1679, 23 octobre – Jeanne Couc, 20 ans

Homicide argumentatif –

Trois-Rivières – ? SC

Jean Rattier dit Dubuisson, 32 ans, condamné à mort et gracié.

C’est au cours d’une bagarre que Jeanne Couc a été mortellement blessée. Elle a été inhumée dans le cimetière de Trois-Rivières. « Un procès fut intenté, qui s’instruisit devant le lieutenant général de la juridiction des Trois-Rivières, Gilles Bovinet, et le 31 du même mois, une sentence fut rendue contre le meurtrier, Jean Rattier dit Dubuisson, 32 ans. Le coupable devait être conduit à Saint-François, au lieu que le seigneur de cette seigneurie désignerait pour place publique, et là attaché à une potence pour y être pendu et étranglé, et y demeurer exposé pendant vingt-quatre heures. En outre, il devait payer quatre-vingt livres d’amende au roi, deux cents livres à Pierre Couc, et les dépenses. Avant d’être livré à l’exécuteur, on devait le soumettre à la « question » [torture] pour avoir révélation des auteurs et des complices de la mort de Jeanne Couc. »[1]

Rattier a fait appel du jugement. Cette fois, quatre hommes – Crevier, Gilbert, Dupuis et Julien – ont été accusés de complicité. « Le procès dura plus d’un an. Le jugement fut rendu par le Conseil le 31 décembre 1680. Rattier, reconnu coupable d’avoir tué Jeanne Couc, fut condamné à être pendu, sur la place du marché de la basse ville de Québec, et en outre à payer trois cents livres d’intérêts civiles à Couc, cent livres d’amende au roi et les dépenses de deux procès. Mais, comme il n’y avait pas alors d’exécuteur public, il eut la vie sauve à condition d’en accepter lui-même la charge. Il s’établit à Québec, sur la Grande-Allée. C’était la troisième fois depuis le début de la colonie qu’un condamné à mort était gracié de cette façon. »[2]


[1] « Procès pour meurtre en Nouvelle-France « Histoire du Québec », consulté le 27 octobre 2019, http://histoire-du-quebec.ca/proces-pour-meurtre/.

[2] « Procès pour meurtre en Nouvelle-France « Histoire du Québec ».