Affaires non résolues du Québec


 

Liste des affaires non résolues

 

Liste des affaires non résolues

La présente liste renferme les cas de meurtres qui n’ont connus aucun développement ou qui se sont soldés par un acquittement, qu’il s’agisse d’un ou plusieurs accusés.  Les cas de disparition ne font pas partie de cette liste, sauf exception.

Je tiens donc à préciser que pour qu’un meurtre soit résolu il faut qu’un suspect accepte de plaider coupable ou qu’un procès se termine par un verdict de culpabilité.  Tous les autres cas de meurtre, qui sont les bienvenus dans cette liste, sont considérés comme non élucidés.

Selon une recherche de la journaliste Josée Dupuis, pour le compte de l’émission Zone Libre diffusée à une certaine époque sur les ondes de Radio-Canada, il y aurait environ 1,000 cas de meurtres non résolus au Québec depuis les années 1970.  Selon Statistiques Canada, le taux de résolution de meurtres serait à la baisse, passant de 95% en 1961 jusqu’à 75% en 2010.

Comme cette liste n’a pas la prétention d’être scientifique ni absolument complète, vos suggestions de nouveaux cas seront les bienvenues.  Pour certains dossiers apparaissant ci-dessous, il est possible de cliquer sur les noms des victimes pour en apprendre davantage, ainsi que sur certains liens suggérés, entre autres vers des documentaires vidéo.Cette page peut connaître occasionnellement des mises à jour.  Si vous possédez de l’information sur l’un ou l’autre de ces crimes, je vous invite à contacter les services policiers appropriés.  Si vous avez des dossiers de meurtres non résolus à proposer pour cette liste n’hésitez pas à en faire part dans la bande réservée aux commentaires apparaissant au bas de cette page (en décrivant le dossier avec le plus de détails possible) ou alors en m’écrivant à l’adresse courriel suivante:

eric.veillette@hotmail.ca

Si toutefois vous possédez de l’information pertinente sur l’une ou l’autre des affaires résumées ci-haut, Historiquement Logique vous invite à contacter les autorités concernées afin de permettre, peut-être, de résoudre une énigme et ainsi redonner un peu d’espoir aux familles.  Si toutefois vous craignez de contacter directement les forces policières, je garantis également l’anonymat à toute personne – que vous soyez impliqué ou non dans une affaire – et à vous offrir une oreille attentive.

 

 

1765 Dans la paroisse de Château-Richer à Québec, Thomas Walk est tué le 12 août 1765 par une balle tirée par un inconnu.  Le projectile l’aurait atteint derrière l’oreille droite pour ressortir au-dessus de son œil droit.  Il a survécu durant une heure avant de succomber à sa blessure.
1766 Un tueur non identifié aurait laissé le corps assassinée d’une fillette inconnue âgée d’environ 1 mois devant l’entrée de l’Hôtel-Dieu, à Québec.
1777 C’est à Montréal que John Newel, soldat du 47ème Régiment, est poignardé dans le dos par un Indien qui ne fut apparemment jamais retrouvé.
1795 Le 25 avril, le corps de Patrick Cain est retrouvé dans un puits sur le Cap-Diamant à Québec.
1801 Le 28 janvier 1801, les amis Joseph Poiré et Alexis Lamarre arrivèrent en canot au quai de la Reine, à Québec.  Selon certains témoins, on vit ensuite Poiré pousser volontairement Lamarre dans les eaux froides du fleuve, ce qui causa rapidement sa mort.  Le 28 mars 1801, Poiré subit son procès, au cours duquel on apprit l’existence d’une dispute entre lui et Lamarre survenue au cours de l’automne 1800.  Mais en raison d’un manque formel d’identification, Poiré fut acquitté, laissant ainsi le meurtre de Lamarre à tout jamais non résolu.
1810 Le 6 octobre, le coroner John William Woolsey procède à une enquête sur le corps de Charlotte Hamelin qui a été violée et étranglée dans la ville de Québec.
1839 Le 31 janvier, Louis-Paschal Achille Taché est assassiné de deux projectiles en pleine tête.  On soupçonnera rapidement le médecin George Holmes, qui était apparemment amoureux de Joséphine-Éléonore d’Estimauville, l’épouse de Taché.  Joséphine aurait même incité sa servante, Aurélie Prévost dit Tremblay de donner l’arsenic à Taché lors d’une première tentative de meurtre.  Joséphine fut acquittée de cette tentative.  Quant à Holmes, il prit la fuite aux États-Unis où il purgea quelques mois de prison avant d’être libéré.  Ensuite, il disparut à jamais de l’Histoire, alors que Joséphine se remaria avec le notaire de Québec Léon-Charles Clément, qui lui donna six enfants.
1847 Un corps est retrouvé à St-Joseph de Lévis le 15 juillet et le coroner Jean-Antoine Panet écrira dans son rapport : « mort de cause inconnue – l’état du corps ne permet pas de déterminer la présence de marque de violence ».
1853 Un enfant mâle, qui n’a apparemment jamais été identifié, est retrouvé mort à Québec le 4 mai.  Le coroner J.-A. Panet écrivit dans sa conclusion : « il est étranglé avec un bandage de coton autour de son cou ».
1866 Le cadavre en décomposition de Marie-Aglaé Babin, 28 ans, est retrouvé le 25 juin près de la rivière du Lièvre à Buckingham.  Elle était infirme au point de ne pouvoir se déplacer seule.  Puisqu’il sera impossible de l’identifier formellement, on l’enterra sans sépulture et sans mention dans le registre.  Selon le site La Mémoire du Québec, le fossoyeur aurait cependant constaté les pieds difformes du cadavre, si bien que le coroner ordonna l’exhumation pour permettre au révérend Babin d’identifier le corps.  Marie-Aglaé aurait été noyée en avril, mais puisqu’elle ne pouvait se déplacer seule on en déduisit que quelqu’un avait certainement dû la conduire jusqu’à la rivière.  Le 23 juillet 1866, le pasteur Jérémie Babin, le frère de la victime, fut arrêté et déposé à la prison d’Aylmer.  Il sera acquitté le 26 janvier 1867.  Sa famille adoptera ensuite le nom d’Abbott avant de disparaître aux États-Unis.  C’est là que Jérémie mourut en 1913.  En 2007, l’historien Raymond Ouimet prétendra avoir élucidé ce meurtre, alors qu’en fait il reste officiellement non résolu.
1885 Dans les enquêtes de coroner on retrouve le décès constaté le 15 mars 1885 d’une personne inconnue de nom et de sexe.  Le coroner A.-G. Belleau en a toutefois conclu à une « asphyxie par strangulation au moyen d’une ligature placée et serrée autour du cou de la défunte ».
1895 Le 13 juin, Mélanie Massé, 28 ans, habitait avec son mari Napoléon Demers au 3726 Notre-Dame Ouest dans le quartier St-Henri, à Montréal.  Hélène-Andrée Bizier, auteure de La petite histoire du crime au Québec (1981), décrira Mélanie comme gentille mais peu souriante et qui « ne fréquente que ses proches et consacre tout son temps à ses deux enfants, une fille de 5 ans et un bébé de 3 mois.  Lorsqu’un homme lui sourit, Mélanie Massé-Demers craint qu’il ne veuille la séduire.  Elle s’enferme donc à double tour dès que son mari quitte leur appartement ».

Selon le journal montréalais La Patrie : « Dans la nuit de mercredi à jeudi, Mme Demers qui était reconnue comme une personne distinguée par son éducation et ses bonnes manières, avait pris soin de son bébé malade.  Hier matin, son mari, un ouvrier à l’emploi de M. Latimer, manufacturier de voitures, voyant que sa femme était fatiguée de cette longue veille, lui dit qu’il n’irait pas travailler afin de permettre à Mme Demers de prendre quelques heures de repos ».  Mélanie lui aurait répondu qu’il pouvait aller travailler l’esprit tranquille, ce qu’il fit.

Les voisins Deguise virent que ce matin-là Demers fut anormalement matinal pour aller fendre du bois dans la cour.  Avant 6h00, il installera le pot de lait à la porte pour permettre au laitier de le remplir, puis il partit travailler.

Vers midi, des témoins auraient vu Mélanie descendre dans la cour arrière de la résidence pour ramener une brassée de bois de chauffage.  Vers 13h00, Rose-Alma Sauvé se heurta à une porte verrouillée chez les Demers.  Décidée à aller voir la porte arrière, elle aperçut le corps de Mélanie par une fenêtre; elle gisait sur le plancher, dans une mare de sang.

Selon Bizier, on assista ensuite à un enchaînement d’incompétences, entre autre parce que la scène de crime ne fut jamais protégée par les policiers.  À son retour du travail, Napoléon Demers fut si bouleversé qu’il s’effondra.  Bizier ajoutera : « une paire de ciseaux découverte dans la chambre a peut-être été l’arme du crime …  Trop tard.  Lorsque l’on voudra en faire l’analyse ils auront été nettoyés et utilisés pour … ouvrir un poisson ».

Lors de l’enquête du coroner, les soupçons se tournèrent d’abord vers Charles Deguise, un voisin de 72 ans, mais il sera rapidement écarté.  Des lettres anonymes tentèrent, apparemment sans succès, de faire mauvaise réputation à la victime.  Puis le 31 août, le bébé Demers meurt alors qu’il était confié à des membres de la parenté à Saint-Charles-sur-le-Richelieu.

À en croire Bizier, un débat sur les circonstances du meurtre se joua autour de la rigidité cadavérique et des odeurs reliées à la décomposition.  On finit donc par accuser Napoléon du meurtre de sa femme.  Son procès débuta le 9 septembre au palais de justice de Montréal devant le juge Jonathan Wurtele.  Puisque le jury fut incapable de s’entendre sur un verdict unanime, un deuxième procès s’entama le 9 décembre, pendant lequel on entendit 78 témoins.  Le 30 décembre, après cinq minutes de délibérations, Demers fut acquitté.

Selon la lettre ouverte d’un médecin publiée le 3 décembre dans La Patrie, il aurait fallu s’attarder davantage à la thèse du suicide.

1895 C’est à Baskatong, une communauté forestière peu développée située au nord de Gatineau, que Sarah Jones, 24 ans, fut retrouvée morte au matin du 24 mai 1895.  Émilie Laframboise subira son procès pour ce meurtre mais sera acquittée, laissant ainsi ce dossier non résolu.
1901 Le 13 juin, dans la maison du 1065 rue Sherbrooke à Montréal, on retrouvait les corps d’Ada Maria Redpath, 56 ans, et de son fils Clifford Redpath, 24 ans.  Tous deux ont été abattus par arme à feu.  Mme Redpath était la veuve du fondateur de la Redpath Sugar Rafinery et la fille du quatrième maire de Montréal, John Easton Mills.  La police ne fut apparemment jamais contactée pour examiner la scène de crime et les corps furent rapidement inhumés.  Le coroner conclut que Clifford avait fait une crise d’épilepsie et qu’il avait tué sa mère avant de s’enlever la vie.
1905 À Grande Anse, en Haute Mauricie, le corps criblé de balles de Percy H. Sclater, 37 ans, est retrouvé dans son écurie au soir du 5 mars 1905.  Son pensionnaire Wallace McCraw (ou McCrae) sera reconnu coupable du meurtre lors d’un procès retentissant survenu en mars 1906 à Trois-Rivières.  Sa présumée complice, la veuve de Sclater (Annie Skeene), fut cependant acquittée quelques semaines plus tard.  Le verdict dans l’affaire McCraw sera finalement cassé en janvier 1907, ce qui lui donnera droit à un nouveau procès au terme duquel il sera acquitté.  En dépit de certaines rumeurs ou de croyances familiales, le meurtre de Sclater demeura un mystère complet.
1905 Le 13 août, le corps de Wilfrid Audette, 17 ans, est retrouvé à Farnham.  Ce jeune messager du Canadien Pacifique a été étranglé et frappé avec une pierre.  La présence de peau et de cheveux sous ses ongles témoigne du fait qu’il s’est violemment débattu avant de mourir.  On lui aurait volé sa montre et les 2$ qu’il avait en poche.
1906 Le 24 novembre, un travailleur italien est battu et poignardé à mort par cinq inconnus dans le vieux port de Montréal.
1913 1913 - enfants de VautourAu matin du 23 février 1913, vers 6h10, un garçon de 7 ans du nom de Victor Vautour se présenta au poste de police situé au 9 rue Grand-Trunk à Pointe Saint-Charles pour demander de l’aide. Au sergent Patrick Borden, il expliqua que sa mère était morte et que son père était couvert de sang.  Accompagné de deux collègues, Borden suivit l’enfant jusque chez lui, au 187 Grand-Trunk.  Sur place, comprit rapidement qu’Anna Michaud, 39 ans, était morte.  Elle était étendue dans son lit, vêtue d’une robe de nuit.  Son mari, François Vautour, se tenait dans la cuisine avec ses cinq autres enfants.  Il portait de profondes blessures au cou.

Les enfants montrèrent ensuite aux policiers une hache, affirmant que le responsable de l’attaque était leur oncle, un certain Alfred « Fred » Michaud, le frère d’Anna.  Né le 5 mai 1868 à l’Île Verte, près de Rivière-du-Loup, ce dernier était le troisième d’une famille d’au moins huit enfants.

Lors de l’autopsie, le Dr Dugas constata que la blessure au cou de la mère était si profonde qu’elle avait atteinte la colonne vertébrale au niveau de la 6ème vertèbre.  À 14h45, François Vautour succombait à son tour à ses blessures.  La tragédie venait donc de faire six petits orphelins.

L’enquête du coroner McMahon s’ouvrit le 24 février.  Théodore Vautour, 9 ans, raconta lors de son témoignage s’être levé vers 5h00 du matin et en se dirigeant vers la chambre de ses parents, qu’il avait découvert en sang.  « Je me suis rendu dans la cuisine pour m’habiller, mon père m’a demandé de l’eau et des essuies mains, ce que j’ai fait. Mon père s’est couché, et après un certain temps a dit à mon petit frère d’aller chercher la police ».  Il ajoutera que son oncle était entré dans sa chambre vers 3h00 pour tenter de l’étrangler, sans prononcer la moindre parole.  Fred Michaud aurait aussi tenté d’étouffer les autres enfants, apparemment sans succès.  Théodore précisera également que la hache ayant servie à commettre les crimes n’appartenait pas à son père.  Il affirma ne jamais l’avoir vu avant cette nuit-là.

Le petit Victor Vautour dira avoir vu Fred Michaud s’en prendre à son père.    Et avant de mourir, François Vautour avait répété la même chose aux policiers.  Selon le témoignage de Pierre Vautour, le frère de François, Fred Michaud aurait été expulsé de la résidence des Vautour parce qu’il aurait eu un comportement déplacé envers l’une des fillettes.  Toutefois, l’une des sœurs d’Anna, dira au coroner que celle-ci s’était déjà confié sur le fait que son mari l’avait déjà menacé avec un couteau.

À la reprise de l’enquête du coroner le 4 mars 1913, on parlait maintenant de la possibilité que les blessures infligées à François Vautour aient pu être faites par sa femme, laissant entendre que celui-ci aurait pu la tuer ensuite.  Bref, on exposait la possibilité que le couple ait pu s’entretuer.

Rappelé comme témoin, Théodore Vautour n’était plus certain d’avoir vu son oncle.

Le 11 mars, troisième et dernière journée de l’enquête du coroner, Fred Michaud fut appelé comme témoin.  D’après ce qui reste aujourd’hui de l’enquête du coroner dans les archives de BAnQ, Michaud se serait contenté de nier et de dire qu’il se trouvait chez lui au moment des faits.  Le coroner McMahon conclut que le double meurtre avait été commis « par une personne inconnue.  Jusqu’ici la preuve ne nous permettant [pas] de retenir Alfred Michaud […] le magistrat, dans une explication extrêmement claire et concise indique les points saillants du drame, et semble écarter la version de querelle entre les époux ».  Michaud célébra sa remise en liberté en serrant des mains et en déclarant que « la justice de Dieu est la plus équitable ».  Cette affaire de double meurtre ne connut aucun autre développement judiciaire.  Les meurtres de François Vautour et de sa femme n’ont jamais été résolus.

Parmi les orphelins du couple, on sait que Bella, née en 1906, épousa Jean-Marie Eugène Cartier en 1936 avant de s’éteindre le 5 novembre 1973. Gilberte Vautour, la jumelle de Bella, épousa un chauffeur de taxi en 1930 avant de mourir le 18 décembre 1947.  L’un de ses fils, Roger Lanoix, et mort en 1992.  Victor Vautour, épousa Eva Massé en 1927 et s’éteignit le 1er octobre 1977 à Montréal.

 

(Parmi les enfants des Vautour, il m’a été possible d’identifier Bella Vautour, née le 12 décembre 1906 et décédée le 5 novembre 1973, épouse d’un certain Cartier; Victor Vautour, né le 13 septembre 1905 et décédé le 1er octobre 1977, marié à une dénommé Laframboise)

Voir aussi : l’affaire Vautour

1914 Le 10 mai, dans le quartier Saint-Sauveur à Québec, Blanche Dubois descend au rez-de-chaussée de la cordonnerie qu’elle a hérité de son père, rue St-Vallier, avec un client.  Une trentaine de minutes plus tard, sa mère descendit pour découvrir le corps ensanglanté de sa fille dans l’arrière-boutique.  Selon toute vraisemblance, Blanche a été sauvagement assassinée à coups de marteau portés à la tête.  Elle portait également des plaies de défense à une main.  Joseph Dion, un ancien employé de la cordonnerie âgé de 23 ans, devra subir son procès dans cette affaire.  Il sera cependant acquitté.  Peu de temps après le procès, Dion s’enrôlera dans l’armée et partira pour le front en Europe.  Selon une source, il serait venu s’installer dans la région de Montréal après son retour de la guerre.
1914 Le charretier Odina Guay est assassiné le 9 juillet à Lévis.  Selon le coroner Georges William Jolicoeur, la conclusion de cette mort se lit comme suit : « choc nerveux causé par plusieurs blessures par arme à feu faites par un individu (le défunt conduisait dans sa voiture) ».
1916 À St-Hubert, en banlieue de Montréal, Carmino Festa est aperçu par sa fille en train d’entrer dans la demeure de son voisin et employeur Luigi Stabile le 16 octobre 1916.  Personne ne le reverra jamais plus en ressortir.  Considéré comme une disparition mystérieuse, son cadavre sera découvert seulement en juillet 1943 lors de travaux d’excavation.  Cette fois, il semble que la Couronne disposait d’un dossier plus solide afin de déposer une accusation de meurtre contre Luigi Stabile, qui subira son procès dès l’automne.  Il sera condamné mais son avocat, le redoutable Me Lucien Gendron, obtiendra son acquittement en Cour d’appel.  La mort de Carmino Festa fut ainsi condamnée à demeurer une affaire non résolue.  Stabile s’est éteint à Lasalle l 28 avril 1956.
1920
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Blanche Garneau. Son meurtre, survenu dans la ville de Québec en juillet 1920, est devenu le symbole des affaires non résolues au Québec.

Au soir du 28 juillet 1920, dans le parc Victoria, à Québec, le corps de Blanche Garneau, 21 ans, est retrouvé en bordure de la rivière St-Charles.  L’autopsie permit de déterminer qu’elle avait été étranglée à mains nues et violée.  Lors de l’enquête du coroner, le jeune Martin Griffin, qui avait fait la rencontre le Blanche le 11 juillet avant d’être éconduit à deux reprises, fut considéré comme un premier suspect.  Pour des raisons qu’on ignore, la police finira cependant par l’écarter définitivement de la liste des suspects.

L’enquête piétinera durant quelques mois avant qu’un ancien soldat du Royal 22ème Régiment, Henri Duval alias Casobon, passe aux aveux.  Il affirma avoir vu deux inconnus s’en prendre à la victime dans le parc.  Cette piste fut toutefois abandonnée lorsqu’on découvrit que Duval était incarcéré dans une cellule de la Citadelle au moment du meurtre.

À la fin de décembre, c’est en Ontario qu’un ancien détenu dénonça Raoul Binette, qui s’était vanté d’avoir été impliqué dans cette affaire.  Arrêté, Binette avouera tout en plus d’impliquer un complice, Frederick William Palmer.  Binette et Palmer subirent leur procès à l’automne 1921.  La défense présentera un alibi plutôt imparfait mais le doute sera suffisant pour convaincre le jury de les acquitter tous les deux.  Les rumeurs reprendront de plus belle, allant jusqu’à impliquer sans aucune preuve deux fils de député.  La pression populaire, de même que la publication d’un article mensonger paru dans le journal à scandale The Axe, forcera le premier ministre Louis-Alexandre Taschereau à déclencher la tenue d’une Commission royale d’enquête à l’automne 1922.  Plusieurs éléments nouveaux émergeront lors de cette ultime enquête, mais pas suffisamment pour rouvrir une nouvelle piste.  Celle du complot politique sera toutefois écartée en raison de son manque de sérieux.

(Je suis d’avis que l’on devrait considérer l’affaire Blanche Garneau comme un symbole des meurtres non résolus au Québec, à la fois parce qu’il s’agit de l’un des dossiers les mieux documenté, qu’il a inspiré plusieurs auteurs – même si ceux-ci ont malheureusement entretenus beaucoup de ragots à son sujet – et aussi parce que ce meurtre a su ébranler le gouvernement provincial et les façons de faire dans le milieu policier.

1922 Le 7 janvier, c’est dans le quartier Snowdon à Montréal qu’on retrouve le corps de Raoul Delorme.  Son frère, le prêtre Adélard Delorme, deviendra vite le principal suspect, d’autant plus qu’il possédait un revolver du même calibre qui avait coûté la vie à Raoul et que son comportement était plus que bizarre.  L’affaire fit controverse à l’époque puisque le public fut d’avis que la justice n’agissait pas avec autant d’objectivité face à un prêtre dans le banc des accusés.  De plus, Delorme se déplaçait avec son garde du corps, nul autre que le gouverneur de la prison de Bordeaux, Napoléon Séguin.  Delorme planifiait également des voyages de repos en compagnie du Dr Brochu, ce spécialiste qui avait signé en faveur de sa santé mentale.  Cette affaire donna lieu à quatre procès.  Au bout du compte, Delorme fut acquitté.  Son comportement continuera cependant d’attirer l’attention, jusqu’à ce qu’il s’éteigne en 1942.

(à noter que le Dr Brochu a aussi témoigné en 1920 lors du procès de Marie-Anne Houde (la marâtre) à Québec pour convaincre le jury que l’accusée était tout à fait saine d’esprit.  L’affaire Delorme a été l’objet du livre La soutane et la Couronne, de Jean Monet, publié en 1993 et inspira aussi un épisode de la télésérie Les grands procès du Québec au milieu des années 1990.)

1924 Christopher White accusé du meurtre de William Clarke en 1924Dans la nuit du 8 août, William Clarke, un gardien de nuit âgé de 60 ans, travaillait à l’intérieur de la Jenkins Brothers Limited, une manufacture de valves située au 103 rue Saint-Rémi dans le quartier Saint-Henri de Montréal.  Clarke, qui résidait au 142 rue Coursol et travaillait pour la compagnie de sécurité Dominion Messenger and Signal (302 rue St-Jacques), devait se rapporter toutes les heures à l’aide d’une boîte automatique.  Puisqu’il ne s’enregistra pas à 1h00, la compagnie envoya l’inspecteur Henri Roy sur les lieux.  Se heurtant aux portes verrouillées de l’usine, celui-ci contacta le gérant Jim Webb pour lui demander de venir lui ouvrir.   Une fois à l’intérieur, Roy découvrit le corps de Clarke, qui gisait sous une bâche retenue par quatre poteaux, une installation qui servait de pare-soleil durant le jour.  Le gardien de 60 ans avait été atteint d’un projectile d’arme à feu à la tête.

Dès le départ, deux hypothèses se présentèrent : soit le tueur connaissait les lieux ou il s’était introduit en franchissant la clôture de la cour.  Au lendemain du meurtre, La Patrie rappela que, jusqu’à tout récemment, deux gardiens travaillaient sur le même quart de travail.  Les détectives trouvèrent un revolver dans l’un des bureaux de la manufacture dont le calibre correspondait à la balle qui avait tué Clarke.  L’arme fut aussitôt confiée aux experts.

L’enquête du coroner, qui se tint le 13 août, reconnut Christopher White, un gardien de nuit récemment congédié, criminellement responsable de la mort de Clarke.  L’enquête préliminaire, présidée par le juge Cusson, le renvoya subir son procès devant le juge Joseph Demers au palais de justice de Montréal.  Au procès, qui s’ouvrit le 17 septembre 1924, la Couronne fut représentée par Me Joseph Archambault tandis que la défense de l’accusé fut assurée par les avocats Me Léonce Plante et Me James Crankshaw.  Selon la théorie de la Couronne, White serait entré dans l’usine au cours de la nuit du 8 au 9 août vers 1h00 pour s’emparer du revolver déposé dans son ancien bureau.  Il aurait ensuite tué William Clarke dans la fonderie et replacé l’arme à sa place avant de s’enfuir en sautant une clôture.  Le mobile du crime serait la haine ou la jalousie puisque plusieurs témoins furent appelés à la barre pour venir raconter que White et Clarke se détestaient.  D’ailleurs, White avait été renvoyé le 8 août suite à une plainte déposée par Clarke.  D’ailleurs, des témoins jurèrent avoir reconnu White vers 1h40 à quelques pas de l’usine.

Selon la défense, White aurait entendu du bruit alors qu’il circulait près de la clôture et pour protéger son ancien collègue se serait précipité à l’intérieur de l’usine pour s’emparer de l’arme.  Il aurait tiré un seul coup dans les airs avant de replacer l’arme à sa place et de quitter les lieux.  Au matin du 19 septembre, la Cour se transporta sur les lieux même du crime.  Durant cette visite, l’accusé s’adressa régulièrement à son avocat, Me Plante, en plus de mâchouiller un cigare ou de fumer la pipe.  Ainsi, la dernière ronde de sécurité de Clarke fut entièrement reconstituée, un trajet qui dura une heure.  La Patrie ajouta que « en parcourant l’édifice, il [l’accusé] a d’abord allumé un cigare, pour ensuite fumer sa pipe.  White a regardé attentivement l’endroit où on avait trouvé le cadavre de Clarke ainsi que l’endroit de la clôture où les planches avaient été brisées et par où on soupçonne qu’il s’est échappé ».

La défense prit la décision de faire témoigner l’accusé, ainsi que sa femme.  Le 24 septembre, le jury le déclara tout de même coupable de meurtre.  Mais White continua de clamer son innocence.  L’épouse de White, qui se trouvait dans le corridor au moment de la tombée du verdict, aurait simplement répliqué à un journaliste : « je vais retourner à la maison.  Les avocats vont en appeler ».

Grâce à l’acharnement de ses avocats, White eut droit à un second procès au terme duquel il fut acquitté.  Le meurtre du vieux gardien de nuit demeura donc impuni.

1925 Mariés le 3 février 1906, Abraham « Abe » Gallop et Émily « Amy » Sprague, née le 21 novembre 1885, ne vécurent pas ensemble très souvent en raison des emplois occupés par Abe, qui courait les bois lorsqu’il ne travaillait pas à l’usine.  À la fin de l’année 1924, le couple s’installa finalement à l’Isle-Maligne, près de St-Joseph d’Alma.  Peu après, Ford McNeil et Walter Simpson, deux hommes originaires de Pointe Bleue, s’installèrent chez eux en tant que pensionnaires.  Rapidement, Amy prit Simpson comme amant afin de combler les longues absences de son mari.  Curieusement, c’est aussi à cette même époque que Gallop commença à éprouver d’importants maux d’estomac.

Alors que Gallop préparait une expédition de chasse, le couple se rendit compte que leur pharmacie privée était à court de strychnine, un poison répandu dans la région et qu’Abe utilisait pour trapper les loups et les renards afin de ne pas abîmer les fourrures.  Le 3 août 1925, Amy se dirigea vers Alma où elle passa une commande de strychnine au Dr Herméngilde Bouillé.  Deux jours plus tard, celui-ci reçut une once de strychnine que sa cliente vint récupérer sans tarder.  À son retour à la maison, elle apprit que le voyage de chasse de son mari était annulé.  Celui-ci prit une partie du poison en lui parlant de son intention de tuer les rats qu’elle élevait et auxquels elle tenait beaucoup.  Puisqu’il n’en avait plus besoin pour la chasse, Abe l’obligea à remettre le reste du poison à un autre chasseur qu’il connaissait dans la région de La Tuque.

Peu après, couchée avec son mari dans la nuit du 5 au 6 août 1926, Amy dira plus tard avoir constaté que celui-ci était mal en point, passant du frisson à la fièvre.  Elle envoya Simpson chercher le médecin Robillard, mais à l’arrivée de celui-ci, il était déjà trop tard.  Gallop, 45 ans, était mort, ses doigts et ses orteils tordues par la douleur.

Amy parvint à faire inhumer le corps au Nouveau-Brunswick, où son mari avait de la parenté.  Fred Gallop, le père du défunt, fut apparemment le premier à avoir des soupçons, en particulier sur la rapidité avec laquelle sa belle-fille s’était confectionné une robe de deuil noire … la veille du décès.  Plus étrange encore, elle aurait dit à qui voulait l’entendre que son mari était décédé paisiblement, alors que plusieurs voisins avaient entendus ses cris au cours de la nuit fatidique.

Les ragots finirent par atteindre les oreilles de la Justice, et le détective Alfred Roussin débarqua à l’Isle-Maligne pour poser ses questions.  On finit par exhumer le corps avant d’envoyer les viscères au Dr Wilfrid Derome à Montréal pour fins d’analyses.  En apprenant la nouvelle, Amy se dirigea jusqu’à Québec pour rencontrer l’assistant du procureur général Charles Lanctôt, qui lui confirma que le corps avait été déterré la 14 septembre.  Sur ce, Amy se rendit à Ste-Anne-de-Beaupré pour s’y faire baptiser.  Les examens du Dr Derome démontrèrent que la cause de la mort était attribuable à une forte dose de strychnine.  Amy se trouvait à Moncton lorsqu’elle fut arrêtée le 9 octobre.

Le procès de la femme de 41 ans se déroula à Roberval le 19 juin 1926 devant le juge G. F. Gibsone[1].  Elle sera défendue par les avocats Alleyn Taschereau, Antoine Rivard et Armand Boily, tandis que la Couronne fut représentée par Valmore Bienvenue et Armand Sylvestre.  Quoique Amy ne parlait pas la langue de Molière, on finit par s’entendre sur la formation d’un jury francophone.  L’achat d’une assurance vie peu de temps avant la mort d’Abe vint s’ajouter aux éléments incriminants.

À l’issu de ce procès d’une dizaine de jours, la veuve fut reconnue coupable et condamnée à être pendue le 15 octobre 1926.  Mais ses avocats portèrent la cause en appel et obtinrent un nouveau procès, qui s’ouvrit le 6 juillet 1927 devant le juge Auguste-Maurice Tessier à Roberval.  Simpson témoignera encore contre elle, expliquant qu’Amy lui avait avoué l’empoisonnement de son mari en plus d’acheter des joncs pour se remarier avec lui.  Le 14 juillet, le jury fut incapable de s’entendre.  Amy Sprague Gallop reprit le chemin de la prison de Québec en attendant la tenue de son troisième procès.

Cette fois, le procès eut lieu à Québec, le 18 octobre 1927 devant le juge Aimé Marchand.  Selon Hélène-Andrée Bizier, les avocats se montrèrent cette fois plus agressifs.  Plus prudent parce qu’il craignait d’être considéré comme complice, les propos de Simpson furent moins incriminant.  Puis le 29 octobre, le juge Marchand tomba soudainement malade et le procès avorta.

Le quatrième procès débuta le 12 décembre 1927 devant le juge François Lemieux.  On comprend cette fois qu’Amy avait porté plusieurs fois sa robe noire et qu’elle avait enlevé un fil de couleur seulement après la mort de son mari.  Quant à la police d’assurance, on démontra qu’elle savait que celle-ci ne serait jamais versée puisqu’elle n’avait pas été payée.  Le 24 décembre, Amy fut acquittée.

Hélène-André Bizier consacra à cette affaire un chapitre dans son livre La petite histoire du crime au Québec, publié en 1981.  À la fin, elle écrivait « qu’est devenue Amy Gallop?  Est-elle retournée vivre auprès de sa mère et de la petite fille qu’elle avait adoptée longtemps après son mariage? ».  En fait, Amy Sprague se remaria à un certain Larsen avant de s’éteindre à Chicoutimi le 11 septembre 1951.

1925 1925 - maison des Bernard - banque à RougemontLe lundi 26 octobre, les corps de Charles-Henri Bernard, 60 ans, et de sa femme Sarah, son retrouvés dans leur maison de Rougemont.  Il semble que le double meurtre, commis à la hache, remontait dans la nuit du vendredi 23 au samedi 24 octobre.  Leur maison servait aussi de succursale à la Banque canadienne mais rien n’a été volé.  La hache tachée de sang fut retrouvé quelques jours plus tard dans une haie derrière la maison.  Une piste laisse croire que l’assassin, qui n’a jamais été retrouvé ou identifié, aurait pris la fuite à bord d’un train.
1927 L’empoisonnement de Mme Gilbert… (description à venir lors de la prochaine mise à jour)
1928 Le 2 septembre, des voisins entendent une violente dispute dans le logement de Georges et Florence Schnabel, rue Oxford, dans le quartier Notre-Dame-de-Grâce, à Montréal.  Et soudainement, plus rien.  Georges expliquera à ses deux enfants que leur mère est parti à Hamilton, Ontario, mais deux jours plus tard il se dirige vers un canal à Cornwall.  On ne reverra plus Florence.  Le 29 novembre, un policier soupçonne Georges du meurtre de sa femme et celui-ci s’empresse de renvoyer ses deux enfants à Hamilton en leur disant que leur mère est morte et que lui se retrouvera bientôt en prison.  Mais par la suite, il échappe à la surveillance policière.  Georges Schnabel est soudainement devenu introuvable.  Le mois suivant, le corps de sa femme est découvert dans le canal de Cornwall par un touriste.  L’enquête révéla que Schnabel avait une jeune maîtresse et qu’il souhaitait divorcer, ce à quoi se refusait Florence.  Schnabel ne sera jamais arrêté par la police.  On rapporta son signalement dans différentes parties du monde.  Quelques années plus tard, il leur aurait envoyé une carte postale d’Amérique du Sud pour se moqueur d’eux.  On n’eut ensuite plus jamais de ses nouvelles.
1930 ScreenHunter_634 Apr. 15 22.19Le 10 juillet, Simone Caron, une fillette de 7 ans, sort acheter des bonbons avec une amie après avoir promis à sa mère qu’elle revenait immédiatement après.  À la sortie de la confiserie, les fillettes se séparent.  Simone ne rentrera jamais chez elle.  Quelques semaines plus tard, son corps sera retrouvé dans la cave de l’Académie Roussin de Pointe-aux-Tremble, une institution tenue par les Frères du Sacré-Cœur.  Cette affaire donnera lieu à un retentissant procès puisque le frère Dosithée, un belge de 48 ans, sera accusé.  D’abord condamné à mort, le frère Dosithée, de son vrai nom Albert Nogaret, sera acquitté.  Un simplet du nom de Godon deviendra ensuite le principale suspect, mais il sera déclaré aliéné, laissant ainsi le meurtre de la petite Simone Caron impuni.
1933 L’affaire Nelson Philipps … (description à venir lors de la prochaine mise à jour)
1935 Arthur Boulanger, 51 ans, est retrouvé sans vie le 18 septembre dans son logement de Yamachiche.  Il a été battu à mort avec un instrument contondant qui ne fut jamais retrouvé.  Freddy Pellerin subira son procès pour ce meurtre mais sera acquitté.  Personne n’a jamais su qui avait assassiné Boulanger (voir Meurtre non résolu à Yamachiche : l’affaire Boulanger).
1936 Le 3 novembre, Élaine Saint-Pierre, une jolie jeune femme travaillant dans une pharmacie de Montréal, termine son quart de travail à 18h30.  On ne la reverra plus jamais.  L’enquête de victimologie permettra de comprendre qu’elle devant épouser Lucien Poissant, qui était déjà installé à Chicago, mais qu’en septembre elle était follement tombé amoureuse de Henri-Émile Fissiault, 29 ans.  La piste la plus sérieuse se dirige vers un meurtre suivi d’un suicide, alors que Fissiault aurait manqué de courage le temps venu de se faire lui-même sauter la cervelle.  La police manque de preuve pour l’accuser officiellement.  Le 16 juillet 1937, Fissiault sera retrouvé pendu.  On retrouvera dans son appartement plusieurs mèches de cheveux de femme, ce qui laissera croire que le suicidé s’adonnait à une certaine forme de fétichisme.
1948 Le 10 janvier 1948, Joe Randolph commet un vol à main armé dans une barbotte mafieuse de Côte-de-Liesse avec son frère Bernie, Léo Beauchamp et Paul Stoycheff.  Ils parviennent à voler une somme de 14,000$.  Selon l’auteur Pierre De Champlain, cette barbotte appartenait possiblement à Luigi Greco et Frank Pretula.  Au soir du 4 mars 1948, Randolph suit Johnny Goodman.  On ne le reverra plus jamais.  Le 5 octobre, Goodman disparaît à son tour.
1951 Le 22 octobre, Régina Morel, d’Acton Vale, est transportée d’urgence à l’hôpital Notre-Dame de Montréal après avoir été violemment agressée chez elle.  Selon une version, elle aurait été battue à coups de marteau, mais l’enquête du coroner faite à Montréal, suite à son décès à l’hôpital Notre-Dame, ne mentionne aucune arme, seulement qu’elle a été victime de « mauvais traitements ».  La police, avec Ubald Legault en tête des détectives de la Sûreté provinciale, se mit à la recherche de Victor Loranger, le présumé tueur et mari de la victime.  Dans un article paru dans La Patrie du 1er février 1953, on semblait vouloir dire qu’on croyait le corps de Loranger enfoui au fond d’une mine et que l’affaire ne serait donc jamais résolue.  Loranger se serait suicidé peu après le meurtre en se jetant dans la mine.  La police abandonna l’idée de vider la mine pour tenter de retrouver le corps, puisqu’un tel travail de pompage aurait engendré des coûts exorbitants en plus de s’étendre sur une période estimée à deux ans.  (Selon une lectrice qui m’a contacté par courriel, le couple Loranger aurait été victime de trois tueurs à gage faisant partie d’un complot impliquant le premier ministre Daniel Johnson, mais aucune preuve ne vient appuyer cette théorie).
1952 Dans la nuit du 1er au 2 novembre 1952, Mme Henri Tarte, (Philomène Chapdelaine), 95 ans, du Bois d’Autray, près de Berthier, dans Lanoraie, était assommée à mort par des hommes qui s’étaient introduit chez elle.  Selon La Patrie, son fils, Étienne Tarte, aurait lui aussi été victime des assaillants, au point où il fut transporté à l’hôpital Saint-Eusèbe de Joliette.  On le disait alors entre la vie et la mort.  La vieille femme avait été retrouvée dans son lit, le crâne fracassé.  Le vol était vraisemblablement le mobile du crime.

Finalement, l’enquête policière permit de déposer des accusations contre Olivier Tarte, un neveu de la victime âgé de 27 ans.  Son procès se déroule du 29 septembre au 5 octobre 1954 à Joliette devant le juge Édouard Tellier.  La défense fit comparaître 15 témoins pour démontrer que son client se trouvait ailleurs au moment du crime.  Le 5 octobre, Olivier Tarte fut reconnu coupable et condamné à être pendu le 17 décembre.  Il ne manifesta cependant aucune émotion.  Plus tard, il aura cependant droit à un nouveau procès au terme duquel il sera acquitté, laissant le meurtre de sa vieille tante à jamais non résolu.

(Philomène Chapdelaine avait vu le jour le 8 septembre 1863.  Elle était veuve depuis 1936.  Étienne Tarte s’éteindra finalement à Berthierville le 21 janvier 1962).

1953 Le 5 octobre, des employés d’Hydro-Québec travaillant sur un barrage de la rivière des Prairies, découvrent le corps d’une femme flottant à quelques pieds de la rive.  Le corps est enveloppé dans une robe de nuit et entièrement ligoté.  Un bloc de ciment est encore attaché à son cou et on croit qu’un autre attaché à ses chevilles s’était détaché, et aurait ainsi permis au corps de remonter à la surface.  Quant à elle, la tête était enveloppée par des bandelettes de tissu.  La décomposition avancée laissa croire que le meurtre remontait à plusieurs mois.  L’autopsie, pratiquée par le Dr Jean-Marie Roussel, détermina que la victime, dont on estimait l’âge entre 25 et 35 ans, avait été étranglée.  En dépit des efforts de la police, le corps de cette inconnue ne fut jamais identifié.

(En mai 2016, une lectrice m’a contacté pour me présenter sa théorie selon laquelle la victime de 1953 aurait été Marie-Paule Rochette, une jeune et jolie femme née en 1918 et qui aurait travaillé pour la GRC.  Pour en savoir davantage, je vous invite à lire les articles de la section concernant l’affaire Rochette à l’adresse suivante :

https://historiquementlogique.com/category/1900-1999-20eme-siecle/affaires-non-resolues/affaire-rochette/

Il est également possible de consulter un album photo complet à l’adresse suivante : https://www.facebook.com/media/set/?set=a.998997420147511.1073741830.156166734430588&type=1&l=0c2b2c6b25)

Depuis septembre, cette affaire fait l’objet d’une réouverture d’enquête.

1954 le 1er octobre 1954, Clifford Sherwood, 9 ans, et George Gumby disparaissent en se rendant à leur école de Verdun.  Un torse d’enfant est découvert l’année suivante, mais la mère de Sherwood refusera de l’identifier comme étant celui de son fils.  En 2009, elle meurt sans jamais avoir su ce qui était arrivé à son fils.
1957 Le 20 juillet, près de St-Donat, deux jeunes filles trouvent une jambe humaine dans le lac Ouareau.  Grâce au bas bleu ce membre sera vraisemblablement identifié comme étant celui de Larry Petrov, un membre de la pègre disparu depuis trois semaines.  La police reliait déjà le nom de Petrov à un vol de coffrets bancaires survenu le 14 janvier 1957, un vol évalué entre 300 000$ et 1 000 000$.  La police en arrive à croire que la jambe a été jetée du haut d’un avion.  Quand on identifie enfin le pilote, celui-ci vient d’être assassiné.  Puisque le procureur général Charles-Édouard Cantin a toujours prétendu que la découverte d’une jambe ne suffisait pas à déclarer qu’il y avait eu mort d’homme, aucune enquête de coroner n’eut lieu.  La mort de Petrov ne fut donc jamais officielle.  Quoi qu’il en soit, les autres parties de son corps ne furent jamais retrouvées.
1961 1961_Rufiange (4)Au soir du 23 juin 1961, à minuit, Benoît Massicotte et Wellie Beaulieu sont parmi les employés de la Du Pont Chemicals à Shawinigan qui terminent leur quart de travail.  Tous deux regagnent leur voiture dans le stationnement.  Peu après, un compagnon de travail évite de peu une voiture qui quitte les lieux à toute vitesse.  Après cet incident, il entend des gémissements.  C’est à ce moment qu’il trouve le corps de Massicotte près de sa Buick.  L’homme de 36 ans, père de jumeaux âgés de 5 ans, a reçu une balle de calibre .38 en pleine tête.  D’après l’auteur et journaliste Daniel Proulx, qui consacra un chapitre à cette affaire en 1996, on ne connaissait aucun ennemi à Massicotte.

Dans un premier temps, l’enquête policière mènera aux arrestations de Jean-Marc Rufiange, 36 ans, ainsi que son beau-frère Bertrand Métivier, propriétaire d’une salle de quilles où travaille Rufiange, et la veuve de Massicotte.  Ces deux derniers furent rapidement relâchés, alors que Rufiange fut accusé du meurtre.  Selon la police, celui-ci aurait voulu éliminer Massicotte parce que ce dernier voulait causer des problèmes à Métivier, qui couchait apparemment avec sa femme.

Le procès de Rufiange s’ouvre au palais de justice de Trois-Rivières le 20 novembre 1962.  La Couronne dépose en preuve deux déclarations faites par l’accusé, mais celui-ci dira les avoir fait sous la contrainte des policiers.  Néanmoins, on apprend dans celles-ci que Rufiange aurait avoué à l’un des frères Hamelin, qui lui aurait procuré le revolver, avoir tué Massicotte pour défendre son beau-frère.  Il aurait ajouté avoir jeté l’arme dans la rivière St-Maurice.  Lors de son propre témoignage, Rufiange explique avoir tenté de faire croire aux Hamelin qu’il avait fait le coup pour tenter de les faire parler.

Dans sa seconde déclaration, il aurait dit que la femme de Massicotte s’était confiée à lui au début de juin pour lui dire à quel point son mari était violent et qu’elle était sur le point de révéler l’identité de tous les hommes avec qui elle avait eu des aventures.  Les trois frères Hamelin confirment ensuite avoir procuré l’arme à Rufiange et que celui-ci leur a bien dit être l’auteur du crime.

La jeune épouse de l’accusé, Irène Savignac, dira sous serment avoir passé toute la soirée du 23 juin à la maison avec son mari.  On apprendra aussi que le couple s’est marié le 7 octobre 1961.

Dans son témoignage, la veuve de Massicotte se dira convaincue que Rufiange n’est pas l’assassin de son mari.  Selon elle, il s’agirait plutôt d’hommes qui devaient de l’argent à Massicotte.  Dans sa plaidoirie, le procureur de la Couronne fera remarquer que la veuve avait tout de même empoché 30 000$ des assurances.

Après une heure de délibérations, le jury revient pour expliquer être incapable de s’entendre sur un verdict unanime.  Le juge les forces cependant à refaire leurs devoirs et les douze hommes doivent retourner s’isoler durant encore trois heures.  Cette fois ils reviennent avec un verdict de culpabilité.  Rufiange est aussitôt condamné à la perpétuité.

En septembre 1963, les juges de la Cour d’appel déterminent qu’au moins une partie des déclarations de Rufiange n’ont pas été libres et volontaires.  Le deuxième procès se déroule en novembre 1963, mais Rufiange est à nouveau reconnu coupable.

Le 15 juin 1965, trois des cinq juges de la Cour d’appel déclarent que les aveux sont illégaux, et un troisième procès a lieu en février 1966.  Cette fois, le jury n’arrive pas à s’entendre.  Le quatrième procès se déroule à Shawinigan en juin 1966.  Encore une fois, il est reconnu coupable.

L’affaire se rend jusqu’en Cour suprême, qui ordonne la tenue d’un cinquième et dernier procès, un record toujours inégalé jusqu’à ce jour.  Cette fois, les procédures se déroule à Montréal, en mai 1968.  Cette fois, Rufiange est acquitté.  Il est libre.  Sa femme lui saute dans les bras, ainsi que ce fils né pendant son incarcération.

Ce verdict signifiait toutefois que le meurtre de Benoît Massicotte demeurait non résolu.

Selon Proulx, la liberté de Rufiange fut de courte durée puisqu’il aurait été tué dans un accident de la route peu de temps après.  Mes recherches permettent d’établir qu’il est mort le 30 octobre 1971.  Il avait 44 ans.

Proulx, Daniel. Les grands procès (1996).

 

1963 Le 27 septembre, Diane Carrier, 6 ans, disparaît près du parc de l’UNESCO dans le Vieux-Québec. La famille Carrier habitait sur la rue Porche à Québec et ce jour-là la petite Diane se rendait au parc afin de prévenir son frère Adolphe de revenir pour le souper.  Son frère reviendra cependant seul à la maison.  Plusieurs pistes ont été envisagées, mais aucun élément n’est venu donner une direction sérieuse à cette enquête.  En septembre 2012, la mère de Diane s’est éteinte à l’âge de 80 ans sans jamais savoir ce qu’était devenue sa chère enfant.  En 2013, pour tenter de relancer l’enquête, la police a publié une photo de vieillissement présentant la disparue avec une cinquantaine d’années en plus.  Pour toute information, il est possible de contacter la police, mais aussi le réseau Enfant-Retour Québec au (514) 843-4333.
1967 C’est à St-Simon, entre Trois-Pistoles et Rimouski, que Denise Picard et Suzanne Gilbert, deux jeunes copines de 17 ans, décidèrent de passer la nuit du 9 au 10 août dans une petite maison située dans un secteur difficile d’accès.  C’est là qu’on les retrouvera, assassinées par des projectiles d’arme à feu.  On croit que Denise aurait été violée après sa mort.  C’est seulement l’année suivant que l’enquête du coroner Desruiseaux désignera un suspect comme criminellement responsable.  Son nom était Hector Savoie, un homme de 67 ans bien connu des familles Gilbert et Picard.  Il sera toutefois remis en liberté au cours de l’enquête préliminaire et s’éteindra en 1971. (Denise, née le 19 mai 1950, était la fille de Charlemagne Picard et de Jacqueline Laplante.)
1968 ScreenHunter_868 Dec. 02 16.54Le 6 avril 1968, à Charlemagne, en banlieue de Montréal, deux pêcheurs marchent le long de la rivière l’Assomption à la recherche d’un bon endroit pour attraper du poisson.  Il s’agissait de Roger Dubois et d’un adolescent du nom de Michel Labranche.  C’est vers 10h05 qu’ils aperçoivent deux sacs de polythène brun à l’arrière du restaurant Chez Lise, près d’un pont qui enjambe la rivière.  Sur l’un des sacs, la présence de deux mains leur glace le sang.  En fait, selon La Presse, ils s’apprêtaient à mettre leur chaloupe à l’eau quand ils ont vu les sacs « à la hauteur de l’intersection de la route 48 et de la rue Durand ».  Les deux hommes coururent alerter Jos Leblanc, policier municipal à Charlemagne.  Après s’être rendu sur place, il contactera à son tour la Sûreté provinciale.

À l’arrivée des agents de la Sûreté provinciale (Guy Fortier, René Poirier et Wesley Lavigne), on découvre que les sacs contiennent sept morceaux de corps humain.  On y retrouve les mains, les bras et des parties de jambe.  Il manque la tête, le tronc et les pieds.  Les premières constatations permirent de croire que le corps était celui d’une femme.  « Près du petit pont traversant la rivière, à Charlemagne, les policiers ont trouvé un soulier féminin, mais il peut s’agir d’un vieux soulier jeté là depuis plusieurs semaines, tandis que, selon leur état de conservation, les membres trouvés seraient ceux d’une femme qui aurait été tuée il y a moins de cinq ou six jours » (La Presse).

La décapitation du corps faisait croire à un règlement de compte plutôt qu’un simple crime passionnel.  Selon l’auteure Andrée LeBel, les analyses faites sur les restes humaines permirent d’estimer l’âge de la victime entre 50 et 80 ans.  « Cette femme devait mesurer environ quatre pieds dix pouces et peser moins de cent livres.  Elle avait les cheveux gris et une ossature très délicate.  En fait, le médecin-légiste croit qu’il s’agit d’une vieille femme, malade, rachitique et offrant toutes les caractéristiques d’une personne ayant été séquestrée ou privée de nourriture pendant plusieurs jours.  La jambe droite est plus courte que la gauche ce qui peut être expliqué par une ancienne fracture mal guérie ou une maladie des os de la hanche droite.  De plus, le pied droit de cette femme était tourné vers l’intérieur quand elle marchait » (LeBel).  Andrée LeBel, qui n’a consulté que des articles de journaux pour la rédaction de son livre de 1978, et principalement Allô Police, parlait plutôt d’une mort qui remontait à 48 heures au maximum.  Elle ajoute aussi que les membres auraient été découpés à la scie ou à la hache.

Toujours selon LeBel, les deux sacs n’avaient pas été mouillés, ce qui pourrait indiquer qu’on les avait jetés du haut du pont.  Ceux-ci auraient ainsi atteint la rive alors qu’on envisageait la possibilité que d’autres, pouvant contenir la tête et les autres membres, aient tombé dans l’eau.  Ceci expliquerait pourquoi ces parties du corps n’ont jamais été retrouvés, et cela en dépit de fouilles réalisées par les plongeurs de la police.  Mais l’instant d’après, LeBel revient sur son hypothèse : les sacs n’ont pu être lancés puisqu’ils étaient trop bien placés à l’endroit où ils ont été retrouvés.

Les empreintes des mains et une recherche exhaustive des femmes âgées disparues ne donna aucun résultat.

LeBel, Andrée. Crimes plus que parfaits, parfaits et imparfaits.  Montréal, Libre Expression, 1978, p. 135-137.

« Les membres trouvés dans deux sacs de polythène seraient ceux d’une femme », La Presse, 8 avril 1968.

1968 En septembre 1968, le Manoir Plaisance est incendié à Sainte-Hyppolyte.  Le célèbre criminel Richard Blass parvient à se sortir du brasier avec sa femme, Lise Bastien.  Après que les pompiers eurent maîtrisés les flammes, on trouve les cadavres calcinés d’un jeune couple, M. et Mme Maurice Richard, ainsi que Gaétane Gagné.  Selon Blass, l’attentat visait à éliminer Léo Bellefontaine, le copain de Gaétane.  Mais le corps de Bellefontaine ne sera jamais retrouvé.
1968 Au soir du 31 octobre, Roland Giguère, propriétaire d’un restaurant PFK à Sherbrooke est abattu par des tirs d’arme à feu alors qu’il rentrait chez lui.  L’un de ses enfants a vu un homme portant un masque d’Halloween sortir d’une haie de cèdres avant d’ouvrir le feu sur son père.  En 2006, la police de Sherbrooke interrogea un sexagénaire en lien avec cette affaire, mais apparemment sans résultat.
1969 Evelyne LeBoutillier, 59 ans, est retrouvée étranglée dans son motel Les Trois Sœurs à Percé, en Gaspésie.  Le célèbre criminel français Jacques Mesrine et sa concubine de l’époque Jeanne « Janou » Scneider subiront leur procès au palais de justice de Montmagny en 1971 mais ils seront acquittés.  Me Clément Fortin, qui a écrit un livre sur cette affaire, est cependant d’avis qu’il s’agit d’une « fraude judiciaire » et que Mesrine serait le véritable meurtrier.
1969 Le 31 juillet 1969, entre 21h00 et 22h45, Pierre Lachapelle et Jean Lachapelle roulaient sur une route secondaire à l’ouest de Saint-Jovite. Les deux amis se suivaient chacun dans leur véhicule.  À un certain moment, ils se sont arrêtés en bordure de la route et soudainement Jean Lachapelle a ouvert le feu sur Pierre, ce qui a causé sa mort.  Jean Lachapelle a été accusé et condamné en 1978 pour ce meurtre, mais la SQ garde le dossier ouvert car d’autres individus pourraient être impliqués dans ce crime.

Le 11 juillet 1978, une spectaculaire évasion survient au pénitencier Saint-Vincent-de-Paul.  Au cours de la fusillade qui marque cet évasion, le gardien Guy Fournier, 27 ans, est tué.  Toutefois, un détenu sera aussi abattu, à savoir « le détenu Jean Lachapelle, 40 ans, qui avait commencé l’an dernier à purger une peine de 13 années d’emprisonnement pour une série de vols à main armée ».  Parmi les autres évadés, on comptait André Vincent, qui s’était déjà évadé en 1972 en compagnie de Jacques Mesrine et Jean-Paul Mercier.

Dans La Presse du 23 juin 1979, on pouvait lire : « selon un des gardiens qui ont été blessés dans la fusillade qui a marqué l’évasion de quatre détenus du pénitencier de Saint-Vincent-de-Paul, le 11 juillet 1978, c’est le détenu Jean Lachapelle, qui les accompagnait, qui aurait tiré dans la direction du garde Guy Fournier.  Lachapelle, on le sait, a lui-même perdu la vie dans l’aventure ».  S’agissait-il du même Jean Lachappelle?

André Cédilot, « Un gardien tué, 3 blessés », La Presse, 12 juillet 1978.

1971 ScreenHunter_539 Mar. 07 17.00Le 17 février 1971, Alice Paré, 14 ans, se rendit à son cours de flûte traversière à Drummondville.  En apprenant que le cours était annulé, elle eut l’idée de se rendre dans une cabine téléphonique pour contacter ses parents.  Elle n’atteignit jamais cette cabine.  Son corps fut retrouvé le 26 avril à Ste-Clothilde de Horton.

(au printemps 2016, j’ai voulu consulter l’enquête de coroner relative au meurtre d’Alice, mais le dossier était absent de la boîte concernée)

1972 Jean-Guy Champagne, 25 ans, et Jean Gravel, 24 ans, travaillaient depuis peu au cabaret Rio de la rue Des Forges à Trois-Rivières lorsqu’ils disparurent mystérieusement après leur travail dans la nuit du 6 au 7 juillet 1972.  Avant de quitter, ils avaient eu le temps de faire le compte de leur caisse.  L’un d’eux emporta avec lui la somme de 200$ dans le but d’acheter de l’alcool destiné aux clients du lendemain soir.  De cette somme, un chèque ne sera jamais encaissé.  Les deux jeunes étaient apparemment sans histoire.  Peu avant l’heure de fermeture, cependant, une bagarre s’était produite entre un client et un autre employé des lieux.  Des rumeurs ont longtemps circulées à propos de cette double disparition mais rien de concret ne fut jamais présenté.
1974 Le corps de Carole Côté, 22 ans, est découvert le 17 mai 1974 par un adolescent qui ramassait des bouteilles vides le long d’une route, près de Ste-Brigitte de Laval.  Un mois plus tôt, on aurait découvert sa bourse contenant ses papiers d’identité.  Carole avait été portée disparue depuis le 21 janvier, à Québec.  L’autopsie permit d’établir qu’on l’avait abattu de trois projectiles d’arme à feu tirés au cœur.
1974 François Guay, propriétaire d’une boucherie à Charlesbourg, fut assassiné le 14 juillet dans le stationnement de sa résidence.  La scène s’est déroulée sous les yeux de sa femme.  Guay a été atteint de quatre tirs d’arme à feu dès sa sortie de sa voiture.  Le tireur poussa l’audace d’ouvrir ensuite la portière côté passager afin de s’emparer d’un sac contenant la recette de l’entreprise que la femme de la victime tenait sur ses genoux.  Sans jamais s’être remis du drame, elle s’est éteinte en 2014.
1974 Lise Chagnon, 34 ans, est retrouvée morte le 18 octobre, baignant dans son sang sur le plancher de son garage, à Saint-Hubert.  Son assassin l’a mutilé en la poignardant dans le dos, à la poitrine et au visage.  Les enquêteurs retrouvèrent des traces de bagarre partout à travers la maison, en plus de trouver des traces de sang dans la pelouse.

(acharnement et dépersonnalisation en poignardant au visage : je ne serais pas surpris que l’assassin la connaisse très bien)

1975 Sharron Prior, 16 ans, est portée disparue en avril 1975 à Pointe St-Charles.  Quand on l’a vu pour la dernière fois, elle allait retrouver des amis dans un restaurant situé à quelques rues de chez elle.  Quelques jours plus tard, son corps est retrouvé dans un champ, à Longueuil.  Elle a été battue et violée.
1975 1975_diane_deryLe 20 mai 1975, vers 20h15, Diane Déry, 13 ans, et Mario Corbeil, 15 ans, quittent la résidence de Diane pour une promenade à moto dans un champ situé près du boulevard Rolland-Therrien, à Longueuil.  Des membres de la famille débutèrent des recherches en comprenant que les deux jeunes ne revenaient pas.  Ces recherches durèrent toute la soirée et toute la nuit.  Le lendemain, vers 7h20, des policiers trouvèrent les corps de Diane et Mario dans un boisé à l’extrémité du boulevard Rolland-Therrien.  Diane et Mario ont visiblement été assassinés et selon certaines informations le tueur se serait adonné à une certaine mise en scène en plaçant le corps nu de Diane au-dessus de celui de Mario.  Toutefois, Diane n’aurait pas été agressée sexuellement.  Selon Le Soleil, les deux adolescents ont été tués par balles « et d’après l’état de ses vêtements, la jeune fille a été violentée et sexuellement assaillie ».  Toutefois, le 3 juin, La Presse démentait cette hypothèse lorsque le reporter Gilles Normand écrivait que « l’hypothèse du maniaque sexuel hantant les bois de Longueuil en quête d’innocentes fillettes est maintenant réduite à néant.  C’est du moins ce que tend à conclure l’enquête policière sur le double assassinat de Diane Déry, 13 ans, et de son compagnon de motocyclette, Mario Corbeil, 15 ans, dont les corps troués de balles ont été trouvés, le 20 juin [sic], dans un champ de broussailles bordant l’avenue Vauquelin, à Longueuil.  La police croit maintenant que les deux adolescents ont été abattus par trois ou quatre jeunes gens de moins de 20 ans qui s’exerçaient au tir à la .22.  Du moins, des adolescents qui ont été vus au même endroit, pratiquant leur sport préféré, dans les jours précédant le crime, n’y sont pas retournés depuis et ils font aujourd’hui l’objet d’intenses recherches de la part de la police pour qui le principal ennui consiste à les identifier positivement ».

Si on soulignait que la police de Longueuil était confiante de résoudre l’affaire, force est d’admettre que ce commentaire était très hâtive.  Selon l’hypothèse du sergent-détective Renaud Lacombe, l’un des tireurs aurait fait feu en direction de Diane dans le but de lui faire peur, mais le projectile la heurta sous un bras.  Mario aurait alors tenté d’intervenir, allant jusqu’à se battre avec le mystérieux tireur et c’est alors que les jeunes auraient ouvert le feu sur Mario et Diane pour les achever.

Selon un article d’André Cédilot publié dans La Presse le 9 novembre 1979, la SQ s’apprêtait à prendre la relève dans trois dossiers de meurtre, à savoir l’affaire Déry et Corbeil, mais aussi « l’affaire Sharon Prior, de Pointe-St-Charles, une jeune fille de 16 ans assassinée et violée dans un champ de Longueuil, en avril 1975, et de Sylvain Parent, âgé de 17 ans, dont le corps a été découvert sans vie le 20 octobre dernier, sur les rives du fleuve Saint-Laurent, à Longueuil.  Dans les deux cas, comme dans celui de Diane Déry, 14 ans et Mario Corbeil, 16 ans, ce sont les parents des jeunes victimes qui, visiblement insatisfaits du travail des policiers de Longueuil, ont demandé au ministère de la Justice que les enquêtes en cours soient plutôt confiées à la Sûreté du Québec ».  À son tour, la SQ annonça hâtivement « qu’elle s’attend à éclaircir cette affaire dans les jours prochains ».  On prévoyait même une ou plusieurs arrestations.

Le 2 février 1980, La Presse annonçait que le meurtre de Sylvain Parent venait d’être élucidé avec les arrestations de Gaétan Pérusse, 19 ans, Maurice Poitras, 21 ans, et Maurice Dera, 21 ans.  « À première vue, il aurait pu s’agir d’un accident de chasse puisque le jeune Parent aimait aller à la chasse aux canards sur les bords du Saint-Laurent, à proximité de la compagnie General Wood et de Pratt and Whitney ».

C’est l’appel anonyme de l’un des coupables qui mena à la triple arrestation.  Le même article faisait état du fait que la SQ poursuivait son enquête sur le double meurtre de Déry et Corbeil, mais impossible de savoir si on faisait un lien entre ces affaires de tireurs.

(Sylvain Parent a été tué le 30 septembre 1979.  L’enquête de coroner a été conduite par Maurice Laniel).

« Adolescents abattus », Le Soleil, 22 mai 1975.

Gilles Normand, « La police écarte l’hypothèse d’un attentat sexuel », La Presse, 3 juin 1975.

1976 Le 14 février, Pietro Sciara, un militant de Paolo Violi, se rend au cinéma Riviera avec sa femme.  Le cinéma Riviera appartenait à la sœur de Vic Cotroni, dans le nord de Montréal.  Après sa sortie du cinéma, où il regarda Le Parrain II, Sciara « prit affectueusement le bras de sa femme et marcha en direction de sa voiture.  Trois hommes armés sortirent de l’ombre.  Le consigliere s’effondra, une balle dans la tête, tirée par un fusil de calibre .12.  Il avait 60 ans.  Sa femme fut blessée au bras.  Un quatrième homme attendait à bord d’une camionnette en marche.  Les policiers retrouvèrent la camionnette, mais pas les meurtriers ».

(Voir Mafia Inc. d’André Cédilot et André Noël (2010), p. 90-91.)

1976 Le 10 mars, Sebastiano Messina, « un important conseiller du clan de Rizzuto, tombait à son tour sous les balles d’un inconnu dans son café-bar de la rue Tillemont [à Montréal].  Violi le soupçonnait d’avoir participé au meurtre de Pietro Sciara ».

(Voir Mafia Inc. d’André Cédilot et André Noël (2010), p. 90-91.)

1976 Jocelyne Beaudoin, 20 ans, et Renée Lessard, 23 ans, deux montréalaises, se trouvaient dans les environs du Lac St-Jean lorsqu’elles ont disparues au début de juillet 1976.  En octobre, un passant découvre le corps de Jocelyne dans un boisé situé près de Laprairie, près de Montréal.  Elle a été tuée d’une balle à la tête.  Quant à Renée, elle n’a jamais été retrouvée.
1977 Le 19 mars, c’est dans la région de Sherbrooke qu’on retrouve le corps d’une jeune femme dans la neige.  Elle a été violée avant d’être tuée.  On l’identifia comme Louise Camirand, 20 ans.
1977 Le corps démembré en sept morceaux de Diane Malouin est retrouvé dans les falaises des chutes de Montmorency.  Selon certaines informations, elle travaillait comme danseuse nue pour l’agence Ben-Art et elle était apparemment sur le point de vouloir quitter ce milieu.
1977 Entre le 18 et 20 août, un ou plusieurs individus entrèrent par effraction au domicile de Roland Cholette (409, 8ème avenue selon la SQ) à Deux-Montagnes.  Ils seraient passé par une fenêtre du sous-sol.  À l’étage, ils tuèrent Roland, alors âgé de 53 ans, avant de violer sa fille Hélène Cholette (âgée de 14 ans selon la SQ ou 16 ans selon d’autres sources).
1977 1977 - Hélène MonastLe 11 septembre 1977, Hélène Monast célèbre son 18ème anniversaire.  Après avoir passé une partie de la soirée avec une amie dans un restaurant de Chambly, elle se dirige chez sa marraine, où elle est attendue pour le reste de la soirée.  Elle ne s’y rendra jamais.  Le lendemain matin, son corps nu est retrouvé près du canal de Chambly.  L’un de ses seins semble avoir été mordillé.  À ce jour, aucune piste sérieuse n’a été développée.
1977 030402-katherine hawkesKatherine Hawkes, 33 ans, est sauvagement battue et agressée sexuellement le 20 septembre à Montréal.  Vers 19h00, elle grimpe dans un autobus qui la reconduit chez elle, dans la ville de St-Laurent.  Le train qu’elle avait l’habitude de prendre était alors en panne.  Alors qu’elle passait le long d’un terrain boisé, un homme l’a attaquée à plusieurs coups de poings, principalement à la tête.  Peu après, l’agresseur a téléphoné à deux reprises aux autorités pour leur dire où se trouvait le corps.  Dans la soirée du 20 septembre, son assassin a dit ceci au téléphone : « Monsieur, voulez-vous prendre note s’il vous plaît que je viens d’attaquer une femme au coin Bois-Franc et Henri-Bourassa, dans le sous-bois du côté nord-ouest.  Dépêchez-vous monsieur, j’ai peur pour sa vie ».  Malgré cet appel. Katherine fut retrouvé à cet endroit, mais seulement 24 heures plus tard.  Des policiers se sont bien rendus sur les lieux, mais en raison de la noirceur n’ont rien vu.  Des jeunes ont finalement découvert le corps le lendemain vers 18h30.  Elle reposait visage contre terre sur un terrain vacant.  « Son soutien-gorge était relevé au-dessus de sa poitrine », pourra-t-on lire dans le Journal de Montréal en 2016.  Malheureusement, à l’époque du meurtre, les policiers n’ont pas fait appel au public pour les aider à récolter de l’information.

La police possède donc deux enregistrements de la voix du présumé tueur.  Des policiers se rendirent immédiatement sur place mais la noirceur les empêcha de trouver le corps.  Vers 18h30 le lendemain, des jeunes firent la triste découverte.  Ce n’est qu’un quart de siècle plus tard que la police demanda l’aide du public en diffusant le contenu des bandes sonores.

En 2016, le cinéaste Stephan Parent, associé du producteur Ugo Fredette qui assassinera lui-même son ex-femme et un autre homme le 14 septembre 2017, affirmera détenir une lettre écrite par l’assassin de Katherine.  Malheureusement, la crédibilité de ce document reste chancelante.

Dans le documentaire intitulé 7 femmes qu’il prévoyait présenter en 2017 – après l’affaire Fredette il a affirmé son intention de ne plus travailler sur les causes non résolues – il s’apprêtait à affirmer que la voix de 1977 avait été reconnue.  Toutefois, le film de Parent, sous le titre renouvelé de 70, fera sa sortie publique le 3 décembre 2017 dans la controverse puisqu’on y voit Fredette jouer le rôle d’un assassin, ce qu’il est réellement devenu entre-temps.

Amélie St-Yves, « Meurtre élucidé 38 ans plus tard? », Journal de Montréal, 20 août 2016, accès : http://www.journaldemontreal.com/2016/08/20/meurtre-elucide-38-ans-plus-tard

1977 Denise Bazinet, 23 ans, a quitté sa résidence pour se rendre à un petit restaurant.  Son corps, presque entièrement dénudé, fut retrouvé le 24 octobre 1977 le long de l’autoroute 35, près de la sortie Saint-Luc, dans les Cantons de l’Est.  Elle a été violée et étranglée.
1977 Joanne Dorion, 17 ans, est portée disparue le 29 juillet.  Elle habitait à Fabreville.  La dernière fois qu’elle fut aperçu, elle descendait d’un autobus à une quinzaine de minutes de marche de chez elle.  Son corps sera retrouvé 13 jours plus tard.  Elle a été poignardée à cinq reprises.
1977 Jocelyne Houle, 24 ans, était une infirmière de Chicoutimi en stage à Montréal.  Le 11 avril 1977, elle se rendit dans un club du centre-ville.  À la fermeture de l’établissement, ses amis constatèrent sa disparition.  Quelques semaines plus tard, le corps de Jocelyne fut retrouvé dans le fossé d’une route de gravier à St-Calixte.
1977 Chantal Tremblay, 17 ans, prit l’autobus à la station Henri-Bourassa, à Montréal, le 29 juillet 1977.  Le chauffeur se souviendra l’avoir laissé à la station, puis plus rien.  On retrouva le corps de Chantal le 11 août dans un boisé de Terrebonne.
1977 Claudette Poirier, 15 ans, rentrait chez elle à vélo le 27 juillet 1977 lorsqu’elle a été vu pour la dernière fois, à Drummondville.  Une semaine plus tard, son vélo fut retrouvé le long d’un rang où elle avait l’habitude de circuler.  En octobre 1986, des ossements de Claudette furent retrouvés par des chasseurs à Saint-Lucien.
1978 Manon Dubé disparait en janvier 1978 avant que son corps soit retrouvé deux mois plus tard dans la région de Sherbrooke.  Parmi les hypothèses envisagées, on retrouvait celle du délit de fuite.
1978 Le 4 juin 1978, le corps de Lison Blais, 17 ans, est découvert à moitié nu par un employé d’entretien à l’arrière de l’immeuble où elle logeait, rue Christophe Colomb à Montréal.  Elle aurait été battue avec un objet contondant.
1978 Étudiante en sciences au Collège Champlain de Lennoxville, Theresa Allore, 19 ans, disparaissait comme par enchantement.  La police suggéra d’abord une fugue mais son corps sera finalement retrouvé le 13 avril 1979 à environ un kilomètre de son dortoir, à Compton.
1978 Jacinthe Tremblay est assassinée le 21 décembre entre 23h30 et 0h30 dans son appartement du 334 Jean Rioux app. 1 à Trois-Pistoles.  Selon la SQ : « l’analyse de la scène de crime a démontré que la victime avait lutté pour se défendre contre son agresseur.  La jeune femme de 23 ans travaillait, au moment de sa disparition, dans la restauration et était très appréciée des gens qu’elle côtoyait ».
1981 Thérèse Henrie (aussi connue comme Roxanne Luce), 36 ans, est retrouvée dans son logement de la rue St-Thomas à Longueuil, le 1er avril.  Étendue sur son lit, elle a visiblement été battue à coups de bâton à la tête et au corps.  Elle survivra jusqu’au 4 avril sans donner le moindre renseignement sur son agresseur.  Selon la famille, certaines preuves ont été détruites en 2015 alors que ce meurtre n’a toujours pas été résolu.
1981 Tammy Leaky rend visite à une amie à Pointe-Saint-Charles en compagnie de sa mère et sa sœur, en mars.  Quelques heures plus tard, Tammy se rendit seule au dépanneur le plus près sans jamais en revenir.  Ses lunettes furent retrouvées en bordure de la route.  La mère alerta la police, qui à son tour découvrit le corps de Tammy le même soir le long d’une route à Dorval.  On l’avait battue, étranglée et poignardée.
1981 Michel Gaudreault avait 22 ans.  Le 16 décembre, il sort de chez lui, à La Prairie, pour sauter sur sa motoneige afin d’aller récupérer sa voiture laissée dans un garage de mécanique générale sur le boulevard Taschereau.  Son véhicule sera finalement localisé au côté d’un bar, à l’intérieur duquel on retrouva les vêtements que Michel utilisait pour faire de la motoneige.  Son corps ne sera jamais retrouvé.
1982 En février 1982, Claude Ménard, ancien partenaire de Richard Blass, est tué de deux balles en pleine tête; « une autre histoire qui n’a pas encore connu de dénouement », écrira Me Frank Shoofey l’année suivante.
1982 Le 9 septembre 1982, le marché Provigo de la rue du Phare à Matane est victime d’un braquage à l’heure de la fermeture.  André Carrier, copropriétaire du commerce, remit au voleur les recettes de la journée avant de tenter de le prendre en chasse, mais le braqueur l’abattit froidement. (voir : http ://www.dossiersnonresolus.com/fr/crimes-non-resolus/andre_carrier.html)
1982  

France Alain 02
France Alain était âgée de 23 ans lorsqu’elle a été assassinée en 1982.

France Alain, une étudiante de 23 ans, est sauvagement abattue sur le campus de l’Université Laval à Ste-Foy d’une décharge de fusil de chasse (calibre .12), le 25 octobre 1982.  Elle revenait alors de faire quelques emplettes dans un dépanneur-épicier.  Le procès de Benoît Proulx, ancien petit ami de France et aussi animateur à la radio, s’ouvrit en 1991.  Il sera cependant acquitté et dédommagé d’une somme de 2,3$ millions suite à un jugement de la Cour Suprême du Canada qui reconnut qu’il avait été victime d’harcèlement policier.

1982 Luce Pouliot, 18 ans, habitait à La Tuque.  La jeune femme de 18 ans passa deux semaines chez un oncle de Sorel.  Le 25 juillet 1982, Luce téléphona à ses parents à La Tuque pour leur annoncer qu’elle rentrerait le lendemain par le bus.  Mais selon la version de l’oncle, Luce aurait plutôt décidé de faire de l’auto-stop.  Il dira aussi avoir déposé sa nièce dans une station-service, le 26 juillet 1982.  On ne devait plus jamais la revoir vivante. En 2012, des policiers vinrent annoncer à Luc Pouliot, le frère de Luce, que des ossements retrouvés en 1992 dans un champ de Bécancour avaient été identifié par l’ADN comme étant ceux de sa sœur.  Selon lui, Luce était une fille discrète, réservée et sportive.
1984 Le 14 juillet, vers 11h30, le corps de Suzanne Yelle est retrouvé en bordure de la rue principale à Mont-Tremblant.  La veille, elle serait sortie seule dans des bars de la région de Saint-Jovite.  Elle fut aperçue pour la dernière fois vers 23h30, au soir du 13 juillet, près de l’Hôtel Mont Tremblant.  Elle y était arrivée seule.
1984 Maurice Viens, a vu le jour le 14 mai 1980.  Ses parents, Raymond Viens et Francine Legault, se marièrent seulement quelques jours plus tard, soit le 24 mai, à Boucherville.

En 1984, Maurice, alors âgé de 4 ans, vivait avec sa mère et son frère Alexandre au 2142 de la rue Dorion dans un quartier pauvre du Centre-sud de Montréal, à quelques pas du pont Jacques-Cartier.  Selon un texte d’André Cédilot publié en 1994 dans le cahier Les Grands Procès du Québec, consacré à l’affaire Léopold Dion[2], on apprend que le 1er novembre 1984 Maurice rentrait de la prématernelle.  Peu après, c’est sans demander la permission à sa mère qu’il se serait dirigé vers le parc Rouen avec son ami Emmanuel (ou Manuel) Gagnon, lui aussi du même âge.  C’est ainsi que Cédilot décrivait l’enlèvement :

Sur le chemin du retour, les deux bambins s’amusent dans la ruelle de la rue Dorion, à deux pas de leurs foyers respectifs.  Il est environ 13h15 quand un inconnu, au volant d’une voiture, s’immobilise et invite les enfants à monter, en leur promettant des bonbons.  Le petit Maurice acquiesce, tandis que son compagnon, plus craintif, court avertir Francine Viens.  « Maurice est parti avec un monsieur », annonce-t-il à celle-ci.

En 2014, dans le documentaire Novembre 84, la version de Gagnon, maintenant devenu adulte, laisse entendre qu’il n’avait rien vu.  Il se serait simplement retourné sur le trottoir pour constater la disparition de Maurice.  Selon le cinéaste Stephan Parent, c’est par crainte que les parents de Gagnon lui auraient demandé de mentir à l’époque[3].  Toutefois, dans un article de Martha Gagnon publié dans La Presse le lendemain de la disparition, on peut lire : « sous le regard étonné des policiers, Emmanuel Gagnon, 4 ans, recommence à faire des pirouettes sur le trottoir, las d’avoir raconté des dizaines et des dizaines de fois comment un inconnu dans une voiture brune avait enlevé son meilleur ami, Maurice Viens, qui a le même âge ».

Quoi qu’il en soit, toutes ces informations contradictoires brouillent les pistes au point où tout cela serait aujourd’hui difficilement recevable devant un tribunal.  Il ne faut donc pas s’étonner si les policiers ont manifesté assez peu d’intérêt envers ce témoin[4].  Toujours selon La Presse, le petit Gagnon rapporta à la mère de Maurice que l’inconnu l’avait attiré en lui promettant d’aller acheter des bonbons.  « Les deux enfants s’étaient éloignés de la maison pour aller jouer dans un parc, après la pré-maternelle.  Sur le chemin du retour, ils auraient rencontré cet inconnu.  […]  Pour l’instant, Emmanuel est incapable de donner une description du « monsieur » qui a enlevé Maurice, il sait seulement que la voiture était de couleur foncé, possiblement brune »[5].

Selon la version du petit Gagnon, « l’inconnu leur a seulement demandé de monter dans l’auto pour se rendre au magasin afin d’acheter des bonbons.  Maurice qui, la veille, avait fêté l’Halloween comme la plupart des enfants, a sans doute cru que la fête se continuait », écrivait Martha Gagnon.

Quoi qu’il en soit, la police boucla rapidement le quartier pour organiser d’imposantes recherches auxquelles se joignirent plusieurs bénévoles, ainsi que 500 militaires.

Trois jours plus tard, on retrouvait le blouson de Maurice le long d’une route à Saint-Antoine-sur-Richelieu[6].  La police tenait enfin une piste, mais celle-ci n’augurait rien de bon.  En fait, le corps de Maurice fut retrouvé quatre jours plus tard.

Il existe cependant deux façons de raconter les circonstances de cette triste découverte du 6 novembre.

Selon la première, qui doit être envisagée avec beaucoup de prudence, on raconte que le policier Steven Lynch de la Sûreté du Québec de Portneuf et l’hypno-thérapeute Yvan Gagnon, auraient eux-mêmes mis sous hypnose un homme d’affaires de la rive nord de Montréal qui souhaitait garder l’anonymat.  Ce Monsieur X, comme on le surnommerait par la suite, se disait doué de sens extra-sensoriels.  Il aurait « vu » un enfant s’amuser avec un homme, une étroite route de campagne, la traverse d’une voie ferrée et un chalet délabré[7].

Sous les indications de ce « sensitif », Yvan Gagnon se serait rendu au lieu indiqué le 6 novembre pour y découvrir le corps de Maurice Viens, dans une maison en construction plutôt délabrée située au 156 Monseigneur Gravel, à St-Antoine sur Richelieu.

Selon Jacques Duchesneau, qui enquêta longtemps sur ce dossier en plus d’expliquer sa version dans le documentaire de Loïc Guyot[8] diffusé à l’origine dans le cadre de la série Homicides, sur Canal D, il faudrait rejeter complètement la version controversée de Monsieur X.  Selon Duchesneau, Lynch et Gagnon avaient fait partie des équipes de recherche mais sans même jamais trouvé le corps.  C’est seulement après que la police eut décidé d’élargir le périmètre de recherches que le petit cadavre avait été retrouvé au 156 Monseigneur Gravel.

Pour ceux et celles qui vouent une confiance aveugle à ce genre de phénomènes inexpliqués, il faut savoir qu’il n’existe aucune transcription des conversations qui ont eu lieu entre ces trois personnes, et encore moins de la séance d’hypnose.  Quels furent les termes exacts échangés?  On ne le saura jamais.  Et demandons-nous si ces témoignages seraient admissibles en preuve lors d’un procès.  Rien n’est moins certain!

De plus, comme il n’y a pas eu de procès dans cette affaire, et qu’il n’y en aura probablement jamais, une partie importante de la preuve continue de dormir dans les archives de la police.  Ainsi, certains mystificateurs peuvent dire pratiquement ce qu’ils veulent.  Il ne faut donc pas s’étonner que Monsieur X ait été l’un des premiers suspects visés, tout comme le père de Maurice, d’ailleurs.  On a raconté qu’Yvan Gagnon a par la suite abandonné l’hypno-thérapie tout en refusant de commenter l’affaire.[9]  Qui s’en étonnerait?

Revenons plutôt à la scène de crime.

Certains prétendirent que Maurice Viens avait été sodomisé et violemment battu, alors qu’en 1994 Cédilot précisait déjà que le petit garçon n’avait subi aucun sévice sexuel : « le corps mutilé de l’enfant gît à demi-nu dans un trou du plancher…  Ses pantalons et ses sous-vêtements sont rabattus sur ses talons, il a été battu, il porte des marques de violence sur le visage et sur le bas du dos.  L’autopsie révèle qu’il a souffert le martyre avant de mourir des coups de bâton qui lui ont été assénés et qu’en dépit des apparences, il n’a pas subi de sévices sexuels ».

Selon le rapport du coroner, c’est vers 19h00, dans la soirée du 6 novembre, que Teresa Z. Sourour, médecin pathologiste à l’Institut Médico-légal de Montréal, se rendit sur la scène de la découverte, au 156 Monseigneur Gravel.  Dans ce qui pourrait être décrit comme un sous-sol ou plancher non complété, le cadavre de l’enfant se trouvait face contre terre « à plat ventre, les bras repliés, le bras droit sous le corps et le bras gauche reposant sur le sol.  On notait que l’enfant était revêtu d’une chemise bleu[e] pâle et les pantalons et le[s] sous[-]vêtements étaient descendus autour des chevilles », écrira le Dr Sourour.

Parmi les éléments les plus importants à retenir, elle ajoutait ceci : « sur place, on notait déjà le postérieur de l’enfant, les deux fesses et le dos des cuisses jusqu’aux genoux, montraient des traces traumatiques et étaient de couleur contusionnée rouge foncé.  Le soulier gauche était au pied de l’enfant.  Le pied droit ne portant qu’un bas blanc ».

Sur la scène, près du corps, elle nota aussi la présence d’un gros rouleau de papier goudronné noir portant une étiquette sur laquelle il y avait une « substance rouge vraisemblablement des traces de sang », ce qui laissait croire que des coups avaient été portés sur place.  Il s’agissait très probablement du lieu où s’était déroulé le meurtre.  Le corps était figé par le froid mais les rigidités cadavériques étaient sur le point de disparaître.  « Dans les poches des pantalons du petit garçon se retrouvaient deux (2) sacs de bonbons, emballage de l’Halloween », écrit-elle encore.

Le Dr Sourour quitta finalement les lieux en même temps que le corps, vers 22h00.  Le lendemain, assistée de Maurice Labrie, elle procéda à l’autopsie en deux étapes, d’abord de 9h30 jusqu’à midi, puis de 13h30 à 16h00.  À sa demande, on aurait pris environ 33 photos du corps et des plaies.  Le lecteur aura compris que ces photos n’accompagnent pas le rapport d’autopsie que j’ai obtenu pour ma recherche.  Puisqu’il s’agit d’une affaire non résolue, il est tout à fait normal que la police conserve ces éléments dans l’éventualité de confondre un suspect.

Outre des blessures au visage, on constate que les plaies mortelles ont été portées au crâne.  Il faut également prendre le temps de s’arrêter à ces blessures infligées au dos, aux fesses et à l’arrière des cuisses.  À ce sujet, laissons encore la parole au Dr Sourour : « on note des contusions formant des plages étendues impliquant toute la partie du dos à partir du niveau de la ceinture, les deux fesses, le dos des cuisses jusqu’au pli des genoux.  Il s’agit de multiples empreintes superposées d’une surface contondante et répétant une mesure de 4 cm de largeur avec éraflures linéaires sur les bords de l’empreinte contusionnée et aussi des éraflures et des abrésions [sic] linéaires superposées et entrecroisées (donnant une impression de multiples impacts avec une surface contondante appliquée à cette région dont certains sont superposés).  Ces marques décrites s’étendent jusqu’au niveau de la hanche gauche vers la partie antérieure ».

Et finalement, l’apparence des reins à l’examen interne était « compatible avec un état de choc aigu terminal ».  Sa conclusion : la mort avait été causée par les coups à la tête.  Il n’y avait aucune trace d’agression sexuelle quelconque.

1984 Au cours de la soirée du 1er novembre 1984, quelques heures seulement après que Maurice Viens se soit évaporé dans la nature, on rapportait les disparitions de deux autres garçons, dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve.  Il s’agissait de Wilton Lubin[10], un haïtien de 12 ans, et son ami Sébastien Métivier, 8 ans.  Lubin habitait au 1445 Desjardins.  Il était le fils de Pélissier Lubin et de Rose-Mélanie, une femme de 52 ans.

Des amis les auraient aperçus dans le secteur du Stade olympique, ce qui n’était pas impossible puisque la police de la CUM[11] révéla que Lubin avait des copains dans le secteur du métro McGill.  Toujours selon André Cédilot, Lubin et Métivier seraient partis ce soir-là à la chasse aux voyous puisque la veille les deux amis s’étaient fait voler leurs friandises récoltées dans le cadre de la fête de l’Halloween.  Toutefois, selon une autre version (La Presse), les deux garçons devaient se rendre ensemble à leur cours de bricolage.  On les aurait aperçus devant la porte, mais ils ne sont jamais entrés.

Ce qui est sûr, c’est que Métivier et Lubin se sont littéralement évaporés ce soir-là, portant à trois le nombre d’enlèvements d’enfants à survenir le même jour.  C’était du jamais vu au Québec.

Martha Gagnon, qui couvrait aussi l’affaire Maurice Viens, écrira dans La Presse que Wilton Lubin était un enfant chétif et anémique, ce qui l’obligeait à suivre une médication.

Il s’écoulerait un mois avant que cette affaire connaisse quelques développements. Dans son livre de 2013, le chroniqueur judiciaire Claude Poirier écrivait que « les policiers déclenchent tout de suite d’importantes recherches et ne négligent aucune piste.  Tous les terrains vagues de l’est de Montréal sont ratissés, tous les édifices abandonnés du quartier sont fouillés et des affiches sont placardées d’un bout à l’autre de la ville.  Mais les recherches ne donnent rien »[12].

Le 2 décembre 1984, Pierre Bessette, un homme de 29 ans[13], se rendit à l’Île Charron vers 7h15, à l’extrémité sud-ouest, pour observer les canards.  C’est là qu’il aperçut un corps humain flottant à la surface de l’eau.  Bessette s’approcha prudemment.  Au bout d’un instant, il constata qu’il s’agissait d’un enfant.  Sans tarder, il fit demi-tour pour alerter la police.

À 7h30, le détective André Emery reçut l’appel du sergent Landry.  C’est en compagnie de ce dernier qu’il se rendit sur les lieux, où il arriva à 7h35, pour y rencontrer les constables Drolet (1126) et Lapointe (1242).  Emery rencontra ensuite Bessette pour lui poser quelques questions et prendre ses coordonnées avant de le laisser aller.  Il paraissait évident que l’homme n’avait rien à voir avec ce qui avait déjà l’apparence d’un meurtre.

Il était 7h40 lorsque le détective Emery descendit sur la berge pour voir le corps de plus près.  Dès lors, il estima que ce garçon devait être âgé entre 10 et 13 ans.  Il mesurait cinq pieds et avait les cheveux noirs courts.  Il portait encore ses vêtements, soit un coupe-vent en nylon bleu marin avec rayures bleues pâles, une chemise marine et beige, un jeans bleu, une espadrille, des bas blancs et une chaîne couleur or autour de son cou.  Le cadavre se trouvait à environ quatre pieds de la rive, sur le dos, la tête pointant vers l’ouest.  « Les pieds semblait [sic] accroché[s] au fond de l’eau dans les roches », écrivit Emery dans son rapport.

C’est au moment de retirer le corps de l’eau que les policiers constatèrent la présence d’une lacération au cou s’étendant sur une longueur de plusieurs pouces.  Dès 8h15, ceux-ci faisaient un lien probable avec les disparitions du 1er novembre.  D’ailleurs, la description des vêtements correspondait à celle de Wilton Lubin.  La seule chose qui ne collait pas était la couleur de la peau.  Toutefois, on sera en mesure de comprendre rapidement que cette blancheur cutanée s’expliquait par une perte de pigmentation dû à une longue exposition dans l’eau.

À 8h30, Emery contacta le Dre Sourour pour lui transmettre ces faits, et celle-ci lui conseilla de protéger les mains de la victime et de toucher le moins possible au corps.  On notera aussi dans le rapport d’Emery que le constable Parisien (1165) prit des photos de la scène avant que le corps soit emporté.  Par la suite, les enquêteurs s’investirent à fouiller les lieux dans l’espoir de trouver d’autres indices.

Vers 11h00, le constable Galarneau trouvait sur la rive ouest, à mi-chemin entre le point où se trouvait le cadavre et l’épave d’un bateau incendié, sur le sol, une espadrille droite de marque Puma.  Celle-ci correspondait à la chaussure manquante de Lubin.

En après-midi, l’identification du corps fut officialisée par son demi-frère, Camille Fist[14], habitant lui aussi au 1445 Desjardins à Montréal.  L’autopsie fut pratiquée par le Dr Claude Pothel, qui en arriva à la conclusion que Lubin avait été étranglé à mains nues puisqu’il y avait eu fracture de l’os hyoïde et du cartilage thyroïde du larynx.  Le pathologiste nota également une fracture de la mâchoire inférieure gauche.  L’enfant avait été poignardé dans la poitrine, au point où la 8ème côte était sectionnée.  Bien sûr, la même arme semblait avoir servi à lui trancher la gorge.

Le coroner Maurice C. Laniel écrivit dans son rapport qu’une « enquête publique ne serait d’aucune utilité en ce moment », étant donné que les policiers ne détenaient aucun suspect sérieux dans cette affaire.  Or, il n’y aura jamais d’enquête de coroner proprement dite, du moins pas comme on les faisait avant la nouvelle loi sur les coroners de 1986.

Quant au corps de Sébastien Métivier, il ne sera jamais retrouvé.

En se basant sur le fait qu’il y eut trois enlèvements d’enfants le même jour, il devient pratiquement impensable de croire que Métivier n’ait pas été assassiné au même titre que les deux autres.  Malheureusement, le fait de n’avoir jamais retrouvé son corps priva les enquêteurs de certaines informations.  Le tueur s’y était-il pris autrement avec Métivier qu’avec Lubin?  Pouvait-il y avoir des liens entre ce cas et celui de Maurice Viens au niveau du mode opératoire ou de la signature?

À première vue, exception faite de ces trois enlèvements en un jour, rien ne nous permet de relier les deux dossiers, exception faite, peut-être, qu’une seule espadrille fut retrouvée aux pieds de Viens et Lubin.  Là encore, c’est terriblement mince.  Les victimes auraient très bien pu perdre une chaussure en se débattant par exemple.

Viens a été torturé et battu avec un objet contondant, tandis que Lubin a été poignardé en plus d’être étranglé à mains nues.

Malheureusement, il faudra attendre un autre crime horrible pour y voir une similitude troublante et commencer à établir des liens.

 

1984 Le 24 juillet, Dominic Dumas et Claudette Labrie Dumas furent assassinés à l’intérieur du domicile de leur ferme laitière située dans le 3ème rang de Saint-Michel-de-Bellechasse.  On ne leur connaissait aucune histoire.  Le mobile pourrait être un vol qui a mal tourné.
1984 Le 6 décembre, Raymond Desrochers est retrouvé mort dans son appartement de Chibougamau.  Les voisins, qui avaient constaté la présence d’une odeur désagréable, avaient signalé ce fait à la police, ce qui conduisit à la découverte.
1985 Le 12 avril, vers 22h45, c’est dans son propre dépanneur de la rue Charlevoix à Pointe-St-Charles que Raymond Richardson est abattu par un mystérieux voleur.  La scène se déroule devant la femme de Richardson, ses enfants, et des clients.  Pourtant, le tireur n’a jamais été retrouvé.  On parle d’un homme de type caucasien de 5 pieds et 10 pouces pesant environ 190 livres.  Il parlait français et portait un bas de nylon sur la tête.
1985 denis-roux-bergevin-5-ansLe 5 juin 1985, Denis Roux-Bergevin, 5 ans, disparaît de son domicile (2038, De Villier dans le quartier Côte-Saint-Paul à Montréal).  Sa mère l’avait laissé quelques minutes seulement.  Elle ne l’a plus jamais revu vivant.  Trois jours plus tard, le corps du bambin est retrouvé par un passant qui promenait son chien dans un boisé de Brossard, près de ce qui est devenu plus tard le Quartier Dix30.  En 2014, Nicole Roux, la mère de Denis, témoigna dans le documentaire Novembre 84, entre pour manifester sa frustration envers le travail des policiers.

Le 31 mai 2016, sur les ondes de TVA, on annonçait que le meurtre de Denis Roux-Bergevin était résolu.  Pourtant, on ne présentait aucune conférence de presse officielle ni élément de preuve pour convaincre le public de cette nouvelle.  Nicole Roux témoigna pour l’occasion en se disant satisfaite mais sans pouvoir nommer le suspect, qui en réalité est Jean-Baptiste Duchesneau, également soupçonné dans l’affaire Viens-Métivier-Lubin.  Mais à ce jour, le seul meurtre que l’on peut officiellement attribuer à Duchesneau est celui de Sylvie Tanguay, tuée à coups de marteau en février 1973 à Ste-Foy.  Il avait purgé 10 ans pour ce crime.  Duchesneau s’est enlevé la vie en prison en 1993.  Puisqu’on ne pourra plus jamais lui faire de procès, il sera impossible de le reconnaître coupable hors de tout doute d’un autre meurtre.

1985 Me Frank Shoofey, connu pour avoir défendu des criminels notoires, est assassiné dans son bureau.  Même si une piste veut qu’il ait été assassiné par un dénommé Michael « Crazy Mike » Fidanoglou, ce meurtre reste officiellement non résolu.
1985 Nathalie Boucher, 18 ans, étudiait au Cegep Édouard-Montpetit à Longueuil.  Le 4 juin, elle sort avec deux amies dans une discothèque de l’ouest de Montréal.  À 0h30, elle quitte l’établissement pour rentrer chez elle.  Une fois au métro de Longueuil, elle traversa le viaduc du boulevard Taschereau.  Vers 6h00, un passant découvrira son cadavre près du viaduc St-Charles.  Elle avait été battue, violée et étranglée.
1987 Le 31 mars 1987, les corps de Denis Houde, 28 ans, de sa femme Hélène Laperrière, 22 ans, et Claudia, leur fillette de 3 ans, étaient retrouvés dans leur maison de Pointe-du-Lac, une municipalité située immédiatement à l’ouest de Trois-Rivières.  La résidence se situait au 70 des Saules dans le secteur Baie-Jolie.  La triste découverte a eu lieu vers 11h00.  « Les corps étaient dans un état de décomposition avancée », écrivit Gilles St-Jean pour le compte de La Presse le 1er avril 1987, « car la mort pourrait remonter à près d’une dizaine de jours ».

Durant plusieurs heures au cours de la journée de la découverte, la police laissa planer la possibilité d’un double meurtre suivi d’un suicide mais cette piste fut rapidement abandonnée.  Vers 16h30, la coroner Dr Fabienne Martin a refusé d’émettre le moindre commentaire aux journalistes.  Peu de temps après, Robert Poéti, porte-parole de la Sûreté du Québec, confirmait qu’il s’agissait d’un triple meurtre.

La présence sur les lieux de trois enquêteurs des affaires de stupéfiants propagea rapidement la rumeur selon laquelle on avait à faire à un règlement de compte relié au milieu du crime organisé ou des drogues.  Poéti s’est toutefois refusé de confirmer cette hypothèse.  « Certains voisins de la maison du drame ont toutefois laissé entendre à des journalistes qu’il y aurait du vrai dans l’hypothèse d’un règlement de comptes », ajoutait St-Jean.  « Ça se peut », aurait répliqué Poéti, « mais des voisins, c’est des voisins ».

Et selon une autre voisine, les trois victimes ne fréquentaient personne dans le voisinage.

Pour sa part, Le Nouvelliste précisait que si certains objets semblaient avoir été déplacés dans la maison on n’avait pas à faire à un remue-ménage ou un désordre.  « Cela pouvait ressembler à un déplacement du ou des assassins entre le rez-de-chaussée et le sous-sol », écrivait Yves Champoux dans Le Nouvelliste.  Celui-ci fut également plus précis que La Presse en mentionnant que l’arme à feu utilisée pour les trois meurtres n’avait pas été retrouvée sur les lieux.

Le 2 avril, La Presse laissait clairement entendre que les trois victimes avaient été tuées par arme à feu puisqu’on espérait alors pouvoir compter sur les résultats des analyses balistiques pour en apprendre davantage sur cette mystérieuse affaire.  On constata également que la maison du drame appartenait au père de Denis Houde.  De plus, Houde « avait comparu devant la Cour des sessions de la paix, le 16 février dernier.  Il était été [sic] accusé de voies de fait graves sur un dénommé François Sirois.  Houde avait nié sa culpabilité et avait opté pour un procès devant un juge seul.  Il devait subir son enquête préliminaire le 8 juin, et avait été libéré sous un cautionnement de $1,000 »[15].

Et ce n’était pas tout, car « Houde avait un casier judiciaire depuis 1982, année où il avait été condamné à 10 mois de prison pour une infraction relative à la loi des stupéfiants.  En février 1983, il avait écopé de deux sentences, respectivement de deux et 12 mois de prison, pour vol par effraction.  Le 14 juillet 1983, il était incarcéré pour un an après avoir été accusé de vol par effraction, d’introduction par effraction, de port de cagoule et de voies de fait »[16].

Houde n’avait cependant plus de démêlés avec la justice depuis le 8 novembre 1985, date à laquelle il avait été condamné pour recel.  Au moment de son assassinat, il se trouvait également sous une inculpation de conduite d’un véhicule avec les facultés affaiblies.

Le 5 avril, on sentit que la police nageait dans le néant puisque La Presse annonçait que celle-ci réclamait l’aide du public afin de récolter la moindre information.  « Plusieurs personnes ont été interrogées dans cette affaire mais, jusqu’à maintenant, aucune piste sérieuse n’a été découverte.  Les policiers croient être en présence d’un règlement de comptes relié au monde de la drogue ».

Cette affaire, qui semble être rapidement tombée dans l’oubli, n’a toujours pas été résolue.

1988 Le 26 octobre 1988, un chasseur fait la découverte du corps de Linda Condo dans un boisé de Pointe-de-Miguasha en Gaspésie.  La police déterminera que Mme Condo, une femme d’origine amérindienne sans adresse fixe, a été assassinée.  Selon la SQ, elle se déplaçait généralement par auto-stop. (voir : http ://www.dossiersnonresolus.com/fr/crimes-non-resolus/linda_condo.html)
1989 Le 5 janvier 1989, Hazel Weldon, une veuve de 66 ans, est battue à mort chez elle à Montréal alors qu’elle rentrait de la bibliothèque.
1989 Le 18 avril 1989, dans son appartement de Ste-Thérèse de Blainville, Sylvie Laverdière, 24 ans, est battue et étranglée par un cordon de téléphone.  Bien que les policiers soupçonnaient que le meurtrier était un homme en qui Sylvie avait confiance, il n’a jamais été arrêté.
1989 Le 3 mai 1989, Guylaine Charrette, 20 ans, est abattue d’une balle dans la tête à St-Jean-sur-Richelieu.  Les deux suspects ciblés étaient Jacques Boutin, 37 ans, et André Souligny, 26 ans, deux Hells Angels.  Ils auraient aussi abattu le propriétaire d’un bar où travaillait Charrette parce qu’il refusait de vendre.  Les deux hommes furent acquittés.
1989 Linda Flood, une jeune femme de race noire âgée de 17 ans, était battue et étranglée à Montréal le 7 mai 1989.  Son corps nu, sa petite culotte enfoncée au fond de sa gorge, fut retrouvée 15 jours plus tard dans un secteur boisé du Mont-Royal.  En raison d’une bourde policière, son corps ne fut identifié que quatre mois plus tard.  Aucun suspect n’a été identifié en lien avec cette affaire.
1989 Le 7 mai 1989, Régine Saint-Pierre, 60 ans, et son mari sont abattus par balle par des voleurs à leur résidence de Saint-Hubert.
1989 Le 14 mai 1989, c’est à Montréal que Gaétane Ayotte, 29 ans, est poignardé à la tête au cours d’une tentative de cambriolage.  Au moment du meurtre, son mari se trouvait en prison.  Aucun suspect ne fut jamais identifié dans cette affaire.
1989 Le 29 juin 1989, Kioomars Meghdadi, un jeune homme de 17 ans originaire d’Iran, est tué d’une balle alors qu’il se trouvait dans le garage où il travaillait.
1989 Le 5 octobre 1989, Murielle Lussier, 36 ans, est retrouvée nue, battue et étranglée dans une carrière à Noyan.  Marcel Evrard, un restaurateur de 36 ans, sera accusé de son meurtre car on l’avait vu quitter un bar avec elle le soir même du meurtre.  Il sera cependant acquitté.
1989 Le 18 octobre, Valérie Dalpé, 13 ans, quittait son logement de Saint-Léonard pour se rendre à la pharmacie du coin.  Son corps, dépecé, fut retrouvé le lendemain dans un dépotoir municipal.  La police prit cette affaire à cœur, allant jusqu’à interroger 600 personnes en plus de consulter des experts américains.  Dans un article qu’il écrivit pour La Presse du 18 octobre 1992 afin de souligner le troisième anniversaire de ce meurtre horrible, André Cédilot laissait entendre que les enquêteurs avaient un suspect dans la mire mais qu’on manquait de preuves pour pouvoir déposer contre lui des accusations.  L’individu connaissait la victime et habitait le même secteur. (merci à Pierre pour certaines informations).
1989 Francine Lavoie, 45 ans, est poignardée à trois reprises dans son logement de Montréal, le 20 octobre.  On la retrouvera dans ses vêtements de nuit.
1989 Le 26 octobre, Hélène Gauthier-Soucy, 45 ans, est dénudée, ligotée, bâillonnée et poignardée à la gorge et au ventre par un cambrioleur âgé dans la trentaine qui ne sera apparemment jamais identifié.  Hélène fut tuée devant les yeux de sa fillette de 7 ans.
1989 Le 29 octobre, à Montréal, Lise Houle, 32 ans, est retrouvée dans un stationnement près de chez elle.  Battue à mort, elle est morte au bout de son sang.  Lise Houle est née le 23 janvier 1957 de l’union de Paul Houle (1915-?)  et Claire Leblanc (1918-?) mariés le 27 janvier 1951.
1989 Lisette Boucher, 42 ans, sera retrouvée le 7 décembre avec trois projectiles d’arme à feu dans la tête à Saint-Polycarpe.  Son partenaire sexuel, Réjean Giroux, 42 ans, sera accusé du meurtre mais acquitté grâce aux talents de son avocat, Me Serge Ménard.  Giroux avait pourtant été condamné à 15 mois pour tentative de meurtre sur une autre femme.
1990 Le 2 janvier, vers 9h00, Jacqueline Bernard, une mère de famille de 50 ans, est retrouvée chez elle, dans l’appartement 1 du 1076 de la 1ère Avenue à Pointe-aux-Trembles.  Marcel Laroche écrira dans La Presse que « la victime dont la mort remontait déjà à quelques heures aurait été frappée à plusieurs reprises à la tête à l’aide d’un objet contondant.  La macabre découverte a été effectuée par l’une de ses filles, une femme d’une trentaine d’années occupant l’appartement 2 situé au rez-de-chaussée de cet immeuble de six logements ».  C’est en voulant rendre visite à sa mère au lendemain des festivités du Nouvel An que celle-ci fit la découverte.  La victime gisait sur un matelas placé sur le plancher de sa chambre à coucher.

« La jeune femme aurait déclaré aux policiers s’être rendue à plusieurs reprises à l’appartement de sa mère, au cours de la nuit du lundi à mardi, et de l’avoir aperçue couchée sur un matelas, la tête sous une couverture.  Croyant qu’elle dormait, elle ne l’aurait pas dérangée et serait retournée auprès de ses amis fêtant l’arrivée du nouvel An.  Intriguée par le sommeil prolongé de sa mère, la fille devait finalement soulever la couverture vers 9 heures hier matin pour constater qu’elle avait été frappée à la tête ».

Le pathologiste André Lauzon du laboratoire de médecine légale de Montréal s’est rendu sur place, au même titre que plusieurs enquêteurs.

Un autre locataire de l’immeuble qui refusa de donner son nom aux journalistes, dira avoir entendu vers 1h30 de la nuit un homme frapper à la porte de la victime en disant : « C’est Claude ».  La victime avait emménagé dans ce logement au début décembre 1989.

(Marcel Laroche, La Presse, 3 janvier 1990)

1990 Pascal Poulin, 10 ans (né le 26 janvier 1979), qui le domicile de sa mère, au 3455 appartement 3 rue Gascon à Montréal en fin de matinée le 20 janvier 1990.  Il devait rejoindre des amis pour faire une balade en métro.  Le lendemain, 21 janvier, un homme qui promène son chien retrouve le corps de Pascal vers 17h30 sur une route déserte située près du boulevard Gouin, à Pointe-aux-Trembles, près de la rivière des Prairies.  Journaliste de La Presse, Marcel Laroche tentait déjà un lien avec d’autres meurtres en écrivant que « l’assassinat de Pascal Poulin […] n’est pas sans rappeler d’autres crimes similaires commis dans la métropole il y a quelques années, et au cours desquels d’innocents enfants ont été agressés sexuellement et tués par un pervers toujours au large ».  Hélène Poulin signa la disparition de son fils seulement vers 23h00 au cours de la soirée du 21 janvier, soit quelques heures après que la police ait fait la découverte.

Selon le rapport du coroner, le corps présentait des rigidités cadavériques et selon le Dr Jean Hould, pathologiste qui pratiqua l’autopsie, il y avait des « lacérations vasculaires au niveau des vaisseaux du cou par un instrument piquant et tranchant ».  Autrement dit, le garçon avait eu la gorge tranchée.  Puis le Dr Hould nota également « la présence de spermatozoïdes dans le rectum ».

(les parents de Pascal sont Hélène Poulin et Denis Provencher)

1990 Le 20 janvier, Alfred-Paul Legault, 53 ans, est retrouvé mort vers 4h30 de la nuit dans le salon de son appartement qu’il partageait avec sa conjointe de 46 ans au 1864 rue Plessis dans l’est de Montréal.  La Presse écrira sur le sujet : « connu de la police pour son implication dans des histoires de vol, recel et fraude, Legault aurait de toute évidence été liquidé par ou des individus qui lui ont logé trois balles dans la tête.  Le crime aurait été commis entre 15h le vendredi et 4h le samedi matin alors que le quinquagénaire était seul à la maison.

Un ami de Legault m’a contacté en mai 2016 pour m’informer que, selon lui, ce meurtre n’avait jamais été résolu.

1990 Le 9 février, Lise Bélisle, 33 ans, est retrouvé morte à Saint-Charles Borromée.  Il s’était écoulé sept mois depuis sa disparition.  Denis Deschênes, 47 ans, est accusé du meurtre car Lise aurait tenté de le faire chanter concernant un vol à main armée.  Deschênes fut cependant acquitté, principalement parce que le juge a déterminé que son témoignage avait été acquis illégalement.
1990 Le 18 février, Francine Noël, 28 ans, est abattue dans sa voiture en même temps que son copain à Saint-Nicéphore.  Deux jours plus tôt, on avait déposé contre eux des accusations de trafic de drogue.
1990 Le 13 mars, c’est à Outremont que Claire Sampson, 34 ans, et Danielle Laplante, 24 ans, furent séquestrées à la boutique où elles travaillaient.  Elles furent violées avant d’être poignardées à plusieurs reprises.   Un mois plus tôt, un homme avait violé d’autres travailleuses dans une autre boutique du secteur.  Un an plus tard, Agostino Ferreira, 31 ans, s’est reconnu responsable de ces meurtres alors qu’il s’en prenait à deux autres femmes.  À son procès pour viol, il causa une certaine commotion en décidant de se représenter lui-même, ce qui obligeait les victimes à devoir être interrogées par leur prétendu agresseur.   Bien qu’il fit déclaré délinquant dangereux en 1996, il ne fut jamais accusé des meurtres de Sampson et Laplante.
1990 Le 3 avril, c’est à Laval que Lorraine Keogh, 35 ans, est abattue d’une balle à la tête, ainsi que son conjoint.  Le corps de Lorraine fut abandonné dans un sac à ordures sur une autoroute.  Quoique ce double meurtre aurait pu être relié au trafic de drogue, il ne fut jamais résolu.
1990 Le 11 avril, c’est à Sainte-Anne-de-Pierreville qu’on retrouve le corps de Donald Desruisseaux, un garçon de 10 ans.  Il aurait été étranglé.
1990 Le 16 mai, c’est dans son appartement de Ville Mont-Royal que le corps de Joanne Beaudoin, une femme récemment divorcée de 35 ans, est retrouvé.  Son assassin prit la fuite avec de l’équipement électronique et sa voiture.  Toutefois, le véhicule fut retrouvé un peu plus tard alors qu’il brûlait sur l’Ile Sainte-Hélène.  Son nouveau conjoint offrit une récompense de 10,000$ pour résoudre le meurtre, mais sans le moindre résultat.
1990 Le 28 juin, c’est dans un coin isolé d’un parc de Neufchâtel que le corps de Danielle Falardeau, 33 ans, fut retrouvé nue.  Depuis la perte de la garde de son enfant de 6 ans elle vivait isolée.  On l’avait étranglée avant de mutiler son corps.
1990 Le 27 octobre, après avoir été portée disparue depuis deux mois, Pascale Lemaire, une coiffeuse de 20 ans, est retrouvée morte à Saint-Mathieu-de-Laprairie.  Guy Bissonnette, 33 ans, sera accusé du vol de sa voiture et de son portefeuille mais il ne fut jamais ennuyé à propos du meurtre.
1990 Le 31 octobre, Jean-Guy Pellerin, un jeune homme de 25 ans relié au milieu des motards, fut retrouvé dans une sablière de Bois-des-Filion par un fusil de calibre .12 retrouvé à ses côtés.  Pellerin s’était récemment installé à Repentigny où il avait l’intention de prendre le contrôle du marché de la drogue.  (Pellerin est né le 8 avril 1965)
1990 Le 1er novembre, Janette Daigneault, une femme handicapée de 68 ans est retrouvée poignardée dans son logement.  Le corps a été trouvé par son neveu, Pierre Daigneault.  Selon La Presse du 3 novembre : « c’est vraisemblablement le vol qui a motivé son assassin, pensent les détectives de la police de la CUM qui enquêtent sur ce 58ème meurtre en 1990.  Janette Daigneault, une vieille dame malade, habitait seul un logement au sous-sol du 955 de la 5ème avenue, à Lachine.  Jeudi, vraisemblablement pendant l’après-midi, elle a été poignardée à plusieurs reprises au cou, aux mains et à l’abdomen.  On a trouvé son corps vers 22h.  Elle avait parlé à sa sœur pour la dernière fois mercredi soir.  « Elle n’avait pratiquement pas d’argent dans la maison », dit son neveu Pierre, qui habite tout près, sur la 6ème avenue ».

(Janette est née le 26 octobre 1922; ses parents étaient Ernest Daigneault et A. Lecompte).

1990 1990-Lise BriseboisLe 17 novembre, c’est dans un champ à Rainville, en Estrie, qu’on retrouve le corps à l’état squelettique de Lise Brisebois, une infirmière de 23 ans disparue huit mois plus tôt.  Ce sont des employés d’une compagnie sous-contractante d’Hydro-Québec qui ont fait la découverte des ossements.  « Les travailleurs s’affairaient à émonder des arbres pour le compte d’Hydro-Québec, dans le rang Gingras », pouvait-on lire dans La Presse du 18 novembre.  « Un de ceux-ci a d’abord trouvé deux os à quelques pieds du chemin.  Intrigués, les trois hommes ont commencé à fouiller les alentours pour en découvrir de nouveaux, pour la plupart éparpillés les uns des autres ».

Lise avait été enlevée sur le stationnement d’un centre commercial de Brossard.  Deux jours après sa disparition, sa voiture était retrouvée dans le stationnement d’un centre commercial.

(Lise Brisebois est née le 22 octobre 1966 et avait pour parents André Brisebois et B. Morin.  Selon Généalogie Québec on considère qu’elle est morte le 10 mars 1990).

Son cas fit l’objet d’un épisode de la populaire émission des années 1990 Dossiers Mystères : https ://www.youtube.com/watch?v=af-rNzdEZ5Y

1990 Le 17 novembre, on retrouve le long d’une autoroute à Mirabel le corps d’Isabelle Brouillette, une vendeuse itinérante de 55 ans.  Elle a été abattue de deux balles dans la tête.

(Marie-Rhéa Isabelle Brouillette est née le 8 janvier 1935; ses parents étaient Hildère Brouillette et M. Lapalme.  Son mari se nommait Gaston Bernard Venne.  Le couple s’était marié civilement en 1972, alors qu’ils habitaient au 8125 Boul. Viau à St-Léonard.)

1990 Le 21 novembre, c’est à Val Bélair que Sylvie Chauvin, 27 ans, est assassinée de deux décharges de fusil à la tête.  Son mari, Daniel Laflamme, 30 ans, est immédiatement soupçonné.  Avant le meurtre, il aurait confié à un ami son intention de toucher l’assurance vie de sa femme en plus de lui demander de trouver un tueur à gages.  Reconnu coupable lors d’un premier procès, la défense parvint à aller en appel sur le motif que le juge avait parlé de black-out dans les directives qu’il avait rendues au jury.  Lors de son second procès, Laflamme fut acquitté, laissant ainsi le meurtre de Sylvie non résolu.

(Daniel Wilfrid Jean-Marc Laflamme et Sylvie Marie Fernande Chauvin se sont mariés le 13 octobre 1984 à St-Hyacinthe.  Daniel est né le 13 septembre 1960 et Sylvie le 27 juin 1963.  Les parents de Sylvie étaient Armand Chauvin et Lise Goyette; ceux de Daniel étant Jean-Marc Laflamme et Yvonne Leroux)

1990 Le 8 décembre, c’est dans une ruelle de Montréal que Louise Deprater, une secrétaire de 32 ans, est retrouvée morte.  Elle a été étranglée et retrouvée nue.  Dans son édition du 9 décembre, La Presse écrira : « le corps dénudé d’une femme dans la vingtaine a été retrouvé hier matin dans une ruelle à l’arrière du 2083 Létourneaux, près du Marché Maisonneuve à Montréal.  Même si le cadavre portait au cou des marques qui pourraient bien en être de strangulation, les enquêteurs préfèrent encore parler d’une mort douteuse en attendant les résultats de l’autopsie qui sera pratiquée demain ».  C’est seulement plus tard qu’elle sera identifiée.

(Louise est née le 18 février 1958 et avait pour parents Antoine Paul Deprater et G. Lauzon.

1990 Le 31 décembre, c’est dans un édifice de Côte-des-Neiges que Johann Murray, 25 ans, et son conjoint Kenneth Gordon sont abattus simultanément.  On croit que ce double meurtre serait relié à un réseau de trafic de drogue puisque Gordon devait apparemment comparaître quelques semaines plus tard pour une accusation de possession de drogue.

(Johann Murray est né le 31 décembre 1963 et avait pour parents Stafford Murray et I. Bennett.  Kenneth Gordon est né le 18 février 1958 et ses parents étaient Herbert Gordon et L. Gordon).

1990 Sandra Gaudet, 14 ans, fut assassinée dans la nuit du 10 mars 1990.  Son corps, à moitié nu, fut retrouvé le 12 mars à Val d’Or, près du chemin Baie-Carrière.  On l’avait étranglée.  On constatera également des marques de morsures sur sa vulve et ses seins.  Le mois suivant, on procédera aux arrestations de Billy Taillefer et Hugues Duguay qui seront accusé du meurtre.  En 1999, la Commission Poitras permit de mettre en lumière quelques faits nouveaux sur la conduite de l’enquête, au point où on recommande la réouverture du dossier.  En 2006, Taillefer sera acquitté.
1990 Le 11 avril, le jeune Donald Desruisseaux sortit de son école vers 11h30 afin d’aller profiter de son heure de dîner.  Certains témoins le virent une vingtaine de minutes plus tard près d’un arrêt d’autobus.  Mais en raison d’une punition, il n’avait apparemment pas le droit de prendre l’autobus.  Mais quelques heures plus tard, son corps était découvert à Pierreville.  On l’aurait étranglé.
1990
1990 Le 8 décembre 1990, le corps de Louise De Prater, 32 ans, est retrouvé dans une ruelle de Montréal.  Elle aurait été étranglée.
1991 Le 20 février, Nathalie Lévesque, 23 ans, est retrouvée morte sous un pont à Notre-Dame-du-Rosaire, à une vingtaine de kilomètres de Québec.  Peu de temps auparavant, elle avait fait de l’auto-stop.  On apprit que Nathalie était une itinérante.  Son copain affirmera qu’il ignorait qu’elle s’adonnait à la prostitution.

(Selon Généalogie Québec, sa date de décès est inscrite comme le 17 février 1991.  Ses parents étaient Roland Lévesque et B. Ouellet, mariés à Rimouski le 10 juin 1950.  Nathalie est né le 12 avril 1967.)

1991 Le 20 mars, Suzanne Lecours, 29 ans, est assassinée de trois projectiles de pistolet à la tête à Montréal.  Elle sortait de voiture devant un bar où son mari l’avait invité pour venir discuter de la pension alimentaire mais aussi de la possibilité d’une réconciliation entre eux.
1991 Le 7 avril, Sophie Gervais, modèle et fonctionnaire âgée de 20 ans, perd la vie dans l’explosion d’une bombe qui visait peut-être son conjoint, William Pomerleau qui dirigeait une agence d’escortes.
1991 Le 27 mai, c’est à Montréal, que Germaine Désilets, 80 ans, meurt après avoir été sauvagement battue et ligotée par des voleurs.
1991 Le 3 juin, après avoir été portée disparue depuis huit mois, Jeanet Grenier-Lajoie, 68 ans, est retrouvée à Gatineau.  Elle était nue et dissimulée sous le plancher de sa propre remise.  C’est un sac à ordures qui aurait causé sa mort par suffocation.  Peu de temps auparavant, elle avait confié à des amies son inquiétude à propos d’un inconnu qui la suivait dans la rue.
1991 Le 21 juillet, c’est à Montréal que Josée Pitre, 20 ans, est abattue d’une balle apparemment perdue alors qu’elle sortait d’une fête jamaïcaine au milieu de la nuit.
1991 Le 8 août, c’est dans son logement de St-Jean-sur-Richelieu que Lucille Morin, 68 ans, est assassinée d’une dizaine de coups de fer à repasser.
1991 Le 23 septembre, c’est à Malartic que Céline Saint-Amant, une assistée sociale de 28 ans, meurt dans un incendie criminel.
1991 Le 25 septembre, c’est alors que son mari s’est absenté pour la chasse qu’Eva Paradis, 67 ans, est battues à mort dans son logement de Montréal.
1991 Le 29 septembre, c’est sur le terrain du stationnement d’une banque de Laval qu’on retrouve le corps de Suzanne Grondin, mère monoparentale d’un enfant de 9 mois et elle-même âgée de 21 ans.  Des témoins diront l’avoir vu la veille en train de faire de l’auto-stop.  Suzanne s’adonnait parfois à la prostitution pour arrondir les fins de mois.
1991 Le 2 novembre, c’est à son domicile de Montréal que Ginette Dufresne, une prostituée de 34 ans, est battue et étranglée.  Son assassin lui a enfoncé une cuiller dans la gorge.  Peu de temps auparavant, deux suspects avaient été appréhendés pour des menaces de mort faites à l’endroit de Ginette, mais personne ne fut jamais arrêté en lien avec son meurtre.
1991 Le 12 novembre, c’est à L’Acadie qu’on retrouve le squelette d’une femme qui ne sera jamais identifiée.  On croit cependant qu’elle fut assassinée sept mois plus tôt.  Tout ce qu’on sait à son sujet c’est qu’elle portait un jean à l’effigie de Calvin Klein et des bottes de cow-boy.
1991 Le 16 novembre, c’est derrière un motel de Val d’Or qu’on retrouve le corps de Rose-Ann Blackned, une autochtone de Nemaska âgée de 23 ans.
1991 Le 13 octobre 1991, Marie-Claude Côté, qui étudiait au Collège Brébeuf, fut enlevée dans le stationnement d’un bar dans Côte St-Paul, où la police retrouva l’une de ses chaussures ainsi que des traces de sang.  Elle avait passé la soirée dans ce bar avec des amis.  Un mois plus tard, on retrouva son corps dans les eaux du fleuve, près des Îles de Boucherville.
1992 Le 19 janvier, c’est à Longueuil qu’on retrouve le corps de Myriam Valois, 34 ans.  Elle était disparue depuis deux jours.  Myriam a été battue à mort.
1992 Marie-ève Larivière 13 ansMarie-Ève Larivière est née le 19 avril 1980, ses parents étaient Nicole Boily et André Larivière.  La fillette de 11 ans habitait au 2972 chemin Ste-Marie à St-Polycarpe avec sa mère et l’artiste sculpteur François Lambert.  Mais le 7 mars 1992, Marie-Ève se trouvait en visite chez de la parenté, rue Beausoleil, à Laval.  À 19h00, c’est pourtant avec l’accord de sa mère qu’elle quitte la résidence de la rue Beausoleil pour aller acheter deux pains baguette à la boulangerie Rondeau, située sur le boulevard Lévesque.  On l’aurait vu pour la dernière fois vers 19h45 dans un dépanneur situé à l’intersection des rues Desnoyers et de la Fabrique, à Laval « où elle avait abouti, vraisemblablement après s’être égarée.  Les policiers lavallois croient que la fillette aurait été accostée par un inconnu, quelque part sur la rue Desnoyers, pour ensuite être kidnappée », écrira Marcel Laroche dans La Presse.  On la chercha toute la nuit, mais en vain.

Le lendemain matin, 8 mars, des employés du Canadien Pacifique (CP) découvrent le corps de Marie-Ève abandonné sur le bord de la voie ferrée de la côte Saint-François, près des boulevards Saint-Martin et Industriel, à moins d’un kilomètre du célèbre pénitencier St-Vincent-de-Paul.  Son corps fut apparemment retrouvé habillé.

Le rapport du coroner Michel Trudeau fait état des quatre points suivants : pétéchies sur le visage et les conjonctives des deux yeux ainsi qu’au niveau des muqueuses buccales; présence d’un sillon à la région cervicale droite; rougeur de la vulve avec légère infiltration hémorragique; et plusieurs petits foyers d’infiltration hémorragique au niveau des tissus mou du cou.  L’autopsie fut conduite par le Dr Claude Pothel.

La police relança l’enquête en 2005 en visitant plus de 500 maisons et parlé à plus de 1 000 personnes.  Malgré ces efforts, il n’y a toujours aucun résultat positif dans ce dossier.

1992 Le 8 mars, c’est dans son logement de Montréal que Charlene McFarlane est égorgée.  À 24 ans, elle était mère de deux jeunes enfants.
1992 C’est à Montréal, le 16 avril, que Yvette Latulippe, 68 ans, a été égorgée par des soi-disant voleurs dans son logement.
1992 Le 20 mai, c’est à Montréal que Nicole Bloomer, 44 ans, est abattue par Henri Labonté, un homme de 76 ans.  Mais puisque Labonté mourut en détention d’un infarctus avant de pouvoir subir son procès, l’affaire reste officiellement non résolue.
1992 Le 24 mais, c’est dans son logement de Montréal que Yvette Groleau-Gariépy, 81 ans, est assassinée par un voleur.
1992 nicole_sassoonSelon l’enquête du coroner Yves Lambert, c’est vers 11h00 le 30 mai 1992 qu’un pêcheur se trouvant à la hauteur de Ville Sainte-Catherine découvrit le cadavre d’une femme complètement dénudé et qui semblait avoir séjourné un bon moment dans les eaux du fleuve St-Laurent.  Selon la SQ le corps aurait été retrouvé le 3 juin, mais le rapport du coroner parle plutôt du 30 mai.  Lambert y ajoutait d’ailleurs que le corps fut identifié par ses empreintes digitales comme étant celui de Nicole Sassoon, une jeune femme de 21 ans née le 17 janvier 1971.  Selon la SQ, Nicole travaillait à Ville LaSalle et qu’elle séjournait dans un logement de la rue Gravel au moment de sa disparition.  Elle aurait été vue pour la dernière fois au Motel Colibri à Montréal.  Mais dans son rapport, le coroner se montrait plus précis en disant que Nicole aurait trouvé la mort le 23 novembre 1991.  Son examen externe du corps permit de déterminer qu’il s’agissait bien d’un homicide.  Toutes les plaies, dont certaines par enfoncement, avaient été assénées au crâne.  Son casier judiciaire nous montre aussi que Nicole avait été impliquée dans un vol par effraction le 7 septembre 1991.  Le 12 septembre, elle plaidait coupable devant le juge Marcel Beauchemin et cela lui mérita une sentence d’une semaine.  Le 19 septembre, elle retrouvait sa liberté sous certaines conditions.  Mais le 26 septembre elle récidive en commettant cette fois un vol qualifié.  Le même jour, la justice l’accusera de s’être évadé d’une garde légale pour laquelle elle plaidera coupable le 10 octobre.  Le 24 octobre, elle plaidait coupable pour le vol qualifié, tout comme dans une autre affaire de complot.  Si le coroner affirmait que la mort remontait au 23 novembre 1991, son casier judiciaire indique qu’elle a vécu encore quelques jours puisque le 29 novembre elle commettait sa toute dernière infraction en s’évadant une fois de plus de sa garde légale.  Cette dernière accusation ne sera retirée que le 29 avril 1997.
1992 Le 17 juin 1992, André Larivière, professeur, et sa femme Jocelyne Plante-Larivière, infirmière, vont passer la nuit dans une auberge située à St-Adolphe d’Howard.  Au cours de la nuit suivante, un incendie criminel éclate dans l’établissement.  Les cadavres du couple seront découverts dans le brasier sans que le ou les auteurs de l’incendie aient été jamais identifiés.  Les Larivière étaient mariés depuis 24 ans et laissait dans le deuil quatre enfants. (voir : http ://www.dossiersnonresolus.com/fr/crimes-non-resolus/andre_jocelyne_lariviere.html)
1992 Le 22 octobre, c’est dans son appartement de Montréal que Berta Dimidjan, 41 ans, est tuée.
1993 Le 9 avril, c’est à Montréal que Tricia Shelen Pilingy, une jeune femme de 20 ans, est retrouvé poignardée.
1993 Le 11 avril, c’est à Montréal que Tina Laposta, 19 ans, est assassinée en même temps qu’un autre homme.  Les tueurs, au nombre de trois, ne furent jamais retrouvés.
1993 Le 14 mai, c’est à Joliette que Marie-Josée Champagne est abattue d’un tir de carabine.  Son conjoint Serge Lahaise, 28 ans, sera soupçonné mais il ne sera jamais arrêté.
1993 Le 25 juillet, c’est à Québec que Maryse Charron, 41 ans, est retrouvée morte.  Elle a été battue à mort.
1993 C’est à Montréal, le 10 septembre, que Ann Tuyet Nguen, 41 ans, perd la vie dans un incendie criminel dont le responsable ne sera jamais appréhendé.
1993 Le 3 novembre, c’est à Montréal que Claude Ferron, 55 ans, est retrouvée dans son appartement.  Elle a été étranglée.
1994 C’est à Montréal, le 20 février, que s’éteint Pauline Boulet-Bellegarde.  En fait, elle succombe à des blessures qu’elle a reçues deux semaines plus tôt, alors qu’elle a été sauvagement battue par deux inconnus qui ont cambriolé sa demeure.
1994 Le mai, c’est à Montréal que Fabiana Mitchell, 18 ans, est étranglée le 6 mai avant que son corps soit jeté dans sa baignoire.  Il n’y aurait eu aucune trace d’entrée par effraction dans son logement, où elle venait d’emménager avec son bébé.

(Fabiana est née le 28 janvier 1974.  Son père était Jules Mitchell.  Le conjoint de Fiabana s’appelait Lake).

1994 Le 20 juillet 1994, le corps de Marie-Chantale Desjardins, 10 ans, est retrouvé derrière le centre commercial Place Rosemère.  Sa disparition avait été rapportée à la police de Ste-Thérèse quatre jours plus tôt.  Elle aurait été étranglée.  Le 16 juillet, on la disait partie sur son vélo.

(http ://www.dossiersnonresolus.com/fr/crimes-non-resolus/marie_chantale_desjardins.html)

1994 Dans la soirée du 22 juin 1994, Mélanie Cabay quitte son appartement de la rue Basile-Routhier à Montréal après une soirée passée en compagnie de quelques amis.  Ce soir-là, elle devait rentrer directement chez sa mère mais elle n’aurait jamais atteint l’arrêt d’autobus de l’intersection de Berri et Fleury.  Son corps fut retrouvé le 5 juillet 1994 sous des bardeaux d’asphalte dans un boisé de Mascouche.  La cause du décès reste apparemment inconnue.  Mélanie est née le 16 janvier 1975 de l’union entre Philippe Cabay (né 1er mai 1948) et Mireille Belisle (née 11 février 1950).  Ceux-ci se sont cependant mariés seulement le 19 juin 1976.
1994 Le 30 juillet, Dora Psyrris, une prostituée de 27 ans, est retrouvée dans une ruelle de Montréal.  Elle a été étranglée.
1994 Le 25 août, c’est à Montréal que Nelly Bobishe, une autochtone de 34 ans et mère de deux enfants, est assassinée dans son logement.  Elle aurait reçu une vingtaine de coups de couteau et de fourchette.  Son voisin et partenaire sexuel Ali Abdoulkadir, un Somalien de 40 ans, fut soupçonné mais aucune arrestation ne fut jamais effectuée.
1994 Le 4 septembre, c’est dans sa maison du quartier Notre-Dame-de-Grâces à Montréal que Colette Julien, 47 ans, est violée et étranglée.  Ce meurtre est survenu pendant une série de vols par effraction qui avait soulevé l’indignation de plusieurs femmes contre l’inaction policière.
1994 Le 30 septembre, Jacques Dansereau, 49 ans, fut jetée du haut de son balcon.  On soupçonna sérieusement son mari, Georges Bellerose, 43 ans.  Celui-ci sera cependant acquitté du meurtre.
1994 Le 13 octobre, c’est à Saint-Eulalie que Rosilda Houle, 58 ans, et son mari sont tués de plusieurs tirs d’arme à feu dans leur garage.  On croit que le mobile serait le vol, mais il n’y a toujours eu aucune arrestation dans ce dossier.
1994 Le 24 octobre, c’est dans Montréal-Est que Hélène Plante, une prostituée de 21 ans, est poignardée à plusieurs reprises au visage et à la poitrine.  Son corps sera ensuite jeté nu dans une fosse d’un usine abandonné.
1995 Le 17 avril, c’est dans le stationnement souterrain de son logement de Laval qu’Annie Brissette, 29 ans, est tuée d’un tir d’arme de poing.
1995 Le 29 mai 1995, Claudette Servant et son mari, Victorien Vallée, disparaissent soudainement de la municipalité de Tourelle en Gaspésie.  Le même jour, leur voiture est retrouvée au Havre de Tourelle.  Le 30 juin, après plusieurs recherches, leurs corps sont retrouvés par hasard par de jeunes pêcheurs.  Le couple aurait été assassiné de plusieurs tirs d’arme à feu.
1995 Le 14 juin, c’est à l’Intérieur du salon de bronzage dont elle est la copropriétaire que Micheline Dufault, 54 ans, est sauvagement assassinée à coups de pied-de-biche.
1995 Le 16 juin, c’est dans un marécage situé près de chez elle à Laval qu’on retrouve le corps de Joleil Campeau, 9 ans.  On la cherchait depuis quatre jours.
1995 Le 17 juin, Christina « Paulina » Mitriou, une danseuse de 23 ans, est abattue dans sa voiture après avoir été suivie par un ou des agresseurs roulant à bord d’un autre véhicule.  Elle venait à peine de quitter le bar où elle travaillait.
1995 Le 20 juillet, Maria Gallo-Dubé, 48 ans, est tuée à coups de hachette à Lachine.  Elle se déplaçait en fauteuil roulant.
1995 Le 9 août, c’est à Montréal que Daniel Desrochers est emporté lorsqu’un véhicule de marque Jeep explose près de lui.  La bombe avait été placée sous la Jeep dans le cadre de la guerre des motards.  L’incident eut pour effet de convaincre enfin la population qu’il était temps de voir les groupes de motards criminalisé comme de gentils bandits et on organisa plusieurs manifestations.
1995 Le 1er septembre 1995, Reine Lauzière, une enseignante de 46 ans, se rend au centre commercial Langelier dans Montréal-Nord.  On la retrouvera dans sa fourgonnette, ligotée et poignardée.

(https ://www.youtube.com/watch?v=UhawCRhFGyk)

1995 Le 7 septembre, c’est à Vanier qu’on retrouve le corps nu de Carrie Dolores Mancuso, une prostituée de 32 ans.  La cause de la mort serait l’asphyxie.
1995 Le 24 novembre, c’est à St-Charles-sur-Richelieu que disparaît Julie Gendron, 29 ans.  Son corps sera retrouvé le 28 mars 1996 dans un ruisseau du rang Le Coteau à St-Charles-sur-Richelieu.  Selon certains témoins, elle aurait été aperçu pour la dernière fois dans un bar de St-Jean-sur-Richelieu, le 23 novembre 1995.
1995 1995 - Odette PinardLe 27 novembre, la policière Odette Pinard, 30 ans, est abattue d’un projectile en plein visage alors qu’elle se trouvait seule dans un poste de police communautaire situé dans le quartier Cartierville, dans le nord de Montréal, dans le centre commercial du boulevard Gouin, à l’angle de la rue Lachapelle.  Selon les premières constatations, elle aurait été abattue d’une balle dans la bouche vers 16h30.  Elle est morte sur le coup.  Selon La Presse, « ce drame pourrait animer davantage le débat entre les dirigeants de la CUM et le puissant syndicat de policiers sur le projet de police de quartier que l’on s’apprête à implanter partout sur le territoire ».

Odette Pinard était marié à un autre policier qui travaillait dans Outrement, et laissait dans le deuil ses trois enfants.  Il avait une expérience de 9 ans dans la police.

En dépit de la diffusion d’un portrait-robot, le tueur n’a jamais été identifié.

1995 Le 28 novembre, Sylvie Samson, une employée de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) âgée de 38 ans, est sauvagement tuée à coups de barre de fer en pleine rue.  Il semble que son agresseur l’ait attendu de son retour du travail.  Selon certains, celui-ci conduisait une Chrysler Neon de couleur blanche.
1996 Le 8 février 1996, Pierrette Plouffe-Guénette, 52 ans, est retrouvée morte dans sa maison de la rue de Lajeunesse à Bellefeuille, près de St-Jérôme.  Elle vivait seule et était mère de cinq enfants.  On la disait craintive et prudente.  Selon la SQ : « d’après la scène de crime ainsi que l’enquête, la ou les personnes impliquées étaient connues de la victime ».  Elle n’était apparemment pas une victime à risque car on la disait prudente, craintive et généreuse.

(http ://www.dossiersnonresolus.com/fr/crimes-non-resolus/pierrette_plouffe_guenette_.html)

1996 Le 18 juin, c’est dans un boisé de Sainte-Lucie-des-Laurentides, entre la rue Cousineau et la 87ème rue, qu’Hélène Langlais, 46 ans, est tuée.  Son corps était nu au moment de la découverte.  Son fils avait rapporté sa disparition le 11 juin.  Un témoin aurait vu un automobiliste en panne dans ce secteur à l’époque de la disparition.  De plus, le sac à main de la victime a été retrouvé à proximité.
1996 Le 6 septembre, c’est dans son logement de Montréal que Jadwiga Lorynski, 80 ans, est étranglée par un individu qui a pénétré chez elle par effraction (par une fenêtre).
1996 Le 15 novembre, à Lebel-sur-Quévillon, Lina Charron, 41 ans, est tuée de plusieurs coups à la tête.  La police aurait attendu trois mois avant de traiter cette affaire comme un meurtre.
1997 Le 30 janvier, Mireille Bélanger, 46 ans, est poignardée dans son logement de Montréal.
1997 Le 27 février, alors que ses trois enfants dormaient dans d’autres pièces, Marie-Ghislaine Charles, 35 ans, est poignardée dans son lit.
1997 Le 21 mars, c’est à Sherbrooke qu’on retrouve le corps de Diane Couture, 49 ans.  Elle a été étranglée dans son lit.  Quand on l’a retrouvé, deux semaines plus tard, elle avait les mains attachées derrière le dos et son corps était presque entièrement dénudé.  Diane travaillait comme masseuse à domicile et s’annonçait dans les journaux locaux sous le nom de Sophie.
1997 1997 - Cynthia CrichlowLe 15 avril, Cynthia Crichlow, 24 ans, roulait au volant de sa voiture à Montréal lorsqu’elle fut tuée par une pierre qui fut lancée du haut d’un viaduc et qui a traversé son pare-brise.  Selon La Presse, deux roches de 4 kilos auraient été lancées plutôt qu’une à partir du viaduc surplombant l’autoroute Ville-Marie.  Le drame s’est produit vers 22h30.  Cynthia venait de terminer son travail et rentrait chez elle, à Côte-Saint-Paul.  Elle travaillait au Centre de traitements des documents de la Banque Nationale.  Elle était au volant d’une petite voiture de marque Suzuki.  « La roche n’a même pas touché au tableau de bord et a frappé directement Mme Crichlow en plein ventre ».  Sa collègue, qui conduisait, ne prit même la peine de s’arrêta et roula jusqu’à l’urgence du centre hospitalier Angrignon.  À 23h40, elle entrait en salle d’opération mais à 3h00 elle décédait.  L’impact avait causé l’éclatement du foie et de graves dommages internes.  On croyait à l’époque que les deux pierres avaient été prises sur le terrain du Palais des congrès, « à dix pas de l’endroit d’où le projectile a été lancé ».
1997 Le 18 novembre, c’est dans son logement de Saint-Roch-de-l’Achigan que Sophie Champagne, 22 ans, est poignardée à une dizaine de reprises avant d’être assommée et étranglée.  La police aurait eu un suspect dans cette affaire qui aurait échoué le teste du polygraphe, mais aucune accusation ne fut déposée.
1998 Le 5 février, Wilfrid Langlois disparait de chez lui au cours de la soirée.  Il aurait communiqué avec sa sœur pour lui confier qu’il se trouvait dans un motel de Chandler, mais après ce coup de fil il ne donna plus jamais aucun signe de vie.  Selon la SQ « l’enquête qui a suivi sa disparition laisse croire qu’il aurait été victime d’un meurtre.
1998 Le 6 février, c’est à Candiac que Joanne Foessl, 38 ans, est étranglée dans la maison qu’elle habitait avec ses enfants.  On croit que les agresseurs étaient des cambrioleurs qui seraient entrés par une fenêtre du sous-sol.
1998 Le 20 octobre, c’est dans les toilettes du parc Angrignon, à Montréal, qu’on retrouve le corps de Milia Abrar, 22 ans, qui a été poignardée et défigurée à l’acide.  Ses proches soupçonnent une connaissance de la victime d’être le meurtrier, mais les enquêteurs n’ont toujours pas accumulé une preuve suffisante pour le condamner.
1998 Le corps de Linda Condo, 37 ans, est retrouvé à une date inconnue près de la Réserve amérindienne de Maria.  Elle aurait été tuée de coups de feu à la tête et son meurtre n’aurait pas été annoncé par les médias traditionnels.
1999 Le 11 janvier, c’est à Saint-Hubert, sur une route de campagne, qu’on retrouve le corps de Geneviève Dubois, 29 ans, qui a été tuée par des projectiles d’arme à feu en pleine tête.  Impliquée dans le domaine du trafic de drogue, Geneviève était sur le point d’être appelée à témoigner au procès d’un Hells Angels.
1999 Jolène Riendeau, 10 ans (née 8 août 1988), habitait le quartier Pointe-Saint-Charles à Montréal avec sa mère Dolorès, un frère de 13 ans et une sœur de 8 ans.  Au matin du 12 avril, Dolorès quitta son logement pour se rendre au travail.  Peu de temps après, Jolène fut aperçu en train de manger des croustilles près d’un dépanneur.  Lorsque Dolorès rentra du boulot entre 17h00 et 17h15, Jolène était absente.  Quelques heures plus tard, les parents contactèrent les policiers pour signaler la disparition.  Des recherches imposantes s’organisèrent en plusieurs endroits.  Bien que Jolène avait déjà fugué par le passé, sa mère était convaincu qu’elle n’était pas partie de son plein gré.  Le 2 août 2010, la police rendit publique un portrait vieillissant Jolène afin de demander au public de les aider.  Le 9 septembre 2010, alors qu’on procédait à des travaux majeurs au pont de l’Île-des-Sœurs, qui relie l’autoroute 15 au pont Champlain, un ouvrier tomba sur des ossements.  Un mois plus tard, les analyses confirmèrent qu’il s’agissait bien des restes de Jolène.  Le lieu de cette découverte se situait à environ 2 km du logement qu’elle habitait en 1999.  En 2011, La Presse annonçait que la police avait dû relâcher un suspect de 47 ans qui avait autrefois habité le quartier de la victime.  En 2012, la mère de Jolène révéla publiquement l’identité du suspect et elle en vint aux poings avec lui au cœur du palais de justice.  Accusé dans d’autres affaires d’agressions, ce suspect aurait tendance à s’en prendre à des victimes faibles et qu’il peut contrôler facilement.
1999 Le 11 juillet, c’est à Pierrefonds que Janet Dohn-Kuchinsky, 43 ans, est tuée d’un violent coup à la tête alors qu’elle s’adonnait à son entraînement de course à pied.  On la surnommait affectueusement « walking lady ».  Elle a été retrouvée dans un boisé à l’angle du boulevard des Sources et Riviera.  Elle était mariée et mère de trois enfants.  Elle « gisait face contre terre, à quelques pas de la piste cyclable qu’elle avait l’habitude d’emprunter quand elle faisait ses marches », écrira Christiane Desjardins dans La Presse du 12 juillet.

Elle est sortie samedi le 10 juillet vers 17h40 pour prendre une marche.  « Vers 21 heures, comme elle n’était toujours pas revenue, son mari, Harvey Kuchinsky, a commencé à s’inquiéter.  Il a appelé des connaissances pour savoir si Janet ne s’était pas arrêtée en chemin, puis, vers 22h45, il a alerté la police.  Comme cette disparition était récente et qu’il s’agissait d’une adulte, les policiers lui ont signalé qu’ils ne pouvaient rien faire avant 24 heures ».

« La famille a tout de même commencé les recherches samedi soir.  Tôt hier matin, les enfants de Mme Kuchinsky, Eric, 19 ans, Sarah, 16 ans, et Megam, 14 ans, ont distribué des photos de leur mère en divers nedroits pour aider à retrouver leur mère.  Une quarantaine de bénévoles se sont joints à eux, puis se sont divisés par groupes.  C’est l’un de ces groupes, parmi lequel on retrouvait un ami de la famille, membre de la Gendarmerie Royale du Canada, qui a fait la macabre découverte vers 9h30.  La famille immédiate de la victime a dû être traitée à l’hôpital pour choc nerveux ».

Le corps fut gardé dans cette position une bonne partie de la journée puisque les experts biologistes étaient occupés sur une autre scène de crime à Québec.  « Le lieutenant-détective de la section des Homicides, Jean-François Martin, ne pouvait se prononcer sur les causes de la mort, mais il a indiqué que du sang avait coulé d’une blessure à la tête.  La femme a été trouvée dans des buissons, près de la clôture, où il y avait un trou, à quelques centaines de pieds de la rue.  Même si la victime était complètement vêtue, l’hypothèse d’une agression sexuelle, ou du moins d’une tentative en ce sens, n’était pas écartée ».

Selon les enquêteurs, ce meurtre était à connotation sexuelle.

1999 C’est à Luskville le 30 août qu’on retrouve le corps de Kelly-Lynn Fitzpatrick, 19 ans, dans un sac de couchage.  Elle a vraisemblablement été poignardée.  Il y avait un mois qu’elle avait disparue.
1999 Le 16 novembre, c’est à Terrebonne que disparaît Julie Surprenant, 19 ans, à sa descente de l’autobus.  Richard Bouillon, un violeur récidiviste qui habitait dans le même immeuble que Julie, deviendra le principal suspect mais il ne sera jamais inculpé en raison du manque de preuves.  Le cas de Julie Surprenant est officiellement classé dans la catégorie des simples disparitions puisque son corps n’a jamais été retrouvé, mais en raison de certains développements, entre autres les aveux que Bouillon a fait sur son lit de mort, je pense qu’il était plus logique d’intégrer cette affaire à la présente liste.
1999 Le 13 décembre, c’est dans leur maison du 41 rue Landry à Saint-Paul-de-Joliette que Marguerite Landry, 89 ans, son frère Roland Landry, 78 ans, et son autre frère Marcel Landry, 79 ans, sont retrouvés morts.  « Des policiers ont dit à La Presse que le mot massacre n’est pas exagéré tellement la scène était horrible.  Une hache et un couteau auraient été trouvés dans cette maison construite sur ce qui a été jadis la terre familiale et qui était habitée par deux des frères et deux des sœurs Landry »[17].  Laurette Landry, 92 ans, qui habitait aussi la maison, l’a échappé belle car elle se trouvait alors dans un centre d’hébergement pour récupérer d’une fracture à la hanche.

« Dernièrement, la famille Landry a été nommé « la famille historique » de Saint-Paul-de-Joliette et la rue où elle habite porte son nom ».

Rachel Landry-Forest, autre membre de la famille, habitait juste en face.  Les tueurs auraient pénétré dans la maison par des fenêtres arrières donnant sur un champ près de la route 343.  Le voisin Pierre Demers a révélé avoir vu au cours des derniers jours des jeunes circuler en VTT, franchissant même un chemin interdit pour s’approcher de la résidence des trois vieillards.  Le soir du meurtre, il a entendu du bruit vers 21h30.

« Le mobile de la tuerie est probablement le vol, mais rien n’a pu être confirmé puisque les spécialiste en scène de crime étaient encore sur les lieux tard hier soir.  Aucune des victimes n’était mariée.  Selon l’une des hypothèses envisagées, les voleurs ont pu croire qu’étant donné leur âge avancé, ces personnes sans enfant pouvaient avoir caché de l’argent dans leur maison.  Selon un policier d’expérience, ce carnage ne serait pas l’œuvre de jeunes en raison de l’acharnement avec lequel les agresseurs ont frappé leurs victimes et saccagé la maison.  Marguerite aurait été retrouvée à genoux.  L’un de ses frères fut retrouvé dans son lit et l’autre sous son lit.  Le curé de l’endroit, Pierre-Gervais Majeau, décrivit les victimes comme des gens généreux et admirables.

Laurette Landry, qui avait échappé au drame en 1999, s’est finalement éteinte le 30 novembre 2006.  Sa dépouille fut inhumée dans le cimetière de St-Paul.

On n’a jamais retrouvé les coupables.

1999 Le 14 décembre, c’est dans son appartement de Saint-Fabien-de-Panet que Lucie Castonguay, 42 ans, est retrouvée morte.  Son ancien mari, Marc Mercier, sera soupçonné.  Desjardins Sécurité Financière lui refusa le montant d’assurance vie au nom de Lucie et Mercier aura l’audace de les poursuivre en justice pour la somme de 500,000$
1999 Nathan Benditsky, 81 ans, est retrouvé mort chez lui par sa fille le 2 septembre à Côte St-Luc à Montréal.  Il aurait reçu 13 coups de couteau par une personne qu’il aurait laissé entrer chez lui.  L’ADN du suspect aurait été prélevé sur la scène de crime.
2000 Le 27 avril, Francine Lacroix, 49 ans, est retrouvée dans son logement de Henryville.  Elle a été atteinte de plusieurs projectiles d’arme à feu.  Elle était sur le point de divorcer.
2000 Guylaine Potvin, 19 ans, est assassinée le 28 avril 2000 dans sa résidence d’étudiante située près du Cegep de Jonquière, au Saguenay.  Elle est battue, violée et étranglée sur son propre lit.  Selon un reportage de TVA l’assassin de Guylaine frappe à nouveau le 3 juillet, cette fois à Québec.  Encore une fois, sa victime est attaquée dans une chambre d’étudiant, dans un sous-sol.  Cette victime, âgée de 20 ans, est laissée pour morte.  Elle survivra cependant à ses blessures.  L’ADN correspondrait dans ces deux affaires.  Le petit ami de Potvin, René Barkley, 28 ans, aurait été interrogé en 2003, mais apparemment sans résultat concret.
2000 Le 26 juillet, c’est à Montbeillard que Marie-Paule Gagné, 52 ans, est retrouvée dans un boisé.  Elle avait disparu le 4 mai précédent alors qu’elle faisait de l’auto-stop.
2000 Le 16 juin, c’est à St-Roch-de-Richelieu que Natacha Desbiens, 30 ans, et assassinée dans le cadre de la guerre des motards.  Après l’avoir tué, les meurtriers mirent le feu à la maison après avoir laissé son bébé sur la pelouse.

Jean-Pierre Charbonneau écrira dans La Presse que le conjoint de Natacha était « Stéphane Hilareguy, membre en règle des Rockers, un gang associé aux Hells Angels […] ».  Il précisa également que le corps se trouvait dans sa salle de séjour au sous-sol.  Natacha était apparemment la 146ème victime de la guerre des motards.

2000 Le 14 juillet, Bianca Caron, 17 ans, est retrouvée morte dans un boisé au mont Saint-Grégoire.  L’enquête démontra qu’elle se rendait à Montréal en auto-stop.
2000 Le 23 septembre 2000, vers 23h30, Nathalie Godbout, une mère de deux enfants âgée de 26 ans, disparaît après une dispute avec son nouveau conjoint.  Elle habitait la rue Lavoisier à Saint-Romuald et elle est disparue sans ses effets personnels.  Selon la SQ, elle aurait quitté son domicile vers 23h30 sans aucune pièce d’identité, avec sur le dos un manteau noir en nylon et des pantalons moulant blancs.  Elle portait aussi plusieurs bagues aux doigts.  Elle avait aussi un tatouage en forme de papillon au-dessus du sein gauche et une panthère noire ornée de flammes sur l’épaule droite.  Son corps n’a jamais été retrouvé.
2000 Le 10 octobre, Rosiana Poucachishe, 17 ans, est retrouvée morte dans son appartement de Lac-Rapide, une réserve indienne.
2000 Le 21 novembre, Rose Daigle, 92 ans, est battue à mort par un patient à l’intérieur des murs de l’hôpital psychiatrique Robert-Giffard, anciennement l’asile de Beauport.  J’ai pris la décision d’inclure ce meurtre dans la présente parce que le milieu médical a refusé de divulguer le nom du meurtrier, ce qui fait qu’aux yeux du public cette affaire reste en quelque sorte non résolue puisqu’on ignore par qui Mme Daigle a été assassinée.  Selon le Code criminel, pourtant, tout meurtre est un incident public puisque ça concerne toute la société.  On peut comprendre que le milieu médical ne relève pas du domaine public comme le système judiciaire et qu’on refuse par exemple l’accès aux dossiers des patients, même après plus d’un siècle, mais le fait de ne pas divulguer l’identité d’un meurtrier, qu’il soit déclaré inapte ou non à subir son procès, peut être interprété comme un manque flagrant de transparence.
2001 Le 13 septembre, c’est à Lachine que Mélissa Williski, une prostituée de 23 ans, est abattue de neuf projectiles dans le dos alors qu’elle sortait de son appartement.  Lors du meurtre de Darryl Maighan en 2002, on retrouvera dans son appartement l’arme qui avait servi à abattre Mélissa l’année précédente.  Était-il l’assassin ou avait-il simplement accepté de cacher l’arme chez lui?
2001 Le 24 novembre, Louise Chaput, une psychologue de Sherbrooke âgée de 52 ans, est retrouvée morte dans un sentier de randonnée du New Hempshire.  Elle était disparue depuis le 15 novembre et s’occupait de détenus du centre de détention de Sherbrooke.
2001 Le 24 novembre, le corps d’une femme non identifiée est retrouvé dans un marécage de Sainte-Anne-de-Sorel.
2002 Le 2 juillet, Jeanne d’Arc Alarie Ouellette, veuve de Paul Ouellette âgée de 80 ans, est retrouvée morte dans son logement de Cap-de-la-Madeleine.  Au moment de prendre sa retraite en avril 2016, le chef de la police de Trois-Rivières, Francis Gobeil, dira partir avec deux regrets : ceux de n’avoir pu voir se résoudre les meurtres de Cédrika Provencher et de Mme Ouellette.
2003 Le 1er avril, c’est à Granby, dans le stationnement d’une Caisse populaire, qu’on découvre le corps d’Alyn Taylor-Francoeur, 50 ans.  Elle sortait d’une soirée de bingo.  Elle a reçue plusieurs coups à la tête.
2003
2004 Le 12 février, Nadia Panarello, mère de 38 ans de deux enfants de 10 et 14 ans, est retrouvée morte à Vimont.  Lorsqu’elle ne s’est pas présentée au travail, on a commencé à s’inquiéter.  Selon TVA, le corps portait des lacérations près de la tête et aucune arme ne fut retrouvée sur les lieux.  Il n’y avait non plus aucune trace d’infraction.  Le mari de la victime fut interrogé par les enquêteurs, mais sans résultat.
2004 Le 12 mars, c’est à Brossard qu’Ai Ny Cai, la mère de 32 ans d’une fillette de 7 ans, est égorgée chez elle, au 1365 de la rue Thomas à Brossard.  On ne retrouva chez elle aucune trace d’effraction et la victime ne parlait que le cantonais, ce qui faisait en sorte qu’elle vivait de manière isolée.  C’est sa fille qui a trouvé son corps en rentrant de l’école.
2004 Le 24 ou le 25 avril, Monique Gravel, une enseignante en soins infirmiers âgée de 49 ans, est tuée à Ville St-Laurent.  Ce sont ses enfants, à leur retour d’un week-end avec leur père, qui firent la découverte de son corps.  Étant donné la violence de la scène de crime, la police a conclu que le sang avait certainement dû éclabousser l’assassin.  Le comédien Serge Turgeon, un ami de Monique, a tenté de la joindre au cours de cette fin de semaine.  Turgeon fut victime d’un arrêt cardiaque au moment où il était interrogé par des enquêteurs, ce qui lui coûta la vie.  Il n’était apparemment pas considéré comme un suspect.
2004 Le 21 mai, Anastasia Siméon, une haïtienne de 4 ans, meurt en compagnie de son grand-père Dieu Siméon, 72 ans, dans l’incendie de leur logis qui a été allumé par une main criminelle.  La grand-mère, Anne-Marie Jean-Pierre a été gravement blessée.
2004 Le 7 septembre, Jeannine Gagnon, 51 ans, et ses deux petites-filles, Angel Laskaris, 4 ans, et Melina Laskaris, 2 ans, périssent dans l’incendie criminel de leur immeuble à Joliette.  Le père des fillettes, Paul Laskaris, avait été condamné pour menaces de mort envers son ex-conjointe.
2004 Auréa Désormeaux, 69 ans, fut retrouvé morte le 22 novembre sur sa véranda, à Rawdon.  Elle aurait été frappée à la tête à plusieurs reprises par un objet contondant.  En mai 2005, un incendie accidentel détruisit son logement.  Son meurtre fit l’objet d’un épisode de l’émission Qui a tué?, diffusé sur les ondes de TVA.  En 2011, la SQ rouvrit l’enquête, mais le meurtre de Mme Désormeaux demeure toujours non résolu.
2004 Au matin du 6 décembre, le corps de Nathalie Côté, 33 ans, est retrouvé par sa fillette dans leur appartement de Longueuil.  Selon un voisin, le meurtrier aurait laissé le moteur de Subaru tourner pendant qu’il entrait par effraction chez sa victime.  Quelques mois plus tôt, Nathalie s’était plainte de violence conjugale et s’était séparé de son conjoint, Christophe Tessier.  Celui-ci devait subir son procès pour voies de faits le 13 décembre.
2005 Marie-Pier Bouchard fut portée disparue en août 2005 à Victoriaville.  Les restes de son squelette furent retrouvés à une date qui m’est inconnue pour l’instant.  La découverte a été faite par des enfants, dans le secteur de Warwick.  Marie-Pier aurait été violée et étranglée.
2005 Le 8 mars, c’est à Sainte-Marthe-sur-le-Lac que Chantal Trudeau, 38 ans, Alain Gariépy, 57 ans, sont abattus de plusieurs projectiles d’arme à feu.  Leurs enfants se trouvaient apparemment dans leur luxueuse maison au moment du double meurtre.  Gariépy était reconnu pour être un proche des Rockers.
2006 Le 18 avril, Fernand Champoux, 68 ans, est assassiné vers 7h00 dans un stationnement situé au 161 Montée Masson à Mascouche.  Il travaillait depuis deux semaines au magasin L’Aubainerie, derrière lequel se déroule le drame.
2006 Le 19 mai, c’est à St-Christophe d’Arthabaska qu’est abattue Geneviève Beaulieu, une mère de 30 ans qui gardait apparemment de la drogue chez elle.  Elle a été abattue de plusieurs projectiles d’arme à feu.  La scène de crime aurait été filmée sur caméra de surveillance, mais le meurtre demeure tout de même non élucidé.
2006 Au cours de la fin de semaine du 10 et 11 juin, c’est dans son logement du quartier Côte-des-Neiges, à Montréal, que Virginia Bernardo, 57 ans, est battue à mort.  C’est un neveu qui a découvert son corps.
2006 Le 29 octobre, c’est dans le quartier Chomeday de Laval, à l’angle du boulevard Notre-Dame et de la rue Alton-Goldbloom, que le corps de Carole Nabhan, 33 ans, est retrouvé.  Ce meurtre serait relié au milieu du trafic de drogue.
2006 Le 10 décembre, c’est dans un stationnement de Hull, à l’entrée du parc de la Gatineau, qu’est retrouvé le corps de Kelly Morisseau, une autochtone de 27 ans.  Son corps était nu et ensanglanté.  Elle aurait été poignardée à une douzaine de reprises.
2006 Tiffany Morrison, 24 ans, s’est rendu dans un bar de l’arrondissement Lassalle le 18 juin 2006.  Le 4 juillet, sa disparition est signalée par sa famille.  Un témoin de Kahnawake dira avoir passé la soirée avec elle avant de quitter en taxi, toujours en sa compagnie.  Malgré cette information, la police fut incapable d’identifier le chauffeur de taxi qui se serait chargé de cette course.  Le 31 mai 2010, les ossements de Tiffany sont retrouvés dans un boisé situé près de chez elle.  Le témoin cité plus haut serait le principal suspect visé par l’enquête, mais aucune arrestation n’a encore été effectuée dans cette affaire.
2007 Le 25 janvier, une femme non identifiée âgée d’une quarantaine d’années est retrouvée dans son logement de Sainte-Angèle-de-Monnoir.
2007 Le 26 janvier, Tyler Jacobs, 16 ans, est tué par balles dans le quartier Notre-Dame-de-Grâce à Montréal dans ce qui serait un acte commis par les gangs de rue.
2007 Rachelle Wrathmall, 31 ans, est retrouvée morte dans sa résidence de Lennoxville le 29 juin.  On constate rapidement qu’elle a été poignardée à plusieurs reprises.  En août 2006, elle avait épousé un homme originaire de Guinée, Sow Alpha Oumar Raphiou, qu’elle parrainait car Immigration Canada lui avait refusé le statut légal.  L’homme était obligé de vivre aux États-Unis, où Rachelle lui rendait visite.  Il semble que les enquêteurs du Québec n’aient pu l’interroger.  Le camion de Rachelle a été retrouvé dans le stationnement d’un centre commercial à Dorval.
2007 Le 27 mai, c’est sur la rive du canal Lachine qu’on retrouve le corps de Mélanie Meunier, 27 ans.  On l’a vu vivante pour la dernière fois le 27 mai dans le centre-ville de Montréal mais sa disparition n’a été rapportée par ses parents que le 17 juin.
2007 88573092-dd60-4b59-adf6-34abeb179b29_16x9_webC’est à Trois-Rivières, le 31 juillet, que Cédrika Provencher, une fillette de 9 ans, disparait soudainement alors qu’elle jouait avec des amis dans son quartier.  Au même moment de la journée, un homme, qui conduisait une Acura rouge, demandait à des enfants de lui donner un coup de main pour retrouver un petit chien.  Sans nouvelle de la fillette, le dossier fut rapidement médiatisé à travers tout le Québec, au point où on vit des affiches dans plusieurs voitures de la Mauricie.  Certains personnages publics comme Claude Poirier et Me Guy Bertrand s’impliquèrent afin de tenter de faire avancer les choses, mais sans résultat.

Le 11 décembre 2015, alors que la neige se faisait attendre, trois chasseurs découvrirent des ossements dans un petit boisé situé en bordure de l’autoroute 40 à la hauteur de St-Maurice, à l’est de Trois-Rivières.  Au soir du samedi 12 décembre, la Sûreté du Québec a confirmé que les ossements étaient bien ceux de Cédrika. La machine à rumeurs fait son œuvre plus que jamais, mais il n’y a toujours pas eu la moindre arrestation dans cette affaire.

Le 21 juin 2016, une équipe plus réduite de la SQ revint fouiller le secteur de la découverte du corps.  Le porte-parole de la SQ dira que ces recherches provenaient de nouvelles informations et qu’elles n’étaient pas un complément de celles effectuées en décembre.  Après quelques heures seulement, les policiers quittèrent les lieux, apparemment satisfait.  Un médecin légiste se trouvait avec eux et on des journalistes les virent partir avec des sacs à exhibit.

Pendant ce temps, une rumeur persiste dans le public quant à l’identité de l’assassin, mais qu’on ne peut révéler avant l’annonce d’une arrestation officielle.  Le 29 août 2016, jour du 19ème anniversaire de Cédrika, la police procède à l’arrestation d’un homme de 36 ans dans les locaux de la compagnie Emballage Bettez à Trois-Rivières.  Bien que ce soit déjà un secret de polichinelle parmi la population, l’identité de l’individu, appréhendé pour de la pornographie juvénile, ne sera révélé que le lendemain matin lors de sa comparution au palais de justice de Trois-Rivières.  Il s’agit de Jonathan Bettez, l’individu que la rumeur publique ciblait depuis déjà quelques années.  Toutefois, il est remis en liberté la journée même puisque la police ne détient aucune preuve sérieuse pour l’accuser du meurtre de la fillette.  Bien qu’il soit le suspect numéro 1 dans l’affaire Cédrika, selon la police, on ne peut l’accuser pour l’instant que de possession et distribution de pornographie juvénile.

2007 Le 7 octobre, c’est à Trois-Rivières que Ghislaine Grand-Maison, 52 ans, est poignardée à plusieurs reprises dans son logement.  Les voisins ont entendu des cris.  On sait aussi que la victime tentait d’aider son frère atteint de maladie mentale.  Ce dernier a d’ailleurs été retrouvé sur les lieux en train de s’automutiler avec l’arme du crime.
2007 Le 25 décembre, c’est à Montréal qu’on retrouve le corps de Gurpreet Kaur, une femme d’origine indienne.  Elle aurait été étranglée et enroulée dans un drap.  Son conjoint de 28 ans, Harinder Singh Cheema, est disparu depuis le 24 décembre.  On croit qu’il se serait enfui aux États-Unis avec une maîtresse.
2007 Le corps de Rachelle Wrathmall, 31 ans, est découvert le 29 juin 2007 dans son logement de Lennoxville, qu’elle partageait avec son père.  Elle aurait été poignardée à plusieurs reprises.  La victime était mariée depuis août 2006 avec un guinéen nommé Sow Alpha Oumar Raphiou qui habitait aux États-Unis puisque le Canada lui avait refusé son statut légal.
2008 Le 27 août, c’est à Ste-Émélie-de-L’Énergie que disparait Micheline Vadnais, 46 ans.  Sa voiture fut retrouvée fin août à Montréal-Nord.  On retrouvera son corps le 10 octobre en bordure d’un chemin à Estérel.  L’autopsie révélera des marques de violence sur son corps.
2008 Le 11 décembre, on retrouve dans un triplex incendié le corps non identifié d’une jeune femme âgée dans la vingtaine à l’intersection de la 5ème avenue et de la rue Masson à Rosemont.  L’incendie aurait été allumé afin de détruire ou masquer la scène du crime.
2008 Le 18 décembre, Valérie Martin, 21 ans, et son conjoint de 35 ans ont été poignardés et mutilé dans leur appartement de Montréal.  Ce double meurtre serait relié au milieu de la drogue.
2008 Vincent Trueba, un itinérant de 46 ans, est tué le 8 mai 2009 alors qu’il dormait sur un banc de la station Place-St-Henri.  Il souffrait du syndrome de Diogène et ne consommait ni alcool ni drogue.
2008 Le 11 décembre 2008, c’est en répondant à un incendie du quartier Rosemont que les pompiers découvrent dans le brasier le corps de Catherine Daviau, 26 ans, ligotée dans son lit.  Son corps portait des marques de violence.  Elle aurait été agressée sexuellement avant que son tueur mette le feu au logement pour masquer son crime.
2008 Le 17 décembre, c’est dans leur appartement qu’on retrouve les corps de Valérie Martin, 20 ans, et de Sylvain Senneville, rue Cuvillier à Montréal.  Le mobile de ce double meurtre pourrait être relié au milieu de la drogue.
2009 Dans la nuit du 5 au 6 janvier, des voisins de Mélissa Lambert, qui habitait un condo situé sur la rue Perreault à Trois-Rivières (secteur Cap-de-la-Madeleine), appellent le 911 pour déclarer que le chien de Mélissa aboie sans arrêt.  Les policiers découvriront le corps de Mélissa, 31 ans, gravement blessée.  Transporté au CHRTR, elle s’éteint quelques heures plus tard.  Selon l’autopsie réalisée le 7 janvier, elle a été abattue de deux projectiles d’arme à feu.  Guy Dupont, un individu de 40 ans, fut ciblé par les enquêteurs.  Le jour même de la découverte du corps de Mélissa, le véhicule de Dupont est retrouvé dans le stationnement des Galeries du Cap, rue Barkoff.  Il n’a jamais été retrouvé.
2009 Le 17 mars, c’est dans sa voiture, garée au fond d’une ruelle du quartier St-Henri de Montréal, qu’on retrouve le corps de Jessica Neilson, 25 ans.  Elle était disparue depuis trois mois.  Son corps était partiellement dévêtu.  La police suspecte son ex-conjoint de 33 ans mais n’a apparemment jamais eu assez de preuve pour déposer des accusations contre lui.
2009 Le 4 août, c’est dans un bar de la rue Notre-Dame à Montréal qu’on retrouve le corps de Giusepina « Pina » Rizzi, une coiffeuse de 47 ans.  Elle était enroulée dans un tapis calciné.  Deux jours plus tôt, elle a été vue quittant un bar de la rue St-Laurent en compagnie de trois hommes.
2009 Sonia FrappierLe 10 août, Sonia Frappier, une prostituée de 30 ans, est retrouvée morte et à moitié nue dans un stationnement de Chomeday à Laval.  Sonia était recherchée par la police.  En mai 2009, elle avait été condamnée à deux mois de prison pour possession de drogue et recel.
2010 Le 9 septembre, Kyle Leakey, 26 ans, est poignardé dans les toilettes du Pub Griffin, 1886 rue du Centre à Pointe-St-Charles.  Il parvient à tituber jusque dans la rue avant de s’effondrer.  La victime était connue des policiers.
2010 Le 30 novembre 2010, Sylvie Bergeron est assassinée dans le quartier St-Roch à Québec.   Son corps a été découvert dans son appartement de la rue St-Joseph.  En novembre 2015, 5 ans après le crime, la police de Québec relança l’enquête en diffusant les images sur YouTube d’un « témoin important » de race noire qui n’a jamais été identifié.  Celui-ci apparaissait sur les caméras de surveillance du bar Le Dauphin du quartier St-Roch.  Il avait quitté les lieux vers 2h45 de la nuit en compagnie de Sylvie Bergeron.  On offrait maintenant une récompense de 10,000$.  (les informations sont recueillies sur une base confidentielle au 418-641-2447).
2010 2386279Le 10 novembre, Nicolo « Nick » Rizzuto, le parrain de la mafia montréalaise, est abattu dans sa luxueuse résidence de Cartierville.  L’homme était âgé de 86 ans.  Il se tenait dans sa cuisine lorsqu’un tireur a ouvert le feu (une seule balle).  Il était environ 17h40.
2011 Le 23 août, c’est derrière le CEGEP de l’Outaouais qu’on retrouve le corps de Valérie Leblanc.  C’est un groupe de quatre jeunes qui ont fait la triste découverte vers 16h00.  Le corps avait été violenté et brûlés en certains endroits.
2014 screenhunter_523-jan-12-13-28Selon son conjoint, Jian Ping Li, une femme de 42 ans, ainsi que son bébé, auraient été vu pour la dernière fois au cours de la matinée du 30 avril 2014 dans leur résidence de Montréal.  Elle a laissé derrière elle ses effets personnels, incluant son argent liquide et ses cartes bancaires, ce qui tend à exclure la thèse de la disparition volontaire.  Depuis ce temps, Jian Ping Li n’a donné aucun signe de vie.  En janvier 2017, la police rouvrit l’enquête.  Les médias ont alors annoncé que le conjoint acceptait enfin de se soumettre au détecteur de mensonge mais que sa maîtresse continuait de refuser.
2014 cd-20102015-jenique-dalcourt-2Jenique Dalcourt, 23 ans, est assassinée à coups de barre de fer le 21 octobre 2014 à Longueuil alors qu’elle rentrait chez elle à pied après sa journée de travail.  Son corps fut abandonné près d’une piste cyclable dans un secteur mal éclairé.  Trois semaines plus tard, elle aurait célébré son 24ème anniversaire.  Son corps fut retrouvé près de la piste cyclable du Vieux-Longueuil.  Peu de temps après le meurtre, un suspect fut arrêté mais relâché par manque de preuve.  La police de Longueuil fut vertement critiquée pour cette arrestation hâtive puisque le prévenu savait maintenant qu’il était en tête de la liste des suspects.

En 2015, après une enquête de 13 mois, les policiers de Longueuil furent étonnés de constater que le DPCP refusait de déposer des accusations contre leur suspect.  Celui-ci déclara en novembre 2015 que le dossier « ne comporte pas les éléments essentiels pour porter de telles accusations […]  La Couronne ne cherche pas une condamnation à tout prix et doit éviter de porter des accusations si la preuve est insuffisante ».  Et pourtant, la police ne visait qu’un seul suspect depuis le début de l’enquête.

Le travail de la police de Longueuil fut ensuite qualifié de médiocre : leurs enquêteurs auraient procédé à l’arrestation d’un jeune homme de 26 ans avant que la preuve soit suffisante contre lui.  Cette situation obligea le DPCP (Directeur des Poursuites Criminelles et Pénales) à abandonner les poursuites contre le suspect.  La Ville de Longueuil promit quant à elle d’améliorer l’éclairage dans le secteur où s’est produit le meurtre.

(Les parents de Jenique sont John Gandolfo et Monique Dalcourt.  Elle laisse dans le deuil un frère et trois sœurs).

2014 Le 15 mai 2014, vers 23h00, le corps de Stéphane Prévost, 37 ans, est découvert le long de la piste cyclable du canal Lachine.  Il aurait été attaqué par derrière alors qu’il se reposait sur un banc de parc.  Il aurait été tué avec l’aide d’un objet contondant.  Au moment de le découvrir, son corps était partiellement immergé dans l’eau.  Quelques semaines plus tôt, il aurait été attaqué par son colocataire, alors armé d’un marteau.  Celui-ci a été interrogé mais relâché.
2015 En janvier, Martin Bélair, 37 ans, et Nancy Beaulieu, 41 ans, furent retrouvés morts dans une camionnette à Mascouche.  Tous deux travaillaient dans un bar de danseuses de St-Hyacinthe, situé à l’intersection des rues Cascades et Vaudreuil.  Le ou les assassins n’ont toujours pas été retrouvés.
2015 Pascal Ricard, 45 ans, disparait le 1er avril.  Son corps est retrouvé le 9 mai 2016 enveloppé dans un sac de plastique en bordure de l’autoroute 13 à Saint-Eustache.  Ricard était originaire de Sainte-Sophie, dans les Laurentides.  Ce meurtre aurait un lien avec le milieu de la drogue.

http://www.lapresse.ca/actualites/justice-et-affaires-criminelles/faits-divers/201605/11/01-4980524-corps-retrouve-a-saint-eustache-la-victime-identifiee.php

2016 Le 27 mai, Rocco Sollecito, est assassiné sur le boulevard Saint-Elzéar à Laval, à moins de 500 mètres d’un poste de police, par un tireur qui se cachait dans un abri-bus.  Quand le véhicule utilitaire sport de marque BMW de Sollecito est apparu vis-à-vis l’abri-bus, le tireur est sorti de sa cachette pour tirer à de nombreuses reprises dans sa direction.  Selon les médias, Sollecito était le mafioso qui s’était occupé du clan Rizzuto pendant l’incarcération aux États-Unis de Vito Rizzuto.
2016 Samedi le 15 octobre, Vincenzo Spagnolo, 60 ans, l’ancien bras-droit de Vito Rizzuto, est abattu par balles à sa résidence de la rue Antoine-Forestier, dans le quartier Vimont, vers 17h30.  Selon l’auteur et chercheur spécialiste du crime organisé Pierre De Champlain, « la mort de M. Spagnolo marque un autre tournant important dans la chute du clan Rizzuto.  Il était le plus fidèle lieutenant de Vito Rizzuto ».

 

Cette page peut connaître occasionnellement des mises à jour.  Si vous possédez de l’information sur l’un ou l’autre de ces crimes, je vous invite à contacter les services policiers appropriés.  Si vous avez des dossiers de meurtres non résolus à proposer pour cette liste n’hésitez pas à en faire part dans la bande réservée aux commentaires apparaissant au bas de cette page (en décrivant le dossier avec le plus de détails possible) ou alors en m’écrivant à l’adresse courriel suivante:

eric.veillette@hotmail.ca

 

Si toutefois vous possédez de l’information pertinente sur l’une ou l’autre des affaires résumées ci-haut, Historiquement Logique vous invite à contacter les autorités concernées afin de permettre, peut-être, de résoudre une énigme et ainsi redonner un peu d’espoir aux familles.  Si toutefois vous craignez de contacter directement les forces policières, je garantis également l’anonymat à toute personne – que vous soyez impliqué ou non dans une affaire – et à vous offrir une oreille attentive.

Dernière mise à jour : 12 janvier 2017

 

Bibliographie suggérée :

AUGER, Samuel, « Diane Carrier : disparue depuis un demi-siècle », Le Soleil, 28 septembre 2013.

BIZIER, Hélène-Andrée.  La petite histoire du crime au Québec.  Stanké, Montréal, 1981, 222 p.

DE CHAMPLAIN, Pierre.  Histoire du crime organisé à Montréal de 1900 à 1980.  Éditions de l’Homme, Montréal, 2014, 497 p.

LABOUR, Guy.  « L’enquête sur le meurtre d’Auréa Désormeaux relancée », Le Journal de Joliette, 10 août 2011.

LEBEL, André.  Crimes plus que parfaits, parfaits et imparfaits.  Éditions Libre Expression, Montréal, 1978, 191 p.

RICARD-CHÂTELAIN, Baptiste, « Disparition d’enfants : la triste histoire de la petite Diane », Le Soleil, 2 février 2013.

SHOOFEY, Frank. Blass, Richard, le Chat, criminel.  Les Éditions Québécor, Montréal, 1983, 180 p.

THIBAULT, Éric, Le Journal de Montréal, 28 septembre 2013.

Autres liens :

Diane Carrier : http://www.ville.quebec.qc.ca/citoyens/police/personnes_recherchees/personnes_disparues_details.aspx?IdfId=95

 

[1] Selon Bizier, le procès aurait débuté le 10 juin.

[2] André Cédilot, « Jeudi noir », Les Grands Procès du Québec, no. 5, 1994, Les Éditions de la rue Querbes, p. 28 à 31.

[3] Voir la section commentaire à la suite de l’article L’affaire Viens-Métivier-Lubin : https://historiquementlogique.com/2015/10/05/laffaire-viens-metivier-lubin/

[4] Voir la section « commentaires » au bas de cette page : https://historiquementlogique.com/2015/10/05/laffaire-viens-metivier-lubin/

[5] Martha Gagnon, La Presse, 2 novembre 1984.

[6] À noter que dans son livre de 2013, Claude Poirier situe plutôt la découverte de ce blouson trois jours après la découverte du corps de Wilton Lubin, ce qui nous transporterait au 5 décembre 1984.

[7] Il est possible de visionner un documentaire diffusé dans le contexte d’une émission ésotérique à l’adresse suivante : http://www.mystere-tv.com/un-sensitif-retrouve-un-enfant-disparu-v493.html

[8] Pour visionner ce documentaire : https://www.youtube.com/watch?v=wGO0CIYO41A

[9] Dans son livre de 2013, Claude Poirier fournira un peu plus d’informations sur la vision qu’aurait eue ce sensitif.  Les amateurs de paranormal n’hésitent pas à se servir de ce cas pour « prouver » l’existence de phénomènes inexpliqués, mais il faut comprendre qu’il serait imprudent pour la police de faire confiance à ce domaine, qui est loin d’être une science prouvée, et encore moins une science exacte.  Mentionnons au passage que ces amateurs font rarement la différence entre le ouï-dire et la preuve légale.

[10] Wilton est né le 22 mars 1972.  Ses parents étaient Pélissier Lubin et R. M. Fils.  Son père est mort quatre ans plus tard, à Montréal-Nord, le 2 octobre 1988.

[11] Communauté Urbaine de Montréal.  Aujourd’hui, SPVM (Sécurité Publique de la Ville de Montréal).

[12] Bernard Tétrault, Claude Poirier, 10-04, 2013, p. 116.

[13] Il est né le 30 octobre 1955.

[14] Celui-ci est né le 29 septembre 1954.

[15] La Presse, 2 avril 1987.

[16] Ibid.

[17] Jean-Paul Charbonneau, La Presse, 14 décembre 1999.

Dernière mise à jour : 4 décembre 2017

Bibliographie suggérée :

AUGER, Samuel, « Diane Carrier : disparue depuis un demi-siècle », Le Soleil, 28 septembre 2013.

BIZIER, Hélène-Andrée.  La petite histoire du crime au Québec.  Stanké, Montréal, 1981, 222 p.

DE CHAMPLAIN, Pierre.  Histoire du crime organisé à Montréal de 1900 à 1980.  Éditions de l’Homme, Montréal, 2014, 497 p.

LABOUR, Guy.  « L’enquête sur le meurtre d’Auréa Désormeaux relancée », Le Journal de Joliette, 10 août 2011.

LEBEL, André.  Crimes plus que parfaits, parfaits et imparfaits.  Éditions Libre Expression, Montréal, 1978, 191 p.

RICARD-CHÂTELAIN, Baptiste, « Disparition d’enfants : la triste histoire de la petite Diane », Le Soleil, 2 février 2013.

SHOOFEY, Frank. Blass, Richard, le Chat, criminel.  Les Éditions Québécor, Montréal, 1983, 180 p.

THIBAULT, Éric, Le Journal de Montréal, 28 septembre 2013.

Autres liens :

Diane Carrier : http://www.ville.quebec.qc.ca/citoyens/police/personnes_recherchees/personnes_disparues_details.aspx?IdfId=95

 

[1] Selon Bizier, le procès aurait débuté le 10 juin.

[2] André Cédilot, « Jeudi noir », Les Grands Procès du Québec, no. 5, 1994, Les Éditions de la rue Querbes, p. 28 à 31.

[3] Voir la section commentaire à la suite de l’article L’affaire Viens-Métivier-Lubin : https://historiquementlogique.com/2015/10/05/laffaire-viens-metivier-lubin/

[4] Voir la section « commentaires » au bas de cette page : https://historiquementlogique.com/2015/10/05/laffaire-viens-metivier-lubin/

[5] Martha Gagnon, La Presse, 2 novembre 1984.

[6] À noter que dans son livre de 2013, Claude Poirier situe plutôt la découverte de ce blouson trois jours après la découverte du corps de Wilton Lubin, ce qui nous transporterait au 5 décembre 1984.

[7] Il est possible de visionner un documentaire diffusé dans le contexte d’une émission ésotérique à l’adresse suivante : http://www.mystere-tv.com/un-sensitif-retrouve-un-enfant-disparu-v493.html

[8] Pour visionner ce documentaire : https://www.youtube.com/watch?v=wGO0CIYO41A

[9] Dans son livre de 2013, Claude Poirier fournira un peu plus d’informations sur la vision qu’aurait eue ce sensitif.  Les amateurs de paranormal n’hésitent pas à se servir de ce cas pour « prouver » l’existence de phénomènes inexpliqués, mais il faut comprendre qu’il serait imprudent pour la police de faire confiance à ce domaine, qui est loin d’être une science prouvée, et encore moins une science exacte.  Mentionnons au passage que ces amateurs font rarement la différence entre le ouï-dire et la preuve légale.

[10] Wilton est né le 22 mars 1972.  Ses parents étaient Pélissier Lubin et R. M. Fils.  Son père est mort quatre ans plus tard, à Montréal-Nord, le 2 octobre 1988.

[11] Communauté Urbaine de Montréal.  Aujourd’hui, SPVM (Sécurité Publique de la Ville de Montréal).

[12] Bernard Tétrault, Claude Poirier, 10-04, 2013, p. 116.

[13] Il est né le 30 octobre 1955.

[14] Celui-ci est né le 29 septembre 1954.

[15] La Presse, 2 avril 1987.

[16] Ibid.

[17] Jean-Paul Charbonneau, La Presse, 14 décembre 1999.

 

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62 thoughts on “Affaires non résolues du Québec

  1. Bonjour mr. Veillette.
    J’ai lu votre liste de crimes (meurtres) non-résolus hier et ce que j’en ai tiré est qu’il y a parmi nous des bêtes à forme humaines qui restent malheureusement indétectables.

    Ces êtres immondes sont capables de commettre les pires atrocités et de continuer leur train-train habituel sans laisser paraître quoi que ce soit. Ils sont même capables de nier calmement leur implication quand ils sont capturés.
    Un autre point capital est que toute mère de jeunes enfants a le devoir de non seulement avertir leurs petits de ne JAMAIS se laisser convaincre de suivre un/une inconnu(e) mais aussi de se mettre à crier aussi fort qu’ils le peuvent si une proposition semblable leur est faite. À quiconque lira ce message, transmettez le SVP à toutes les mères que vous connaissez .

    La dernière chose que ces bêtes humaines veulent c’est se faire remarquer et je peux vous assurer qu’ils vont déguerpir aussitôt que leur proie potentielle se mettra à crier de la sorte.

    Aimé par 1 personne

    1. Bonjour Richard,
      Vous avez totalement raison, ça prend des monstres, pour enlever un ou une enfant a ses parents, sa famille.

      Quand je pense aux parents, des personnes sur cette liste, qui ne savent pas ou n`ont jamais su la vérité c`est d`une tristesse inouïe.
      J`espère qu`un jour, ceux qui sont encore en vie sauront, qui leur ont enlevé leurs êtres chers

      J'aime

  2. Bonjour Eric,

    je suis venu faire un tour la semaine passé,et j’avais remarquer que vous aviez fait une modification
    dans la liste des affaires non résolues dans le cas de Valérie dalpé,

    merci,c’est apprécier,
    hum…une photo en plus serai deux fois plus apprécier,une idée comme ça!,

    je n’es pas eu l’occasion de vous remercier de votre travail que vous faite,

    vous savez…il serait (impardonnable et inconcevable) que ses victimes ne tombe dans l’oubli,
    je pense aussi au personnes disparu (sans preuve de crime)

    je pence particulièrement a Marilyn Bergeron disparu il y a 9 ans (17 févier 2008)
    dans certaine définition le mot (disparu) signifie,qui est mort ou présumé comme tel…?

    désolé…mais ma définition signifie une absence qui a été non prédéfini et qui ne pourra
    être défini que de sa propre présence…

    merci a vous…

    Aimé par 1 personne

  3. Concernant Linda Flood, elle était une sympathique amie d’adolescence. Elle était de race blanche et non de race noire. Je vous remercie de vérifier cette information et de corriger celle-ci dans votre texte afin de mieux nous aider à trouver qui nous a endeuillé.

    Aimé par 1 personne

    1. Bonjour Alain.
      Désolé pour le délai, mais je viens d’apporter la modification pour l’enregistrement concernant Linda Flood. Merci d’avoir signalé la coquille et si vous avez d’autres informations utiles pour le bien de cette liste, n’hésitez pas.
      Au plaisir.

      J'aime

  4. L Affaire Raoul Delorme est l exemple la plus forte de 3 procès et auquel on ne veut condamner un prêtre pour meurtre car il faut penser que c était l époque de la peine de mort et un citoyen juré catholique faire une tel condamnation il devait avoir peur d aller drette en enfer?

    J'aime

  5. Bonjour Éric,
    C`est pour une simple question. C`est quoi l`histoire des restes humains retrouvé à Charlemagne en 1968 (je ne suis aucunement liée a cette historie de près ou de loin). Si vous n`en savez pas plus ce pas grave. C `est seulement pour satisfaire ma curiosité.

    Merci d `avance !

    J'aime

    1. Bonjour Jessica. Le cas auquel vous faites référence est une rubrique que je n’ai pas encore eu le temps de compléter. Comme je le souligne, ma liste est incomplète et elle évolue parfois avec l’aide du public. J’espère pouvoir bientôt compléter le cas de Charlemagne. C’est l’auteur Andrée Lebel qui en faisait mention dans son livre de 1978. Elle y consacrait trois pages.

      Merci de l’intérêt que vous portez envers Historiquement Logique!
      Au plaisir.

      J'aime

  6. Bravo pour ce recensement. C’est important de ne pas oublier.

    Dépouillant les articles du journal La Parole de Drummondville depuis l’année 1950 à l’UQTR pour la Chaire de recherche du Canada en histoire environnementale du Québec (CRCHEQ) en 2006, j’en étais venu à suivre l’histoire personnelle d’André Paré, chimiste, son implication pour sa communauté, pour sa ville (Drummondville), son implication pour l’eau (celle de la rivière Saint-François – alors très polluée, celle du service d’approvisionnement de la ville et de son « filtre » – connaissant quelques problèmes au fil du temps).

    J’avais été très touché lorsque j’étais tombé sur des articles de 1971 parlant de sa fille, Alice Paré, disparue puis retrouvée morte.

    Plus tard, j’ai pu collaborer, par la bande, au travail d’enquêteurs de la SQ spécialisés dans les « cold cases » et à l’identification des corps à la morgue.

    Tout le temps, quand je participais au travail, je me remémorais le cas de cette pauvre jeune fille innocente et pour ses parents, dont son père, qui avait pourtant tant donné pour sa communauté.

    Aimé par 1 personne

  7. Marc Emond.

    Les deux frères faisait le traffic des vésicules biliaire d’ours avec la mafia asiatique. Quand un des deux frères a voulu arrêté par peur du gouvernement qui était dans les parages, la mafia asiatique en a abattu un pour passer le message à l’autre. SVP, ne cherchez pas qui je suis je crains pour ma sécurité.

    J'aime

  8. Steven Richard Hacque.
    Arrêté pour……complot.

    SI ET SEULEMENT SI Pascal Ricard a été battue sévèrement avant de mourir il pourrait y avoir un lien.

    J'aime

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