1600-1699

1662 – Antoine dit Larose (Laroze)

Aucune accusation connue.

Larose était un soldat dont le nom apparaît en 1662 sur des documents du Conseil souverain parce que Maurice Poulain (Poulin), sieur de la Fontaine et procureur fiscal, demande à obtenir les biens du défunt, que l’on croyait avoir été tué par des Iroquois. Il semble que jamais personne n’ait comparu pour ce crime. Toutefois, Poulin a obtenu ce qui restait des biens du disparu : 98 livres, 17 sols.[1]


1663 – Jacques Gourdeau de Beaulieu et son valet

On connaît bien peu de choses quant à ce double meurtre, sinon que « Le notaire Jacques Gourdeau de Beaulieu et son valet sont assassinés dans le manoir seigneurial de l’île d’Orléans par un autre valet, Nicholas Duval, qui sera condamné à avoir les mains coupes [sic] et à être pendu, puis brûlé sur la place publique le 8 juin 1663. »[2]


1666, juillet – Chasy

Agariata, chef Mohawk, pendu

« Le chef mohawk Agariata, est pendu à Québec pour le meurtre d’un certain Chasy et incendie criminel. »[3] Selon une autre source, le Capitaine Traversy aurait également perdu la vie au cours de cette altercation. Agariata se serait vanté d’avoir tué M. de Chazy. Pour éviter la guerre, les Agniers auraient envoyé 40 guerriers pour livrer Agariata, qui a été ensuite pendu par les Français.[4]


1668 – six Onneyouts

Banchaud et trois complices condamnés

Au cours de l’hiver 1668-69, un groupe de six Onneyouts (nation iroquoise provenant du sud-est de l’Ontario actuelle), étaient de passage dans la région de Ville-Marie (Montréal). Ce groupe était composé « de trois hommes, d’une femme et de ses deux enfants, dont le plus âgé pouvait avoir 18 ou 20 ans et le plus jeune, 7 ou 8 ans. Selon leurs coutumes, les Onneyouts se déplaçaient en petits groupes en suivant le gibier. Comme le secteur est maintenant fréquenté par les Français, notamment ceux de Ville-Marie, les Amérindiens ont l’habitude de voir des Blancs dans les environs. Un bon jour, quatre colons qui avaient établi leurs quartiers de chasse dans le secteur décident de rendre visite aux Onneyouts. Le traité de paix signé en 1667 avec les nations iroquoises permettait d’établir à nouveau le « dialogue » entre les deux peuples. Au cours de la visite, les colons remarquèrent que les Onneyouts possédaient une cinquantaine de peaux d’orignaux et quelques peaux de castors. La valeur marchande de ces peaux fit l’objet de leur convoitise. »[5]

Plus tard, les quatre colons sont revenus pour passer la soirée avec les Onneyouts et les faire boire. Alors qu’ils étaient en état d’ivresse, les quatre colons se sont jetés sur eux pour les assommer. Les enfants ont également été tués. Les colons sont repartis avec les fourrures. « Réalisant du coup que leur crime était passible de terribles châtiments, nos colons décident de faire disparaître les corps des Onneyouts, lesquels étaient couverts de sang et « défigurés par l’ivresse et les spasmes de l’agonie ». Ainsi, les quatre assassins placent les corps dans un canot au-dessus duquel ils fixent des traverses de bois pour y retenir les corps, puis ils conduisent le canot non loin de là des rapides (aujourd’hui le site de l’Île-des-Moulins), où ils coulent à fond l’embarcation sous le poids d’un vieil arbre, couché dans l’eau et immobilisé à cet endroit. »[6]

Maglré ces efforts de mise en scène, les corps sont retrouvés et une plainte a été déposée contre Banchaud et ses trois complices. « Le 14 septembre 1669, Charles-Joseph d’Ailleboust des Muceaux, juge civil et criminel de Montréal, rend son verdict et condamne Étienne Banchaud et ses trois complices à la potence, châtiment réservé aux criminels en Nouvelle-France. Faut-il ici rappeler que la justice coloniale traitait les délits envers les Amérindiens de la même façon que s’il s’agissait de citoyens français? Le taux de criminalité était très faible à l’époque, mais la justice ne laissait rien passer et les peines étaient sévères. »

Selon le site La Mémoire du Québec, trois des assassins auraient été fusillés à Montréal.


1669, mai – Daniel Le Maire dit Desroches

François Blanche dit Langevin, coupable de meurtre.

C’est au cours d’un duel que Daniel Le Maire a été tué par François Blanche dit Langevin. Les deux hommes faisaient partie de la garnison des Trois-Rivières. Blanche est interrogé le 30 mai et confronté aux témoins le 13 juin. Il est reconnu coupable et condamné à être pendu. La sentence prévoyait qu’on devait également lui trancher le poing droit, en plus de l’attacher à un poteau situé sur le Cap-aux-Diamants, à Québec. Ses biens devaient être saisis par le Roi. Il aurait été pendu le 8 juillet 1669 à 15h00.[7]


1669, 20 mai – Simon Galbrun

François Duverger (ou Duberger), sa femme, pendue pour ce meurtre en 1671.

« Simon Galbrun est assassiné à Ville-Marie [Montréal]; son épouse reconnue coupable de complicité de meurtre est pendu. »[8] Sa femme, Françoise Duverger (ou Duberger) sera pendue le 17 novembre 1671 à Québec pour ce meurtre « et pour avoir tué son enfant né le lendeman de son second mariage, le 29 juin 1671 […] »[9]


1672 – Julien LaTouche

Homicide domestique

Jacques Bertault et Gillette Banne, exécutés pour ce meurtre

Tué par empoisonnement. Jacques Bertault et Gillette Banne, sa femme, sont pendus à Trois-Rivières pour ce meurtre. Leur fille est tenue d’assister à la double exécution de ses parents.[10]


1679, 23 octobre – Jeanne Couc, 20 ans

Jean Rattier dit Dubuisson, coupable, condamné à mort et gracié.

C’est au cours d’une bagarre que Jeanne Couc aurait été mortellement blessée. Elle a été inhumée dans le cimetière de Trois-Rivières. « Un procès fut intenté, qui s’instruisit devant le lieutenant général de la juridiction des Trois-Rivières, Gilles Bovinet, et le 31 du même mois, une sentence fut rendue contre le meurtrier, Jean Rattier dit Dubuisson, 32 ans. Le coupable devait être conduit à Saint-François, au lieu que le seigneur de cette seigneurie désignerait pour place publique, et là attaché à une potence pour y être pendu et étranglé, et y demeurer exposé pendant vingt-quatre heures. En outre, il devait payer quatre-vingt livres d’amende au roi, deux cents livres à Pierre Couc, et les dépenses. Avant d’être livré à l’exécuteur, on devait le soumettre à la « question » [torture] pour avoir révélation des auteurs et des complices de la mort de Jeanne Couc. »[11]

Rattier fit appel et quatre autres hommes – Crevier, Gilbert, Dupuis et Julien – ont été accusés de complicité. « Le procès dura plus d’un an. Le jugement fut rendu par le Conseil le 31 décembre 1680. Rattier, reconnu coupable d’avoir tué Jeanne Couc, fut condamné à être pendu, sur la place du marché de la basse ville de Québec, et en outre à payer trois cents livres d’intérêts civiles à Couc, cent livres d’amende au roi et les dépenses de deux procès. Mais, comme il n’y avait pas alors d’exécuteur public, il eut la vie sauve à condition d’en accepter lui-même la charge. Il s’établit à Québec, sur la Grande-Allée. C’était la troisième fois depuis le début de la colonie qu’un condamné à mort était gracié de cette façon. »[12]


1684, 14 mai – Victime non identifiée

Marie Quequejeu et son gendre Pierre Doré (ou Doret) sont exécutés pour un crime dont nous ignorons les circonstances.


1690 – François Poignet dit Beauregard

Le 27 mai 1690, Jean Haudecoeur subit le supplice de la roue pour le meurtre de François Poignet dit Beauregard survenu dans la maison de ce dernier à Montréal.


[1] « Généalogie et histoire familiale | BAnQ », Bibliothèque et Archives nationales du Québec, consulté le 8 décembre 2018, http://www.banq.qc.ca/archives/genealogie_histoire_familiale/ressources/bd/index_gen_avance.html?id=CORONER_20170816.

[2] http://www.memoireduquebec.com/wiki/index.php?title=1._Qu%C3%A9bec_%28province%29._Meurtres%2C_homicides_et_autres_m%C3%A9faits_:_1608-1979._

[3] « 1. Québec (province). Meurtres, homicides et autres méfaits : 1608-1979. – La Mémoire du Québec », consulté le 26 octobre 2019, http://www.memoireduquebec.com/wiki/index.php?title=1._Qu%C3%A9bec_%28province%29._Meurtres%2C_homicides_et_autres_m%C3%A9faits_:_1608-1979._.

[4] Thomas Grassmann, « Biographie – AGARIATA – Volume I (1000-1700) – Dictionnaire biographique du Canada », consulté le 26 octobre 2019, http://www.biographi.ca/fr/bio/agariata_1E.html.

[5] « Un Brin d’histoire – Journal La Revue », consulté le 6 mars 2020, https://www.larevue.qc.ca/un-brin-dhistoire-176/.

[6] « Un Brin d’histoire – Journal La Revue ».

[7] « Justice en Nouvelle-France en 1669 « Histoire du Québec », consulté le 27 octobre 2019, http://histoire-du-quebec.ca/justice_nouvelle-france-1669.

[8] http://www.memoireduquebec.com/wiki/index.php?title=1._Qu%C3%A9bec_%28province%29._Meurtres%2C_homicides_et_autres_m%C3%A9faits_:_1608-1979._

[9] http://www.memoireduquebec.com/wiki/index.php?title=1._Qu%C3%A9bec_%28province%29._Meurtres%2C_homicides_et_autres_m%C3%A9faits_:_1608-1979._

[10] http://www.memoireduquebec.com/wiki/index.php?title=1._Qu%C3%A9bec_%28province%29._Meurtres%2C_homicides_et_autres_m%C3%A9faits_:_1608-1979._

[11] « Procès pour meurtre en Nouvelle-France « Histoire du Québec », consulté le 27 octobre 2019, http://histoire-du-quebec.ca/proces-pour-meurtre/.

[12] « Procès pour meurtre en Nouvelle-France « Histoire du Québec ».