L’affaire Viens-Métivier-Lubin

Maurice Viens
Maurice Viens

En 1984, Maurice Viens était âgé de 4 ans et vivait avec sa mère Francine et son frère Alexandre sur la rue Dorion dans un quartier pauvre du Centre-sud de Montréal, à quelques pas du pont Jacques-Cartier. Selon un texte d’André Cédilot publié en 1994 dans le cahier Les Grands Procès du Québec consacré à l’affaire Léopold Dion[1] on apprend que le 1er novembre 1984 Maurice rentrait de la prématernelle. Peu après, c’est sans demander la permission à sa mère qu’il se serait ensuite dirigé vers le parc Rouen avec son ami Emmanuel Gagnon, lui aussi du même âge. C’est ainsi que Cédilot décrivait ensuite l’enlèvement :

Sur le chemin du retour, les deux bambins s’amusent dans la ruelle de la rue Dorion, à deux pas de leurs foyers respectifs. Il est environ 13h15 quand un inconnu, au volant d’une voiture, s’immobilise et invite les enfants à monter, en leur promettant des bonbons. Le petit Maurice acquiesce, tandis que son compagnon, plus craintif, court avertir Francine Viens. « Maurice est parti avec un monsieur », annonce-t-il à celle-ci.

En 2014, dans son documentaire intitulé Novembre 84, le cinéaste Stephan Parent retraça et interrogea le jeune Gagnon. Cette fois, la version du garçonnet devenu adulte laissa entendre qu’il n’avait rien vu. Il se serait simplement retourné sur le trottoir pour constater la disparition de Maurice. Alors, est-ce que Gagnon a vu le suspect et sa voiture ou rien du tout?

Mais revenons à Cédilot. Selon son texte de quatre pages, la police boucla rapidement le quartier avant d’organiser d’imposantes recherches auxquelles se greffèrent des bénévoles et 500 soldats.

Au cours de la même soirée du 1er novembre on rapporta les disparitions de deux autres garçons dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve. Il s’agissait de Wilton Lubin, un haïtien de 12 ans, et son ami Sébastien Métivier, 8 ans. Les médias mirent du temps à parler de cette dernière affaire, en plus de repousser la thèse de l’enlèvement en préconisant celle de la fugue. Des amis les auraient aperçus dans le secteur du Stade olympique, ce qui n’était pas impossible puisque la police de la CUM[2] révéla que Lubin avait des amis dans le secteur du métro McGill. Toujours selon Cédilot, Lubin et Métivier seraient partis ce soir-là à la chasse aux voyous puisque la veille ils s’étaient fait voler leurs friandises récoltées dans le cadre de la fête de l’Halloween.

Sébastien Métivier a disparu le même jour que Viens.
Sébastien Métivier a disparu le même jour que Viens.

Trois jours plus tard, le blouson de Maurice fut retrouvé le long d’une route à Saint-Antoine-sur-Richelieu[3]. Le lendemain le policier Steven Lynch de la Sûreté du Québec de Portneuf et l’hypno-thérapeute Yvan Gagnon, mirent eux-mêmes sous hypnose un homme d’affaire de la rive nord de Montréal qui souhaitait garder l’anonymat. Ce Monsieur X, comme on le surnommerait par la suite dans les médias et sur Internet, se disait doué de sens extra-sensoriels. Il aurait « vu » un enfant s’amuser avec un homme, une étroite route de campagne, la traverse d’une voie ferrée et un chalet délabré. Le 6 novembre 1984, Yvan Gagnon se rendit au lieu indiqué, à savoir une maison abandonnée située à Saint-Antoine-sur-Richelieu. À l’intérieur se trouvait le corps mutilé de Maurice Viens. Une vingtaine de minutes plus tard, les policiers de la Sûreté du Québec débarquaient sur les lieux. Certains prétendirent que Maurice Viens aurait été sodomisé et violemment battu, alors qu’en 1994 Cédilot disait que le petit garçon n’avait subi aucun sévice sexuel. Voici ce qu’il écrivait à ce sujet : « le corps mutilé de l’enfant gît à demi-nu dans un trou du plancher… Ses pantalons et ses sous-vêtements sont rabattus sur ses talons, il a été battu, il porte des marques de violence sur le visage et sur le bas du dos. L’autopsie révèle qu’il a souffert le martyre avant de mourir des coups de bâton qui lui ont été assénés et qu’en dépit des apparences, il n’a pas subi de sévices sexuels ».

Quoi qu’il en soit, Monsieur X devint automatiquement le principal suspect. Pour sa part, Yvan Gagnon abandonnera ensuite l’hypno-thérapie et refusera de commenter l’affaire.[4]

Une lettre envoyée à la police de la CUM avant la découverte du corps laissa à penser que l’auteur était l’assassin puisqu’il y révélait des détails qui furent connus seulement à la découverte du petit cadavre.

Le 14 novembre 1984, on procéda à l’arrestation d’un chauffeur de taxi simplet âgé de 44 ans. En plein interrogatoire, il eut un comportement fort étrange, comme s’il s’adressait soudainement à une personne imaginaire se trouvant dans la pièce avec lui et les policiers. Bien que Jacques Duchesneau[5] et ses collègues aient alors été convaincus de sa culpabilité, aucune preuve ne pourra permettre de déposer la moindre accusation contre lui. Pendant ce temps, la Sûreté du Québec s’intéressait à un autre déficient mental dont l’identité ne sera jamais révélée pour les mêmes raisons.

Wilton Lubin
Wilton Lubin

Le 2 décembre 1984, le corps de Wilton Lubin fut retrouvé sur la rive du fleuve St-Laurent près de l’île Charron. Le garçon de 12 avait été étranglé et égorgé. Quant au corps de Sébastien Métivier, il ne sera jamais retrouvé. Dans son livre de 2013, le chroniqueur judiciaire Claude Poirier écrivait que « les policiers déclenchent tout de suite d’importantes recherches et ne négligent aucune piste. Tous les terrains vagues de l’est de Montréal sont ratissés, tous les édifices abandonnés du quartier sont fouillés et des affiches sont placardées d’un bout à l’autre de la ville. Mais les recherches ne donnent rien »[6].

En octobre 1987, on annonçait qu’un homme de 24 ans mentalement retardé venait d’avouer, mais l’affaire restera nébuleuse, sans aucun autre développement.

Jusque-là, le suspect le plus intéressant demeurait ce chauffeur de taxi mentalement qui « après avoir attaqué deux fillettes, avait été interné et déclaré inapte à vivre en société en 1975 », écrit Poirier. « Il avait été libéré de l’Institut Philippe-Pinel en 1992 dans la lignée des politiques de désinstitutionalisation amorcée dans les années 1960 au Québec. Je l’ai interrogé avec le reporter Georges-André Parent. Sa photo a paru en première page d’Allô Police, dans le but de recueillir des preuves contre lui. Mais cela n’a rien donné. Il a été interné de nouveau et on n’a plus jamais entendu parler de lui »[7].

La piste la plus sérieuse dans cette affaire fit son apparition en 1992. Grâce à des indices qui demeurent inconnues, la police fit certaines déductions qui la conduisirent à se tourner vers un certain Jean-Baptiste Duchesneau, alors âgé de 44 ans. Celui-ci, en plus d’avoir un lourd casier judiciaire, habitait à quelques rues seulement de Lubin et Métivier au moment des faits. Le 1er novembre 1993, les enquêteurs Roger Pilon et Guy Préfontaine rendirent visite à Duchesneau qui se trouvait alors derrière les barreaux à La Macaza, près de Mont-Laurier, pour avoir agressé sexuellement une jeune fille de 7 ans. Duchesneau fut surpris de se voir questionner sur le double meurtre de Lubin-Métivier mais il se montra ouvert à l’idée de passer le test du polygraphe deux jours plus tard. Or, le lendemain de cette rencontre, le 2 novembre 1993, alors que les enquêteurs effectuaient les démarches nécessaires pour obtenir sa libération temporaire afin de se soumettre au test, Duchesneau s’enleva la vie dans sa cellule. La veille, au moment de le quitter, Pilon et Préfontaine avaient constaté qu’il était « extrêmement tendu », pour reprendre les mots de Cédilot. Avant de se suicider, Duchesneau avait laissé une lettre aux policiers dans laquelle il ne s’incriminait cependant d’aucune façon.

Le plus intéressant, c’est que Duchesneau avait déjà commis un meurtre. En 1974, il avait assassiné Sylvie Tanguay, 7 ans, à coups de marteau. Il avait d’ailleurs été reconnu coupable à la suite du procès qu’il avait subi au palais de justice de Québec[8]. Selon Cédilot, il aurait été libéré en 1983 pour venir s’installer à Montréal.

Jean-Baptiste Duchesneau.  À ce jour, il demeure le suspect le plus intéressant dans cette affaire.
Jean-Baptiste Duchesneau. À ce jour, il demeure le suspect le plus intéressant dans cette affaire.

Bien qu’il sera difficile un jour de prouver hors de tout doute raisonnable que Jean-Baptiste Duchesneau ait été le tueur du 1er novembre 1984, Cédilot mentionnait que le scénario le plus probable était à l’effet que Lubin et Métivier, à la recherche des voleurs de bonbons, soient tombés par hasard sur Duchesneau qui leur aurait proposé de les reconduire en voiture. En fait, Duchesneau avait été rencontré dès novembre 1984 lors de l’enquête de voisinage. Sa concubine de l’époque aurait d’ailleurs été bien avertie de ne pas parler de son lourd passé.

La lettre reçu par la police en novembre 1984 et qui semble avoir été écrite par l’assassin fut-elle comparée avec l’écriture de Duchesneau? Servira-t-elle un jour pour confondre un autre suspect? Certes, il faudrait d’autres preuves puisque l’analyse graphologique est insuffisante à elle seule pour faire condamner qui que ce soit.

Ce sont les événements entourant le triple drame du 1er novembre 1984 qui incitèrent Susan Armstrong et Marcèle Lamarche à créer l’organisme Enfant-Retour Québec[9]. En 2011, la mère de Sébastien Métivier, Christiane Sirois, informa Claude Poirier qu’une femme lui avait confié avoir obtenu les confidences d’un homme qui « lui avait déclaré qu’on ne retrouverait jamais Sébastien vivant parce qu’il l’avait découpé en morceaux. La même année, Nadia Fezzani, journaliste qui s’est spécialisé dans la rencontre de tueurs en série, mentionne la présence du tueur en série surnommé Montreal Boys Slasher[10]. Malheureusement, les probabilités d’élucider un jour cette affaire semblent minces.

Sylvie Tanguay n'avait que 7 ans lorsqu'elle a été sauvagement assassinée par Duchesneau dans la région de Québec.
Sylvie Tanguay n’avait que 7 ans lorsqu’elle a été sauvagement assassinée par Duchesneau dans la région de Québec.

En 2014, dans son documentaire Novembre 84, le cinéaste Stephan Parent ne fit aucune mention du cas de Duchesneau, présentant plutôt son hypothèse selon laquelle il s’agirait d’un autre suspect qu’il surnomme « le chambreur », qu’il croit aussi responsable de l’enlèvement de Cédrika Provencher survenu en juillet 2007 à Trois-Rivières.

Dans un documentaire de Loïc Guyot diffusé au Canal D, Jacques Duchesneau parlait de « cicatrice à l’âme » pour expliquer au public que cette affaire ne l’avait jamais quitté. Dans ce document visuel, les deux seules pistes envisagées sont celle du mystérieux chauffeur de taxi et de Jean-Baptiste Duchesneau[11].

(Pour en savoir davantage sur le sujet, je vous invite à lire la série d’articles Les Faucheurs d’enfants)

[1] André Cédilot, « Jeudi noir », Les Grands Procès du Québec, no. 5, 1994, Les Éditions de la rue Querbes, p. 28 à 31.

 

[2] Communauté Urbaine de Montréal. Aujourd’hui, on utilise l’appellation de SPVM pour Sécurité Publique de la Ville de Montréal.

[3] À noter que dans son livre de 2013, Claude Poirier situe plutôt la découverte de ce blouson trois jours après la découverte du corps de Wilton Lubin, ce qui nous rapporterait au 5 décembre 1984.

[4] Dans son livre de 2013, Claude Poirier fournira un peu plus d’information sur la vision qu’aurait eue ce sensitif. Les amateurs de paranormal n’hésitent pas à se servir de ce cas pour « prouver » l’existence de phénomènes inexpliqués, mais il faut comprendre qu’il serait imprudent pour la police de faire confiance trop rapidement à ce domaine. D’ailleurs, on n’a encore jamais vu une preuve obtenue par de présumés sensitifs être accepté en preuve devant un tribunal. Ce genre de manifestation représente d’ailleurs l’opposé d’une preuve probante.

[5] Jacques Duchesneau deviendra directeur de la CUM en 1994 avant de se produire un rapport d’enquête qui allait déclencher la Commission Charbonneau et de se lancer en politique au côté de François Legault pour la Coalition Avenir Québec (CAQ). Duchesneau sera élu dans Saint-Jérôme.

[6] Bernard Tétrault, Claude Poirier, 10-04, 2013, p. 116.

[7] Ibid., p. 118.

[8] En 2015, Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BANQ) me référa au palais de justice de Québec qui m’informa à son tour ne pas être en possession des notes sténographiques du procès de Duchesneau en 1974 et qu’il avait probablement été détruit.

[9] Www.enfant-retourquebec.ca

[10] Nadia Fezzani, Mes tueurs en série, 2011, p. 73.

[11] Pour voir ce documentaire : https://www.youtube.com/watch?v=wGO0CIYO41A

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14 thoughts on “L’affaire Viens-Métivier-Lubin

  1. Qu’est-ce que Jean Baptiste Duchesneau faisait en liberté après avoir violé et tué une enfant de 7 ans à Québec?? Il a recommencé, on le sait maintenant, avec Marc Perron,et en a tué des jeunes par la suite…et bien plus qu’on le croit. Et cela avec ce Marc Perron qui lui aussi en a tué des enfants, presque tous ces jeunes y compris ceux mentionnés plus haut. Mais Marc Perron, un vrai danger public et une vraie bombe à retardement lui aussi,même soupçonné fortement pour le meurtre de Cédrika, fut libre comme le vent et libéré de Pinel après avoir tué tant de jeunes…dans les années 70, et cela jusqu’au moment où comme toujours il a récidivé sur une jeune de Trois-Rivières cet automne 2015 avec une …masse imaginez.
    N’eu été de l’intervention d’un bon samaritain, il l’aurait tuée elle aussi.Mais que faisait-il ..libre..avec tant de meurtres sadiques…à son actif???? Ç’est ça le Québec d’aujourd’hui: protéger les pourris et violents sadiques psychopathes..AVANT la sécurité du public et des pauvres victimes innocentes.Ils sont en train,nos chers policiers et juges…québécois, de refaire la même chose avec le tueur de Jenique Dalcourt à Longueil d’ailleurs..

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    1. Mon cher Monsieur Morneau, j’aimerais savoir où vous avez pris les éléments ou les preuves qui vous font croire que Marc Perron a tué « tant de jeunes », comme vous dites. On aimerait bien savoir lesquels. Connaissez-vous également ses périodes d’incarcération? Une réponse à cette question pourrait nous éclairer à savoir s’il se trouvait en liberté ou non durant tel ou tel meurtre.

      Merci de votre intervention.

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  2. Suite à des échanges que nous avons eu en privé, Stephan Parent, le réalisateur du documentaire « Novembre 84 », tenait à ajouter quelques précisions à mon article ci-haut. C’est donc avec sa permission que j’ajoute ici son commentaire:

    « L’ami de Maurice Viens est Manuel et non Emmanuel Gagnon

    Finalement après enquête et rencontre avec le témoin, ce n’est pas ce qui est arrivé en 1984, c’est à dire que l’enfant (Maurice Viens) soit monté a bord d’une voiture en échange de bonbons, il a été carrément enlevé comme le montre le film. Sa mère a toujours refusée de croire justement que son enfant ai monté à bord d’un véhicule sans le conscentement des parents. Manuel avait peur à l’époque et ce sont ses parents qui lui ont dit de raconter ce mensonge aux policiers.

    Concernant l’hypnologue, l’ancien policier Jacques Duchesneau rejète complètement cette théorie à l’effet que que Yvan Gagnon ai retrouvé le corps grâce aux dons de voyance. Duschesneau a dit que Gagnon et Lynch étaient parmis les bénévoles et lors de la découverte du manteau de Maurice, les policiers ont décidés d’élargir la zone de recherche et c’est par chance que ces deux hommes soient tombés sur la petite maison. J. Duchesneau avait ordonné de faire tous les rangs et maisons, granges lors des recherches. Pourtant si Gagnon était si bon que ça, pourquoi il n’a jamais été en mesure de répéter l’expérience avec les autres enfants du 1er Novembre 1984 ?

    Claude Quévillon est allé voir les policiers deux jours après l’enlèvement et non le 14 novembre. Selon ses dires (Quévillon), il serait même allé voir les policiers avant l’enlèvement.

    C’est en octobre 1986 et non en octobre 1987, qu’on annonçait qu’un homme de 24 ans mentalement retardé venait d’avouer, mais l’affaire restera nébuleuse, sans aucun autre développement. Je connais l’identité de cet homme.

    La lettre reçu par la police en novembre 1984 ne peut pas être comparée avec l’écriture de J-B. Duchesneau puisqu’elle a été dactylographié. Une dactylo vendu à des patients de L-H Lafontaine pour 1$. Endroit que Quevillon et son chambreur étaient patients

    À ce jour, le suspect qui demeure le plus intéressant dans cette affaire n’est pas Jean-Baptiste Duchesneau mais Quevillon et son chambreur puisque Quévillon connaissait des détails que seul le meurtrier pouvait savoir.

     »En 2014, dans son documentaire Novembre 84, le cinéaste Stephan Parent ne fit aucune mention du cas de J.B.. Duchesneau » Ce qui est complètement faux. Je parle du cas de Duchesneau, je montre même sa photo dans le film et j’ai fait une entrevue avec une de ses victimes (Daniel Lépine) qui livre un bon témoignage.

    À noter que dans son livre de 2013, Claude Poirier situe plutôt la découverte de ce blouson trois jours après la découverte du corps de Maurice Viens et non de Wilton Lubin, ce qui nous rapporterait au 5 décembre 1984.

    Page de Novembre 84 : https://www.facebook.com/novembre1984/?ref=hl

    Voilà en gros

    Merci! »

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    1. Monsieur vrillette, comme vous avez eu la possibilité d’en discuter avec monsieur Parent …savez vous comment je pourrais visionner ce documentaire novembre 84 ?…car seulement la bande annonce est à voir..j ai bien essayé de trouver la façon autre que facebook pour envoyer un mail à monsieur Parent…mais…bon..je suis pas très avance en connaissances du web !..en fait…je suis dans le néant !….je trouve rarement ce que je cherche !…merci !….et puis…oh lala quel travail immense que vous faites sur historiquement logique…wow…merci…j’adore !

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    2. Voici la réponse que j’ai obtenue en privé de Stéphane Parent: « Novembre 84 la nouvelle version, sera disponible dès le 5 juillet dans tous les clubs vidéo, Archambault, Renaud-Bray, HMV, Wal-Mart….etc. »

      Bonne journée!

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    3. C’est moi qui vous remercie. Je vais me procurer mon exemplaire bientôt. J’ai eu la chance de le voir lors de sa sortie, mais M. Parent m’a assuré qu’il y avait beaucoup de nouveautés, et je pense même que le montage est différent. J’ai bien hâte de le voir aussi. Merci de votre intervention. C’est toujours intéressant de vous croiser sur mon blogue.
      Bonne soirée.

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  3. Je tiens à ajouter que ce Monsieur X est aussi celui qui a indiqué aux enquêteurs ou se trouvait la petite Mélanie Decamps, agée de 6 ans. Elle s’était faite enlever par un homme qui voulait se faire passer pour un héro, il l’avait attaché à un arbre dans l’intention d’y revenir plus tard afin de passer pour celui qui a sauvé la petite.. cependant, le suspect (qui n’était pas tout à lui) a oublié ou exactement il l’avait abandonnée. C’est avec l’aide de  »monsieur X », un an avant la disparition de Viens, qu’ils ont pu retracer la petite Decamps. Mais, il était trop tard.. la petite était déjà morte. J’ai l’article ici avec moi qui date de 1983. De plus, j’ai également un documentaire sur Monsieur X qui explique avoir décidé abandonner ce  »métier » apres avoir été suspecté dans l’affaire Viens, 1 an plus tard. Voilà la raison pour laquelle il n’a jamais aidé aucune autre famille après cet évènement tragique. Voici le documentaire : http://www.mystere-tv.com/un-sensitif-retrouve-un-enfant-disparu-v493.html

    On ne bloque pas les gens qui peuvent nous apporter de l’aide dans nos recherches.. Surtout pour aucune raison. Bonne soirée!

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  4. Ayant travaillé en tant que recherchiste pour le documentaire Nov.84, nous avions proposé à M. Parent de parler de J-B Duchesneau. M. Parent, était ouvert à l’idée au début mais.. avec la certitude de certaine familles que Duchesneau n’avait rien à avoir avec ce cas, ainsi qu’avec la certitude de M. Jacques Duchesneau qui croyait que le chauffeur de taxi était l’auteur, M. Parent a décidé de parler de Duchesneau brièvement dans son documentaire. Je ne blâme personne.. Mais disons que le cinéaste a cru à l’hypothèse de Marc Perron et de Claude Quévillion sans vraiment creuser le dossier de Duchesneau ou tout autre suspect. Pour ma part… J’ai un peu de difficulté à faire le lien entre Duchesneau et l’affaire Maurice Viens, ainsi que l’affaire Denis Roux-Bergevin. Faudrait que je creuse un peu plus profond mais comme vous l’avez mentionné dans votre article, il est quasiment impossible d’avoir accès aux plumitifs et rapports faits sur Duchesneau alors.. impossible d’en savoir davantage sur ce suspect.

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  5. Désolé, je n’ai pas répondu plus tôt en raison du fait que j’attendais d’obtenir certains documents pour mieux étayer ma réponse.

    J’essaie de ne pas entretenir de préjugé quant aux amateurs d’ésotérisme, de fantômes et autres zombies contemporains, mais je n’accorde aucune importance à des sensitifs comme Monsieur X ou à ces autres personnages qui prétendent détenir des pouvoirs qu’on ne voit qu’au cinéma. Tout d’abord parce qu’il n’y a jamais de preuve concrète de ces « outils » du paranormal et que je n’ai toujours pas entendu parler de l’enquête du siècle ayant pu être résolue grâce à un tel savant. À ce chapitre, je vous inviterais à prendre connaissance du cas du tueur en série Keith Hunter Jesperson. Dans cette affaire, une femme du nom de Laverne Pavlinac démontra ses talents d’affabulatrice hors pair en parvenant à se faire condamner, elle et son conjoint (John Sosnovske), du meurtre de Taunja Bennet en 1990. On aurait pu la dire devin, chamane ou voyante, car elle conduisit les policiers directement sur la scène de crime en plus de leur donner d’autres détails que seuls les enquêteurs et l’assassin connaissaient. Et pourtant! On finit par découvrir la vérité plus tard. Pavlinac et son conjoint furent libérés, tandis que Jesperson fut condamné pour le meurtre de Bennett, et certains autres.

    Que l’on ait retrouvé Mélanie Decamps dans le parc des Voltigeurs grâce aux « talents » de Monsieur X ou non, rien n’est prouvé. D’ailleurs, deux des dossiers dans lesquels on prétend que Monsieur X a été impliqué avant de prendre sa retraite du monde de l’au-delà, n’ont jamais été complètement rendus publics. D’après ce que j’en sais, Michel Déry, dont l’âge mental fut évalué au même niveau que sa jeune victime, fut reconnu non coupable en raison de l’aliénation mental avant d’être confié aux soins de l’Institut Pinel. Y a-t-il eu procès dans cette affaire? Si oui, que disent les transcriptions sténographiques à propos de la découverte du corps? Monsieur X a-t-il témoigné sous serment?

    Vous avez « l’article », dites-vous? Est-ce une preuve de quoi que ce soit? Depuis quand les articles de journaux sont recevables en preuve devant un juge, à moins que ce soit une affaire de libelle diffamatoire?
    Or, je bute constamment sur des erreurs ou inexactitudes publiés dans les journaux au cours de mes recherches, si bien que je finis par ne plus en tenir compte. Quand il y a eu procès dans une affaire, l’essentiel se trouve dans le dossier judiciaire et pas ailleurs!

    Quant à Maurice Viens, puisque le dossier est toujours considéré comme non résolu, la preuve accumulée par les enquêteurs n’a pas été rendu publique. Ainsi, les partisans de Monsieur X peuvent raconter cette partie de l’histoire comme ils l’entendent. Le documentaire d’environ 8 minutes auquel vous faites référence ne prouve strictement rien. Ces documents vidéo sont généralement sujets à interprétation et dépendent énormément de la vision ou de l’objectivité de leurs concepteurs.

    Est-ce que la séance d’hypnose a été enregistrée ou prise en sténographie? Quelles ont été les paroles exactes prononcées lors de sa « transe »? S’il a réellement vu le tueur en train de s’en prendre à Maurice, pourquoi ne pas l’avoir identifié, ce qui aurait facilité drôlement l’enquête, au point où nous ne serions pas en train de débattre de toutes ces questions aujourd’hui?

    Bien sûr, s’il devait y avoir un procès un jour dans l’affaire de Maurice Viens, le public aurait droit de se faire raconter les détails de la découverte du corps. C’est seulement à ce moment-là que nous aurions droit à la vérité. En attendant, soyons prudent face à certains affabulateurs qui aiment justement profiter des zones grises.

    Quant à la théorie Duchesneau, vous semblez dire que le documentaire « Novembre 84 » ne lui accorde pas l’importance qu’il devrait avoir. Je suis assez d’accord avec vous sur ce point. Il aurait peut-être fallu présenter tous les suspects de manière équitable et objective. Mais bon! Je ne suis pas cinéaste. Mes réflexions se traduisent plutôt par les mots.

    Sincèrement, je pense que Duchesneau est le suspect le plus intéressant. Du moins, on ne m’a toujours pas convaincu de l’implication de Quévillon ou Perron. Et quand on tente de nous faire croire que l’un ou l’autre aurait quelque chose à voir aussi tardivement qu’en 2007, dans le meurtre de Cédrika Provencher, selon une de mes sources, cela n’a tout simplement aucune crédibilité. En Mauricie, c’est un autre nom qui circule, un suspect beaucoup plus jeune que ces deux criminels. Bien que nous nous trouvions en ce moment dans la période la plus propice aux rumeurs, c’est-à-dire entre la découverte du corps et une éventuelle arrestation, nous devons demeurer très prudents, même si nous mourrons tous d’envie de voir le tueur de Cédrika se faire écrouer.

    Selon les documents que j’ai obtenu, je suis tenté (je dis bien tenté) de relier les meurtres de Viens, Lubin, Métivier et Roux-Bergevin pour des raisons que j’expliquerai peut-être un peu plus tard. Et dans ce cas aussi, Duchesneau demeure mon suspect favori, d’autant plus qu’il a fait une admission indirecte dans le meurtre de Viens.

    Bien sûr, il y a des liens à faire. Mais, d’un autre côté, ceux-ci ne sont pas suffisants pour en arriver à une réponse définitive. C’est bien évident, puisque les enquêteurs n’ont jamais pu l’arrêter avant son suicide.

    Merci à vous également d’enrichir cette page.

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