Classification des homicides


  1. Homicide par entreprise criminelle :

Les différentes catégories apparaissant sous cette bannière ont en commun le fait que la mort de la victime doit profiter à l’agresseur ou à une autre personne (commanditaire). Ce profit peut être monétaire ou autre.[1]

  1. Meurtre par contrat :

Le meurtre par contrat est un acte prémédité impliquant un tueur à gages et un commanditaire. Ce type de crime est généralement commis à la manière d’un blitz. Le tueur, qui peut avoir un lien direct ou non avec la victime, agit sous les ordres d’un commanditaire en échange d’une somme d’argent ou d’une faveur quelconque. L’arme utilisée, qui est habituellement une arme de choix, est abandonnée sur les lieux ou non loin de la scène de crime. Dans ce type de crime, il faut donc être à l’affût de la possibilité de deux scènes de crime ou plus. L’arme à feu est une caractéristique importante, mais les explosifs ont aussi été largement utilisés dans plusieurs meurtres par contrat, notamment lors des différentes guerres de motards criminalisés dans le dernier quart du 20e siècle.

Il se pourrait bien que le premier meurtre par contrat ait été commis en août 1934. Charlie Feigenbaum, un racketteur et trafiquant de drogue, s’apprêtait à charger la voiture de bagages avec son fils pour se rendre à leur chalet familial situé à Val-Morin. Ils n’ont pas remarqué les trois hommes qui les surveillent depuis une voiture. L’un d’eux est descendu pour marcher dans leur direction. L’homme sort un revolver, abat froidement Feigenbaum et fait demi-tour pour regagner la voiture de ses complices. Ce meurtre n’a jamais été élucidé.

  1. Meurtre motivé par le gangstérisme :

Aux États-Unis, le phénomène de gang de rue est apparu vers la fin des années 1960. Ce type de meurtre est principalement caractérisé par le fait que la victime ou la personne ciblée fait partie d’un gang rival. Toutefois, il est possible de retrouver des victimes innocentes. La plupart du temps, la scène de crime se situe dans une zone publique se trouvant sur le territoire d’un gang impliqué dans le crime, que ce soit du côté de la victime ou des agresseurs. L’attaque éclaire est privilégiée. Les tirs en provenance d’une voiture en marche sont un classique, mais ce type de meurtre peut également se produire en un lieu public. Le ou les agresseurs peuvent laisser une trace symbolique sur la scène de crime. Cependant, une réelle mise en scène est plutôt rare, principalement parce que l’action se passe rapidement et dans un lieu public.

Les tueurs emportent leurs armes de choix mais l’action est plutôt désorganisée. En effet, les tirs se font souvent de manière nerveuse et imprécise, et en se souciant assez peu des badauds. Voilà pourquoi il n’est pas rare de retrouver des victimes collatérales. Principalement, les armes utilisées sont des armes de poings, des fusils de chasse et des armes automatiques. De plus, les personnes impliquées, autant les victimes que les agresseurs, sont généralement connus des policiers.

À titre d’exemple, une fusillade a fait trois morts et deux blessés le 2 août 2021 à Rivière-des-Prairies. Les projectiles partaient dans tous les sens, si bien qu’une mère témoin de la scène a obligé ses deux enfants de 5 et 6 ans à se coucher par terre pour éviter le pire. Il y aurait eu une quinzaine de tirs environ.

  1. Meurtre par compétition criminelle :

Ce type de meurtre est commis dans le cadre d’un conflit en lien avec le contrôle d’un territoire au sein du crime organisé. Habituellement, la victime est une figure connue de la hiérarchie d’une quelconque organisation criminelle. Habituellement, la scène de crime est le reflet d’une opération bien préparée et reflète du même coup l’état de conscience du tueur. Pour ce dernier, d’ailleurs, ce type de crime représente un risque élevé mais qui est considérablement réduit par son plan de fuite. Le tueur passe un minimum de temps sur les lieux.

Le plus ancien crime relié à cette catégorie à avoir été répertorié par le DHQ est celui de Vincenzo Marino. Le 28 juin 1908, à Montréal, un homme s’est présenté au domicile de Marino et a demandé le voir. Lorsque sa femme a répondu qu’il était absent, l’homme, qui n’a jamais été identifié, a fait demi-tour. Une trentaine de minutes plus tard, Marino était tué dans une autre rue. Le tireur n’a jamais été retrouvé. Marino était le chef de l’organisation la Main Noire à Montréal. La police avait une bonne idée des personnes responsables de ce meurtre, mais il n’y a jamais eu assez de preuve pour accuser qui que ce soit. Cette mort devait permettre à d’autres organisations criminelles de prendre la place de la Main Noire.

  1. Meurtre par kidnapping : bien que rare au Québec, le meurtre par kidnapping débute principalement par une motivation reliée à l’enlèvement d’une personne dans le but d’obtenir une rançon. Le ou les criminels à l’origine d’un kidnapping peuvent ainsi en arriver à éliminer leur victime, que la rançon ait été payée ou non. Selon le CCM-3, il faut dissocier ce type de crime de celui qui implique des otages, comme par exemple lorsqu’une personne se barricade lors d’un vol de banque ou dans une situation de détresse. La principale différence, c’est que dans ce dernier type de crime les autorités connaissent l’endroit où se trouvent les otages, tandis qu’il en va autrement pour la personne kidnappée. De plus, la rançon n’est pas exclusivement d’ordre monétaire. La rançon est un profit que les kidnappeurs souhaitent obtenir en échange de la personne enlevée (garantie humaine). Par exemple, les agresseurs pourraient revendiquer des demandes politiques. Le meurtre de Pierre Laporte en 1970, dans le câdre de la Crise d’octobre, en est un cas type. Le meurtre n’était peut-être pas planifié au départ, mais la motivation de l’enlèvement a fini par conduire les agresseurs à tuer le ministre Laporte.
    1. Meurtre par altération de produits : ce meurtre est commis par l’altération d’un produit commercial. Selon le CCM-3, il existe trois stratégies de base utilisées par ce type de tueur ou tueuse : faire croire à une mort par erreur, à une mort reliée à l’extorsion, et finalement des opérations d’affaire. Cette dernière stratégie implique alors le souhait de nuire à un compétiteur. L’altération d’un produit commercial peut se traduire par un changement d’étiquette sur un produit damgereux. Le meilleur exemple survenu aux États-Unis reste probablement le tueur au Tylenol, qui n’a jamais été appréhendé. Au Québec, cette motivation est rarrissime. En 1949, J.-Albert Guay a commis le crime du siècle en altérant un produit, utilisant la dynamite, alors en vente pour des travaux terriens, pour faire exploser un avion à bord duquel prenait place son épouse, Rita Morel. La bombe a ainsi fait un total de 23 victimes. Quoique Guay ne peut se classer comme un tueur de masse, il a provoqué la tuerie de masse la plus meurtrière de l’histoire du Québec.
    1. Meurtre en lien avec la drogue : le meurtre en lien avec la drogue se définie comme l’élimination d’une personne dont la mort représente le moyen de faciliter ou d’alléger les opérations d’un réseau de drogue. Le CCM-3 divise ce type de meurtre en cinq classes, mais nous n’irons pas jusque-là. (discipline, informateur, vol, conflit de territoire, et l’avocat anti-drogue.) Si le meurtre implique un désir de vouloir faire passer un message, le crime se déroulera en un lieu public. Le corps de la victime ne sera pas dissimulé, mais laissé sur place dans une complète indifférence. Toutefois, certains éléments comme de la drogue ou de l’argent peuvent être subtilisés sur la scène de crime. L’arme utilisée est généralement une arme de choix emportée sur les lieux par le ou les tueurs et il quittera les lieux avec cette arme sur lui. La mise en scène est généralement inexistante dans ce type de meurtre.
    1. Meurtre motivé par des gains relatifs aux assurances ou aux héritages : la victime est tuée pour permettre à l’agresseur(e) de toucher un avantage monétaire relié à une assurance-vie ou un héritage. Ce crime est donc prémédité, d’où l’utilisation du mot « meurtre ». Ce type de meurtre implique donc une relation étroite entre la victime et son agresseur.
    1. Profit personnel : dans ce type d’homicide la victime peut être tuer pour un gain financier. L’agresseur pourrait donc tuer pour voler l’argent d’une personne. On y retrouve aussi les meurtres multiples impliquant une fraude. Ce profit personnel peut aussi se traduire par autre chose que de l’argent. Par exemple, c’est ici que nous classons les meurtres à triangle amoureux. Si une femme convainc son amant d’éliminer son mari, alors elle fait preuve d’une motivation à profit personnel. Elle souhaite donc en tirer un avantage, dans ce cas-ci se libérer du mari pour pouvoir vivre avec son amant. Selon le CCM-3, le corps de la victime n’est généralement pas dissimulé et plutôt laissé à l’endroit où le crime a été commis (Cordélia Viau, …). Que la nature du crime démontre une organisation ou une désorganisation dépend de la planification élaborée par l’agresseur ou de sa capacité criminelle. Par exemple, si un crime est teinté de spontanéité commis par un jeune agresseur, il faudrait en déduire de l’impulsivité et le fait que le tueur ait une intelligence réduite. Dans ce cas, la scène de crime peut présenter plusieurs indices matériels, tels que des empreintes digitales ou des empreintes de pas. L’arme sera, elle aussi, d’opportunité et laissée sur place (Cordélia Viau, Slater, …) La scène de crime présentera alors des aspects chaotiques, avec indication d’une violence soudaine envers la victime (une attaque éclaire). En revanche, le tueur plus calculateur aura planifié tous les aspects de son crime. Ainsi, la SC présentera un minimum de preuves. Puisque l’arme est alors de choix, le tueur l’emportera avec lui. La mise en scès est fréquente dans ce type de meurtre. Elle sera alors faite dans le but de donner l’impression que la mort résulte d’une cause naturelle, accidentelle, un suicide (Viau), ou occasionnée par une quelconque activité criminelle. Puisqu’on tente de masquer la véritable cause du décès, le poison ou l’asphyxie doit être envisagé (Boisclair, 1867).
    1. Profit commercial : meurtre commis par une personne qui souhaite obtenir un gain de contrôle sur une entreprise ou sur le profit d’une entreprise. La victimologie devient très impotrtante dans ce type de crime, car la plupart du temps la victime a une relation professionnelle avec l’agresseur. Ce lien n’est pas nécessairement familial ou personnel. Les caractéristiques concernant la scène de crime et la mise en scène sont les mêmes que pour l’homicide à profit individuel. (Michel Dunn)
    1. Homicide commis lors d’un vol (felony murder) : lorsqu’une personne est tuée lors d’un vol – le vol de banque par exemple – on parle alors d’homicide commis lors d’un vol. La motivation initiale doit être le vol. L’homicide n’est donc pas planifié mais survient plutôt lors de la commission d’un vol. Ce type d’homicide n’est donc pas nécessairement prémédité.
      1. Homicide sans discernement commis lors d’un vol : Selon le CCM-3, la victime de ce type d’homicide est un témoin potentiel d’un crime qui peut représenter une menace pour le criminel. Il ou elle n’offre aucune résistance face au criminel, mais il va tout de même l’éliminer. Dans ce cas, on parle donc de victime d’opportunité. Par exemple, une personne entre dans un dépanneur au moment où un vol est en train de se commettre. Le criminel va la tuer pour éviter un témoin gênant. Le niveau de risque de la victime varie beaucoup dans ce genre de situation. Par exemple, le CCM-3 rappelle qu’une victime se baladant seule la nuit a plus de chance d’être victime d’homicide sans discernement ou d’homicide situationnel qu’un commis qui travaille de jour. Le risque dépend également de points techniques, comme par exemple la présence ou non de caméra ou d’autres services de sécurité. De plus, la victime elle-même peut rehausser son propre niveau de risque par son attitude. La scène de crime tourne souvent autour d’une source d’argent. La plupart du temps, l’arme du crime est amenée sur les lieux par le criminel, qui repart ensuite avec. Il ne l’abandonne pas sur les lieux de son crime, comme le ferait un tueur à gages par exemple. La présence de preuves matérielles sur la scène dépend de l’intelligence du tueur et de sa capacité à s’adapter et aussi du temps qu’il restera sur place. Plus de temps il passera sur place et plus on aura à faire à un criminel d’expérience. La scène sera alors plus contrôlée et ordonnée. Dans la plupart des cas, aucun effort n’est mis pour dissimuler le corps. La plupart du temps, les armes à feu sont impliquées dans ce type d’homicide. Il peut aussi y avoir présence de coups traumatiques ou de bagarre. On peut également retrouver des signes de liens, comme des menottes, bandeau, ou autre. L’agression sexuelle peut aussi se produire. Selon les mêmes auteurs, il est important d’approche ce type de crime comme un cambriolage et non comme un meurtre, ce qui revient à dire qu’il faudrait regarder les modes opératoires de vols similaires afin de voir si des recoupements sont possibles. Le criminel qui se cache derrière ce profil est généralement jeune homme qui a un historique en matière criminel, principalement avec les vols de voiture. On ajoute aussi que les auteurs de ces crimes se déplacent habituellement à pied car ils habitent souvent dans le secteur.

Le 28 octobre 1996, un hold-up est perpétré dans le restaurant Harvey’s de Côte-des-Neiges. Deux employés sont égorgés et une troisième, Annie Pellerin, poignardée à la tête, a été laissée pour morte. Malgré le sérieux de ses blessures, elle survivra Il écrira d’ailleurs un livre en collaboration avec la journaliste Isabelle Richer en 2005. L’auteur de ce crime était bien déterminé à ne laisser aucun témoin en vie.

  1. Homicide situationnel : La victime de ce type d’homicide en est une d’opportunité. Tous les critères aux victimes de la catégorie précédente s’appliquent également ici. Toutefois, la différence majeure est que le criminel perçoit la victime comme une menace ou un obstacle au succès de son vol. contrairement au CCM-3, cependant, nous n’associons pas tous les homicides situationnels à une motivation basée sur le vol. Le DHQ envisage plutôt la chose comme une situation incontrôlable et imprévue de la part de l’offenseur. Par exemple, un conducteur victime de rage au volant de la part d’un autre automobiliste se retrouve coincé et tue son agresseur par légitime défense. C’est la « situation » qui fait de lui un tueur, et non sa volonté de commettre un crime. Toutefois, l’offenseur peut aussi être un homme dangereux, par exemple un criminel recherché qui se défend lorsqu’on le surprend pour venir l’arrêter. Il n’avait pas prévu de tueur quelqu’un à ce moment-là, mais la situation fait en sorte que pour conserver sa liberté il tentera d’abattre les obstacles qui se mettent en travers de son chemin. On aura compris que l’homicide situationnel ne présente habituellement aucune mise en scène.
    1. Homicide situationnel envers une victime âgée :
  2. Les homicides à motivation personnelle
    1. Érotomanie : L’érotomanie est associée à une personne qui finit par se convaincre qu’une autre personne est amoureuse de lui ou d’elle. Le cas type est le fanatique qui fait une fixation sur une personnalité publique. L’exemple présentée par le CCM-3 est celui de Mark David Chapman, qui a fait une fixation sur l’auteur, compositeur et interprète John Lennon avant de finir par l’assassiner en 1980. Nous n’avons décelé aucun crime de ce genre dans l’histoire du Québec.
    1. Les homicides domestiques : les homicides domestiques se caractérisent lorsque la victime et son agresseur vivaient sous le même toit au moment des faits ou ont vécu ensemble dans un passé récent. Contrairement au CCM-3, nous avons choisi de sous-diviser cette catégorie en y ajoutant l’homicide commis par un conjoint, englobant deux sous-catégories : les crimes commis par des conjoint suicidaires et non suicidaires.
      1. Homicide par un conjoint ou ex-conjoint : on retrouve dans cette catégorie tous les homicides impliquant une victime de sexe masculin ou féminin tué par un conjoint masculin.
        1. Homicide par un conjoint suicidaire : Pour certains cas, les renseignements disponibles ne permettent pas de spécifier si le conjoint-tueur était suicidaire ou non au moment des faits. Dans ces cas-là, le DHQ a choisi d’utiliser la catégorie plus générale d’Homicide par un conjoint, tout simplement. Il semble que ce type de meurtrier utilise des moyens plus violents pour commettre son crime. Sa colère est telle qu’il souhaite emporter quelqu’un avec lui dans sa « chute ». Dans sa souffrance émotionnelle, il ne souhaite pas mourir seul. Ceci dit, il arrive que le conjoint-tueur procède en deux étapes, c’est-à-dire qu’il tue d’abord sa conjointe et qu’ensuite il peut se rendre dans un autre endroit afin de s’enlever la vie. Ce meurtrier laissera donc un minimum de deux scènes de crime derrière lui. Dans d’autres cas, sans qu’on puisse réellement savoir pourquoi, il se suicide sur place. Dans ces cas-là, il semble que le délai entre le meurtre et le suicide soit très court. Évidemment, il arrive que le conjoint-tueur démontre une réelle tendance suicidaire mais qu’il « manque son coup ». Dans ce type de cas, nous verrons que ceux-là ont dû faire face à la justice. Puisque les dossiers médicaux et psychiatriques sont confidentiels, il nous est impossible d’étudier les motivations profondes de ces tueurs.
        1. Homicide par un conjoint non suicidaire : ce type de tueur pourrait nous laisser croire qu’il n’a pas bien planifié son crime, voire pas du tout. En effet, il tue sa conjointe dans une rage soudaine et le choc de réaliser ensuite le crime qu’il a commis, c’est-à-dire ce point de non-retour franchi, il peut réagir de toutes sortes de façons. Certes, il n’a pas eu le temps de se faire à l’idée d’un suicide car cela ne fait pas partie de ses plans. Ces tueurs réagissent donc selon leur propre expérience de vie. Certains se rendent immédiatement à la police, d’autres essaient de se cacher, alors que d’autres encore vont réagir de manière loufoques et complètement illogiques. Souvent, ces tueurs passent aux aveux rapidement.

Le plus ancien crime du genre à avoir été répertorié par le DHQ remonte en mai 1795, lorsque le soldat Charles Cavanagh a utilisé sa baïonnette pour poignarder sa femme à deux reprises. Si les homicides par conjoints sont pratiquement inexistants au cours des deux premiers siècles de notre histoire, il semble se multiplier par la suite.

  • Homicide par une conjointe : cette catégorie ne fait pas de distinction de sexe concernant la victime, mais elle englobe uniquement les crimes commis par une femme. Tout comme la catégorie Homicide par un conjoint, la conjointe-tueuse peut ne plus être en couple au moment de passer à l’acte. Par exemple, elle peut encore être en couple ou non avec sa victime, habiter avec elle ou non. Mais généralement, on constate que les conjointe qui deviennent des tueuses le font pour se libérer d’une certaine forme d’emprise. Quant aux femmes qui éliminent leur conjoint afin de vouloir vivre une nouvelle relation avec une autre personne, le DHQ se réfèrent à la catégorie suivante, 2.2.3. Meurtre par passion.
    • Meurtre par passion : le DHQ classe dans cette catégorie les homicides commis dans le but de se débarrasser d’un conjoint ou une conjointe afin de retrouver une certaine liberté conjugale et pouvoir vivre sa passion avec l’amant ou la maîtresse. À titre d’exemple, on peut penser à Cordélia Viau qui, avec l’aide de son amant en 1897 a assassiné son mari. D’après ce que nous avons pu répertorier dans ces pages, le meurtre par passion – l’utilisation du mot meurtre est bien choisi puisque dans cette catégorie les tueurs et tueuses agissent après avoir planifié leur crime – n’est pas le plus fréquent mais il se présente régulièrement depuis la Nouvelle-France, sans une grande évolution dans sa signature, où la motivation profonde du ou des tueurs. On pourrait peut-être observer une baisse après que le clergé ait perdu son emprise sur la population, c’est-à-dire vers la fin du 20e siècle.
    • Matricide :
    • Parricide :
    • Fratricide :
    • Néonaticide : Le néonaticide le meurtre d’un enfant nouveau-né (moins de 24 heures après sa mise au monde) par sa mère. Celle-ci est généralement une jeune mère déminue et vient d’un milieu défavorisé et qui tente de dissimuler sa grossesse. Il n’est donc pas rare de retrouver les petits cadavres dans des lieux insensés comme des rebus ou même un tas de fumier.

La recherche entourant le projet DHQ a permis de présenter une chose à laquelle nous étions loin de nous attendre. Le néonaticide, autrefois appelé infanticide, est présent depuis pratiquement les débuts de la colonie. Le premier cas qu’il nous a été possible de répertorier remonte à 1708.

Évidemment, il y a des exceptions, car les poupons ne sont pas toujours victimes de leur mère. Il arrive que ce soit le père qui assassine les bébés naissants, quoi que c’est plutôt rare. En septembre 1861, Alexander Burns, un père maltraitant de 45 ans, s’est débarrassé de son poupon qu’il avait eu suite à une relation incestueuse avec l’une de ses filles. Pourrait-on penser que les rares pères qui s’adonnent au néonaticide le font pour cacher une situation familiale particulière?

Le 27 mai 1920, un autre cas impliquant le père est survenu.

Malgré ces exceptions, retenons que le profil le plus répandu est celui de la jeune mère démunie qui souffre de déni. Souvent le bébé est retrouvé dans un endroit insalubre parce que pour la mère cet être vivant n’existe pas; elle s’est efforcé durant des mois à nier et à dissimuler son existence. Toutefois, ce schéma nous aide à comprendre que si le corps d’un bébé est retrouvé dans un bac à déchets, il faudrait alors enquête du côté d’une jeune mère peu éduquée et provenant d’un milieu qui ne lui a pas permis d’atteindre une maturité convenable.

. ce type d’homicide a été souvent difficile à déceler. Il semble aussi davantage influencé par une certaine époque où les naissances extraconjugales trouvaient plus d’arguments pour les dissimuler. On soupçonne d’ailleurs que certains décès d’enfants non identifiés, répertoriés grâce aux enquêtes de coroners mises en ligne, pourraient cacher des néonaticide. On a également constaté que pour désigner ce type d’homicide les journaux ont longtemps utilisé le terme d’infanticide. Encore aujourd’hui, le terme de néonaticide, pourtant plus précis et explicite, est rarement utilisé dans les médias qui couvrent les faits divers. On constate aussi une similitude qui revient souvent dans le néonaticide, à savoir que plusieurs femmes, après avoir tué leur nouveau-né, l’on abandonné dans un champ, aux ordures ou sur un tas de fumier, comme si pour elles ce fœtus mort représentait une sorte de dégoût.

Selon Le Journal de Waterloo, il y avait eu 217 néonaticide (ou infanticides comme on le disait à l’époque) aux États-Unis au cours de l’année 1890. Tout ceci porte à croire que le néonaticide est une catégorie d’homicide qui a été négligé par les études ou même l’intérêt public. En effet, lorsqu’on considère seulement la période de la Nouvelle-France jusqu’à la fin du 19e siècle, le néonaticide représente environ 10% de tous les types d’homicides répertoriés par le DHQ.

  • Filicide : la définition du filicide est celui d’un enfant assassiné par l’un de ses parents, incluant les parents adoptifs car ici en tant que parent le DHQ entend toute personne ayant un rôle parental sur l’enfant assassiné. Contrairement au CCM-3, qui présente une seule catégorie générale du filicide, le DHQ a cru bon de présenter quatre sous-catégories qui présentent des caractéristiques intéressantes pouvant permettre une meilleure classification de ce type de crime. Les spécialistes ont constaté cinq grandes motivations que l’on peut attribuer généralement aux parents qui commettent des filicides : il y a la correction physique fatale (parents maltraitants); par représailles envers le conjoint ou la conjointe; l’enfant non-désiré; par altruisme (le parent agresseur qui croit qu’il est préférable pour l’enfant de mourir; généralement ce type de crime est accompagné du suicide ou d’une tentative de suicide), c’est généralement commis par la mère; et finalement il y a la psychose.
    • Filicide commis par un père maltraitant : Dans 93,3% des cas, le père maltraitant fait une seule victime, ce qui s’expliquerait par le fait qu’ils ont l’habitude de maltraiter un ou plusieurs enfants et que le jour du crime c’est en quelque sorte la goutte qui fait déborder le vase, le coup ou la correction de trop qui cause la mort de l’enfant. Ce type de père n’ira pas s’en prendre ensuite à ses autres enfants, car le crime ne comportait pas ou peu de préméditation. Dans 60% de ces dossiers le décès est causé par un abus physique fatal. Et dans 60% de ces ménages il y avait présence de violence conjugale. Le père filicide maltraitant tente rarement de s’enlever la vie suite à son crime. Parmi les autres motivations principales on retrouve également la jalousie envers un conjoint ou une conjointe, on parle alors de discipline tyrannique. Finalement, les pères maltraitants ne tuent jamais par altruisme.
    • Filicide commis par une mère maltraitante : Dans 100% des cas, la mère maltraitante ne fait qu’une seule victime. Dans 75% des cas, la mère avait consulté un professionnel de la santé au cours de la dernière année. Dans 50% des cas, la mère tueuse avait connu une séparation au cours de la dernière année, ce qui peut être un élément déclencheur. Très peu tentent de se suicider. Ces femmes ont souvent un historique familial relié à la pauvreté et à l’immaturité. Leurs principales motivations sont l’altruisme dans 41% des cas, l’abus physique fatal (33%), par représailles (8%) et finalement il existe 16% des cas qui ont d’autres motivations ou des raisons qui demeurent indéterminées. L’exemple type est le cas d’Aurore Gagnon en 1920.
    • Filicide commis par un père non maltraitant : Dans 65% des cas ce père a un emploi stable. Dans 80% des cas, il tente aussi ou planifie de tuer la conjointe. Dans 71% des cas il tue deux ou plusieurs enfants. On assiste aussi à une présence de violence conjugale dans 52,4% des cas. Les principales motivations on retrouve par représailles (47,6%); altruisme (23%); autres (23%). Ces hommes sont aussi susceptibles de commettre des familicides. Les pères non maltraitants qui décident de passer à l’acte font généralement plus de victimes et ils s’enlèvent aussi la vie après leur forfait. Souvent, ces pères vont tuer d’un seul coup deux de leurs enfants ou plus, dépendamment du nombre d’enfants qu’ils ont eu. Le cardiologue Guy Turcotte, qui a tué ses deux jeunes enfants en 2009 avant de tenter de s’enlever la vie, est un excellent exemple illustrant cette catégorie. Par ailleurs, l’exemple le plus typique de familicide est sans doute celui d’Andrew Day qui a tué sa femme et ses sept enfants en décembre 1929.
    • Filicide commis par une mère non maltraitante : Il n’existe aucun cas connu qu’une femme maltraite ait aussi tué son conjoint. On pourrait en conclure que le familicide n’est pas une affaire de femme. Par ailleurs, dans 75% des cas, ces femmes sont dépendantes financièrement. Dans 14,8% des cas on retrouve la présence de violence conjugale. Souvent elles tentent de se suicider. Et dans 29,6% des cas ces femmes tuent également plus d’un enfant. La majorité de ces homicides sont commis à la maison. Les principales motivations : altruisme (38,5%); par représailles (11,5%); et autres (50%).
    • Familicide : Nous définissons comme familicide le résultat d’une personne qui tue en totalité ou en partie les membres de sa famille. Généralement, c’est un crime exclusif aux hommes. L’un des exemples les plus typiques est survenu en décembre 1929 lorsque Andrew Day, un travailleur des usines des pâtes et papiers de Trois-Rivières a utilisé une hache pour assassiner sa femme et ses sept fils dans leur sommeil. Il a ensuite tenté de se suicider en se tranchant la gorge, mais les autorités ont réussi à le soigner. Lorsqu’il a subi son procès en mars 1930, il a été déclaré inapte et on l’a envoyé en institution psychiatrique.
    • Les homicides argumentatifs et conflictuels :
      • Homicide argumentatif ou par rixe : Généralement, la victime et le tueur ne se connaissent pas ou très peu. Le cas type de l’homicide argumentatif pourrait se présenter lors d’une dispute dans un bar entre deux hommes qui se connaissent à peine et que la bagarre se termine par la mort de l’un d’eux. Par conséquent, on aura compris que ce type de crime présente habituellement une seule scène de crime, et que la mort de la victime n’a pas été prémédité. Plusieurs cas du genre se sont d’ailleurs terminés par des verdicts d’homicide involontaire. L’arme du crime peut simplement être un coup de poing, un objet d’opportunité ou alors un couteau ou arme de poing que le tueur transportait sur lui pour une raison quelconque. Selon le CCM-3, ce type d’homicide se déclenche à la suite d’une dispute verbale.
      • Homicide conflictuel : contrairement à la catégorie précédente, l’homicide conflictuel survient à la suite d’un motif personnel, ce qui explique pourquoi l’agresseur et sa victime se connaissent depuis plus longtemps que les personnes impliquées dans l’homicide argumentatif. Par exemple, une dispute entre deux frères ou deux voisins qui traîne depuis un certain temps, etc.
    • Infanticide : de manière générale, l’infanticide se traduit assez largement par un enfant victime d’homicide commis par une personne autre que ses parents. Cette définition ne tient compte d’aucun autre critère, par exemple le sexe ou l’âge du meurtrier. L’infanticide peut être commis autant par des tueurs qui connaissent leur victime que par d’autres qui ne la connaisse pas.
      • Infanticide par un meurtrier d’âge adulte : Lorsqu’un tueur d’âge adulte s’en prend à un enfant qu’il ne connaît pas, on peut facilement soupçonner que la motivation principale tourne autour de la sexualité. Rappelons que même si la victime ne présente aucune trace d’agression ou de viol au moment de l’autopsie, le sexe peut tout de même se retrouver au cœur de la motivation. En effet, le désir d’avoir une relation sexuelle avec un ou une mineure peut amener le tueur à se mettre en chasse mais au moment de commettre son crime les choses ne se passent pas comme il le prévoyait et il est alors incapable de réaliser pleinement le fantasme qu’il avait soigneusement planifié. On aura donc compris que ce type de crime se rapproche également de l’homicide sexuel.
      • Infanticide par un meurtrier d’âge mineure : le 11 août 1946, un enfant de 11 ans a été assassiné par un garçon à peine plus vieux que lui. En observant les cas répertoriés au fil des recherches, le DHQ a cru bon de diviser la catégorie des infanticides en deux, la première lorsque le meurtrier est d’âge adulte et la seconde lorsque le meurtrier est d’âge mineure.
    • Meurtre d’autorité : Voir celui de 1934. Ce type de meurtre semble être apparu surtout dans la seconde moitié du 20e siècle. Il suffit de penser à Denis Lortie.
    • Meurtre par vengeance :
    • Homicide à motif indéterminé : Cette catégorie se divise principalement en deux parties. Dans un premier temps, nous y avons classé les homicides sur lesquels nous manquions de détails cruciaux pour trouver une classification adéquate. Ainsi, plusieurs homicides des 17e et 18e siècles ont hérité de ce titre parce que les circonstances des crimes étaient insuffisantes pour avoir été clairs. Sous ces crimes se cachent donc certainement plusieurs homicides et meurtres qui pourraient se retrouver dans d’autres catégories. Par chance, plus nous nous rapprochons de notre époque contemporaine, ce choix s’est raréfié, pour la simple raison que nous possédons maintenant plus d’informations nous permettant de mieux classifier les dossiers. Ce choix, donc, n’a rien à voir avec la motivation des tueurs mais force est de constaté que les homicides à motif indéterminés sont plus nombreux en ce qui concerne les deux premiers siècles de notre histoire. D’autre part, nous classons également dans cette catégorie les crimes qui ne peuvent être classé autrement, particulièrement parce que le tueur n’a agi selon aucune logique. Lorsque nous n’arrivons pas à comprendre pourquoi il a agi. Dans ces cas-là, la présence d’un déséquilibre ou d’une quelconque forme de maladie mentale est présente. Dans certains cas, le tueur lui-même ne peut dire pourquoi il a agi dans ces circonstances et même que les victimes ont pu être choisies au hasard.
    • Homicide extrémiste individuel à motivation socio-politique : moins évidente à expliquer, cette catégorie englobe les homicides qui trouvent leur motivation à travers un contexte social ou politique, que cela soit justifié ou non. À titre d’exemple, en 1807, Simon Latresse assistait à une soirée dansante lorsque des marins sont venus prendre de force de jeunes hommes pour ensuite les emmener travailler sur un navire. Une loi permettait ce type d’intervention, comme une sorte de conscription improvisée qu’on pouvait se servir sur commande pour combler le manque de matelots. Or, Simon Latresse a refusé de se laisser prendre et il a pris la fuite. Un soldat a alors répondu en lui tirant dans le dos. Le soldat qui a pressé la détente n’a pas fait preuve de négligence criminelle, puisqu’il savait probablement ce qu’il faisait en participant à cette intervention. Qu’a-t-il pensé au moment de tirer? A-t-il agi pour obéir aux ordres? Certes, il aurait pu choisir de ne pas tirer puisqu’on peut imaginer que Latresse n’était sans doute pas le premier jeune homme qui fuyait devant ce service obligatoire. Que ce soldat ait pressé la détente avec une intention criminelle ou non, il a agi dans un contexte socio-politique, à savoir qu’il avait des ordres à respecter ou alors qu’il a fait son travail avec une pensée purement politique, en ce sens qu’il aurait fait preuve de racisme envers un Canadien français. Ce geste n’en demeure pas moins une motivation personnelle, puisque, en dépit du fait que nous manquons de détails, le soldat a pris la décision de presser la détente au lieu de laisser fuir le jeune québécois, commettant ainsi un homicide. La prémédition n’est donc pas absolue dans cette catégorie.
    • Homicide extrémiste individuel à motivation religieuse :
    • Terrorisme individuel d’inspiration politique :
    • Terrorisme individuel d’inspiration socio-économique
    • Homicide médical : le meurtre médical est assez rare, en plus d’être difficile à détecter. Au Québec, le cas le plus typique serait celui de Virginie Gobeil, reconnue coupable d’avoir tué l’un de ses patients en 1909. Elle tenait un sanatorium à Montréal où elle avait développé une technique de guérison inusite qui consistait à les affamer. Après cette condamnation de 1909, elle semble avoir quitté la province à tout jamais, mais il est possible qu’elle ait fait d’autres victimes au cours des années précédentes. Le meurtre médical, tel qu’on peut le voir dans certaines publications concernant les tueurs en série, ces médecins qui aiment se sentir puissantes en éliminant plusieurs personnes sur une certaine période de temps, sont plutôt rares au Québec. Toutefois, le DHQ inclut aussi dans cette catégorie les homicides survenus au cours d’une opération chirurgicale illégale. Sous ce nom se cachent de nombreuses causes d’avortements qui ont mal tourné. Évidemment, comme nous le savons, l’avortement est devenu plus tard légale au Canada, ce qui a permis d’éviter ce type de pertes humaines.  
      • Pseudo altruisme
      • Pseudo héroïque
    • Homicide par négligence criminelle : on retrouve principalement dans cette catégorie les homicides causés par un comportement négligent qui ne reflète aucune intention criminelle mais dont le comportement irresponsable cause un décès. Le cas type, apparut très tôt au 20e siècle, sont les fameuses causes d’alcool au volant. Le conducteur croit qu’il est capable de conduire malgré son état d’ivresse. Il ne se dit pas qu’il souhaite tuer des personnes sur son passage, mais sa négligence peut causer la mort. La négligence criminelle peut également se voir dans un cas comme celui du navire qui a causé des centaines de victime en prenant feu, tout cela parce que son équipe souhaitait aller plus vite qu’un bateau de la concurrence. Alors que d’autres catégories d’homicides ou de meurtres causent encore des maux de tête aux psychiâtres, les homicides par négligence criminelles sont évitables par une meilleure éducation et un comportement plus responsable.
    • Homicide situationnel : l’homicide situationnel se traduit plutôt par une situation fortuite. Une personne réagit à une action et ainsi tue une autre personne par sa réaction. Ce type de crime peut donc impliquer des agresseurs qui n’avaient aucune mauvaise intention au départ, mais on peut aussi y retrouver des criminels endurcis. Par exemple, Mesrine et Mercier qui ont tué deux gardes-chasse en 1972. Les deux évadés n’avaient pas planifié de tuer les deux hommes, mais parce que ceux-ci sont venus à leur rencontre ils ont opté pour la seule issue qu’ils croyaient possible, celle du double meurtre. Ils ont donc tué les deux gardes-chasse avant de poursuivre leur cavale.
  • Homicides sexuels

En raison d’un regrettable manque d’informations – par exemple l’accès aux dossiers de police, des photos de scène de crime, etc. – il a été difficile et même impossible dans certains cas de bien classifier tous les homicides sexuels. Par ailleurs, pour les dossiers identifiés comme étant des homicides à caractère sexuel, la plupart du temps le DHQ a été incapable de déterminer si le tueur avait un profil organisé, désorganisé, mixte ou sadique. Avec l’aide du CCM-3, nous présentons tout de même les sous-catégories suivantes afin de tenter une meilleure compréhension de ce type de crime.

      Le plus ancien homicide sexuel que nous avons pu répertorier est celui d’Ann Menzies. Son corps a été retrouvé dans la neige le 2 janvier 1784 le long d’une route dans le secteur de Beauport, près de Québec. Selon l’enquête du coroner, on a retrouvé beaucoup de sang sur sa chemise et on sait qu’elle a été violée. Était-ce l’œuvre d’un ou plusieurs individus? Ce crime était-il d’opportunité? Nous ne pourrons jamais répondre à ces questions puisque l’affaire est demeurée non résolue. Toutefois, à en croire le fait que le corps a été abandonné sur place et près d’une route – à la vue de tous, donc – il s’agit probablement d’un meurtre désorganisé.

  • Homicide sexuel organisé :
    • Homicide sexuel désorganisé :
    • Homicide sexuel mixte
    • Homicide sexuel sadique
    • Homicide sexuel envers une personne âgée
  • Les Homicides cautionnés par un groupe
    • Homicide à motivation cultuel
    • Homicide extrémiste
    • Homicide extrémiste politique
    • Homicide extrémiste religieux
    • Homicide par excitation

[1] Dans certains cas, le choix de cette catégorie s’applique lorsqu’il y a eu erreur sur la personne puisque la motivation initiale du ou des tueurs reste la même.