Me Clément Fortin se prononce sur L’affaire Dupont et le genre docu-roman

Me Clément Fortin entretient son propre blogue, qui apparaît dans ma liste de liens (voir colonne de droite).
Me Clément Fortin entretient son propre blogue, qui apparaît dans ma liste de liens (voir colonne de droite).

C’est avec sa généreuse permission que je reproduis ici certains extraits de courriels que j’ai récemment échangés avec Me Clément Fortin, auteur de livres relatant des faits judiciaires de notre patrimoine, tel que L’affaire Coffin : une supercherie?; On s’amuse à mort; Mesrine le tueur de Percé, une fraude judiciaire; ou encore L’affaire Cordélia Viau, la vraie histoire.

Dans un premier temps, Me Fortin commente la lecture qu’il fait actuellement de mon livre L’affaire Dupont et du lien que ce dossier semble avoir avec la célèbre affaire Coffin. Il me disait donc que « en poursuivant la lecture de votre ouvrage, je constate moi aussi qu’il y a plusieurs ressemblances avec l’affaire Coffin. Les membres de la famille ne seront pas contents. Ils continueront de croire qu’il s’agit d’un meurtre et non d’un suicide. Et vous ne les ferez pas changer d’idée. Vous auriez pu faire comme Jacques Hébert et Pauline Cadieux : écrire des ragots. Vous vendriez sûrement un plus grand nombre de livres. Mais vous avez eu la sagesse de vous en tenir à la preuve faite au procès et à l’enquête [publique]. Je vous en félicite ».

Rappelons que Jacques Hébert est ce polémiste qui, motivé par une idéologie politique, a fait de l’affaire Coffin une véritable légende, prétextant que Wilbert Coffin était innocent du triple meurtre pour lequel il a finalement été pendu au cours des années 1950. On a cependant prouvé son manque de sérieux devant la Commission Brossard, chargée d’enquêter sur les allégations entourant l’affaire Coffin. Quant à Pauline Cadieux, elle a eu un comportement similaire à propos de l’affaire Cordélia Viau.

On connait principalement Clément Fortin pour le genre littéraire docu-roman qu’il utilise maintenant depuis plusieurs années, et dont il se servira à nouveau pour nous élaborer les faits entourant l’affaire Guy Turcotte. Concernant justement le choix et l’utilité de ce style littéraire, il m’apportait ces quelques précisions :

« Au sujet du genre littéraire que j’ai adopté pour mes écrits, j’ajoute quelques précisions. Je désirais raconter le drame qui est survenu au Collège de Matane en 1964. Le vieux prof que je suis voulait présenter cette affaire de manière accessible à tous. Au cours de l’année 2002, j’ai croisé Robert Gauthier à Saint-Sauveur. Il m’a invité à m’inscrire à ses ateliers de scénarisation. C’est ce que j’ai fait. Robert avait réalisé plusieurs œuvres dont la scénarisation des romans de Francine Ouellette, Au nom du père et du fils et Le Sorcier. Cette rencontre a été déterminante  pour moi. J’avais aussi assisté à des ateliers de cinématographie. Et pendant plus de cinq ans, j’avais fait la recherche pour écrire un roman historique que j’ai publié en 1997. C’est en combinant ces disciplines que j’ai décidé d’écrire On s’amuse à mort, sous forme de docu-roman et que j’ai publié chez Septentrion en 2005. »

Selon Me Fortin, le docu-roman a pour avantage de faciliter l’accessibilité de certains faits judiciaires à une plus grande partie de la population. « Personnellement », ajoute-t-il, « la réaction de mes lecteurs a été satisfaisante. Évidemment, je n’espérais pas qu’on cite l’un de  mes docu-romans dans des « ouvrages très sérieux. » Pour moi, l’écriture est un divertissement. C’est pourtant ce qu’ont fait Lucia Ferretti et Xavier Gélinas dans Duplessis, son milieu, son époque, publié en 2010 aux Éditions du Septentrion. The Journal of Canadian Provincial Judges l’a aussi commenté. J’ai aussi la satisfaction de retrouver mes docu-romans dans les bibliothèques de droit et d’histoire. Je n’en demandais pas tant. »

Toujours aussi modeste et professionnel, Me Fortin me disait que « je n’essaie pas de vous convaincre d’adopter cette formule. Je vous expose tout simplement comment j’en suis arrivé à concevoir mes docu-romans. »

Pourtant, je me suis rendu compte que ma présentation des faits se rapprochait de la sienne, une expérience que je répéterai sans nul doute dans mes futures ouvrages. En effet, le style docu-roman est probablement le genre qui permet une meilleure accessibilité et une meilleure compréhension des faits.

Ceci dit, nombreux sont ceux et celles qui attendent impatiemment les fruits du prochain docu-roman de Me Clément Fortin, qui traitera du dossier fort délicat de l’affaire Guy Turcotte.

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