L’enquête de la CPQ à Trois-Rivières, 1969


hammer-719066_1280         Tout a commencé le 17 février 1969, lorsque Me Lucien Comeau et Me Jean Méthot se rendirent à Québec pour y rencontrer les membres de la Commission de Police du Québec (CPQ). Selon la rumeur, le bureau des détectives contrôlait le réseau de prostitution. Toutefois, la CPQ profiterait aussi de l’occasion pour étudier d’autres aspects, comme par exemple les finances, l’équipement et le niveau de formation des policiers.

En 1968, alors que la Sûreté provinciale devenait la Sûreté du Québec, le gouvernement de Daniel Johnson créait la Commission de police. Peu de temps après, l’École de police du Québec fermait ses portes pour laisser toute la place à l’Institut de police de Nicolet qui prit la relève dès le 16 juin 1969. Ce dernier serait désormais géré par le ministère de la Justice.

À cette époque, les forces policières trifluviennes se divisaient en deux parties : la gendarmerie, composée de 131 constables en uniformes dont 9 affectés à l’escouade des motocyclistes, et la sûreté, qui englobait principalement l’escouade des enquêtes dont le capitaine était Georges Gagnon, 53 ans. En théorie, Gagnon avait sous ses ordres le lieutenant-détective Jean-Marie Hubert, le sergent-détective Paule Dallaire et 6 autres enquêteurs. Officiellement, il n’y avait aucune escouade de la moralité mais le rapport de la CPQ mentionnera la présence de deux policiers affectés à cette tâche, soit Hubert et Dallaire. On parlera aussi d’un troisième sans toutefois le nommer officiellement[1].

Les audiences de la CPQ s’ouvrirent le 12 août 1969 au palais de justice de Trois-Rivières sous la présidence du juge Roger Gosselin et du commissaire Gérald Tobin. Selon le procès-verbal, on cibla rapidement les liens entre les policiers de la moralité et le réseau de prostitution. Quatre maisons de débauches se démarquèrent : le Manoir Laviolette, le Club St-Paul, l’Hôtel des Trois-Rivières et l’Hôtel St-Louis. On connaissait aussi le Tourist Room Mon Repos, le Caumartin (ou hôtel Bonaventure), l’hôtel Windsor, le Club des Forges, le Lido, le Monaco, et le Laurentien. La police était également au courant que d’autres établissements servaient de lieux de rendez-vous, comme par exemple le Miche à Gogo, le Bar Marin, l’Hôtel St-Georges, l’Hôtel Bonaventure, le Jeannine Spaghetti House (Roi du Spaghetti en 1968) et l’Igloo Bar.

Me Raymond Boily occupait la fonction de procureur de la CPQ, tandis que Me Gaston Gamache et Me Guy Lebrun représentaient l’Association des Policiers de Trois-Rivières. Quant à eux, Me Jean Méthot et Me Lucien Comeau œuvraient pour les intérêts de la Corporation de la Cité.

Dès le début des travaux, on expulsa plusieurs hommes en leur demandant de demeurer à la disposition de la Commission. Aucun d’entre eux ne fut cependant rappelé[2].

Puisque les transcriptions sténographiques des audiences n’ont pas été conservées, on doit s’en remettre uniquement au procès-verbal pour tenter de comprendre ce qui s’est réellement produit. Puisque le bureau des enquêtes était principalement visé, on peut y lire que le greffier Beaumier déposa en preuve les résolutions d’embauche des membres de tous les détectives : Georges Gagnon, Jean-Marie Hubert, Paul Dallaire, Gilles St-Pierre, Clément Massicotte, Guy Poisson, Fernand Gendron, Fernand Thibault, Louis-Georges Dupont, et Lawrence Buckley.

Ce scandale aurait débuté par une visité de Paul Dallaire à la résidence du conseiller municipal Gaston Vallières en novembre 1968. Dallaire aurait alors confié à ce dernier « qu’il plaçait des filles en nombre limité dans divers établissements de Trois-Rivières » et que « les filles subissaient un examen médical régulièrement et qu’elles devaient comparaître après un certain temps pour la forme ».

Le 13 août, le témoin le plus important fut sans aucun doute Roger Dion, un journalier de 50 ans à l’emploi de la municipalité. L’hebdomadaire Photo-Police précisa dans son édition du 23 août que Roger Dion, « à l’emploi de l’exposition de Trois-Rivières, aurait assisté au cours de l’année 1966 et de l’année 1967 à la remise de pots-de-vin à deux détectives de la force constabulaire de Trois-Rivières ». Dion raconta avoir travaillé durant de nombreuses années comme « sticker » pour un kiosque munie d’une roue de fortune et à laquelle on invitait les gens à miser des sommes variant de 0.25$ à 5.00$. Bref, on faisait miroiter aux clients leurs chances de gagner alors qu’en réalité personne n’avait jamais rien empoché. Il fut même question qu’un client s’y était fait flouer d’une somme de 600.00$.

En 1967, Dion avait vu son patron remettre deux billets de 20.00$ « à un autre employé du même kiosque pour aller les remettre à deux policiers qu’il identifie, et il ajoute qu’au cours de l’année 1966, il a vu la même chose se produire mais il n’identifie que l’un des deux policiers à qui, au cours de 1966, de l’argent aurait été remis »[3]. En considérant que les détectives Lawrence Buckley et Paul Dallaire ont été forcé de demeurer dans la salle lors de ce témoignage, on devine qu’ils étaient les policiers ciblés.

Selon Photo-Police, un témoin d’âge mineur raconta ensuite avoir remis 200$ « à un détective pour qu’il solutionne une cause pendante à la Cour du Bien-Être. Il a identifié le détective qui se trouvait à la cour ». Or, le procès-verbal permet de découvrir que ce témoin était Denis Blais, un jeune homme de 20 ans, dont l’occupation est mentionnée comme « checker pour la voirie » et que le policier concerné était Hubert.

C’est seulement en consultant le rapport final de la CPQ qu’on arrive à cerner l’essentiel de ce témoignage. Blais se trouvait au rond-point de la rue Royale lorsqu’un véhicule conduit par « un membre de l’escouade des détectives », en l’occurrence Hubert, s’était approché de lui. Blais lui aurait remis 200$ pour que son affaire puisse « s’arranger » devant la Cour du Bien-Être. Toutefois, Blais aurait subi de l’intimidation de la part de Norman Burns, Claude « Plume » Laplante et Pierre Bouchard, trois individus faisant partie des hommes expulsés du prétoire dès le début de l’enquête. Selon Photo-Police, ces énergumènes étaient connus « des milieux interlopes de Trois-Rivières ».

Au matin du 14 août, l’odeur de la prostitution se répandit dans le prétoire avec l’apparition d’Irène Paquet, une jeune femme de 26 ans habitant à Ste-Foy. Suite à la levée d’un huis clos, le procès-verbal mentionne uniquement que « Messieurs Hubert et Dallaire sont présents au cours de la première partie du témoignage. Monsieur Dallaire seul est présent pour la continuation du témoignage ». Que savait Mme Brière à propos des deux détectives?

Le 15 août, un policier de l’escouade de la moralité de Montréal vint raconter sa visite auprès d’un collègue de Trois-Rivières et que ce dernier lui avait raconté que 37 prostituées œuvraient dans la ville de Laviolette. Selon le stratagème mis en place, on permettait à toute nouvelle fille de « travailler » pendant un mois. Si elle respectait les règles, elle pouvait ensuite rester. Cela voulait dire qu’elle s’exposait à des arrestations et qu’elle devait alors payer une « amende » de 100$ sans devoir passer devant la Cour municipale. Selon une autre version contenue dans le procès-verbal, on exigeait des filles un examen médical régulier. Les noms des médecins impliqués ne seront cependant jamais mentionnés.

Puisqu’il en avait probablement assez entendu, le directeur de la police J.-Amédée Delage fit une recommandation pour la suspension des détectives Hubert et Dallaire. Le soir même, le conseil municipal se réunit et la recommandation fut adoptée par le maire suppléant Léo Pidgeon et le greffier Georges Beaumier. Officiellement, Hubert et Dallaire étaient maintenant suspendus[4]. Juste avant cela, Dallaire aurait déclaré « le directeur m’a dit de ne pas m’occuper de ça s’il y avait 200 ou 300 filles, d’en arrêter une durant ma surveillance »[5].

Au matin du 19 août, Me Guy Lebrun se montra furieux en déposant la lettre du directeur Delage devant le commissaire Gosselin. Puisqu’on les suspendait avant la fin des travaux, Lebrun se porta à la défense d’Hubert et Dallaire. « Si un membre de notre Barreau est dans la même situation, le tribunal affecté attend pour statuer que tout soit entendu … Si c’est bon pour le Barreau, c’est bon pour le reste de la population », dira Me Lebrun.

Peu de temps après, le témoignage de Romuald Godin apporta un autre scandale. Au soir du 10 mars 1969, vers 20h15, Godin avait reçu la visite de deux femmes qui entrèrent dans son restaurant en criant « c’est un hold-up ». L’une d’elles avait gardé une main dans la poche de son manteau tout en la pointant vers le sexagénaire. Après que Godin eut contourné son comptoir, l’une des braqueuses le frappa et s’ensuivit une lutte. L’une des voleuses trébucha, ce qui permit à Godin de lui arracher son manteau qui contenait encore des cartes permettant de l’identifier. Les mains vides, les deux femmes avaient ensuite pris la fuite.

Il s’avéra que ces deux braqueuses amateurs étaient Louise St-Pierre, 28 ans, et Claire Bourassa (née Côté), 26 ans. Dans cette histoire, les enquêteurs expliquèrent à Godin qu’ils ne pouvaient le soumettre à une séance d’identification puisqu’ils manquaient alors de figurantes. En fait, les deux jeunes femmes furent remises en circulation. Elles étaient plus rentables sur le trottoir que derrière les barreaux.

Au matin du 23 août, Photo-Police publiait sous le titre « La prostitution était dirigée par des policiers ». On y mentionnait que « c’est le conseiller municipal Gaston Vallières qui a fait la première sortie contre le corps de police de Trois-Rivières en disant qu’il n’avait plus confiance en certains de ses membres. À ce moment, il a été établi qu’un ménage était nécessaire et c’est le conseiller Vallières qui a pris l’affaire en main ».

Dès l’aube du 26 août, Le Nouvelliste répandait la rumeur selon laquelle la municipalité s’apprêtait à réembaucher Hubert et Dallaire. Il semble que le directeur Delage revenait sur sa parole, affirmant cette fois que sans un appel du gérant de la ville il n’aurait jamais recommandé leur suspension.

Le seul témoin mis sur le grill au cours de la journée du 27 août fut le détective Paul Dallaire, 40 ans. Pendant ce temps, suite à une rencontre avec le maire René Matteau, Delage renversait sa décision. Au soir du 2 septembre, Matteau réunit son conseil à l’Hôtel de Ville pour une séance régulière au cours de laquelle le conseiller Fernand Colbert proposa la réembauche de Jean-Marie Hubert et de Paul Dallaire. La proposition fut secondée par le conseiller Benoît Giguère. Toutefois, comme il l’avait fait en 1955 dans l’affaire impliquant le directeur Antonio Roy, le conseiller Gaston Vallières se déclara dissident.

Deux jours plus tard, Hubert déclarait à Arseneault : « On est mieux de porter les causes de prostitution en Cour municipale, ça grossit les coffres de la ville, lança-t-il. Aux Sessions de la Paix, ça va à la province! ».

Le 5 septembre, après avoir entendu le maire, ainsi que le détective Lawrence Buckley et le constable Gilles St-Pierre, les travaux de la commission furent suspendus jusqu’au 17 septembre.

Ce jour-là, après que le juge Gosselin eut ordonné aux détectives Louis-Georges Dupont, Fernand Gendron, Clément Massicotte et Fernand Thibault de retourner à leur travail habituel – puisque les enquêtes de routine continuaient de s’accumuler – on eut la surprise de voir le jeune Dion revenir sur sa première déclaration. Cette fois, il disait ne plus être en mesure d’identifier les deux policiers fautifs. Qu’est-ce qui avait pu motiver son volte-face?

La commission ajourna de 18h00 à 20h45. Entre cette dernière heure et 22h20, on entendit à la barre des témoins le capitaine-détective Georges Gagnon, et les détectives Fernand Gendron, Jean-Marie-Hubert, Clément Massicotte et finalement Louis-Georges Dupont. Au cours de cette période de 95 minutes, on a donc entendu cinq témoins, ce qui fait une moyenne de 19 minutes chacun. Ce détail est important puisque, plus tard, certaines personnes affirmèrent que Dupont avait été assassiné pour avoir témoigné contre ses collègues. Il s’est plutôt enlevé la vie quelques semaines plus tard, c’est-à-dire entre la fin des audiences et le dépôt du rapport de la CPQ. En 19 minutes, il est assez peu probable qu’il ait eu le temps nécessaire pour dénoncer les rouages d’un important réseau de corruption, comme on le prétendit à outrance par la suite[6].

D’ailleurs, le procès-verbal stipule que les détectives Dupont et Massicotte furent évacués du prétoire lors du témoignage du capitaine Gagnon. Si ça se trouve, il y aurait bien plus de chance pour que le témoignage de ce dernier ait pu contenir des détails croustillant à l’endroit de Dupont et Massicotte, qui ne devaient pas entendre ce témoin avant d’apparaître eux-mêmes sous serment. Bref!

Au matin du 18 septembre, on entendit Mme Arthur Trépanier, veuve de 43 ans, également connue sous le nom de Kathy. En fait, son véritable nom était Laurette Bisson. Celle-ci travaillait comme prostituée au Club St-Paul avant de rencontrer Jean-Marie Hubert, qui s’était arrangé pour la faire « travailler » au Manoir Laviolette, à deux pas du palais de justice. Au moment de témoigner en 1996 dans le cadre de la Commission d’enquête Lacerte-Lamontagne, Hubert était toujours marié à Laurette.

Le vendredi 19 septembre, les audiences se terminèrent à 11h25 lorsque le juge Roger Gosselin déclara la preuve clause[7]. Après avoir entendu 52 témoins en 15 jours, les membres de la Commission se retirèrent à Québec pour écrire leur rapport.

Tel que mentionné plus haut, le détective Dupont fut retrouvé mort dans sa voiture de service au matin du 10 novembre 1969. On conclut rapidement à un suicide. Aucune preuve ne permettait de soupçonner la possibilité d’un meurtre. D’ailleurs, sa famille mit plusieurs années à construire sa théorie, selon laquelle il aurait été éliminé par ses propres collègues. Les enquêtes ultérieures confirmèrent cependant le verdict du suicide.

Le 29 décembre 1969, Tobin et Gosselin déposaient leur rapport, qui fut scindé en deux parties : la première rendue publique et la seconde scellée pour une période de 160 ans.

Certes, ce serait une erreur de retenir que l’unique objectif de cette enquête était la corruption et la prostitution. Dans la première partie du rapport, la CPQ révisait le budget, l’inventaire de l’équipement et la scolarité des policiers. Dans ce dernier cas, les constatations furent peu reluisantes puisqu’on en venait à la conclusion que ce niveau de scolarité oscillait entre une 5ème et une 13ème année. Rappelons qu’une 11ème année de l’époque équivaudrait aujourd’hui à un 5ème secondaire. Le directeur Delage lui-même n’avait apparemment suivi aucune formation relative au métier de policier. Pourtant, il avait travaillé comme détective puisqu’on le retrouve comme tel dans le dossier de la mort suspecte de Rita Lafontaine en 1949.

Évidemment, la CPQ recommandait les congédiements d’Hubert, Dallaire et Gagnon. Seuls les deux premiers furent définitivement écartés de la police dès janvier 1970, tandis que Gagnon eut droit à une humiliante rétrogradation. Toutefois, en 1975, Hubert et Dallaire eurent gain de cause en obtenant de la Ville de Trois-Rivières le montant de 107,500$ pour « dommages moraux, atteinte à la réputation, publicité, troubles familiaux et aussi perte d’ancienneté »[8].

Est-ce que le scellé sur la seconde partie du rapport avait favorisé les deux ex-policiers dans cette cause? Peut-être.

Les faits saillants de l’enquête de la CPQ de 1969 servirent longtemps de toile de fond pour justifier les revendications de l’affaire Dupont, laquelle alla jusqu’à mettre en scène un énorme complot politico-policier s’étendant sur plusieurs décennies. Par contre, ce n’est pas parce que deux policiers tiraient profit des fruits de la prostitution que cela faisait nécessairement d’eux des tueurs. La marge à franchir reste énorme entre la corruption et le meurtre.

D’autre part, il ne faudrait pas non plus jouer les vierges offensées en décriant un réseau qui, justement, pourrait faire l’envie de ceux et celles qui militent en faveur de la décriminalisation de la prostitution. Par exemple, le suivi médical mis en place par le réseau de 1969 fait partie de l’éventualité d’une loi qui légaliserait enfin le plus vieux métier du monde. Suite à sa nomination comme chef de la police de Montréal en 1904, Olivier Campeau établissait certaines recommandations pour mieux encadrer les maisons de débauche, dont celle où « les prostituées doivent subir un contrôle médical rigoureux et régulier »[9].

Quant à savoir si l’idée d’éradiquer complètement la prostitution n’est pas utopique, le recorder Alexandre Poirier tenait ce discours juste et prémonitoire en 1905 : « Il y a des gens qui croient que d’un seul trait de plume les législateurs peuvent supprimer l’ivrognerie. Pour eux le moyen est bien simple : qu’on vote la prohibition des alcools et l’ivrognerie disparaîtra. Eh bien, je suis personnellement enclin à croire le problème d’une solution moins simple. Je crois que le 20ème siècle, quelles que soient les mesures prises par les législateurs, ne verra pas disparaître l’ivrognerie et la prostitution qui déshonorent l’humanité depuis 3,000 ans. Pour ma part, je crois que l’on doit user envers les prostituées d’une certaine tolérance que je considère comme inévitable »[10].

Les amoureux de la thèse du complot insistent sur le fait que la deuxième partie du rapport scellée pour une période de 160 ans pourrait révéler encore des choses. C’est là induire la population en erreur puisqu’en 1996, la juge Céline Lacerte-Lamontagne leva ce scellé afin de rendre le document public. J’en faisais d’ailleurs un résumé dans mon livre L’affaire Dupont (2014), de la page 475 à 479. Le contenu de ce document soi-disant fracassant fut plutôt décevant.

 

[1] Selon un rapport de surveillance de certains membres du crime organisé présents à Trois-Rivières et daté du 7 octobre, ce troisième membre de l’escouade de la moralité aurait été Gilles St-Pierre.

[2] Les noms cités sont : Fernand Archambault, Claude Bergeron, John Burns, Yvon Beaucage, Germain Baril, Michel Crispini, Rosaire Gagné, Claude Ouellet, Ronald Poisson, Yvon Provencher, Gaston Roberge, Gérard Roberge, Fernand St-Arnaud, Léo Thibodeau, Fernand Turcotte, Robert Leblanc, R. Maréchal, R. Robidas, Albert Bélisle, André Poulin, Réal Blais, Robert Beaumier, Claude Beaulieu, et Claude Lacroix.

[3] Selon le rapport final de la CPQ déposé le 29 décembre 1969.

[4] Les conseillers suivants étaient également présents : Fernand Goneau, Aimé Lefrançois, Antoine Gauthier, Benoît Giguère, Gaston Vallières, Fernand Colbert et Florent Groleau.

[5] Jean-Paul Arseneault, Le Nouvelliste.

[6] Les défenseurs de la thèse de l’assassinat affirment encore aujourd’hui que Dupont aurait aussi témoigné le 9 septembre. Selon le procès-verbal, toutefois, la CPQ n’a pas siégé ce jour-là. Il n’y a donc aucune preuve pour étayer leur affirmation.

[7] Le document du procès-verbal, qui a été l’une des principales sources servant à construire ce chapitre, est signé le 24 septembre 1969 par la greffière de la CPQ Jocelyne Tessier.

[8] Eric Veillette, L’affaire Dupont, 2014, Éditions de l’Apothéose, p. 336.

[9] Pierre De Champlain, Histoire du crime organisé à Montréal de 1900 à 1980, 2014, p. 32.

[10] Ibid., p. 33.

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