1649, 16 mars – Jean de Brébeuf; et Gabriel Lalement

1649, 16 mars – Jean de Brébeuf; et Gabriel Lalement

Homicide extrémiste religieux[1] – torture – arme blanche – surpuissance

Saint-Ignace – ? SC

Non élucidé.

Le 16 mars, les bourgs de Saint-Ignace et de Saint-Louis ont été attaqués par une bande d’Iroquois estimée à 1 000 individus. L’histoire raconte que les pères Brébeuf et Lalement ont eu l’occasion de s’enfuir mais ils ont plutôt pris la décision de rester. Ils ont d’abord été faits prisonniers et amenés à Saint-Ignace. C’est là que Brébeuf a subi, dit-on, les pires tortures de toutes les annales de la chrétienté. On l’a attaché à un poteau, frappé à coups de bâtons, ébouillanté, et ridiculisé. On lui a même coupé les lèvres pour qu’il cesse de parler de Dieu pendant son supplice. Finalement, il a été brûlé vif et lacéré de coups de couteau. Pour en finir, on l’a scalpé avant de lui arracher le coeur.

On ignore si Lalement a eu connaissance des souffrances infligées à Brébeuf, mais ce qui est sûr c’est qu’il a lui aussi été victime des Iroquois.


[1] Cette classification a été choisie parce que, semble-t-il, et bien que les détails du crime manquent, Brébeuf a été tué spécifiquement à cause du symbolisme religieux qu’il représentait. Ce meurtre était non seulement cautionné par un groupe mais aussi à caractère religieux.