Les Faucheurs de vieilles dames

         En 2016, Historiquement Logique publiait une série d’articles sous le titre Les Faucheurs d’enfants, dont le but principal était de revenir sur une affaire qui avait intéressé plusieurs auteurs de documents, dont deux documentaires cinématographiques.  En raison de certaines contradictions et de soupçons envers l’un de ces documents, nous avions senti le besoin d’apporter certaines précisions.  Pour ce faire, nous étions revenus à la base, c’est-à-dire les archives judiciaires.  En l’occurrence, nous avions présenté une enquête de coroner qui n’avait pas été consulté et qui pourtant était un incontournable.

Cette fois, nous n’aurons pas suffisamment de matière pour en faire une série de 9 articles, mais ce sera l’occasion de revenir sur l’importance des documents légaux.  Dans le cas d’une affaire judiciaire qui fut marquée par un procès, le dossier accessible aux chercheurs est souvent volumineux et très détaillé.  Il suffit alors d’accepter d’y investir le temps nécessaire pour raconter l’histoire avec un excellent niveau de fiabilité et de rigueur.

Le problème avec les cas non résolus, c’est qu’il n’y a pas eu de procédures judiciaires sérieuses, ce qui fait en sorte que le dossier est encore dans les mains de la police, tout dépendamment de l’époque.  Ceci a pour effet qu’il reste très peu de documents légaux accessibles au public.  Parmi eux, on compte bien sûr les enquêtes de coroner.

Contrairement à la série Les Faucheurs d’enfants, les cas exposés dans Les Faucheurs de vieilles dames n’ont pas fait l’objet d’une grande attention médiatique, et encore moins de la part de documentalistes ou enquêteurs en herbe.  Et c’est tant mieux!  Ainsi, nous pourrons nous concentrer sur ces dossiers de manière à ne pas subir les opinions parasitaires.

Les cas rassemblés ici l’ont été après un survol d’un document sur lequel je travaille depuis quelques années et qui consiste à rassembler les résumés d’un plus grand nombre possible d’affaires de meurtres ou de disparitions non résolues.  C’est en travaillant à élaborer des résumés avec l’aide de certains articles de journaux qu’une première question s’est imposées d’elle-même.  À la fin des années 1980 et au début des années 1990, on dénombre des meurtres de femmes âgées dans la région de Montréal qui soulèvent un doute.  À première vue, ces affaires semblaient avoir des points en commun.  Est-ce que ce doute pourrait résister à une étude plus exhaustive?

C’est la question à laquelle nous tenterons de répondre.

Germaine Désilet[1]

Le 1er juin 1991, vers 11h00, des bénévoles rattachés à un comité de Saint-Léonard qui se consacrait aux visites des malades et des personnes en perte d’autonomie, se sont rendus à l’appartement 17 du 5799 est, rue Jean-Talon.  Deux sœurs habitaient à cette adresse : Germaine Désilet, 80 ans[2], et Émilienne Désilet, 75 ans.  Handicapée, Émilienne se déplaçait uniquement en fauteuil roulant.

Les bénévoles s’inquiétaient puisque Germaine devait donner sa réponse à une invitation à participer à une soirée festive qui approchait à grands pas.  Évidemment, on avait tenté de joindre les sœurs par téléphone, et cela à plusieurs reprises au cours des jours précédents, mais le silence devenait de plus en plus inquiétant.  En fait, la ligne sonnait continuellement comme engagée.

Une fois que le concierge Simon Lamarche eut ouvert la porte de l’appartement, les bénévoles entrèrent.  Leur attention fut aussitôt retenue par un désordre monstre.  Lorsqu’ils tentèrent enfin d’ouvrir la porte de la chambre à coucher, Lamarche put entrevoir l’une des sœurs menottée, étendue à plat ventre.  Quant à l’autre sœur, son corps empêchait la porte de s’ouvrir davantage.  Rapidement, on téléphona au 911.

Selon le rapport du coroner, c’est un « technicien » qui passa par une fenêtre afin de voler au secours des vieilles dames, alors que selon La Presse c’était un policier.  Ainsi, on comprit que Germaine, étendue sur le plancher, était morte depuis un certain temps, alors qu’Émilienne était bâillonnée, menottée, mais toujours vivante.  D’après ce que le coroner Roger C. Michaud écrira plus tard dans son rapport, elle présentait « un état de déshydratation très important ».  On la conduisit immédiatement à l’hôpital Maisonneuve-Rosemont.  Malheureusement, dans le cas de l’aînée, le Dr Jacques Pyram ne put que constater le décès, à 12h01 le 1er juin.

Une enquête criminelle s’est rapidement ouverte, permettant de comprendre que les sœurs Désilet avaient été enfermées depuis cinq jours.  Après avoir récupéré un minimum de ses forces, Émilienne put raconter aux policiers ce dont elle avait été témoin.  Le 27 mai 1991, Émilienne serait donc sortie de l’appartement vers 10h30, au 3ème étage, pour récupérer son courrier.  À son retour au logement, elle s’était retrouvée face à quatre individus qui se tenaient déjà à l’intérieur.  Sa sœur était menottée, bâillonnée et attachée, gisant sur le plancher de sa chambre.  Rapidement, Émilienne s’est retrouvée dans la même situation.  Une fois les deux sœurs immobilisées, les quatre voleurs, qui portaient des gants, ont pris les bijoux et l’argent avant de quitter les lieux.

La consultation de l’enquête du coroner nous permet d’apprendre des détails qui n’ont jamais été publiés dans les journaux.  Ainsi, c’est à 11h48, toujours le 27 mai, que le « 911 reçoit l’appel numéro 91052701912 et lorsque les préposés répondent 911 Nine One One, l’homme au bout du fil répond Oui et … check at 5799 Jean-Talon East, the third floor, there’s et … two ladies just got robbed.  Le préposé actionne le rappel automatique mais personne ne répond.  Terminé à 11 :49 :05.  Cassette 5 à 15.  Suite à cet appel anonyme provenant d’une cabine téléphonique de la station de métro Iberville, le message est relié à deux patrouilleurs de la SPCUM[3] poste 54.  Le répartiteur leur mentionne que deux femmes auraient été volées au 3ème étage du 5799 Jean Talon Est.  Ils arrivent sur les lieux à 11h56.  Après être montés au 3ème étage, ils ont vérifié le corridor, n’ayant pas de précision concernant le numéro d’appartement.  Il n’y avait rien d’anormal selon le rapport.  Aucun bruit suspect ou autre.  Aucune odeur.  Aucun témoin n’a été vu sur place.  Ils sont redescendus et ont quitté à 12h05 »[4].

Est-ce qu’une investigation plus poussée de la part de ces deux policiers aurait pu sauver la vie de Germaine Désilet?

Le même jour, à 16h53, « le constable Gauthier du poste 54 dit qu’il vient de recevoir un appel anonyme d’un monsieur qui lui dit qu’au 5805 Jean-Talon Est, appartement 7, il y aurait deux bonnes femmes attachées.  La préposée dit qu’elle envoit [sic] quelqu’un voir ça.  Il s’agit ici de l’appel no 9105270362.  Suite à cet appel 91052703262, un policier du poste 54 se rend donc au 5805 Jean Talon Est, appartement 7 et y arrive à 16h45.  On lui a dit que deux femmes y seraient attachées à l’intérieur.  Il fait le tour, rencontre un couple âgé et constate qu’il ne semble y avoir rien d’anormal à cet endroit.  Il quitte les lieux à 17h07 ».

C’est donc dire que la police possède toujours l’enregistrement de la voix de l’un des voleurs.

Le coroner ajoutera à propos d’Émilienne :  « Elle avait des ecchymoses au visage, les lèvres gercées et les yeux bouffis.  Comme elle était adossée à la porte de la même chambre, les policiers ont dû forcer la fenêtre pour y entrer ».

Selon le concierge Lamarche, les sœurs Désilets étaient des femmes très sympathiques et habitaient ce logement depuis plusieurs années.  Quant au coroner Roger C. Michaud, « l’état de conservation et les circonstances entourant le décès suggèrent que la date de décès mentionnée ci-haut est compatible avec les faits ».  Parmi les causes probables du décès, il en mentionnait trois : « asphyxie par suffocation, insuffisance respiratoire secondaire à une bronchopneumonie d’aspiration, agression physique par bâillon, menottes et immobilisation ».

On y apprend également que le corps a été identifié le 3 juin par Jacques Roy, le fils de la victime.  L’autopsie a été pratiquée le même jour par le Dr Claude Pothel.  En effet, on souligne que Mme Désilet souffrait de sclérose en plaques.  Son corps présentait un « début de changements putréfactifs [sic], coloration verdâtre de l’épiderme autour de l’ombilic, du flanc droit et du quadrant inférieur droit de l’abdomen.  Il y a plusieurs plaques de macération épidermique, friables et à divers endroits de la surface corporelle ».

La description physique permet de savoir que Germaine pesait 123 livres et mesurait 5 pieds et 2 pouces, ce qui ajoute à sa vulnérabilité.

La plupart du temps, la description des blessures permet de comprendre un peu mieux ce qui s’est passé.  Dans ce cas-ci, le pathologiste a constaté « plusieurs signes traumatiques sur la surface corporelle.  Entre autres, un ruban gommé mesurant 5,2 cm de large recouvre la bouche et maintient en place un large morceau de tissu blanc qui sert de bâillon et qui déborde sur la joue droite.  Il y a présence de vomitus [sic] brun jaunâtre sur les lèvres, les joues et autour des yeux.  Il n’y a pas d’évidence de pétéchies au niveau des paupières, des conjonctives et de la muqueuse buccale.  Le tissu blanc servant de bâillon est un t-shirt et la partie enfoncée dans la bouche mesure 6 X 5 cm.  Ce tissu est souillé de vomitus.  Il n’y a pas obstruction de la partie postérieure du larynx.  Le ruban adhésif fait plusieurs fois le tour du thorax et de l’abdomen pour maintenir les bras.  Il y a présence de plusieurs empreintes ecchymotiques au niveau de la surface corporelle ».

De plus, la victime présentait une fracture de « la 5ème côte à droite en antéro-latéral ».  Toutefois, le coroner fit remarquer que les os étaient « friables et ostéoporotiques ».  Selon certaines de ses conclusions, « il appert donc que les liens utilisés ont diminué la capacité de ventilation de la victime, ceci associée à la présence d’un lien sur la bouche et la présence d’un bâillon dans la bouche retenue par ce ruban gommé.  Il y a eu asphyxie progressive par insuffisance respiratoire.  Dans ces [sic] conclusion[s], le pathologiste, le Dr Claude Pothel note qu’il « est vraisemblable de croire à une période de survie plus ou moins longue, d’un minimum de 24 heures » ».

Chose peu courante dans les rapports de ce genre, le coroner fait mention de son hypothèse : « il est plausible que les individus qui ont perpétré le vol au domicile des sœurs Désilet aient averti, aussitôt leur méfait commis, les autorités du 911.  Il va sans dire que le premier appel était incomplet quant aux directives.  Par contre, il indiquait clairement le 5799 Jean-Talon Est 3ème étage.  Les policiers sur les lieux n’ont fait que visiter le secteur sans s’informer de la présence de deux dames qui pourraient manquer à l’appel et ne se sont pas donnés la peine de vérifier.  Comme le mentionne le pathologiste, il est également très plausible de penser qu’une vie humaine aurait pu être sauvée ».

Quant au second appel, « quoique beaucoup plus imprécis que le premier », il « aurait dû attirer l’attention des préposés du poste 54 », précisa encore le coroner Michaud.

L’étude de ces documents ne permet évidemment pas de jouer les voyeurs et de savoir comment la survivante de ce drame a surmonté ses peurs.  Toutefois, on sait qu’Émilienne s’est finalement éteinte le 24 août 1992.

Yvette Latulippe

Le 16 avril 1992, une dizaine de mois après l’agression commis envers les sœurs Désilet, le corps d’Yvette Latulippe, 67 ans, était retrouvé à l’intérieur de son appartement du 6005, 28e Avenue à Rosemont, Montréal.  Les premières constatations permirent de voir que la dame avait été poignardée.  C’est un ami qui séjournait en Floride qui s’est inquiété de ne plus avoir de réponse à ses appels. Il avait donc demandé à la concierge, Lorraine Audet, d’aller vérifier.  « En poussant la porte de l’appartement qui n’était pas verrouillée, le concierge y a fait la macabre découverte.  Le corps inanimé de la sexagénaire reposait contre le sol, un couteau dans l’abdomen.  Selon les premières constatations des policiers, la dame aurait été poignardée à plusieurs reprises par son ou ses agresseurs et elle aurait eu la gorge tranchée.  L’appartement de la victime semble avoir été fouillé de fond en comble ce qui porte les enquêteurs à croire que le vol pourrait être le mobile du crime ».

La police croyait aussi qu’Yvette avait ouvert la porte à son ou ses agresseurs.  Un élément comme celui-là porte souvent à croire que la victime connaissait son agresseur.  En fait, pas nécessairement.  Lorsqu’il n’y a aucune trace d’effraction on doit en déduire plus spécifiquement que la victime a laissé entrer son ou ses agresseurs sans se méfier, ce qui veut dire qu’elle le connaissait ou alors que cette personne a réussi à gagner sa confiance.

Yvette a été identifiée formellement par son co-locataire, Roger D’Amours.

Selon le rapport du coroner Yves Lambert, daté du 1er mars 1994, la « cause probable » de la mort serait attribuable à une « hémorragie interne massive secondaire à une perforation de l’aorte thoracique ».  L’autopsie parle d’arme tranchante et de « multiples plaies pénétrantes », sans toutefois préciser le nombre exact.  Les analyses permirent de déterminer que la victime avait un taux d’alcoolémie de 68 mg/100 ml dans le sang au moment de sa mort[5].

Ce sont là tous les détails contenus dans le rapport du coroner.

Yvette Groleau-Gariépy

Le 24 mai 1992, un peu plus d’un mois après le meurtre horrible de Mme Latulippe, une troisième femme âgée était assassinée dans son logement du 4440 rue Mercier, à Montréal.  Yvette Groleau-Gariépy avait 81 ans.

Selon La Presse, c’est une femme âgée dans la quarantaine qui s’occupait d’elle occasionnellement qui s’inquiéta de son silence.  En pénétrant dans le logement, celle-ci se retrouva devant le corps de Mme Groleau-Gariépy, qui gisait dans sa cuisine, face contre le plancher.  Elle alerta immédiatement la police.

C’est un médecin d’Urgence-Santé qui constata le décès sur place.  Pourtant, le rapport du coroner offre une version complètement différente des circonstances entourant la découverte du corps.  Selon lui, c’est vers 11h00, le 25 mai 1992, que Florian Benoît, le propriétaire de l’immeuble, s’est rendu à l’appartement de Mme Groleau pour y « chercher une clé » et c’est à ce moment qu’il fit la triste découverte.  Le corps présentait déjà une certaine rigidité cadavérique.  Toutefois, rien n’aurait été déplacé à l’intérieur du logement.

Dans La Presse du 26 mai on pouvait lire que « le vol d’une somme d’argent indéterminée serait la principale hypothèse actuellement étudiée par les policiers de la CUM chargés d’élucider l’assassinat d’une octogénaire dont le cadavre transpercé de plusieurs coups de couteau a été retrouvé hier matin, à l’intérieur de sa résidence du plateau Mont-Royal ».

La veuve de 81 ans était morte depuis environ 12 heures lorsqu’elle a été découverte.  On la disait encore « assez autonome » dans ce logement qu’elle habitait depuis une trentaine d’années.  « C’est au moment où des employés de la morgue s’apprêtaient à transporter le cadavre qu’ils ont constaté des marques évidentes de coups de couteau à la poitrine », précisa Marcel Laroche dans La Presse.  Les policiers retrouvèrent la prétendue arme du crime, « un couteau de cuisine que l’assassin avait lancé dans un champ vacant, à quelques pas des lieux du crime ».

Dans son rapport daté du 3 juin 1994, le coroner Claude Paquin parlait de « causes probables du décès », et bien que l’expression soit au pluriel, il n’en écrivait qu’une seule : « hémorragie interne et externe secondaire à [une] plaie pénétrante à la poitrine fait par un instrument piquant et tranchant ».

Ce rapport nous apprend également que le corps de la victime a été identifié par sa nièce, dont le nom n’est cependant pas mentionné.  L’autopsie a été réalisée par le Dr André Lauzon le 26 mai 1992.  Ce dernier nota la présence d’une dizaine de plaies fait par un « instrument piquant et tranchant ».  L’une de ces plaies avait été faite au cou, une autre dans la partie supérieure droite du dos, une autre au bras gauche et finalement 7 à la partie droite de la poitrine.  « La plupart de ces lésions sont situées au côté droit du corps et plusieurs présentent une trajectoire de gauche vers la droite », écrira le Dr Lauzon.

De plus, le Dr Lauzon spécifia que « neuf de ces lésions sont nettement superficielles et peu profondes.  Une seule plaie indique que la lame a pénétré la paroi thoracique et a lacéré le cœur, la veine-cave inférieure de même que le foie avec hémorragie interne significative secondaire.  La lame a emprunté une trajectoire d’avant à l’arrière, du haut vers le bas et légèrement de gauche à droite pour pénétrer sur 8 cm de profondeur.  La lame a provoqué une hémorragie qui compte tenu de l’âge et de l’état de santé physique de la patiente, a directement entraîné le décès ».

Soulignons également que le Dr Lauzon a indiqué n’avoir trouvé aucune plaie de défense aux mains ou aux avant-bras, ce qui peut nous laisser croire que Mme Groleau n’a jamais eu le temps de réagir à l’attaque ou qu’elle se soit figée devant son agresseur.  Finalement, il ajouta que « cette dame était porteuse d’une athérosclérose coronarienne sévère avec rétrécissements coronariens multifocaux de l’ordre de 85% de la lumière originale ».

Quant à aux analyses toxicologique, on retrouva uniquement des traces de Nordiazépam[6].

Conclusion

D’abord, les meurtres des dames Désilet, Latulippe et Groleau présentent un point commun : un cambriolage qui a mal tourné.  Toutefois, quant au jeu des similitudes, il semble qu’on doive s’arrêter là.  En effet, dans le premier cas, les quatre voleurs ne semblaient pas avoir d’intention de tuer même si leur négligence a fini par causer la mort de Germaine Désilet.  Dans le cas de Mme Latulippe, on ignore le nombre exact de suspects, tout comme dans celui de Mme Groleau d’ailleurs.  Le mode opératoire est également différent : Mme Désilet est morte étouffée alors que Mme Latulippe et Mme Groleau ont été poignardées à de multiples reprises.  Dans ces deux cas, l’intention criminelle était présente.

Pour créer un lien solide entre ces deux derniers meurtres, il nous faudrait évidemment plus de renseignements.  Seuls les enquêteurs de la police sont qualifiés pour nous dire si on serait en droit ou non de lier ces deux crimes.

En ce qui nous concerne, il n’y a pas de lien sérieux entre ces trois affaires, mais le fait que ces meurtres de vieilles dames aient eu lieu à des dates rapprochées à Montréal dessinerait-il une tendance criminelle?  Y a-t-il eu d’autres vagues de meurtres semblables?

Espérons seulement qu’on finira un jour par en apprendre davantage sur ces crimes odieux.  Certes, qui voudrait d’une société où on assassine froidement ses aînés?


Médiagraphie :

Martin Pelchat, « Sordide attaque contre deux femmes âgées », La Presse, 2 juin 1991.

Enquête du coroner Roger C. Michaud, 64-291, 6 avril 1992.

« Sexagénaire poignardée à mort », La Presse, 18 avril 1992.

Rapport du coroner Yves Lambert, 84357, 1er mars 1994.

Yvette Groleau (Gariépy) est né le 11 décembre 1910.  Son père était Ovila Groleau et sa mère Malvina Gauthier.  Elle avait été mariée à un certain Arthur Gariépy.

Marcel Laroche, « Le vol serait le mobile du meurtre d’une dame de 81 ans tuée à coups de couteau », La Presse, 26 mai 1992.

Rapport du coroner Claude Paquin, 3 juin 199[?]


[1] Parmi les sources consultées, on retrouve aussi le nom sous la forme de « Désilets ».

[2] Germaine est née le 23 novembre 1910.

[3] Sécurité Publique de la Communauté Urbaine de Montréal.

[4] Enquête du coroner.

[5] À titre de comparaison, le taux maximal d’alcoolémie dans le sang pour conduire un véhicule moteur est de 80mg/100 ml.

[6] Anxiolytique de la famille des benzodiazépines.

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