliste et encore moins un enquêteur. Que des témoins qui ne disaient rien de probant….Mon grand père disait que personne ne saurait jamais la vérité.

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    1. De plus en plus intriguant et palpitant ! Votre grand-père cité à ce procès, si je puis vous le demander, madame Germain, quel était son nom ?

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    2. Bonjour Mme Germain. Je ne sais pas s’il sera possible de « redresser » les on-dit, comme vous dites. Toutefois, je suis en possession des transcriptions sténographiques du premier procès de McCraw, le seul qui ait été conservé aux archives dans cette affaire. Et j’ai appris avec le temps que ces témoignages ont une grande valeur pour jeter une base sur ce qui s’est réellement passé. Évidemment, j’aimerais en savoir davantage à propos des informations que vous détenez, et peut-être même des photos de vos ancêtres. Je ne suis jamais allé sur les lieux, mais j’aimerais bien le faire. Un lecteur m’a envoyé l’an dernier des photos de ce qui reste de l’auberge de Sclater. Selon un journaliste de La Patrie de l’époque, il y a au moins lui, ce journaliste, qui serait remonté jusqu’à l’auberge, ou du moins la maison voisine d’Aimé Dontigny. Ceci dit, connaissant le style journaliste de l’époque, il se peut qu’il ait exagéré. Mais les articles de La Patrie consacrés à cette affaire laissent clairement entendre que leur reporter a accompagné le policier Théodule Beaulieu jusqu’à Grande Anse pour procéder aux arrestations de Wallace McCraw et d’Arthur Chandonnet.

      En effet, je suis intéressé à vous rencontrer, ou à tout le moins de se contacter. Je vous laisse donc mon courriel: eric.veillette@hotmail.ca

      Au plaisir.

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