1678, février – Femme de Mathieu Ourakoui (Huron)

Homicide argumentatif – arme blanche (épée)

Beauport – 1 SC

Robert Leclerc dit Desrosiers, condamné à une amende et banni pour 5 ans.

Selon la transcription des documents réalisée par le paléographe Guy Perron[1], Desrosiers buvait en compagnie de Ourakoui et de l’épouse de ce dernier à Beauport lorsqu’une querelle a éclaté entre les deux hommes. La femme de Ourakoui aurait pris l’épée du soldat mais celui-ci a réussi à la désarmer en lui coupant les doigts d’une main. Au cours de la lutte qui a suivie, Desrosiers a fini par la poignarder au ventre. La femme, qui n’a jamais été identifiée par son nom, est décédée quelques jours plus tard en donnant naissance à un bébé mort-né qui portait la trace du coup d’épée.[2]

Desrosiers a été arrêté le 27 février 1678, alors qu’on a interrogé Ourakoui le 2 avril. On a jugé qu’il n’y avait aucune préméditation. La sentence a été prononcée le 18 avril : Desrosiers a été condamné à une heure de carcan, dans la basse-ville de Québec. Il devait aussi payer 10 livres au roi et 60 livres aux enfants Ourakoui. Il a également été banni de Québec pour une période de 5 ans.


[1] http://www.guyperron.com/ptpresentation.html

[2] L’épée aurait lacéré l’un des bras du bébé.