2000-2099

2000, 12 janvier – Rosaire Robidoux et Mercédès Bondu-Robidoux

Profit personnel – double meurtre

Dominic Noël, coupable.

Dans la soirée du 12 janvier 2000, Rosaire Robidoux, 64 ans, et sa femme Mercédès Bondu-Robidoux, 65 ans, sont assassinés dans leur commerce de la rue Latreille au Cap-de-la-Madeleine[1]. Leur commerce offrait plusieurs types de marchandises, ainsi que des armes à feu et de l’équipement pour la chasse et la pêche. Ils ont été abattus d’au moins un projectile d’arme à feu.

Lorsque la police a découvert les corps, M. Robidoux « était couché derrière le comptoir de vente des armes à feu. Il présentait une plaie importante au visage. Quant à sa femme, elle se trouvait plus loin dans le commerce, plus précisément dans l’entrepôt, couchée sur le ventre. Elle a été atteinte d’une balle dans la nuque. On présume qu’elle aurait été tuée pendant qu’elle tentait de fuir à l’arrière du commerce. Et comme il n’y avait aucune trace de lutte dans le commerce, il est fort probable que les deux sexagénaires n’aient pas été en mesure de résister. L’arme du crime, fort possiblement un fusil, n’a pas été retrouvée. En fait, les armes qui se trouvaient dans le commerce n’ont pas été utilisées même si certaines n’étaient plus dans le présentoir. L’hypothèse du vol apparaît plausible puisque des billets de banque jonchaient le sol entre le comptoir et la porte de sortie. Or, les policiers n’ont pas été en mesure de dire, hier, ce qui avait été volé précisément. Un inventaire de tous les articles contenus dans le commerce devra d’ailleurs être effectué. On saura aussi si l’arme du crime a été volée dans le commerce ou non. Une chose est certaine : le ou les suspects se sont introduits dans le commerce avant l’heure de la fermeture. Une fois le crime perpétré, ils se sont emparés des clés du véhicule du couple Robidoux et pris la fuite à bord de la Dodge Caravan. Le véhicule a été retrouvé vers 23h mercredi [12 janvier], abandonné dans le stationnement de Place du marché à Trois-Rivières. »[2]

La police de Trois-Rivières demanda à confier l’enquête à la Sûreté du Québec et peu de temps après Dominic Noël a été arrêté. Il a été reconnu coupable du double meurtre. En septembre 2015, Noël entreprit des démarches afin de pouvoir sortir de prison avant sa période d’éligibilité de 25 ans. « Il prétendait alors qu’il était réhabilité après 15 ans passés derrière les barreaux. On sait que le Code criminel prévoit qu’après cette période, il peut se prévaloir d’une demande de révision judiciaire à la Cour supérieure afin de réduire le délai préalable à sa libération conditionnelle. La requête avait été contestée par Me Louis-Charles Bal, procureur aux poursuites criminlles et pénales, qui avait notamment demandé certaines précisions après avoir pris connaissance du rapport des autorités correctionnelles. »[3]

Finalement, Noël s’est lui-même désisté et sa demande de libération fut annulée.

2000, 15 janvier – Antonio Blanchette, 81 ans.

Profit personnel

Claude Milot, reconnu coupable, 16 ans de prison.

Antonio Blanchette, un luthier de 81 ans, est assassiné à Trois-Rivières. En raison de traces de fouilles à l’intérieur de son logement, on a cru que le motif principal était le vol.

Peu de temps après, Claude Milot, 36 ans, a été accusé du meurtre. Il a accepté de plaider coupable à une accusation réduite d’homicide involontaire, ce qui lui a valu une sentence de 16 ans de prison.

2000, 27 janvier – Israel Meyer Randolph, 46 ans

Homicide par contrat faisant partie d’une série

Gérald Gallant avouera plus tard être l’auteur de ce meurtre

Randolph était bien connu des policiers, entre autres pour avoir été arrêté en 1991 avec des membres du clan Dubois « pour complot et trafic de 3,5 millions$ de haschisch. Selon Gallant, son contrat de meurtre provient d’un individu de Vancouver qu’il n’est pas en mesure d’identifier et à qui la victime doit supposément beaucoup d’argent. En compagnie de son complice Gérard Hubert, Gallant se rend au restaurant Côte Saint-Luc BBQ, dans le quartier Côte Saint-Luc, où le commanditaire du meurtre a fixé un rendez-vous à la victime. Gallant commane un repas sur place avant de tirer à cinq reprises sur Randolph avec un revolver Smith & Wesson 19-2 de calibre .357 Magnum. »[4]

2000, 9 février – Victime non identifiée

Homicide domestique

Un homme et son fils sont retrouvés morts dans une résidence du 226 de la 9e Avenue Sud, à Sherbrooke. Selon La Tribune, il s’agissait d’un meurtre suivi d’un suicide.[5]

2000, 10 février – Daniel Savard

Homicide par contrat

Le 10 février 2000, Daniel Savard est abattu par Claude Morin, membre du chapitre des Hells Angels de Québec. Le meurtre survient à Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier. « C’est Sylvain boulanger qui avait surveillé l’adresse de la victime dans les semaines précédentes. « Il nous a dit que Savard serait facile à « faire » parce qu’il [était] souvent assis dans son salon à regarder la TV, [au] bord de sa fenêtre. » »

2000, 11 février – Roger « Gros Minet » Morin

Homicide par contrat

Morin, associé aux Hells, est criblé de balles près du bar Panthera, à Saint-Georges-de-Beauce. « [Dayle] Fredette a commandé son meurtre à deux hang-around du club, parce que Morin volait de la drogue et de l’argent aux Hells. »[6]

2000, 1er mars – Jean-Marc Savard, 43 ans

Homicide par contrat faisant partie d’une série – mise en scène

Gérald Gallant avouera plus tard être l’auteur de ce meurtre

Savard faisait partie d’une famille bien connue des policiers de la ville de Québec. En novembre 1999, l’un de ses frères avait été blessé par le tueur à gage Gérald Gallant durant une fusillade qui s’est produite à Trois-Rivières. C’est des Rocj Machine que Gallant aurait reçu le contrat de 20 000$ pour éliminer Savard. Accompagné de Gérard Hubert, Gallant ouvre le feu sur la cible. Savard aurait été atteint de six projectiles lors de son arrivée aux Galeries Charlesbourg, où il avait l’habitude de s’entraîner. « Gallant décide de copier le modus operandi des meurtres des Hells Angels pour confondre les policiers. Il incendie donc le véhicule volé qu’il utilise derrière un autre centre commercial, non loin de là. »[7]

2000, 17 avril – Dany Beaulieu

Homicide par contrat – erreur sur la personne

Ce jour-là, les Hells Angels visaient à éliminer Yannick Beauregard, un Rock Machine qu’on croyait dans une maison de thérapie à Saint-Frédéric de Beauce. « Armés, [Dayle] Fredette et Steve Duquette, un prospect du chapitre de Sherbrooke, se cachent sous un gros sapin près de la maison de thérapoe. « Les gars sont sortis de la maison pour prendre leur marche (sic). J’ai vu qu’un gars ressemblait à Beauregard, j’ai dit à (l’autre que j’étais sûr) à 90% (que) c’était Beauregard. Il a tiré avec sa carabine à téléscope. Le gars est tombé. On s’est levés pour courir vers (lui). Il y avait du monde autour. J’ai crié après eux, je me suis approché et j’ai vidé mon gun à bout portant dans la tête ». »[8]

Il s’est avéré que la victime n’était pas Beauregard, mais plutôt Dany Beaulieu, un jeune homme qui se trouvait en thérapie et qui n’avait aucun lien avec le crime organisé.

2000, 22 mars – Deux parents

Arundel

Deux parents sont assassinés par leur fils adolescent dans leur maison située à Arundel, dans les Laurentides, près de Saint-Jovite. Le meurtrier avait 17 ans, une semaine avant d’avoir ses 18 ans. « Le suspect se trouvait encore dans la maison quand les policiers sont arrivés. Le corps du père a été retrouvé dans l’atelier et celui de la mère, dans le sous-sol. Le suspect n’habitait plus avec chez [sic] ses parents, selon des témoignages recueillis sur place, et il aurait eu des problèmes de consommation de drogue. Dans une entrevue à TVA, son colocataire et ami affirme que ces assassinats ont été longuement muris et que l’accusé nourrissait depuis longtemps de la rage contre ses parents. »[9]

2000, 29 mars – Caroline Veilleux, 24 ans

Cette jeune femme de 24 ans est abattue dans le quartier Limoilou à Québec. Son ami de cœur, François Binette, 24 ans, est arrêté le 29 mars mais il est rapidement relâché après avoir présenté un alibi. Binette était soupçconné d’être un proche des Hell’s Angels. Un mois et demi plus tard, son alibi a été invalidé et il a été arrêté.

« Ils [les policiers] ont toutefois précisé que l’analyse des images provenant de la caméra de surveillance de la caisse populaire Desjardins située juste en face de la scène de crime ont fait progresser l’enquête. Des expertises ont également été menées sur la Jeep YJ dans laquelle les deux agresseurs de Caroline Veilleux ont fui, de même que sur la Dodge Colt que conduisait l’accusé lors de sa première interception. De nouveaux témoignages révélateurs se seraient également ajoutés à ceux recueillis quelques heures après le meurtre. Line Jacques, porte-parole de la sûreté municipale de Québec, ne peut en dire long sur les motifs du meurtre, mais confie tout de même que l’hypothèse d’un drame passionnel est brouillé par les liens qu’entretenait la victime avec un sympathisant des Rock Machine, ennemis jurés des Hell’s Angels. « Elle côtoyait des gens appartenant aux deux organisation criminelles », confirme Mme Jacques, ajoutant que toutes ces personnes évoluaient dans le monde des stupéfiants. Il était 2h, le 29 mars, quand Caroline Veilleux a été atteinte de deux balles, l’une au cou et l’autre à l’épaule, alors qu’elle quittaot le domicile de sa mère sur la 1ère Avenue, au coin de la 12e Rue. La jeune femme de 24 ans, qui portait une veste pare-balles, avait crié à sa mère d’appeler le 9-1-1 en apercevant le véhicule de ses assaillants, mais il était déjà trop tardé Mélanie Boucher, 19 ans, une amie de la victime, avait aussi reçu une balle à la tête. Elle récupère encore à l’hôpital. François Binette, le crâne rasé et vêtu d’un chandail de jouer de football, est demeuré très détendu dans le box des accusés hier matin pendant qu’on l’accusait du meurtre au second degré de Caroline Veilleux et de tentative de meurtre avec une arme à feu sur Mélanie Boucher. Il avait été arrêté la veille alors qu’il circulait dans le quartier Limoilou au volant de l’automobile de sa nouvelle copine. Il a subu un long interrogatoire, mais ne serait pas passé aux aveux. « Il y a de très fortes possibilités que d’autres accusations soient portées car nous sommes certains … »[10]

2000, avril – Norman « Biff » Hamel, 44 ans

Homicide entreprise criminelle

Aucune arrestation connue

L’autopsie révèle qu’il a été tué de deux projectiles d’arme automatique. Le meurtre se serait produit devant une quarantaine de témoins. Des dizaines de coups de feu ont été tirés. Hamel a été poursuivi par son agresseur sur un terrain de stationnement. [11]

2000, avril – Jason Jacques, 26 ans, et Mario Flores, 27 ans

Victimes d’un double meurtre commis en pleine rue de Montréal. Les deux victimes étaient connues des policiers pour des activités reliées au trafic de drogue. Ils ont été abattus à la sortie d’un bar sur la rue Saint-Laurent. Peu avant, il y aurait eu une altercation avec deux autres individus.

2000, 27 avril – André « Dédé » Desjardins

Assassiné le 27 avril 2000, à Saint-Léonard. Abattu d’une balle à la tête.

2000, 27 avril – Francine Lacroix

Le 27 avril 2000, Francine Lacroix, 49 ans (née le 7 janvier 1951), est retrouvée dans sa maison du 2829 de la Route 225 à Henryville.  Il est 11h00 lorsque son frère, Serge Lacroix, sonne à la porte.  Puisqu’il n’obtient aucune réponse, il se rend à la porte avant et c’est là, en jetant un coup d’œil par la fenêtre, qu’il voit le corps de Francine étendu dans l’entrée.  « Il frappe dans la vitre pour la réveiller et il s’aperçoit qu’il y a une mare de sang au niveau de la tête », écrira le coroner dans son rapport.  Puisque la porte n’est pas verrouillée, Serge réussit à entrer pour téléphoner au 911 avant de ressortir aussitôt.

Francine a été atteinte de plusieurs projectiles d’arme à feu. « C’est le frère de Mme Lacroix qui l’a aperçue gisant dans l’entrée de son domicile, alors qu’il était venu la visiter », répétera La Presse.

Selon le rapport du coroner Dandavino, c’est sa belle-sœur Michelle Bourque Lacroix qui a identifié la victime.  Selon le Dr Dandavino, qui a fait l’examen externe sur les lieux vers 13h10, il a pu préciser la présence « des lividités au niveau des membres supérieurs et inférieurs.  On note des rigidités des membres supérieurs et inférieurs.  La rigidité rompue artificiellement ne se produit pas.  Il y a du sang coagulé au niveau de la tête ».

L’autopsie, pratiquée par le Dr André Lauzon du Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale de Montréal a pu déterminer que la victime a été atteinte de « 3 décharges d’arme à feu de moyen calibre, avec des projectiles de plomb non chemisés.  On note un traumatisme crânio-cérébral suite au passage intra-cérébral et dans le tronc cérébral d’un projectile d’arme à feu de calibre .38/.357 avec des projectiles de plom[b] non chemisés.  Le corps est en voie de putréfaction, surtout au niveau des organes internes ».

Quant aux analyses toxicologiques, elles déterminèrent l’absence d’alcool ou de drogue dans le sang.  Toutefois, les trois projectiles ont été récupérés et conservés pour l’enquête.  « Les examens microscopiques révèlent que ces 3 projectiles correspondent au même calibre et qu’ils possèdent les mêmes significations de rayures et de cloisons », ajoute le coroner dans son rapport.

On aurait vu Francine vivante pour la dernière fois le 25 avril 2000 à l’intérieur du Canadian Tire de Saint-Jean-sur-Richelieu.

Apparemment, Francine était sur le point de divorcer.  C’est aussi ce que le coroner a noté dans son rapport : « elle est en instance de divorce et vis séparée de son mari.  Elle avait 2 enfants, un fils âgé de 22 ans et une fille décédée le 97-09-17 dans un accident de voiture.  Le couple possédait une ferme qui était à vendre depuis septembre 1999 et dont 60% appartenait à Madame Lacroix et 40% à son conjoint ».

En ce qui concerne les détails de la scène de crime, le coroner ajoute que « l’accès à l’intérieur peut se faire par une porte située à droite de la porte de garage ou par une autre donnant accès directement dans la salle à manger ».  Au moment de la découverte du corps, on retrouva trois sacs de plastique sur la table de cuisine, ceux-ci contenant des articles achetés durant la journée du 25 avril.  On y trouva aussi une facture du Canadian Tire datée du 25 avril à 13h12.

Le rapport du coroner nous apporte plusieurs autres informations : « La porte centrale n’est pas verrouillée et la porte à droite de la porte du garage est verrouillée.  La clé qui permet d’ouvrir cette porte est dans un manteau appartenant à Madame Lacroix accroché sur un cintre dans la garde-robe de l’entrée du garage.  La porte arrière qui est dans la salle de lavage n’est pas verrouillée.  Il n’y a aucune lumière allumée.  Il n’y a rien de déplacé ».

On apprend également que Francine avait téléphoné à son comptable le 22 avril afin de fixer un rendez-vous pour le 27 avril chez elle en début d’après-midi.  « Son ex-conjoint l’a vue il y a 2 à 3 semaines et son fils l’avait vue samedi le 00-04-23, vers 15h30.  Il y a alors eu une discussion sur la vente de la ferme et Madame Lacroix lui a parlé du montant qu’elle désirait obtenir pour la vente de la ferme ainsi que des conditions de la vente.  Madame Lacroix a demandé à son fils de faire signer des chèques à son ex-conjoint.  Son fils est allé à tous les jours à la ferme pour voir les chiens ou travailler dans le garage mais n’est pas entré dans la maison ».

Le 25 avril vers 8h00 « son ex-conjoint est allé au domicile et a laissé les chèques dans le garage.  Il n’entrait plus dans la maison depuis qu’il avait été expulsé en septembre 99.  Il a nourri les chiens et est parti trente minutes plus tard pour retourner chez lui.  Le pick-up de Madame Lacroix était au domicile.  Son ex-conjoint est repassé devant la résidence de Madame Lacroix vers 10 :00 est [et] son pick-up n’y était plus.  Vers 17 :00, alors qu’il passe à nouveau devant la résidence, il remarque que le pick-up est de retour. »

Le 26 avril, « son ex-conjoint retourne au domicile pour nourrir les chiens et ne voit pas Madame Lacroix.  Les rideaux sont ouverts.  L’enveloppe contenant les chèques n’est plus dans le garage.  Il est retourné au domicile le 00-04-27 vers 8 :00 pour nourrir les chiens et remarque que les rideaux sont ouverts et ne voit pas Madame Lacroix.  Madame Lacroix avait présenté 3 offres de partage qui avaient été refusées.  Son conjoint en a fait une seule qui a également été refusée ».

Francine avait également un rendez-vous le 14 mai avec son avocate, un fiscaliste et son conjoint pour une offre de partage des terres.  « Une offre d’achat avait été faite par une tierce personne pour acheter la terre », écrit aussi le coroner.  « Selon les connaissances de Madame Lacroix, cette dernière était prête à vendre sa terre au plus offrant.

En revenant sur la journée du 25 avril, celle que le coroner attribue au meurtre, un voisin aurait rencontré Francine vers 9h30 pour lui faire un message quelconque et l’avait ensuite vu quitter la maison entre 11h10 et 11h20.

« Madame Lacroix a parlé à une amie l’informant que son fils avait été la voir le 00-4-21 et qu’il lui avait dit qu’elle était en train de tout détruire et de mettre son père dans la rue.  Madame Lacroix lui a dit qu’elle voulait vendre la terre mais qu’elle ne voulait pas faire de cadeau.  La discussion a été assez colérique et Madame Lacroix a dit à son fils : « si tu veux acheter, fais-moi une offre ».  Celui-ci lui aurait répondu : « j’en ai une offre, elle est à mon bureau et tu vas le savoir mardi ». »

Fait non négligeable, le coroner préciser également que « le père et le fils ont refusé de se soumettre au test polygraphique ».

En revenant sur les événements du passé du couple Vézina-Lacroix, le coroner rappelle que le 10 septembre 1999 un huissier s’était présenté sur les lieux pour signifier à M. Vézina d’expulser les lieux.  Mme Lacroix se disait espionnée.  « Son fils a alors répondu que si son père devait quitter la résidence que lui aussi quitterait.  Ils ont eu 5 jours pour quitter les lieux ».

Depuis la mort de sa fille en 1997, Francine aurait beaucoup changé, au point d’adhérer à une secte de la région de Hull.  Au cours d’un voyage visant à approfondir sa spiritualité, elle avait rencontré un homme qu’elle continua à fréquenter par la suite.

Selon le registre d’état civil sur Généalogie Québec, Francine avait épousé Gilles Vézina (né le 23 février 1949) à Saint-Alexandre d’Iberville le 25 septembre 1976.

Rapport du coroner André-H. Dandavino, 2001.

« Femme trouvée morte », La Presse, 28 avril 2000.

2000, 28 avril – Guylaine Potvin

Aucune arrestation connue.

Guylaine Potvin, 19 ans, est assassinée le 28 avril 2000 dans le sous-sol d’une résidence pour étudiants, près du Cegep de Jonquière, à Saguenay.  L’adresse exacte était le 3897 rue Panet.  Elle a été étranglée, violée et battue[12] sur son propre lit.  Guylaine a été identifiée par son amie Audrey St-Pierre.  Selon le rapport du coroner Michel Miron, l’autopsie a été pratiquée par le Dr Claude Pothel au Laboratoire de sciences judiciaire et de médecine légale de Montréal.  Le responsable de l’enquête était l’agent Pierre Lévesque de la police municipale de Jonquière.  Puisque ce meurtre reste non résolu, le rapport du coroner contient très peu d’information.

Selon un reportage de TVA l’assassin de Guylaine frappe à nouveau le 3 juillet, cette fois à Québec.  Non seulement sa victime est attaquée dans une chambre située elle aussi au sous-sol d’une résidence pour étudiants, mais les elle est âgé de 20 ans et est laissée pour morte.  Toutefois, elle survivra à ses blessures. Puisqu’elle a été agressée au moment où elle dormait, ses souvenirs demeurent flous.

Il existe une preuve ADN qui relie les deux dossiers. L’assassin a volé des bijoux de peu de valeur afin de les conserver en souvenirs de ses crimes. Notamment, il a volé une bague à Saguenay et un bracelet à Québec.[13]

2000, 3 mai – Josée Lestage, 27 ans

Meurtre par vengeance

Lynn Raîche, accusée …

Josée Lestage a été poignardé avec un couteau dont la lame faisant une dizaine de centimètres, dans son appartement de la rue Papineau, à Sherbrooke. « La blessée a été atteinte de cinq coups, dont l’un dans la région du cœur et deux autres sur les bras qui pourraient être considérés comme des plaies de défense. Le décès de Josée Lestage a été constaté à son arrivée au pavillon Bowen du CHUS après que sa fillette de quatre ans ait alerté le concierge. […] Lynn Raîche a cinq garçons de deux à 11 ans et elle venait de décrocher un petit bouot dans une friperie. La victime, elle, avait deux fillettes de quatre et huit ans. Les enfants ont été placés dans leur famille respective depuis cet événement aux conséquences dramatiques. L’accusée avait l’air dépassé par les événements lors de sa comparution au cours de laquelle elle s’est mordue la lèvre pour ne pas fondre en larmes et a glissé deux mots à l’oreille de Me Dussault. » (La Tribune, 6 mai 2000, Jacques Lemoine, «  Accusée de meurtre ») Lynn Raîche a été arrêtée dans un motel de Lennoxville le lendemain matin. « Elle avait déjà eu des démêlés avec la justice pour des délits contre la propriété et des délits économiques mais n’a pas d’antécédents de violence. »

La victime a reçu 5 coups de couteau.

Il semble que le profil de Raîche correspond assez bien au profil établi par le CCM-3 en ce qui concerne la catégorie des homicides par vengeance, à savoir qu’ils n’ont généralement passé qui puisse laisser présager ce qui suit. « Ses parents, qui s’étaient rendus au palais de justice pour la supporter dans cette épreuve épouvantable, sont bouleverés. « Nous ne sommes savons [sic] pas ce qui s’est passé. C’est incompréhensible. On n’était pas là », ont confié à La Tribune ses parents encore abasourdis dans le stationnement du palais de justice où ils guettaient la sortie du fourgon cellulaire  dans l’espoir d’entrevoir leur fille pour lui manifester qu’ils l’aiment et la supportent de tout cœur. Sa mère a dit que sa fille était attentionnée, généreuse, joviale et qu’elle se serait privée de manger pour dépanner les autres. Elle a cité en exemple que Lynn avait récemment donné des victuailles à une amie qui venait de se séparer. « J’ai été souper avec elle à Pâques, tout était normal, la famille était heureuse », a-t-elle rapporté. Sa mère a révélé que sa fille n’avait jamais manifesté de problème de comportement de violence, ce qui la déroute complètement. « Quant [sic] la douleur est trop forte, on ne sait plus comment réagir. Hein? C’est incroyable », a-t-elle ajouté. De son côté, le père avait peine à croire que sa fille ait pu poser un tel geste. « Personne ne peut faire une affaire de même si elle a toute sa tête. C’est parce que ça a viré un moment donné. Il a fallu qu’il arrive de quoi qui la pousse à bout. C’est pas comprenable », a-t-il noté. Quant à l’hypothèse soulevée selon laquelle l’accusée aurait pu avoir surpris son chum avec la victime, le père a répondu qu’il n’était au courant de rien. « Ca ne ressemble pas à elle », a finalement affirmé sa mère qui avait visiblement le cœur gros. » (La Tribune, 6 mai 2000, Jacques Lemoine, «  Accusée de meurtre »)

En février 2001, Lynn Raîche a plaidé coupable à une accusation d’homicide involontaire et a reçu une sentence de 5 ans de prison. Cette sentence a aussitôt été jugée insuffisante par les parents de la victime. (La Tribune, 21 février 2001, « Cinq ans pour celle qui a tuée Josée, ce n’est pas beaucoup », Claude Plante)

Le 2 mars 2001, la mère de la victime écrit cette lettre dans la rubrique Opinion du journal La Tribune :

« Je suis la mère de Josée Lestage. Je veux vous dire tout ce que j’ai sur le cœur depuis la mort de Josée, le 3 mai dernier, commis par Lynn Raîche. Et je voulais surtout mettre sur papier la vérité, qui n’a jamais été dite, pour le respect de ses deux filles plus tard. Il a été confirmé à la cour de la justice que Josée a été une innocente victime. Elle a été à la mauvaise place au mauvais moment. Josée avait dit à Lynn Raîche une minute avant d’être poignardée à mort qu’elle n’avait rien à se reprocher. Josée n’est plus là pour se défendre, mais moi, sa mère, je le fais pour elle. Mon mari et mes enfants ont la même opinion. (…) Le concierge me disait que Josée était une de ses bonnes locataires, qu’il n’a jamais reçu de plainte des autres locataires à son sujet et que Josée était une très bonne mère, qui allait reconduire ses enfants à l’école tous les matins et qui allait les rechercher, etc. (La Tribune, 2 mars 2001, Diane Lestage, « Il n’y avait pas de triangle amoureux »)

2000, 7 juillet – Robert Savard

Homicide par contrat faisant partie d’une série

Gérald Gallant avouera plus tard être l’auteur de ce meurtre

2000, 4 août – Alexandre Livernoche

Mario Bastien, …

Alexandre Livernoche, 12 ans, est violé et assassiné par Mario Bastien le 4 août 2000. Porté disparu, son corps est retrouvé le 8 août.

« Le corps retrouvé à moitié enterré dans une carrière de Sorel, hier après-midi, à moins d’un kilomètre de l’endroit où est disparu Alexandre Livernoche vendredi soir, est vraisemblablement celui du jeune garçon. C’est ce qu’a indiqué hier soir le relationniste de la Sûreté du Québec, Pierre Robichaud, bien qu’il était encore trop tôt pour l’identifier formellement. « Nous avons fini de déterrer le corps et les vêtements correspondent exactement à vceux que portait Alexandre Livernoche lorsqu’il a disparu », a-t-il dit. L’adolescent de 13 ans a été vu pour la dernièere fois, vendredi à 17h30, à un arrêt d’autobus. L’adolescent revenait d’une cueillette de concombres, un boulot qu’il faisait pour la première fois cet été. La macabre découverte a été faite vers 16h par deux employés de la firme Davis Construction qui déchargeaient de la terre tout au fond d’une carrière qui longe l’autoroute 30. Ils ont immédiatement contacté les policiers en apercevant les jambes à moitié déterrées. » (La Tribune, 10 août 2000, « Le corps retrouvé à Sorel serait bien celui du jeune Livernoche »)

 

« Le réseau TVA a révélé, hier, que l’agresseur présumé du jeune Alexandre Livernoche n’aurait pas dû se trouver en liberté, dans les jours où sont survenus les événements qui ont entraîné la mort du jeune homme de 13 ans, dont le corps a été retrouvé, le 8 août, dans une sablière de Sorel. Selon TVA, Mario Bastien, 29 ans, aurait légalement dû passer toutes ses nuits au centre de détention de Sorel et ce, à compter du 30 mai. Pour une question de surpopulation, toutefois, on lui aurait permis de demeurer en liberté. Le ministère de la Sécurité publique a donc ouvert une enquête interne sur la façon dont le centre de détention de Sorel a géré le dossier de Bastien. Mario Bastien avait bénéficié, entre mars et mai, d’une mesure d’absence temporaire du centre de détention de Trois-Rivières. Cette mesure n’est toutefois plus possible dès lors que le détenu a purgé le tiers de sa peine, ce qui était, depuis le 21 mai, le cas de Bastien. À compter de ce moment, le cas de Bastien relevait de la Commission des libérations condiytionnelles du Québec, qui n’avait pas pris de décision formelle dans ce dossier. En l’occurrence, Bastien aurait dû se rapporter de façon totale au centre de détention de Sorel, où il avait été transféré, mais le ministère de la Sécurité publique, pour des raisons dites « humanitaires », lui a accordé une prolongation d’absence temporaire. TVA a indiqué qu’une note interne du centre de détention de Sorel, datée du 4 juillet, faisait état d’une surpopulation telle que le transfert de détenus vers Sherbrooke se faisait nécessaire. Ce problème de surpopulation serait aussi vécu aux centres de détention de Trois-Rivières et de Montréal. »

(La tribune, 26 août 2000, « Mario Bastien était libre à cause d’un manque de place en prison »)

2000, 15 août – Gédéon Boudreault, 60 ans

Gilles Boudreault, son fils …

(Le Soleil, 17 août 2000, Stéphane Tremblay, « Meurtre à Port Cartier, Le Suspect se terre dans le bois »)

2000, 12 juin – Aylin Otano-Garcia, 15 ans

Homicide par vengeance?

Deux adolescents de 15 ans, condamnés pour ce meurtre

Un jeune adolescent de 15 ans, camarade de classe d’Aylin, aurait invité à faire une balade de VTT en soirée. Il s’agissait toutefois d’une tactique visant à la conduire dans un boisé où attendait un deuxième adolescent du même âge. Aylin y a été tuée à coups de bâton de baseball. La victime était d’origine cubaine. Ses parents étaient en vacances à Cuba au moment du crime, ils ont donc appris la nouvelle par téléphone.

« Les deux garçons de 15 ans ont été accusés de meurtre hier au Palais de justice de Saint-Jérôme. Ils ont plaidé non coupables et doivent revenir en cour le 21 juin. La loi interdit de divulguer leur identité. Pour l’heure, les circonstances de ce meurtre restent un parfait mystère.

« Le Juge Carol Richer, de la Cour du Québec, a commencé à entendre hier matin, à Saint-Jérôme, le procès de l’adolescent qui, le 12 juin 2000, aurait livré sa camarade Aylin Otano-Garcia à son bourreau qui l’a tuée à coups de bâton de baseball dans une sablière de Chatham, localité voisine de Lachute. C’est la troisième fois qu’un procès doit se tenir pour cet accusé de 16 ans. En mars 2001, alors qu’il était accusé de meurtre au premier degré de sa camarade de classe, il a enregistré un plaidoyer de culpabilité et le juge Paul Chevalier, après l’avoir accepté, l’a refusé. Puis, le 10 mai, il a reconnu sa culpabilité à une accusation réduite de meurtre non prémédité. Après lui avoir adressé une sévère mise en garde, le juge Valmont Beaulieu a accepté sa décision. Mais quelques jours plus tard, il a dit au tribunal qu’il voulait retirer son plaidoyer, ce qui a été accepté. Le ministère public a maintenant déposé contre lui une nouvelle accusation de meurtre prémédité et les premiers témoins de la poursuite ont été entendus hier. Une adolescente a relaté que durant la période du dîner le 12 juin, l’accusé avait offert à Aylin Otano-Garcia une balade en VTT en soirée. Elle a ajouté qu’elle avait demandé d’être de la partie, maiq eu l’accusé a refusé. L’autre adolescent accusé de l’assassinat a reçu, le 14 septembre dernier, au terme de son procès, la peine maximale pouvant être donnée à un mineur reconnu coupable de meurtre au premier degré : le juge Jean Beaulieu lui a en effet imposé une peine de 10 ans, dont six ans fermes à l’Institut Pinel. Au moment du drame, les deux accusés et la victime étaient âgés de 15 ans et fréquentaient la polyvalente Monseigneur-Lacourse, à Lachute. »[14]

L’un des deux adolescents aurait dit avoir tué la jeune fille parce qu’elle avait ri de lui. Si on doit en croire cette motivation, cela rejoint l’une des théories de Pinker selon laquelle une partie de la violence est engendré par un comportement impliquant l’honneur, ou du moins l’interprétation qu’en font certaines personnes.

2000, 16 juin – Natacha Desbiens, 30 ans, et Stéphane Hilareguy, 28 ans

Le 16 juin, c’est à Saint-Roch-de-Richelieu que Natacha Desbiens, 30 ans, et assassinée dans le cadre de la guerre des motards.  Après l’avoir tué, les meurtriers ont déposé le bébé de Natasha sur la pelouse avant de mettre le feu à la maison.

Jean-Pierre Charbonneau écrira dans La Presse que le conjoint de Natacha était « Stéphane Hilareguy, membre en règle des Rockers, un gang associé aux Hells Angels […] ».  Il précisa également que le corps se trouvait dans la salle de séjour au sous-sol.  Natacha était apparemment la 146ème victime de la guerre des motards.  Selon un article de Michel Auger paru en septembre 2000, Hilareguy aurait lui aussi été éliminé par les Hells Angels.  Voici comment Auger commentait la chose : « Voilà le message que transmettent certains membres de l’organisation des Hells Angels lorsqu’on leur demande ce qui est arrivé à Stéphane Hilareguy, 28 ans, membre en règle des Rockers, la filiale montréalaise de la puissante organisation.  Même si personne dans l’empire des motards ne veut commenter le départ précipité d’Archie, Le Journal de Montréal a appris que c’est pour avoir bâclé son travail qu’on s’est débarrassé de lui ».

Dans son livre L’énigmatique Dany Kane, paru en 2005, l’auteur et journaliste Daniel Sanger présumait aussi que Hilareguy était mort.

Michel Auger, « Enquête sur le crime organisé », Le Journal de Montréal, 14 septembre 2000.

2000, 14 juillet – Bianca Caron (à retirer)

Le 14 juillet vers 15h00, Bianca Caron, 17 ans, est retrouvée morte sur le bord du rang Montée Versailles est à Saint-Grégoire.  « Un automobiliste affirme avoir découvert le corps près de la route alors qu’il était arrêté pour uriner », écrira le coroner dans son rapport.  « Il a alors tenté d’installer le corps de Bianca dans son auto mais sans succès.  Il désirait la transporter à l’hôpital le plus vite possible.  Il a, par la suite, fait stopper un autre automobiliste pour l’aider à mettre Bianca sur le siège arrière de son auto.  Il a, ainsi, pu l’ammener [sic] jusqu’à l’hôpital du Haut-Richelieu.  Elle était en arrêt cardio-respiratoire à son arrivée à l’urgence et les manœuvres de réanimation furent vaines.  Le décès fut constaté à 16h02 le 14 juillet 2000 ».

La veille, Bianca s’était retrouvée en état d’intoxication grave à l’Hôtel-Dieu de Montréal.  « Elle s’était inscrite sous le nom de Valérie Gagnon et elle était, semble-t-il, sous l’effet d’une surdose d’héroïne.  Elle a quitté l’urgence vers 00h35 dans la nuit du 14 juillet.  Personne ne semble l’avoir revue vivante par la suite ».

Selon le coroner, Bianca était en fugue depuis le 26 mai 2000 d’un centre jeunesse tout en téléphonant occasionnellement à sa mère.  C’est ainsi, le 12 juillet, qu’elle aurait confié à sa mère son intention de retourner à Québec.

Selon le rapport du coroner Raymond, il s’agit d’une mort accidentelle par « intoxication aux drogues de rue ».  En fait, ce rapport nous permet de reconstituer les faits suivants.  D’abord, l’identité de Bianca a été confirmée par ses empreintes digitales.  Le premier examen effectué à l’hôpital du Haut-Richelieu a permis de voir que le corps ne portait aucun traumatisme externe.  Toutefois, les tests toxicologiques ont permis de détecter du PCP, de la morphine, du benzodiazépine, de la cocaïne et métabolites.  « La présence de 6-monoacétylmorphine suggère que la victime avait consommé de l’héroïne et était sous l’effet combiné du PCP et de l’héroïne ».  Aucune trace d’agression sexuelle ne fut retrouvée sur le corps.

Une autre fille du nom de Tanya Pinette, également en fuite, a été retrouvée assassiné au cours de la même période.  Jean Lortie, porte-parole du centre, a déclaré aux journalistes que Bianca était plutôt en permission de sortie et qu’elle démontrait des signes d’amélioration à cette époque.

Puisque le rapport du coroner est daté de 2003, devons-nous nous questionner quant à savoir pourquoi il a mis 3 ans avant de conclure à une mort accidentelle?

Rapport du coroner François Raymond, 7 octobre 2003.

2000, 10 octobre – Rosiana Poucachishe, 17 ans

Homicide à motivation personnelle
Lac-Rapide

Homme âgé de 16 ans au moment des faits, plaide coupable en 2019.

Le 10 octobre 2000, Rosiana Poucachishe, une adolescente de 17 ans, était retrouvée morte dans son lit. Elle habitait sur la réserve autochtone de Lac-Rapide. Selon le rapport de la coroner Joanne Lachapelle, la cause du décès a été un « traumatisme crânio-cérébral important secondaire à des impacts de nature contondante portés à la tête. » Son corps a été identifié par Serge Vignola, infirmier de la Réserve. Les blessures décrites dans le rapport de la coroner se situent exclusivement au niveau de la tête. De plus, « les prélèvements vaginal, rectal et buccal suggèrent qu’il y a eu une relation sexuelle vaginale plus ou moins ancienne et établissent qu’il n’y a pas d’évidence franchement positive d’agression sexuelle de la victime. Outre les dommages notés à la tête de la victime, le pathologiste ne signale aucun autre signe traumatique contributif au décès. » Les tests sanguin ont permis de retrouver un taux d’alcoolémie de 28 mg/100 ml et la présence d’acétaminophène dans l’organise de la victime.[15]

En 2019, l’assassin, qui avait 16 ans au moment du meurtre, a plaidé coupable. La presse, qui n’est pas autorisée à dévoiler son identité, peut cependant spéficier qu’il ne fait pas partie de la parenté de la victime. Le jeune homme, lui aussi membre de la communauté de Lac-Rapide, était soupçonné depuis longtemps. « Il aura finalement fallu 17 ans à la police pour mettre la main au collet du meurtrier. Il s’était retrouvé dans la ligne de mire des enquêteurs de la Sûreté du Québec dès les mois ayant suivi le meurtre – son domicile avait fait l’objet d’une perquisition – mais les analyses réalisées à l’époque n’avaient pas permis de le relier au meurtre. Ce sont des avancées technologiques concernant l’analyse d’ADN qui ont mené à son arrestation, en juillet 2017. Il se trouvait alors dans une pourvoirie et avait tenté de prendre la fuite en voyant les policiers. Il a plaidé coupable jeudi de meurtre au premier degré, acceptant l’offre des procureurs de la Couronne, soit une peine de 10 ans, 6 en détention et 4 à purger dans la collectivité. Il s’agit de la peine maximuale pour un tel crime en verti de la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents. »[16]

2000, 21 novembre – Rose Daigle

Le 21 novembre, Rose Daigle, 92 ans, est battue à mort par un patient à l’intérieur des murs de l’hôpital psychiatrique Robert-Giffard, anciennement l’asile de Beauport. J’ai pris la décision d’inclure ce meurtre dans la présente parce que le milieu médical a refusé de divulguer le nom du meurtrier, ce qui fait qu’aux yeux du public cette affaire reste en quelque sorte non résolue puisqu’on ignore par qui Mme Daigle a été assassinée.  Selon le Code criminel, pourtant, tout meurtre est un incident public puisque ça concerne toute la société.  On peut comprendre que le milieu médical ne relève pas du domaine public comme le système judiciaire et qu’on refuse par exemple l’accès aux dossiers des patients, même après plus d’un siècle, mais le fait de ne pas divulguer l’identité d’un meurtrier, qu’il soit déclaré inapte ou non à subir son procès, peut être interprété comme un manque flagrant de transparence.

2000, 17 octobre – Francis Laforest

Le 17 octobre 2000, Francis Laforest est tué en face de sa résidence du boulevard Terrebonne à Terrebonne.  Alors qu’il sortait de chez lui avec sa conjointe, une camionnette blanche s’est approchée, duquel deux individus en sont sortis pour le battre à mort avec un bâton de baseball.  Francis a tenté de prendre la fuite en courant, mais les deux individus (on parle parfois de trois), l’ont rattrapé pour en finir avec lui.

Le soir même du meurtre, le bar situé en face du McTavish a été victime d’un incendie criminel.

Quelques mois plus tôt, un incendie criminel avait été allumé au bar qui lui appartenait, le Bistro McTavish, dans le Vieux-Terrebonne. Selon les informations qui ont été diffusées au cours des années, Francis aurait été assassiné par les motards criminalisés parce qu’il aurait refusé la présence de drogue dans son établissement.

Dix ans plus tard, TVA Nouvelles souligna que « les policiers auraient depuis longtemps certaines [sic] suspects dans leur mire, mais un manque de preuve empêche les policiers de procéder à des arrestations ».  Une cérémonie commémorative s’est tenue près du bar pour souligner les dix ans de ce triste anniversaire.

Le 17 octobre 2012, le journaliste de La Presse Daniel Renaud dévoila certaines informations selon lesquelles le meurtre de Francis a été commis par des proches des Rowdy Crew, un ancien club-école des Hells Angels.

En 2016, l’émission Poirier enquête a consacré un épisode à cette affaire, sans toutefois apporter de nouveaux éléments probants.  On y apprend surtout que Francis avait eu des menaces avant le soir du 17 octobre 2000.  Et selon l’ancien policier Guy Ouellette, deux individus reliés aux Iron Souls et impliqués dans le meurtre de Francis Laforest auraient disparus peu de temps après.  Selon les armes utilisées (des bâtons de baseball), il semble que l’agression devait être un « avertissement ».

« Meurtre de Francis Laforest : dix ans déjà », TVA Nouvelles, 18 octobre 2010.

Karine Limoges, « Du nouveau dans le dossier du meurtre de Francis Laforest? », Journal La Revue, 20 novembre 2012.

2001, 30 mai – Yvon Daigneault

Homicide par contrat faisant partie d’une série

Gérald Gallant avouera plus tard être l’auteur de ce meurtre

 

2001, 23 juin – Lucie Gélinas

Jocelyn Hotte, coupable de meurtre, condamné à la prison à vie, décédé du cancer en novembre 2014.

Le 23 juin 2001, Lucie Gélinas se trouve en voiture avec trois amis, Pierre Mainville, Hugues Ducharme, et David Savard. Elle avait quitté son domicile pour se rendre célébrer la Fête nationale lorsque leur véhicule a été poursuivi sur l’autoroute 13 et 40 par Jocelyn Hotte, son ex-conjoint jaloux et dépressif. Hotte était alors agent de la Gendarmerie royale du Canada. Il a notamment été tireur d’élite et garde du corps du premier ministre Jean Chrétien et spécialiste du tir en mouvement. Depuis sa voiture, il ouvre le feu. Lucie Gélinas est mortellement atteinte par l’une des quelques quinze projectiles qui atteignent la Hyundai Accent.

Jocelyn Hotte sera condamné à la prison à vie pour ce meurtre, alors que Mainville demeura paraplégique. Hotte est a succombé à un cancer du pancréas en novembre 2014.[17]

2001, 13 septembre – Mélissa Williski

Le 13 septembre, c’est à Lachine que Mélissa Williski, une prostituée de 23 ans, est abattue de neuf projectiles dans le dos alors qu’elle sortait de son appartement.  Lors du meurtre de Darryl Maighan en 2002, on retrouvera dans son appartement l’arme qui avait servi à abattre Mélissa l’année précédente.  Était-il l’assassin ou avait-il simplement accepté de cacher l’arme chez lui?

2001, 24 novembre – Louise Chaput

Le 24 novembre, Louise Chaput, une psychologue de Sherbrooke âgée de 52 ans, est retrouvée morte dans un sentier de randonnée du New Hempshire, sur le mont Washington.  Elle était disparue depuis le 15 novembre et s’occupait de détenus du centre de détention de Sherbrooke.  Son corps a été retrouvé dénudé.  Selon TVA, elle devait rentrer le soir même dans un hôtel situé sur la montagne.  Sa voiture a été retrouvée à proximité d’un sentier pour randonneurs.

« Une Sherbrookoise meurt mystérieusement lors d’une expédition au mont Washington », TVA Nouvelles, 24 novembre 2001.

2001, 24 novembre – Femme non identifiée

Le 24 novembre, le corps d’une femme non identifiée est retrouvé dans un marécage de Sainte-Anne-de-Sorel.

2002, 7 avril – Gilles Morin, 69 ans

Strangulation manuelle – surpuissance?

Nicolas Alimonos, 46 ans, accusé …

Battu à mort. Quelques jours après le crime, la police a procédé à l’arrestation de Nicolas Alimonos, 46 ans. Il a été accusé de meurtre. « L’accusé serait une connaissance de Gilles Morin, 69 ans, retrouvé sans vie en début de matinée le dimanche 7 avril dans son appartement du 5245, rue Berri, à l’angle de la rue Boucher. L’enquête a démontré que la victime a été sauvagement rouée de coups par un voleur qui s’est enfui avec une chaîne stéréo et un téléviseur. Il aura fallu moins d’une semaine aux enquêteurs pour élucider ce 10e homicide commis depuis le début de l’année dans l’île de Montréal. »

Selon le rapport du coroner, le décès s’explique par une « asphyxie par strangulation avec fracture de l’os hyoide et des cornes thyroidiennes » en plus de mentionner des « traumatismes par objets contondants à la figure, avec fractures du massif facial des orbites et du maxillaire inférieur, associés. »[18] Le fait que Morin ait été identifié à la morgue à l’aide de ses empreintes digitales peit supposer qu’il avait un casier judiciaire.

2002, 5-8 avril – Maude Bélair, 18 ans

Homicide sexuel – objet contondant

Aaron Frank, 22 ans, coupable

Le corps de Maude Bélair est découvert le 8 avril 2002 dans un petit boisé du centre-est de Montréal, près d’une voie ferrée. « Son jeans et sa petite culotte étaient déchirés d’un côté et baissés. »

« La jeune fille retrouvée sans vie hier matin dans un fossé longeant la voie ferrée du Canadian Pacifique, dans le Centre-Sud de Montréal, aurait été agressée sexuellement, puis tuée à coups de pierre sur la tête. C’est la thèse retenue par les policiers de Montréal chargés d’élucider les circonstances entourant le meurtre de Maude B.lair, une jeune fille de 18 ans dont la disparition avait été signalée à la police au cours du week-end dernier. Le corps mutilé a été repéré sur un terrain vacant situé en bordure de la voie ferrée, entre les rues de Rouen et l’Espérance,m aux limites du quartier Hochelaga-Maisonneuve, dans l’est de la métropole. La découverte a été effectuée vers 9h45 hier par un employé du CPR qui faisait des réparations aux rails du chemin de fer, à quelques dizaines de mètres au sud du viaduc de la rue de Rouen. Intrigué par ce qu’il croyait être un maneequin dans un amas de broussailles, le travailleur s’est approché et a constaté qu’il s’agissait du corps d’une jeune femme. La disposition de ses vêtements laissaient supposer qu’il y avait eu agression sexuelle. Des agents du poste de quartier 22 dépêchés sur les lieux ont dressé un périmètre de sécurité près de la voie ferrée en attendant l’arrivée de leurs collègues de la section des homicides de la police de Montréal. Les policiers ont découvert dans le sac abandonné près du corps des papiers et effets personnels au nom de Maude Bélair, domiciliée au 2090, rue Montgomery, tout près de la voie ferrée où elle a été assassinée. Maude Bélair, qui devait célébrer prochainement son 19e anniversaire de naissance, était une jeune fille sans histoire qui travaillait comme serveuse au restaurant de la chaîne Café Suprême, au 801, rue Sherbrooke Est, au centre-ville de Montréal. La jeune fille avait terminé son quart de travail comme d’habitude, en fin d’après-midi vendredi dernier [5 avril]. Après une soirée passée avec une copine, elle a été vue vivante pour la dernière fois, tard vendredi soir, au moment où elle a quitté la station de métro Frontenac pour regagner à pied sa résidence de la rue Montgomery. Maude Bélair n’a jamais été revue par ses parents qui, devant son absence inexpliquée, ont signalé sa disparition dès le lendemain à la police de Montréal. « Tout ce que l’on sait pour le moment, c’est que la victime a été violemment frappée à la tête, fort probablement avec une pierre trouvée sur les lieux, et on attend les résultats de l’autopsie pour confirmer s’il y a eu agression sexuelle », a indiqué, hier, le commandant André Bouchard, des crimes majeurs de la police de Montréal, qui supervise l’enquête sur ce 11e homicide commis sur son territoire depuis le début de l’année. Par ailleurs, l’autopsie pratiquée hier sur le corps de Gilles Morin a démontré que l’homme de 69 ans retrouvé sans vie, vers 9h dimanche [7 avril], a bel et bien été battu à mort dans son logement du 5245, rue Berri, à l’angle de Boucher, sur le Plateau Mont-Royal. »[19]

« L’ADN d’un homme non identifié a été trouvé près de la déchirure de la petite culotte que portait Maude Bélair quand on a découvert son cadavre, le 8 avril 2002. C’est ce que l’expert en biologie judiciaire Vahé Sarafian a indiqué hier, alors qu’il témoignait au procès d’Aaron Frank. Ce dernier, âgé de 22 ans, est accusé d’avoir agressé sexuellement et tué la jeune femme de 18 ans, en la battant à coups de bloc de béton. De l’ADN correspondant à Frank a été trouvé partout dans la cavité vaginale de la victime. Par contre, c’est l’ADN d’un autre homme qui a été trouvé sur la petite culotte. Toutefois, Sarafian a indiqué hier que cette quantité d’ADN était extrêmement minime. Il pourrait s’agir, a-t-il dit, d’une simple pellicule qui peut être déposée là. »

Aaron était soupçonné d’avoir commis trois autres agressions sexuelles violentes la même année que le meurtre de Maude. Cette preuve d’actes similaire n’a cependant pas été admise lors du procès en 2005.[20]

2002, 23 juin – Julie Boisvenu, 27 ans

Julie travaillait au Carrefour de l’Estrie depuis deux ans. On la décrivait comme une personne active et enjouée qui aimait faire la fête mais sans toutefois se séparer de son téléphone cellulaire. Dans la soirée du 22 juin, elle est passé voir la gérante de la boutique Aldo, où elle travaillait, pour lui confier à quel point elle était heureuse de son choix de s’être établie è Sherbrooke. Ensuite, elle va faire la fête avec des amis sur la rue Wellington. Vers 3h05, à la fermeture du Living, « elle part à pied avec un cpain de Montréal prendre un dernier verre au Ramada, en laissant sa Kia garée de travers sur Meadow. Au même moment, trois coins plus bas, dans le stationnement lugubre et réputé dangereux de la rue Dépôt, deux patrouilleurs remarquent un type louche affalé sur la banquette d’une Mustang blanche. Il n’a pas de papiers. Il est maigre comme un chicot, pas très grand, se déplace avec une canne. Il a dit s’appeler Lucas Bernier. [Il] raconte qu’il sort d’un bar de danseuses, qu’il est en boisson et qu’il attend son frèere Hugo, le propriétaire de la Mustang. Le type ment mais ça, les patrouilleurs l’ignorent. À 3h55, deux autres policiers refont les mêmes vérifications auprès du même type qui ment, puis poursuivent leur route sans se douter qu’ils viennent de crosier celui qui deviendra le suspect numéro un de l’affaire Julie Boisvenu. Évidemment s’ils avaient poussé leur enquête sur l’ordinateur dans leur voiture, ils auraient découvert qu’Hugo Bernier était en probation pour séquestration et agression sexuelle. Ils auraient pu attendre avec lui son [frère] et peut-être détourner le corus des choses. Au cinéma sans doute. Pas dans la vie. » (Le Soleil, 28 septembre 2002, Nathalie Petrowski, « Meurtre de Julie Boisvenu, Une terrible rencontre dans la nuit »)

À 4h15, Julie sort du Ramada et c’est en marchant seule qu’elle retourne à sa voiture. Elle était connu pour n’avoir peur de rien.

Le père de Julie, Pierre-Hugues Boisvenu, s’est par la suite impliqué dans la défense des familles des victimes de meurtre ou de disparition avant de devenir sénateur.

2002, 2 juillet – Jeanne d’Arc Alarie

Le 2 juillet, Jeanne d’Arc Alarie (30/11/1921), veuve de Paul Ouellette âgée de 80 ans, est retrouvée morte par son fils dans son logement de Cap-de-la-Madeleine.

Dans cette affaire, le rapport du coroner, complété en 2008, ne nous apporte pas vraiment d’élément nouveau, si ce n’est que les analyses n’ont détecté aucune présence d’alcool ni de drogue dans le sang de Jeanne d’Arc.  À tout le moins peut-on lire : « L’autopsie pratiquée au Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale a conclu que le décès résultait de blessures par instruments piquants et tranchants, et à une asphyxie, associées à des impacts violents à la tête ».

Au moment de prendre sa retraite en avril 2016, le chef de la police de Trois-Rivières, Francis Gobeil, dira partir avec deux regrets : ceux de n’avoir pu voir se résoudre les meurtres de Cédrika Provencher et de Mme Ouellette.[21]

2002, 20 novembre – Tania Bushman

Homicide domestique conjugal – mise en scène

Michel Bérubé, accusé de meurtre

Michel Bérubé arrive le 20 novembre avec le corps de sa femme dans ses bras à l’Hôpital Lakeshore. Il affirme l’avoir trouvé pendue dans la cage d’escalier de leur maison de Sainte-Anne-de-Bellevue. Une corde entourait encore le cou de la victime. Mais elle présentait aussi de nombreuses blessures, laissant croire qu’elle avait été battue. Il est accusé du meurtre, sous l’hypothèse qu’il l’aurait d’abord étranglé avant de faire croire à sa pendaison.

2003, 12 mars – Christian Duchaîne, 43 ans

Homicide par contrat faisant partie d’une série

Gérald Gallant avouera plus tard être l’auteur de ce meurtre

Duchaîne, surnommé Le Prince, était un trafiquant de drogue qui a mystérieusement disparu en mars 2003. Il faudra attendre en 2009 pour que les confessions du tueur à gages Gérald Gallant permettent d’élucider 28 meurtres, dont celui de Duchaîne.[22] « Gallant croyait que Christian Duchaîne voulait le tuer, à la suite de plusieurs avertissements reçus du caïd Rayond Bouchard, dont Gagné était l’associé. Le tueur [Gallant] demande donc à Gagné d’attirer son neveu dans un guet-apens, au garage Métal Beauport, propriété de Bouchard. La victime y est abattue de plusieurs projectiles. Puis, Gallant transporte le cadavre au garage de son meilleur ami, Denis Corriveau. Le corps y est démembré et brûlé. Les cendres sont mises dans un contenant de peinture et jetées dans un conteneur à ordures. Les restes de la victime ne seront jamais retrouvés. »[23]

Duchaine était apparemment la 28e et dernière victime de Gérald Gallant.

2003, 1er avril – Alyn Taylor-Francoeur

Le 1er avril, c’est à Granby, dans le stationnement d’une Caisse populaire, qu’on découvre le corps d’Alyn Taylor-Francoeur, 50 ans.  Elle sortait d’une soirée de bingo.  Elle a reçue plusieurs coups à la tête.

2003, 17 juillet – Lyne Massicotte, 43 ans

Homicide sexuel

Alain Perreault, coupable à deux reprises. Condamné à perpétuité sans possibilité de libération avant le 14 juin 2035.

En 2003, Lyne Massicotte, la mère divorcée de deux enfants âgés de 13 et 17 ans, fait la rencontre d’un homme en clavardant avec lui sur Internet. Le 17 juillet, la femme de 43 ans qui habite Chambly décide d’aller le rencontrer à Québec. Elle serait arrivée chez Alain Perreault, qui habite sur la rue Mont-Thabor, dans le quartier Limoilou, vers midi. Selon Perreault, elle en serait partie vers 18h00. Puisqu’on ne devait plus jamais la revoir vivante, Perreault était donc la dernière personne à l’avoir vu. Perreault a été identifié parce qu’en arrivant chez lui, Lyne avait téléphoné à son amie Manon Lessard pour lui dire qu’elle était arrivé à Québec. Son afficheur avait enregistré le numéro de Perreault. Trois jours plus tard, la police retrouvait la voiture de Lyne sur la rue Port-Dauphin, dans le Vieux-Québec (une Pontiac Sunfire noire). « Tous ses effets personnels s’y trouvaient encore. Une expertise a été pratiquée sur le véhicule afin d’y trouver des indices. Le 24 juillet, l’appartement d’Alain Perreault a été passé au peigne fin par les enquêteurs. Son ordinateur a été saisi pour analyse, mais à ce moment, il était toujours considéré comme témoin – il serait la dernière personne à avoir vu Lyne Massicotte – et non comme suspect. Il semble donc que de nouveaux éléments de preuve aient modifié la donne. Le samedi suivant, le 26 juillet, pas moins de 200 personnes ont participé à une battue infructueuse organisée dans l’espoir de retrouver la disparue dans l’arrondissement Limoilou. Le lendemain, une trentaine de bénévoles répétaient l’exercice dans certains secteurs de Beauport et près des chutes Montmorency, avec le même résultat. […] Le principal témoin dans l’affaire Lyne Massicotte est maintenant un suspect. Les policiers de la Sûreté municipale de Québec ont procédé hier à l’arrestaton d’Alain Perreault, xelui que la femme de Chambly était venu rencontrer le mois dernier, après avoir fait sa connaissance dans Internet. Pour le moment, aucune accusation ne pèse contre lui. D’après les témoignages recueillis autour de son domicile, il a été cueilli par deux agents habillés en civil autour de 10h30, à son appartement de la rue Mont-Thabor, dans le quartier Limoilou. »[24]

Principalement parce qu’on ne parvenait pas à retrouver le corps de Lyne Massicotte, la police mit encore quelques années avant de pouvoir rassembler les éléments nécessaire à sa mise en accusation. C’est la technique dite de Mister Big qui a permis de tirer des aveux de Perreault. Après un premier procès qui l’a reconnu coupable, Perreault a eu droit à un second procès qui débuta le 6 septembre 2016. Après deux jours de délibérations, il a une fois de plus été reconnu coupable. « Ce second procès, ordonné par la Cour d’appel pour se conformer aux nouvelles règles entourant les opérations Mister Big, s’est amorcé le 6 septembre. Les audiences devant jury ont duré neuf jours et une quinzaine de témoins ont été entendus. « Le gros défi était l’admissibilité de cette preuve, dont il a été démontré que la valeur dépassait son aspect préjudiciable. Mais il y avait aussi une preuve corroborante accablante. Vous avez vu ses aveux? Le non-verbal en disait long : les épaules baissent, les trémolos dans la voix. Et qui pouvait inventer une histoire aussi sordide d’avoir tenté d’avoir des relations sexuelles avec un cadavre, sauf celui qui a commis le crime? », a commenté Me Morais. […] Alain Perreault a toujours dit aux policiers, et encore aux jurés lors de ce dernier procès, qu’il a passé l’après-midi avec Lyne Massicotte et qu’ils ont eu des relations sexuelles consentantes. Il a répété que la dame est partie de son plein gré, vers 18h, parce qu’il n’était pas capable de conduire, trop intoxiqué selon lui par la marijuana qu’elle avait apportée. Presque sept ans plus tard, Perreault avouera au patron d’un faux gang criminel qu’il a étranglé la petite femme de cinq pieds. Après, il l’a déshabillée et a tenté d’avoir une relation sexuelle avec le cadavre. Perreault raconte qu’il a ensuite enroulé de [le] corps dans une douillette, l’a déposé sur la banquette arrière de la voiture de la dame et a conduit jusqu’à Lévis. Il a déposé le corps de Lyne Massicotte sur la grève, possiblement près du chantier maritime Davie. »[25]

En 2018, une requête de Perreault a été rejetée par la Cour d’appel. « Il y a un an et demi, Perreault, 55 ans, a annnoncé vouloir en appeler de sa seconde condamnation pour le meurtre de Lyne Massicotte. Le juge était partial, le procès a été trop expéditif et le verdict est déraisonnable, plaidait-il. Depuis, son avocat, Me Stéphane Beaudoin, est décédé d’un cancer foudroyant. Perreault n’a pas réussi à s’entendre avec un second avocat et il rejette l’idée de faire appel à un avocat de l’aide juridique. « Ils sont de très bas de gamme », lance Perreault. […] Perreault, visiblement de mauvais poil, a comparu par le truchement de la visioconférence. Lorsqu’on lui confirme qu’aucun avocat n’est là pour le défendre, il se met à grommeler. « S’ils sont pour me planter, je crisse mon camp dans ma cellule », dit-il aux agents correctionnels. […] Après une brève délibération, la juge Geneviève Marcotte, qui présidait la formation, a annoncée à Perreault que la Cour d’appel accueillait la requête de la Couronne et rejetait du coup son appel en raison de sa négligence. « Belle justice! », s’emporte aussitôt Alain Perreault, qui évoque la possibilité de porter sa cause en Cour suprême. Une fois la décision rendue, la juge Marcotte éconduit poliment Perreault en le remerciant pour sa présence et en lui souhaitant une bonne journée. Le détenu envoie aussitôt promener le décorum. « Ben allez donc chier, ma chère madame! » »[26]

Il s’agit de l’une des rares affaires survenues au Québec, sinon la seule, où la justice a obtenu une condamnation pour meurtre alors que le corps de la victime n’a jamais été retrouvé. Le meurtre de Lyne Massicotte semble également être le seul commis au Québec à la suite d’une rencontre sur Internet.

2004, 12 février – Nadia Panarello, 38 ans

Aucune arrestation connue

Le 12 février, Nadia Panarello, mère de 38 ans de deux enfants de 10 et 14 ans, est retrouvée morte à Vimont.  Lorsqu’elle ne s’est pas présentée au travail, on a commencé à s’inquiéter. Selon TVA, le corps portait des lacérations près de la tête et aucune arme n’a été retrouvée sur les lieux. Il n’y avait non plus aucune trace d’effraction. Le mari de la victime a été interrogé. En 2012, de mystérieuses photos ont failli relancer l’enquête. Toutefois, « Grâce à l’aide du public, la police de Laval a finalement pu rencontrer les deux personnes apparaissant sur les photos envoyées à la famille de Nadia Panarello, peu après son meurtre, en février 2004. Les policiers ont confirmé ce matin que les deux individus n’ont aucun lien de près ou de loin avec le dossier du meurtre de Nadia Panarello. L’endroit où ont été prises les photos n’aurait lui non plus aucun lien dans le présent dossier. Selon les enquêteurs, les mystérieuses photos ont été transmises à la famille suite à une erreur de destinataire. Le 12 février 2004, le corps sans vie de Nadia Panarello, 38 ans, a été retrouvé dans une mare de sang, à l’étage de sa résidence, dans Vimont. Plusieurs lacérations causées par une arme blanche ont été observées, dont une d’importance au cou. Huit ans plus tard, le meurtre n’a pas été élucidé. »[27]

2004, 12 mars – Ai Ny Cai, 32 ans

Aucune arrestation connue

Le 12 mars, c’est à Brossard qu’Ai Ny Cai, mère d’une fillette de 7 ans, est égorgée chez elle, au 1365 de la rue Thomas à Brossard. On n’a retrouvé chez elle aucune trace d’effraction. La victime s’exprimait seulement en cantonais, ce contribuait à son isolement social. C’est sa fille qui a trouvé son corps en rentrant de l’école.[28]

2004, 15 mars – Patrick Merlin, 25 ans, et Audrey-Ève Charron, 23 ans

ce double meurtre survient dans l’arrondissement de Verdun. « Merlin, petit revendeur de drogue de la Rive-Sud, ainsi que sa jeune compagne au dossier criminel vierge, avaient été attirés dans un guet-apens avant d’être assassinés. Dès le début de l’enquête, les policiers de la section des crimes majeurs du SPVM savaient que ce double règlement de comptes était relié au commerce de stupéfiants. Au fil des mois, les détectives montréalais ont découvert que Johannes Winton jouissait d’une libération conditionnelle depuis l’automne 2002. Avec sa conjointe et deux jeunes enfants, il vivait tout près de la scèene de crime, à Verdun. Autre détail troublant : il entretenait des relations amicales avec un certain Daniel Martel, connu pour frayer dans le milieu des trafiquants de drogue. Il n’en fallait évidemment pas plus pour qu’ils deviennent les principaux suspects de la police. Dans son dossier, l’enquêteur Denis Hogg, des crimes majeurs du SPVM, a constaté que Winton avait été condamné pour son implication dans une sordide affaire de meurtre survenu le 4 août 1985. Le matin même, Winton, alors âgé de 18 ans, et un complice de 17 ans, tous deux réservistes dans les Forces armées canadiennes, avaient quitté Sydney, en Nouvelle-Écosse, pour aller visiter la base militaire de Petawawam en Ontario. Voyant les deux militaires en uniforme qui faisaient de l’auto-stop dans cette région des Maritimes, Roy McLeod et sa femme, Beatrice Moffat, un couple de vacanciers de Guelph, en Ontario, les avait fait monter dans leur fourgonnette […] » [Voir 1985, 4 août – Beatrice Moffat, 49 ans] (La Presse, Marcel Laroche, 3 septembre 2004, « Un homme en liberté conditionnelle est détenu à la suite d’un double meurtre ») Il est intéressant de constater que tous les psychiatriques qui avait étudié le comportement de Winton durant ces 15 années d’incarcération en étaient tous venu à la conclusion qu’il était prêt à réintégrer la société. Il avait retrouvé sa liberté en juin 2001. « Pour réduire les risques de récidive, la Commission nationale des libérations conditionnelles (CNLC) lui avait imposé une seule condition : celle de ne pas fréquenter d’autres criminels. Durant sa longue incarcération, il avait notamment suivi des cours en informatique. Il n’y a pas si longtemps encore, il avait un emploi et gagnait 385$ par semaine. Originaire de la Nouvelle-Écosse, Winton est issu d’une famille de huit enfants. Il a quitté l’école secondaire en 1982 pour s’enrôler dans l’armée. Son père et son grand-père ont aussi fait partie des forces armées. »

Il semble que la motivation derrière ce double meurtre était d’effacer la dette d’un ami estimée à 80 000$ et ensuite de se partager le profit. La motivation est donc monétaire. En fait, Winton avait agi selon la même motivation lors de son crime de 1985.

Son procès, qui dura trois mois, s’est déroulé en 2008. Au début de décembre 2008, le jury a déclaré Winton coupable de meurtre avec préméditation. Le crime aurait été planifié un mois à l’avance. Audrey-Ève Charron n’avait rien à voir dans la transaction de drogue. Elle a été tuée simplement parce qu’elle se trouvait sur place.  Winton a reçu une sentence à vie avec aucune possibilité de libération avant 25 ans (2033). (La Presse, 4 décembre 2008, Christiane Desjardins, « Couple tué à Verdun, Un vendeur de drogue reconnu coupable »)

 

2004, 24-25 avril – Monique Gravel, 49 ans

Le 24 ou le 25 avril, Monique Gravel, une enseignante en soins infirmiers âgée de 49 ans, est tuée à Ville St-Laurent. Ce sont ses enfants, à leur retour d’un week-end avec leur père, qui ont fait la découverte. Étant donné la violence de la scène de crime, la police a conclu que le sang avait certainement dû éclabousser l’assassin. Le comédien Serge Turgeon, un ami de Monique, a tenté de la joindre au cours de cette fin de semaine.

Turgeon a été victime d’un arrêt cardiaque au moment où il était interrogé par des enquêteurs. Il en est mort. Il n’était apparemment pas considéré comme un suspect.

2004, 21 mai – Anastasia Siméon, 4 ans, et Dieu Siméon, 72 ans

Le 21 mai, Anastasia Siméon, une haïtienne de 4 ans, meurt en compagnie de son grand-père Dieu Siméon, 72 ans, dans l’incendie de leur logis qui a été allumé par une main criminelle.  La grand-mère, Anne-Marie Jean-Pierre a été gravement blessée.

2004, 7 septembre – Jeannine Gagnon, 51 ans; Angel Laskaris, 4 ans; et Melina Laskaris, 2 ans

Homicide par incendie – triple meurtre

Aucune arrestation connue

Le 7 septembre, Jeannine Gagnon, 51 ans, et ses deux petites-filles, Angel Laskaris, 4 ans, et Melina Laskaris, 2 ans, périssent dans l’incendie de leur immeuble à Joliette. Le lendemain, les médias confirmaient que l’incendie était d’origine criminelle. La mère des enfants étant absente au moment du brasier, doit-on en déduire qu’elle était également visée par le pyromane?

Le père des fillettes, Paul Laskaris, avait été condamné pour menaces de mort envers son ex-conjointe. Il s’est rendu sur les lieux de l’incendie pour déposer des fleurs à la mémoire des victimes.

« C’est confirmé : l’incendie est criminel! », TVA, 8 septembre 2004.

2004 – Auréa Désormeaux, 69 ans

Aucune arrestation connue

Auréa Désormeaux, 69 ans, fut retrouvé morte le 22 novembre sur sa véranda, à Rawdon. Elle aurait été frappée à la tête à plusieurs reprises par un objet contondant. En mai 2005, un incendie accidentel détruisit son logement. Son meurtre fit l’objet d’un épisode de l’émission Qui a tué?, diffusé sur les ondes de TVA.  En 2011, la SQ rouvrit l’enquête, mais le meurtre de Mme Désormeaux demeure toujours non résolu.

2004, 6 décembre – Nathalie Côté, 33 ans

Au matin du 6 décembre, le corps de Nathalie Côté, 33 ans, est retrouvé par sa fille de 13 ans dans leur appartement de Longueuil.  La jeune femme, mère de deux enfants, aurait été étranglée.

Selon un voisin, le meurtrier aurait laissé le moteur de Subaru tourner pendant qu’il entrait par effraction chez sa victime.  Quelques mois plus tôt, Nathalie s’était plainte de violence conjugale et s’était séparé de son conjoint, Christophe Tessier.  Celui-ci devait subir son procès pour voies de faits le 13 décembre.  Selon la belle-mère de Nathalie, il s’agirait d’un crime passionnel.

« Nathalie Côté est morte étranglée dans son sommeil », LCN, 8 décembre 2004.

2005, 8 mars – Chantal Trudeau, 38 ans, et Alain Gariépy, 57 ans

Aucune arrestation connue

Le 8 mars, Chantal Trudeau, 38 ans, et Alain Gariépy, 57 ans, sont abattus de plusieurs projectiles d’arme à feu à Sainte-Mrthe-sur-le-Lac. Leurs enfants se trouvaient dans leur luxueuse résidence au moment du double meurtre. Gariépy était reconnu pour être un proche des Rockers. Selon Mélanie Brisson du Journal de Montréal, c’est la gardienne qui aurait appelé le 911 vers 7h50.  Leur luxueuse demeure se situait au 3 de la 22ème Avenue sur le lac des Deux-Montagnes.  Le corps de Chantal fut retrouvé dans l’entrée, alors que celui d’Alain était dans son bureau.  La maison était munie d’un système de surveillance par caméra mais on ignore si les enquêteurs ont pu en tirer quelque chose de valable pour l’enquête.

http ://fr.canoe.ca/infos/societe/archives/2005/03/20050310-071806.html

2006, janvier – Brigitte Serre, 17 ans

Homicide à profit personnel – poignardée – surpuissance

Tommy Gagné et Sébastien Simon, coupables

Elle est tuée alors qu’un vol est commis à station-service Shell où elle travaillait. Elle aurait reçu 72 coups de couteau. À la fin de janvier, Sébastien Simon, 18 ans, est arrêté à Edmonton, en Alberta. « Ce sont les policiers de la GRC qui ont arrêté le jeune homme de 18 ans vers 9h samedi matin à l’aéroport d’Edmonton. M. Simon devrait demeurer incarcéré en Alberta avant d’être rapatrié au Québec au début de la semaine prochaine. L’automobile de Sébastien Simon avait été retrouvée vendredi soir, à l’extérieur de Montréal. L’arrestation de M. Simon à Edmonton est un peu surprenante puisque plusieurs informations transmises aux policiers laissaient entendre que le suspect aurait confié qu’il voulait se diriger vers Trois-Rivières, Québec ou Ottawa. » Joël Nantais, qui attendait ses deux complices dans une voiture, avait été le premier à être appréhendé. La police recherchait un troisième individu du nom de Sergio Moniz.

 

Le 7 novembre 2014, Tommy Gagné, est retrouvé mort dans sa cellule. L’enquête a permis d’identifier Tommy Gagné, 20 ans, et Sbastien Simon, 18 ans. Il s’est avéré que Simon était un ancien employé de la station et qu’il avait été congédié après une dénonciation faite par Brigitte. Ils ont volé seulement une poignée de dollars et Brigitte a été ligotée. Elle a réussi à se libérer, mais Simon l’a tué de 72 coups de couteau. Un troisième complice, Joël Nantais, attendait Simon et Gagné dans une voiture garée à l’extérieur.

Gagné et Simon ont été condamné et reçus une sentence à perpétuité. Simon n’avait aucune possibilité de demander une libération conditionnelle, sauf pour Gagné qui pouvait en demander une après 10 ans. IL n’aura toutefois pas l’occasion de faitre valoir ce droit. Le 7 novembre 2014, il était retrouvé mort dans sa cellule.[29]

 

2006, 18 avril – Fernand Champoux, 68 ans

Le 18 avril, Fernand Champoux, 68 ans, est assassiné vers 7h00 dans un stationnement situé au 161 Montée Masson à Mascouche.  Il travaillait depuis deux semaines au magasin L’Aubainerie, derrière lequel se déroule le drame.  Au moment de son meurtre, il venait à peine de quitter son logement.  Champoux avait travaillé durant 20 ans pour Postes Canada avant de prendre sa retraite.  Ce dernier emploi lui servait pour payer les plaques de sa moto et pour avoir un peu d’argent de poche.

Dix ans plus tard, le fils de la victime, Patrick Champoux, confia à TVA à quel point la douleur de cette perte était encore bien présente.  Fernand Champoux était impliqué dans sa communauté.  Une récompense de Jeunesse au Soleil a été offerte, mais sans résultat.

« C’est toujours une période difficile », TVA, 15 avril 2016.

2006, 19 mai – Geneviève Beaulieu, 30 ans

Le 19 mai, c’est à Saint-Christophe d’Arthabaska qu’est abattue Geneviève Beaulieu, une mère de 30 ans qui gardait apparemment de la drogue chez elle.  Elle habitait au 203 rue Omer.  Les policiers auraient procédé à une saisie de drogue chez elle en 2006.

Geneviève a été abattue de plusieurs projectiles d’arme à feu.  La scène de crime aurait été filmée sur caméra de surveillance, mais le meurtre demeure tout de même non élucidé.

« Aucun suspect en vue relativement au meurtre de Geneviève Beaulieu », Radio-Canada, 23 mai 2006.

2006, 10-11 juin – Virginia  Bernardo, 57 ans

Au cours de la fin de semaine du 10 et 11 juin, c’est dans son logement du quartier Côte-des-Neiges, à Montréal, que Virginia Bernardo, 57 ans, est battue à mort. C’est un neveu qui a découvert son corps.

2006, 13 septembre – Anastasia De Sousa, 22 ans

Homicide extrémiste socio-politique – tuerie de masse

Montréal

Coincé et blessé par la police, Kimveer Gill s’enlève la vie sur les lieux de son crime.

Le 13 septembre 2006, vers 12h30, une Pontiac Sunfire noire s’immobilise devant le Collège Dawson à Montréal. Kmveer Gill, 25 ans, en descend et ouvre le coffre pour y prendre une carabine semi-automatique 9 mm, un pistolet de calibre .45 et un sac contenant un fusil de chasse de calibre .12. Tout vêtu de noir, il transporte trois armes sur lui. Prouvant encore une fois que ce genre d’événement est tout simplement incroyable, plusieurs témoins qui l’ont aperçcu ont cru qu’il s’agissait d’une scène de film. Rapidement, Gill est entré dans le collège.

Deux jeunes policiers qui se trouvaient dans leur voiture en train de rédiger un rapport, ont aperçcu le personnage. Juste avant d’entrer dans le collège, Gill a simplement tendu le sac à un passant, probablement parce que celui-ci le gênait dans ses mouvements. Le passant, un avocat, a ouvert le sac et a constaté la présence d’un fusil de calibre .12 à l’intérieur. Au même moment, il entendait des coups de feu claquer. Il a immédiatement abandonné le sac et s’est mis à courir.

La fusillade dure une vingtaine de minutes mais fait aussi une vingtaine de blessés.

L’autopsie pratiquée le 14 septembre 2006 par la Dre Caroline Tanguay, établit que De Sousa « a succombé après avoir reçu une dizaine de décharges d’arme à feu. Trois décharges ont des trajectoires de l’avant vers l’arrière, possiblement à la suite d’un ricochet contre le sol en terrazzo. Deux infligent des lésions au niveau du cou du côté droit et un projectile se loge à la poitrine gauche sans infliger de blessure mortelle. Sept tirs ont une trajectoire de l’arrière vers l’avant et provoquent des lésions au poumon gauche, au ventricule gauche du cœur et au foie avec un saignement abondant. Lors de l’autopsie, quatre projectiles complets et un cinquième incomplet sont récupérés. Ces cinq projectiles sont de calibre 9 mm. De plus, leur chemise est très mince, ce qui permet, hors de tout doute, de les différencier des munitions 9 mm utilisées par les policiers et de les relier aux cartouches utilisées par la carabine Beretta de Kimveer Gill. Par ailleurs, quatre fragments de projectiles ont également été retrouvés. La chemise de tous ces projectiles est également très mince et ne correspond pas aux cartouches des policiers. On peut donc relier ces fragments aux armes utilisées par Kimveer Gill sans toutefois pouvoir préciser s’il s’agit d’un calibre 9 mm tiré par la carabine ou du calibre .45 provenant du pistolet Glock. »

(Rapport d’investigation du coroner sur le décès de Anastasia De Sousa, Jacques Ramsay, 29 août 2008)

Voici les circonstances d’après la description du coroner :

« Le matin du 13 septembre, madame De Sousa se rend au Collège Dawson comme cela est son habitude. Elle est inscrite en sciences humaines dans le profil de commerce international. Sur l’heure du midi, elle vient s’asseoir à la table où se trouve un bon ami, James Santos. Elle ne se doute absolument pas du geste de folie qui va bientôt être commis. Un homme qui n’a jamais fréquenté le Collège Dawson a choisi cette institution comme le théâtre de son triste et dernier coup d’éclat. Après avoir ouvert le feu une première fois à l’intérieur du Collège, vidant un premier chargeur sur des étudiants discutant paisiblement sur le trottoir devant l’entrée du 4001, boulevard de Maisonneuve Ouest, Kimveer Gill (A-153370), tout vêtu de noir, fait irruption dans l’Atrium du collège à 12 h 42 min 24 s. Il tourne immédiatement à droite, contourne le coin et se réfugie dans un espace fermé sur trois côtés avec le dos face à des machines distributrices. L’agent Diallo est à ses trousses tout juste derrière lui. Le chargeur de sa carabine est alors vide. Pour armer son pistolet Glock de calibre .45 qu’il prend à sa ceinture, une opération qui requiert l’usage de ses deux mains, il dépose sa carabine au sol. Puis il reprend la carabine et simultanément, avec le Glock, se met à faire feu à cinq reprises de façon rapprochée. Trois étudiants sont atteints par un projectile. Outre ces étudiants, madame De Sousa (A-155372) est touchée à deux reprises. Tout ceci ne prend que trois secondes entre 12 h 42 min 32 s et 12 h 42 min 35 s. »

« Lorsque Kimveer Gill fait irruption dans l’aire des machines distributrices, monsieur Santos a à peine le temps de réaliser ce qui se passe avant de se jeter au sol vers le mur de la galerie. Madame De Sousa, qui fait dos au tireur, commence par se tourner pour voir la raison du brouhaha puis tente de se protéger en plongeant vers le côté où se trouve le mur à l’arrière. C’est ce qui explique que la trajectoire de certains tirs apparaît être du bas vers le haut puisque lorsqu’elle est atteinte initialement, le bas de son dos est plus haut que la partie supérieure de son corps. »

« Les deux tirs provoquent des lésions importantes. […] »

« Monsieur Santos attrape madame De Sousa alors que celle-ci tombe. Elle saigne abondamment. Il tente de la garder éveillé mais bientôt elle sombre dans un profond coma avant de s’affaisser complètement dans ses bras. À compter de ce moment, ni monsieur Santos, ni un autre étudiant tout près ne verront madame De Sousa bouger ou même tressaillir. »

« De son côté, après avoir franchi les portes de l’Atrium à 12 h 42 27 s, l’agent Diallo se barricade contre le coin de la porte pour être en mesure d’analyser la scène et repérer l’individu armé. En contournant quelques secondes plus tôt le recoin où sont les distributrices, Kimveer Gill a, en effet, échappé au regard de l’agent Diallo. Lorsque résonnent les cris et le premier coup de feu, le policier s’avance immédiatement, regarde au-delà du mur contre lequel Kimveer Gill est accoté et engage ce dernier avec son arme pointée. Il est 14[12?] h 42 min 33 s. L’agent Diallo voit madame De Sousa se faire atteindre. Puis, Kimveer Gill doit cesser ses tirs et se concentrer sur le policier qui se penche. Le policier et le tireur sont en joue pendant une fraction de second. Le policier lui ordonne de jeter son arme. Kimveer Gill lui répond plutôt de reculer. Le policier jette encore deux ou trois coups d’œil furtifs dans l’espoir d’apercevoir sa cible sans être atteint.

Malgré le fait qu’une seule personne est décédée, le MCHQ qualifie cet incident comme une tuerie de masse parce que c’était la motivation initiale de Gill. Le bilan de la tuerie a été limité uniquement par une intervention policière efficace et rapide, car il est évident que selon son profil Gill avait pour but de faire le plus de victimes possibles. Son profil correspond d’ailleurs à celui du tueur de masse (voir la partie classificayion).

Aussitôt que la nouvelle s’est répandue dans les médias, la panique s’est emparée de la population. Tout le monde craignait que le massacre de Polytechnique était en train de se reproduire.

La Presse du 14 septembre a décrit le tueur ainsi : « Gill, 25 ans, de Laval, sortait de l’ordinaire. Grand (environ 1,80 m), il était habillé tout de noir : hautes bottes noires, pantalon noir, manteau de cuir noir, comme ceux que portent les amateurs de Gothmetal. Ses cheveux noirs étaient coupés à la mohawk. Sur l’épaule d’un de ses vêtements était brodé de mot « Satant ». Et sur un chandail, cette phrase : « We do what we have to do ».

Anastasia en était à sa toute première session au collège.

En janvier 2007, la police a révélé que Gill aurait planifié de s’en prendre à plusieurs écoles.[30] Si cette motivation est vraie, il faudrait peut-être repenser la classification de son crime car on sait que les tueurs de masse s’en tiennent normalement à un seul lieu. S’il avait réellement commis des meurtres dans plusieurs établissements scolaires le même jour, il aurait peut-être fallu le voir comme un tueur à la chaîne (spree killer). Toutefois, les autres caractéristiques que nous savons de lui correspondent davantage avec le profil du tueur de masse (costume d’attaque, manifestations sur Internet, replie sur soi, armes multiples, suicide ou mort par policier). Les médias disent qu’il avait planifié de s’attaquer à d’autres écoles, mais on ne précise pas s’il avait planifié de les attaquer à tour de rôle ou si, plutôt, ces informations n’étaient pas le résultat de sa planification qui lui avait permis de finalement cibler le college Dawson. On mentionne, entre autres, qu’il aurait abandonné son idée de s’en prendre à l’Université de Montréal en raison de l’ampleur des lieux.

Officiellement, les motivations de Gill restent imprécises. Toutefois, le fait qu’il souhaitait s’en prendre à une école pourrait traduire cette représentation de la société envers laquelle il avait décidé de jeter sa frustration accumulée. Il aurait même planifié de tuer d’abord des membres de sa famille, comme l’avait aussi imaginé Denis Lortie en 1984. Tout ceci correspond, encore une fois, au désir du tueur de masse de vouloir tirer sa révérence avec éclat, c’est-à-dire par un « super-suicide ».

Selon un article d’Hugo Meunier, publié le lendemain de la tuerie dans La Presse, Gill était solitaire, aimait les armes à feu, s’était photographié à plusieurs reprises dans des positions le montrant avec ses armes, un couteau et des vêtements sombres. « Né en juillet 1981, Gill a laissé beaucoup de traces de sa personnalité tourmentée et antisociale dans un questionnaire rempli sur un site Internet gothique. On y apprend sur lui une foule de choses, parfois banales mais souvent troublantes. On découvre, entre autres, que le forcené aime la pizza toute garnie, le Coke, le death metal, la pluie et les jeux vidéo gore; mais aussi les massacres[31], l’anarchie. Il déteste en revanche les gens normaux, voire le genre humain au complet. Et surtout les jocks (les sportifs), comme les jeunes Américains qui ont tué leurs camarades de classe à Columbione, au Colorado, en 1999. Kimveer Gill souligne ne pas vouloir aller au collège et croire en lui. Il avoue consommer des drogues et de l’alcool, et qu’il aimerait mourir comme Roméo et Juliette… ou sous une pluie de projectiles. Il dit ne rien regretter du passé et ne pas s’entendre avec ses parents. En 2004, il travaillait dans un magasin de tapis de luxe. Fidèle è la culture gothique, Kimveer Gill aime le black metal, Marilyn Manson, les vêtements noirs, la pluie et les films d’horreur. Côté cinéma, ses films préférés sont, pour la plupart, violents, tels Natural Born Killers, Scream ou Rambo. Au terme du questionnaire effectué en ligne, les réponses de Kimveer Gill lui ont valu d’être classé « meurtrier » et « soldat », en raison de son tempéramment violent et de son attrait pour toutes sortes d’armes à feu. »

Selon des écrits retrouvés après sa mort, son comportement aurait commencé à se détériorer environ trois semaines avant le crime.

Au cours de l’incident, Gill aurait eu le temps de tirer une soixantaine de coups de feu.

En 1999, Gill aurait reçu une certaine formation militaire au collège de Saint-Jean mais n’a pas complété l’entraînement de base. Selon certains médias, il aurait été membre du club de tir Ville Saint-Pierre. Selon sa mère, qui s’est confié à une station de radio, son fils s’entraînait régulièrement au tir. Dans les écrits qu’il a laissés, on devine également qu’il ait pu subir de l’intimidation.

Les médias se questionnaient beaucoup au lendemain de cette fusillade quant au mystère entourant le motif. Peut-être souhaitaient-ils obtenir un motif simple à comprendre, mais le motif semble pourtant évident. Comme les tueurs de masse, Gill en voulait à la société ou à une partie de la société. Sans donner de spécifications aussi précise que Lépine (voir 1989, 6 décembre), il faisait peut-être seulement une cible plus large, comme l’ensemble de la société par exemple. Mais nous ne saurons probablement jamais pourquoi son choix de lieux s’est alors arrêté sur le Collège Dawson.

2006, 29 octobre – Carole Nabhan, 33 ans

Le 29 octobre, après avoir assisté à une fête, Carole Nabhan, une mère monoparentale de 33 ans, rentrait chez elle.  Il était environ 4h00 de la nuit.  Elle devait retrouver son fils de 10 ans qu’elle avait confié un peu plus tôt à une gardienne.  C’est à ce moment qu’elle a été frappée par un véhicule qui ne s’est pas arrêté. Le drame se passait dans le quartier Chomeday de Laval, à l’angle du boulevard Notre-Dame et de la rue Alton-Goldbloom.

Malgré les apparences d’un délit de fuite, ce meurtre pourrait être relié au milieu du trafic de drogue.  Toutefois, les enquêteurs étaient conscients qu’il y avait eu quatre délits de fuite mortels à Montréal depuis le début de l’année 2006.

« Une famille dévastée », Le Journal de Montréal, 31 octobre 2006.

2006, 10 décembre – Kelly Morisseau, 27 ans

Le 10 décembre, c’est dans un stationnement de Hull, à l’entrée du parc de la Gatineau, qu’est retrouvé le corps de Kelly Morisseau, une autochtone de 27 ans.  Son corps était nu et ensanglanté.  Elle aurait été poignardée à une douzaine de reprises.

Dans un article paru le 27 juin 2012 dans Le Droit, Samuel Blais-Gauthier soulignait que « l’arrestation au Manitoba d’un homme accusé du meurtre de trois femmes autochtones de Winnipeg a mené les polices sur les traces de Shawn Cameron Lamb […] un homme de 52 ans au lourd passé criminel originaire de Sarnia en Ontario ».  Celui-ci a été accusé des meurtres de Carolyn Sinclair, Tanya Nepinak et Lorna Blacksmith.  Selon les enquêteurs de Gatineau, les similitudes étaient suffisantes pour relancer l’enquête concernant le meurtre de Morrisseau.

Malgré ces nouvelles informations, il semble qu’il n’y ait jamais eu d’accusation formelles de déposées concernant le meurtre de Kelly.

http ://www.lapresse.ca/le-droit/justice-et-faits-divers/201206/26/01-4538542-le-meurtre-de-kelly-morrisseau-a-nouveau-sous-enquete.php

2007, 25 janvier – Femme non identifiée

Le 25 janvier, une femme non identifiée âgée d’une quarantaine d’années est retrouvée dans son logement de Sainte-Angèle-de-Monnoir.

2007, 26 janvier – Tyler Jacobs, 16 ans

Le 26 janvier, Tyler Jacobs, 16 ans, est tué par balles dans le quartier Notre-Dame-de-Grâce à Montréal dans ce qui serait un acte commis par les gangs de rue.

2007, 21 mars – Gaétan Piché et Lucie Piché

Alain Piché, …

Le 21 mars 2007, c’est à Trois-Rivières que Alain Piché, un comptable souffrant de schizophrénie paranoïde, tue froidement ses parents, Gaétan et Lucie Piché, à coups de hache. Par la suite, il les décapitera avant de placer leurs corps dans un congélateur.

Au cours de son procès, on a démontré que « Piché était convaincu d’être mandataire d’une mission divine lorsqu’il a décapité ses parents. Selon les articles publiés à l’époque, il voulait éviter le génocide de cinq millions d’individus établis au sud de la Sœurs et, avant de les rejoindre, il était convaincu de devoir couper tout lien qui le rattachait au Canada.

Sa famille prit ensuite des démarches pour que Piché ne puisse toucher l’héritage de ses parents. La Cour supérieure leur donna raison. Toutefois, un jugement de la Cour d’appel renversa cette décision. Ainsi, Piché a donc hérité de la maison de la rue Milot, vendue en 2011, des voitures et une dizaine de milliers de dollars.

Piché sera finalement reconnu con criminellement responsable pour cause de troubles mentaux. Il a été interné au pavillon Sainte-Thérèse de l’hôpital de Shawinigan mais après y avoir mis le feu on le transféra à l’Institut Philippe-Pinel. Il a mis le feu peu de temps après qu’il se soit vu refuser une demande qui aurait pu lui permettre de bénéficier de sortie.

« Dix ans après les événements, Alain Piché est toujours sous la responsabilité de la Commission d’examen des troubles mentaux, mais ne réside plus à l’Institut Philippe-Pinel. Lors de son dernier passage devant cette commission, le 6 avril 2016, il était toujours soumis è certaines conditions, « considérant que la personne accusée représente, en raison de son état mental, un risque important pour la sécurité du public », indique le jugement. Ainsi, Alain Piché doit résider dans un endroit approuvé par le responsable de l’hôpital, il doit se conformer au plan de traitement de son médecin, il doit garder la paix et ne peut pas se procurer d’armes. Il ne doit pas, en outre, contacter les membres de sa famille sauf par l’intremédiaire d’un avocat ou d’un notaire. »[32]

2007, 29 juin – Rachelle Wrathmall, 31 ans

Rachelle Wrathmall, 31 ans, est retrouvée morte dans sa résidence de Lennoxville le 29 juin.  On constate rapidement qu’elle a été poignardée à plusieurs reprises.  En août 2006, elle avait épousé un homme originaire de Guinée, Sow Alpha Oumar Raphiou, qu’elle parrainait car Immigration Canada lui avait refusé le statut légal.  L’homme était obligé de vivre aux États-Unis, où Rachelle lui rendait visite.  Il semble que les enquêteurs du Québec n’aient pu l’interroger.  Le camion de Rachelle a été retrouvé dans le stationnement d’un centre commercial à Dorval.

2007, 27 mai – Mélanie Meunier, 27 ans

Le 27 mai, c’est sur la rive du canal Lachine qu’on retrouve le corps de Mélanie Meunier, 27 ans.  On l’a vu vivante pour la dernière fois le 27 mai dans le centre-ville de Montréal mais sa disparition n’a été rapportée par ses parents que le 17 juin.

2007, 31 juillet – Cédrika Provencher, 9 ans

Homicide sexuel organisé

Aucune accusation connue

C’est à Trois-Rivières, le 31 juillet, que Cédrika Provencher, une fillette de 9 ans, disparait soudainement alors qu’elle jouait avec des amis dans son quartier.  Au cours de la même journée, un homme, qui conduisait une Acura rouge, a été aperçu en train de demander à des enfants de lui donner un coup de main pour retrouver un petit chien.

Sans nouvelle de la fillette, le dossier fut rapidement médiatisé à travers tout le Québec, au point où on vit des affiches dans plusieurs voitures, en particulier en Mauricie.  Certains personnages publics comme Claude Poirier et Me Guy Bertrand s’impliquèrent afin de tenter de faire avancer les choses, mais sans résultat.

Le 11 décembre 2015, alors que la neige se faisait attendre, trois chasseurs découvrirent des ossements dans un petit boisé situé en bordure de l’autoroute 40 à la hauteur de Saint-Maurice, à l’est de Trois-Rivières.  Au soir du samedi 12 décembre, la Sûreté du Québec a confirmé que les ossements étaient bien ceux de Cédrika. La machine à rumeurs fit son œuvre, mais il n’y a toujours pas eu la moindre arrestation dans cette affaire.

Le 31 août 2016, celui que la rumeur régionale désignait depuis plusieurs mois, Jonathan Bettez, est arrêté.  Il sera cependant accusé de pornographie juvénile.  Aucune accusation relative au meurtre de Cédrika ne sera déposée contre lui.  Toutefois, une large part de la population continue de le croire coupable, en particulier par la pression évidente que lui a mise la police et le fait qu’il a refusé de se soumettre au polygraphe.

Au cours de l’été 2016, les restes de la fillette furent inhumés dans le cimetière St-Michel de Trois-Rivières et une pierre tombale érigée en sa mémoire.

En août 2017, afin de souligner les 10 ans de la disparition, un reportage de Pierre Marceau fut diffusé à Radio-Canada afin de faire le point. Au cours de l’automne 2018, Bettez fut acquitté de toutes les accusations portées contre lui. Bettez est aussi acquitté de possession et distribution de pornograhie juvénile. https ://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1267551/cedrika-provencher-trois-rivieres-sq-jonathan-bettez-poursuite

En août 2019, Bettez et ses parents intentèrent des poursuites de 10$ millions à l’endroit de la Sûreté du Québec pour leur mauvaise gestion de l’enquête mais aussi pour atteinte à leur réputation.

Détailler les derniers développements avec Bettez en 2018 et 2019 …

2007, 7 octobre – Ghislaine Grandmaison, 52 ans[33]

Homicide domestique spontané

Normand Grandmaison, son frère, non criminellement responsable

« La quinquagénaire retrouvée morte dans son logement du secteur Cap-de-laMadeleine, dimanche matin, est Ghislaine Grand’Maison. La dame de 52 ans aurait reçu plusieurs coups d’une arme blanche, possiblement un couteau de cuisine. Selon ce que Le Nouvelliste a pu apprendre, son frère, Normand Grand’Maison, se trouvaiyt également sur les lieux. À l’arrivée des policiers, il était en train de se mutiler. Il est considéré comme un témoin important dans cette affaire. Mme Ghislaine Grand’Maison avait fait appel aux médias, cet été, à la suite de la disparition de son frère, Normand. ce résident de Saint-Narcisse, qui souffrait de problèmes psychiatriques, avait été retrouvé une semaine plus tard. Depuis, sa sœur tentait vraisemblablement de l’aider. Rappelons que les policiers ont été appelés au logement de Ghislaine Grand’Maison, sur la rue Guilbert, vers 11 heures, dimanche matin. La femme aurait été trouvée baignant dans son sang sur le sol de la salle de bain. Il y avait également beaucoup de sang dans le salon. Au moins trois lésions causées par une armne blanche seraient visibles au thorax. Elle aurait également subi d’autres blessures au dos. L’arme utilisée pourrait être un couteau de cuisine retrouvé sur les lieux, mais cela reste à être confirmée par l’enquête. Une autopsie devrait être pratiquée sur le corps de la victime, ce matin, à l’Institut médico-légal de Montréal. »

« En arrivat sur place, les policiers ont constaté la présence de Normand Grand’Maison qui s’infligeait des blessures. « Nous avons reçu un appel pour un individu qui tentait de s’introduire dans un appartement. À l’arrivée des policiers, l’individu était en train de se mutiler », a expliqué M. Gilles Masson, capitaine intérimaire à la division de la sécurité publique de Trois-Rivières. Normand Grand’Maison était toujours hospitalisé et sous surveillance policière au Centre hospitalier régional de Trois-Rivières (CHRTR), hier. Il souffrirait de blessures aux coudes, au thorax et aux poignets. Notons que les policiers parlaient de cet homme – dont ils ont refusé de confirmer l’identité – comme d’un témoin important et non pas comme d’un suspect. La thèse du meurtre n’était d’ailleurs toujours pas confirmée. hier soir. La sécurité publique qualifie encore cette affaire de mort suspecte. » (Le Nouvelliste, 9 octobre 2007, Marie-Ève Lafontaine, « Mort suspecte de Ghislaine Grand’Maison, Elle aurait été victime d’une attaque à l’arme blanche »)

Normand sera accusé de meurtre mais déclaré non criminelle responsable. En juin 2009, il accpetera de se confier à un journaliste : « Quelques mois à peine après avoir été déclaré non criminellement responsable du meurtre de sa sœur, à qui il avait infligé 19 coups de couteau, Normand Grandmaison a retrouvé sa liberté. Depuis la fin février, le quinquagénaire a en effet quitté l’hôpital et est de retour à sa résidence de la rue Principale, à Saint-Narcisse. Telle a été la décision de la Commission d’examen des troubles mentaux, chargée de statuer sur la question à la suite de ce jugement rendu à la fin septembre. Chez lui, par contre, il est coincé entre d’intenses remords et le regard inquiet de ses concitoyens. À ses côtés, il a retrouvé une vie rangée avec sa fille et son fils, âgés dans la vingtaine. Tout ne sera jamais comme avant toutefois. « Je suis pris avec ça. J’y pense toujours », a-t-il confié lors d’un entretien accordé au Nouvelliste. Il admet du coup que les relations avec voisins et proches ont été difficiles, à sa sortie de l’aile psychiatrique. Depuis, avance-t-il, les liens sont plus solides et la compréhension, meilleure. « Au début, c’était plus difficile. Mais les gens et ma famille savent que c’est ma maladie, que c’était involontaire, que ce n’était pas voulu », a-t-il exprimé calmement au sujet de ce meurtre accompli en plein délire. L’homme, malgré la schyzophrénie paranoïde qui l’afflige, est totalement conscient de la gravité de ses gestes. Il hoche d’ailleurs la tête et baisse les yeux quand on lui demande s’il saisit l’ampleur de tout ce drame, qui s’est joué dans cet appartement du secteur Cap-de-la-Madeleine, le 7 octobre 2007. « Oui, je sais … », souffle-t-il, sur un ton qui trahit sa tristesse. Ses souvenirs resteront également ancrés dans l’imaginaire collectif. N’est pas très loin le moment où dans une crise sévère, Normand Grandmaison poignardait sa sœur Ghislaine, qui devait par la suite succomber à ses blessures. Les troubles mentaux expliquant son geste, selon le verdict du tribunal, il avait agi sous la peur, convaincu qu’un étranger souhaitait attenter à sa vie. »

« Du coup, toutefois, il enlevait la vie à celle qui s’était donnée corps et âme pour le retrouver, quelques semaines auparavant. Normand Grandmaison, rappelons-le, avait alors retenu l’attention puisqu’il faisait l’objet d’un avis de recherche. Pendant plusieurs jours, il s’était enfui et était revenu se terrer dans le grenier de son garage, faisant craindre le pire à ses proches et aux policiers. Sa sœur avait orchestré une campagne auprès du public pour obtenir d el’aide dans les recherches. Or, comment s’assurer maintenat que Normand Grandmaison ne récidivera pas? Voilà la question qui demeure entière. Le principal intéressé, lui, remet son destin entre les mains de la médication. « Je vais toujours prendre mes médicaments », promet celui qui reçoit de régulières injections, pour assurer un suivi médical rigoureux. » (Le Nouvelliste, 6-7 juin 2009, Éric Lallier, « Je suis pris avec ça »)

Dans un autre article, sur la même page, on traduisait aussi l’inquiétude des citoyens de Saint-Narcisse, y compris le maire Guy Veillette.

Le 7 octobre, c’est à Trois-Rivières que Ghislaine Grand-Maison, 52 ans, est poignardée à plusieurs reprises dans son logement.  Les voisins ont entendu des cris.  On sait aussi que la victime tentait d’aider son frère atteint de maladie mentale. Ce dernier a d’ailleurs été retrouvé sur les lieux en train de s’automutiler avec l’arme du crime.

2007, 25 décembre – Gurpreet Kaur, 29 ans

Homicide domestique spontanné

Harinder Singh Cheem, le conjoinr, coupable

Le 25 décembre, c’est à Montréal qu’on retrouve le corps de Gurpreet Kaur, une femme d’origine indienne. Elle aurait été étranglée et enroulée dans un drap.  Son conjoint de 28 ans, Harinder Singh Cheema, est disparu depuis le 24 décembre. On croit qu’il se serait enfui aux États-Unis avec une maîtresse. Le drame se déroule dans l’appartement de la victime, rue Deguire, dans l’arrondissement Saint-Laurent. Elle a été battue et étranglée. et son corps enroulé dans un drap avant d’être laissé sur le balcon du logement. « La veille, son conjoint, Harinder Singh Cheema, avait quitté précipitamment l’appartement avec leurs deux bambins. Il les avait déposés chez une amie et avait disparu dans la brume. » (La Presse, 9 juillet 2015)

« Un Montréalais recherché pour le meurtre de sa conjointe depuis plus de sept ans a finalement été arrêté à San Francisco par les autorités américaines, a annoncé hier le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM). Harinder Singh Cheema était l’un des dix criminels les plus recherchés de la province. L’étau s’est resseréé autour du fugitif d’origine indienne à la fin du mois de juin. Les enquêteurs des crimes majeurs du SPV’ ont alors appris que Harinder Singh Cheema se trouvait dans la région de San Francisco. […] Le fugitif était visé par un mandat d’arrêt pancanadien depuis 2008. […] Les procédures pour son extradition n’ont pas été déterminées pour le moment. Mais dès son retour au pays, Cheema devrait être accusé de meurtre non prémédité. » (la Presse, 9 juillet 2015, Louis-Samuel Perron, « Un des criminels les plus recherchés au Québec arrêté à San Francisco »)

En 2017, Cheema sera finalement reconnu coupable du meurtre de sa femme. Il est reconnu coupable du meurtre non prémédité après six jours de délibérations. Après le meurtre, il avait déposé les enfants chez un proche avant de fuir en Ontario et d’aboutir en Californie. « Dans le box des accusés, Harinder Singh Cheema s’est mordu les lèvres, puis a regardé au sol, lorsque le jury l’a déclaré coupable de meurtre non prémédité. Ce verdict signifie qu’il est ainsi condamné à la prison à perpétuité. » Le tout se passe devant le juge Pierre Labrie.[34]

2008, 15-17 mai – Nancy Michaud, 37 ans

Homicide sexuel – nécrophilie – arme à feu

Rivière-Ouelle

Francis Proulx, coupable de meurtre, d’agresson sexuelle et de nécrophilie

Dans la nuit du 15 au 16 mai 2008, Nancy Michaud est enlevée dans sa maison alors que ses deux jeunes enfants dorment dans une chambre voisine. Son corps est retrouvé deux jours plus tard dans une maison désafectée située sur la route 132. On a d’abord cru à un enlèvement politique.

Le 18 mai 2008, le corps nu de Nancy Michaud, 37 ans, était retrouvé dans une maison abandonnée de Rivière-Ouelle. Son corps a été dissimulé dans le sous-col sous un tas de draps. Sa tête était enveloppée. Nancy Michaud était l’attachée politique du ministre libéral Claude Béchard. La mort de Nancy remontait la veille. On lui avait tiré une balle dans la tête. Or, la maison abandonnée appartenait à la famille de Francis Proulx, celui qui sera désigné comme l’assassin. « Ce dernier s’était introduit par effraction dans la résidence de Mme Michaud, située non loin de la maison abandonnée. Il a menotté sa victime aux poignets et aux pieds, avant de lui enlever la vie. Il a ensuite traîné le corps jusque dans un cimetière, puis dans le vétuste bâtiment. »[35]

Le procès de Proulx débute le 17 mars 2009 et il est reconnu coupable le 27 mai 2009. Pemdant le procès, on a appris que Proulx entretenait de la colère envers les riches et les politiciens, et il aurait dit à un faux prisonnier qu’il aurait tué le ministre Béchard s’il avait pu.

Le 10 décembre 2012, il plaide coupable pour agression sexuelle, vol qualifié et outrage à un cadavre (nécrophilie).

En 2009, Proulx a été reconnu coupable de meurtre prémédité et condamné à perpétuité sans possibilité de libération avant 25 ans. En juin 2009, on a donné le nom de Nancy Michaud à un parc de Rivière-Ouelle. Claude Béchard, qui a assisté à la cérémonie d’inauguration, est décédé en 2015 d’un cancer. Il est décédé le 7 septembre 2010. En 2012, Proulx a aussi été reconnu coupable d’agression sexuelle et de nécrophilie pour le même crime. En mars 2013, la Cour suprême a refusé d’entendre son appel.

La maison dans laquelle Nancy Michaud a été retrouvée morte a été démolie en 2014.

2008, 9 août – Freddy Villanueva

Freddy Villanueva, 18 ans, est abattu lors d’une intervention policière qui survient dans Montréal-Nord.

Rapidement, on accusa les forces policières de racisme et le 10 août 2008 il se produisit de violentes émeutes dans Montréal-Nord.

2008, 27 août – Micheline Vadnais, 46 ans

Le 27 août, c’est à Ste-Émélie-de-L’Énergie que disparait Micheline Vadnais, 46 ans. Sa voiture fut retrouvée fin août à Montréal-Nord. On retrouvera son corps le 10 octobre en bordure d’un chemin à Estérel.  L’autopsie révélera des marques de violence sur son corps.

2008, 11 décembre – Femme non identifiée

Le 11 décembre, on retrouve dans un triplex incendié le corps non identifié d’une jeune femme âgée dans la vingtaine à l’intersection de la 5ème avenue et de la rue Masson à Rosemont.  L’incendie aurait été allumé afin de détruire ou masquer la scène du crime.

Selon La Presse du 12 décembre, cependant, rien n’indiquait que le corps ait été victime d’un homicide.

2008, 18 décembre – Valérie Martin, 21 ans, et Sylvain Senneville, 35 ans

Homicide relié à la drogue? – double meurtre

Aucune arrestation connue

Le 18 décembre, Valérie Martin, 21 ans, et son conjoint de 35 ans ont été poignardés et mutilé dans leur appartement de Montréal.  Ce double meurtre serait relié au milieu de la drogue.

« « Les gars qui les ont tués devaient vendre de la drogue eux aussi », a glissé un garçon d’à peine 10 ans. « Oui, et le cou de mon oncle était tranché jusque-là », a ajouté sa petite sœur, en faisant un geste près de sa gorge avec sa petite mitaine. Sur le pas de la porte, les deux enfants aux grands yeux marron parlaient de la mort tragique de leur oncle, Sylvain Senneville, et de sa copine, Valérie Martin. Les deux victimes, âgées de 35 et 20 ans, ont été poignardées mercredi dans leur logement de la rue Cuvillier, dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve. C’est la sœur de Sylvain Senneville (la mère des enfants) qui a fait la macabre découverte vers 15h50. Son frère, qui habite dans le même immeuble, était étendu dans le salon. Valérie Martin gisait sur le lit. Les deux victimes se seraient fait trancher le cou, selon les proches rencontrés hier dans l’immeuble. Le crime aurait été commis en début d’après-midi, mais personne n’a entendu quoi que ce soit. Les enquêteurs hésitaient d’abord entre le double homicide et le meurtre suivi d’un suicide. Vers 4h du matin hier, ils ont finalement annoncé les 25e et 26e homicides à survenir sur leur territoire cette année. Hier soir, la police n’avait encore aucun suspect en vue et ignorait les mobiles du crime. Mais la réputation de l’homme les porte à croire que le crime pourrait être lié au monde des stupéfiants. Sylvain Senneville était connu des policiers, mais ses dernières condamnations remontent à la fin des années 90. Il avait alors plaidé coupable aux accusation de complot, d’introduction par effraction et de possession de cocaïne. De son côté, Valérie Martin a été accusée de possession de stupéfiants en vue de trafic en juin dernier. Elle devait revenir devant le juge incessamment. Dans les escaliers intérieurs menant à l’appartement de son ex-mari, Mélody Ross n’avait que de bons mots pour Sylvain Senneville. Ou le « Rocket », comme le surnommaient ses amis. Mélody a une fille de 8 ans avec lui. La victime avait deux autres enfants issue d’une première union. « Ce gars-là avait beaucoup de problèmes, mais il ne méritait pas ça », a dit Mélody Ross. Elle a parlé à la victime vers 5h30 mercredi matin. « Il filait pas trop. J’ai essayé de le rappeler après, mais ça ne répondait plus. Natif du quartier, Sylvain Senneville était sans emploi, tout comme Valérie Martin, qu’il fréquentait depuis un an. La jeune femme était native du Nouveau-Brunswick. Elle a vécu en centre d’accueil avant d’aménager avec son copain. « J’espère que les policiers vont trouver les coupables avant que je les trouve. Parce que sinon, c’est moi qui va faire du temps », a conclu Mélody Ross, les poings serrés. » (La Presse, 19 décembre 2008, Catherine Handfield, « Double meurtre dans Hochelaga-Maisonneuve, Le crime serait lié au monde des stupéfiants »)

Sur la page web que le SPVM consacre à cette affaire non résolue, on précise que Valérie a plutôt été retrouvée « par terre. »[36]

2009 – Affaire Guy Turcotte

Non criminellement responsable, puis coupable de meurtre au second procès.

 

2009, 5-6 janvier – Mélissa Lambert

Aucune accusation connue. Guy Dupont, suspect, disparu.

Dans la nuit du 5 au 6 janvier, des voisins de Mélissa Lambert, qui habitait un condo situé sur la rue Perreault à Trois-Rivières (secteur Cap-de-la-Madeleine), appellent le 911 pour déclarer que le chien de Mélissa aboie sans arrêt.  À leur arrivée sur place, les policiers découvrent Mélissa, 31 ans, gravement blessée.  Transportée d’urgence au CHRTR, elle s’éteint quelques heures plus tard.  Selon l’autopsie réalisée le 7 janvier, elle a été abattue de deux projectiles d’arme à feu.  Dans son rapport du 28 septembre 2009, le coroner Raynald Gauthier mentionne toutefois que la jeune femme « a été retrouvée grièvement blessé par arme à feu au domicile de son ami au cours de la nuit du 6 janvier.  […] Comme il s’agit d’une enquête criminelle, aucun commentaire ne sera fait à partir des faits fragmentaires qui nous ont été communiqués.  Il s’agit d’une mort violente par homicide.  Le décès est consécutif à des lacérations cérébrales sévères par un projectile d’arme à feu ».

Après avoir précisé que c’est la mère de la victime qui a identifié le corps, le coroner ajoute ces détails concernant la plaie causée par le tir : « plaie d’entrée : 0,9 X 0,9 cm (calibre 9mm?) située du côté gauche de la tête, à 7,5 cm au-dessus de l’oreille gauche.  Il y a présence d’une contusion de 0,9 X 0,9 cm au-dessus et en-dessous de la plaie d’entrée avec présence d’un dépôt noirâtre dans la plaie et sur l’os sous-jacent du crâne.  Plaie de sortie : lacération linéaire de 1,5 cm avec contusion de 1,5 X 1 cm, située sur le côté droit de la tête, à 4,5 cm derrière l’oreille droite.  La trajectoire du projectile est décrit[e] de gauche vers la droite, du haut vers le bas et de l’avant vers l’arrière ».

Guy Dupont, un individu de 40 ans, a rapidement été ciblé par les enquêteurs.  Le jour même de la découverte du corps de Mélissa, le véhicule de Dupont fut retrouvé dans le stationnement des Galeries du Cap, rue Barkoff au Cap-de-la-Madeleine.  Il n’a jamais été retrouvé.[37]

2009, 17 mars – Jessica Neilson, 25 ans

Aucune accusation connue

Le 8 décemnte 2008, Jessica Neilson, une jeune mère d’une fillette de 3 ans, elle vivait avec son conjoit et le fils de ce dernier. Ce soir-là, elle sort de sa résidence de LaSalle au volant de son Acura blanche pour aller boire un verre avec des amis. Elle n’a jamais été revue vivante par la suite.

Le 17 mars, c’est dans sa voiture, garée au fond d’une ruelle du quartier St-Henri de Montréal, qu’on retrouve le corps de Jessica Neilson, 25 ans.  Elle était disparue depuis trois mois.  Son corps était partiellement dévêtu. La police suspecte son ex-conjoint de 33 ans mais n’a apparemment jamais eu assez de preuve pour déposer des accusations contre lui.

La découverte a été faite vers 9h20 au matin du 17 mars. « Le corps de Jessica Neilson, une jeune femme qui s’était mystérieusement volatilisée en décembre dernier, a été retrouvé sans vie hier matin, à l’intérieur de sa voiture, garée dans une ruelle du quartier Saint-Henri, dans le sud-ouest de Montréal. » Cette ruelle est située entre les rues Workman et Notre-Dame. « La voiture s’y trouvait apparemment depuis plusieurs mois, et possiblement le corps aussi. Selon des voisins, la neige aurait pu dissimuler la voiture durant l’hiver. C’est un employé de construction, Alexandre Fournier, qui a fait la macabre découverte hier en matinée. « J’ai remarqué la voiture hier (jeudi). Je pensais que quelqu’un dormait à l’intérieur. Je voyais seulement un bras. Ce matin, j’ai constaté que le bras n’avait pas bougé », a raconté hier le jeune homme de 22 ans, qui faisait des travaux de rénovation dans un appartement de la rue Notre-Dame qui donne directement sur la ruelle. […] La victime était allongée sur le siège du passager, inclinée vers l’arrière. La police a établi un poste de commandement sur les lieux afin de faire la lumière sur cette mort suspect. La section des crimes majeurs mène l’enquête, mais n’avait aucun suspect au moment de mettre sous presse. » (La Presse, Hugo Meunier, 28 mars 2009, « Jessica Neilson est retrouvée morte, Le corps de la LaSalloise disparue depuis le 8 décembre gisait dans sa voiture »)

« La ruelle du quartier Saint-Henri où le corps de Jessica Neilson a été découvert, vendredi, aura rarement été aussi fréquentée qu’hier. Des dizaines de personnes y ont défilé pour tenter de comprendre comment la voiture de la jeune femme a pu passer inaperçue pendant quatre mois dans ce coin pourtant densément peuplé de Montréal. Tout de noir vêtue, la chanteuse montréalaise Suzie Arioli est venu y déposer sur le coup de 13h un bouquet de lis blanc. Elle ne connaissait pas la victime, mais elle avait tout de même le cœur gros. « Je trouve cela horrible. Comment peut-on imaginer que personne n’a vu la voiture? Comment expliquer que personne n’ait rien fait? C’est inexplicable et inexcusable. […] La voiture de Jessica Neilson a été découverte vendredi matin au fond de la ruelle qui se trouve entre les rues Notre-Dame et Workman. Personne ne l’avait vue depuis le 8 décembre, et tout porte à croire qu,elle a passé l’hiver garée là, jusqu’à ce qu’un travailleur sonne l’alarme. […] « Pas si vite! Ce n’est pas qu’on a fermé les yeux parce qu’on est individualistes », a réagi à ces propos Mike, qui a préféré taire son nom de famille. La cour de l’appartement de sa copine donne directement sur l’endroit où la voiture de Jessica a ététrouvée. Entre les deux, il n’y a que quelques pas, mais aussi une imposante clôture de bois qui obstrue complètement la vue, a constaté La Presse. « On ne l’a jamais, jamais vue. C’est une ruelle où personne ne va. On ne s’y est jhamais garés », a insisté le jeune homme. La ruelle n’est pas bien entretenue et on imagine mal des enfants s’y amuser. Une section est envahie par les conteneurs à déchets d’un restaurant. « Les choses auraient sûrement été différentes dans le Plateau-Mont-Royal, où les ruelles sont dégagés, animées, et où les gens circulent beaucoup. Mais ce n,est pas comme ça ici », ajoute Mike. »(La Presse, 29 mars 2009, Violaine Ballivy, « Découverte d,un cadavre dans une ruelle, Saint-Henri secoué »)

à la fin de l’année 2009, La Presse consacra un bref article pour rappeler le cas.

Selon le rapport du coroner, le décès est présumément survenu le 8 décembre 2008 et on attribue la cause du décès à l’asphyxie. Le coroner Ramsay précise que « la victime a été identifiée à l’aide de ses chartes dentaires. Madame était en excellente santé. Les antécédents ne sont pas en cause dans le mode de décès. La Docteure Caroline Tanguay, pathologiste au Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale de Montréal, a procédé, rue Parthenais, à l’autopsie de la défunte. Les constatations ont permis de confirmer que le décès était dû à l’intervention d’une tierce personne. Les analyses toxicologiques n’ont pas permis de mettre en évidente la présence de drogues usuelles et d’abus, incluant l’alcool, dans les milieux biologiques analysés (liquide oculaire, sang fémoral et cardiaque, contenu gastrique et biliaire). »[38]

Et lorsqu’il décrit les circonstances, le coroner Ramsay nous apprend que Jessica a été retrouvée « dans la voiture de son conjoint […]. »

2009, ?-10 août – Sonia Frappier, 30 ans

Le 10 août, Sonia Frappier, une prostituée de 30 ans, est retrouvée morte et à moitié nue dans un stationnement de Chomeday à Laval.

Sonia était recherchée par la police.  En mai 2009, elle avait été condamnée à deux mois de prison pour possession de drogue et recel.  Dans La Presse du 11 août, Tristan Péloquin écrivait ceci : « une femme d’une trentaine d’années a été retrouvée morte, vers 6h hier, dans le stationnement d’un commerce à Laval.  Il s’agit du septième meurtre en territoire lavallois cette année.  La victime, dont l’identité demeure inconnue, gisait près d’une haie d’arbustes lorsque le propriétaire du commerce l’a remarquée.  « On ne sait pas si elle a été tuée ici (à l’endroit où reposait son corps) ou ailleurs », a expliqué le sergent François Dumais, du service de police de Laval.  Les enquêteurs ont tenté de reconstituer la scène du drame pendant toute la matinée.  Le corps a été transporté à la morgue vers 13h ».  Dans  un article publié le 23 juin 2011, Radio-Canada soulignait que  « les policiers de Montréal et de Laval croient que Claude Larouche pourrait aussi être impliqué dans le meurtre de Sonia Frappier, une escorte dont le corps a été découvert à Laval en août 2009.  Ce qui signifie que Larouche se serait attaqué à au moins trois femmes dans une période de trois mois ».  Larouche est connu pour avoir été reconnu coupable du meurtre de Natasha Cournoyer.  Toujours selon Radio-Canada : « au dire d’une source policière non précisée par The Gazette, l’escouade des crimes majeurs de la police de Montréal aurait rouvert les dossiers d’au moins deux meurtres de femmes, dont un remonterait au début des années 1990 ».

http ://ici.radio-canada.ca/nouvelle/520950/larouche-verdict-meurtre

2009, 1er octobre – Natasha Cournoyer, 37 ans

Homicide sexuel

Claude Larouche, … coupable

Le jeudi soir, vers 20h, sa disparition a été filmée par des caméras de surveillance à sa sortie du travail, elle se dirigeait alors vers son véhicule, garé tout au fond d’un stationnement, dans une zone mal éclairée. En dépit de son travail en milieu carcéral, elle n’avait aucun contact avec les détenus. Le bureau où elle travail se situe à Laval.

« Nathasha Cournoyer, 37 ans, était portée disparue depuis jeudi dernier. Lorsque le corps d’une femme a été découvert hier matin à Pointe-aux-Trembles, ses proches ont craint le pire. Et le pire semble être arrivé. Le corps d’une femme a été découvert hier midi à Pointe-aux-Trembles, dans l’est de Montréal. Tout porte à croire qu’il s’agit de Natasha Cournoyer, cette femme de 37 ans portée disparue depuis jeudi soir dernier à Laval. Au moment de mettre sous presse, la police de Montréal considérait cette hypothèse comme la plus plausible, selon ce qu’a pu apprendre La Presse. […] L’ami de cœur de Mme Cournoyer, Michel Trottier, semblait persuadé qu’il s’agissait bel et bien du corps de la disparue : il a même annoncé sa mort sur son site Facebook, ont confirmé plusieurs de ses amis. « À tous, je vous annonce ce que jamais je n’aurais voulu : Natasha Cournoyer, mon ange, la femme de ma vie a été retrouvée sans vie aujourd’hui », a écrit M. Trottier vers 19h. Malgré cela, les services de police de Laval et de Montréal n’étaient pas en mesure hier soir de confirmer l’identité de la victime. La femme a été trouvée face contre terre, selon nos sources. Les enquêteurs ne l’ont pas retournée afin de ne pas nuire au travail des pathologistes de la morgue. […] Le corps a été découvert par des cols bleus peu avant midi en bordure du Saint-Laurent, prèes d’une rampe de mise à l’eau, non loin de l’intersection du boulevard Notre-dame et de la 36e Avenue. Il portait apparemment des marques de violence, vraisemblablement des traces de strangulation. À leur arrivée, les policiers ont vite bouclé un important secteur et on établi un poste de commandement. Des enquêteurs de Laval collaborent à l’enquête. […] Le corps, allonghé prèes d’un bosquet, gisait sous une couverture blanche. […] La découverte d’un corps à cet endroit n’a pas surpris ce voisin interrogé par La Presse. « Il y a des transactions de drogue, des voitures volées et même régulièrement des coups de feu. C’est la pire place à Montréal! », a pesté ce riverain, dont la maison donne directement sur le fleuve. » (La Presse, 7 octobre 2009, « La victime serait Natasha Cournoyer », Hugo Meunier et Catherine Handfield »)

Le 7 novembre, La Presse annonçait l’arrestation de Claude Larouche, qui fut aussitôt accusé de meurtre. « Claude Larouche aurait jeté son dévolu sur Natasha Cournoyer après avoir tenté d’attaquer une joggeuse, une demi-heire plus tôt, à quelques mètres du lieu où la fonctionnaire fédérale a été enlevée, le 1er octobre à Laval, selon ce que La Presse a appris. […] Claude Larouche, un menuisier de 48 ans, a été arrêté vers 23h15 jeudi, à son domicile du quartier Ahuntsic, au terme d’une enquête d’un mois menée par la police de Montréal en collaboration avec la police de Laval. Les résultats des tests ADN menés sur le corps de la victime ont confirmé les doutes à l’égard de larouche, un prédateur connu des services policiers…. » (La Presse, « Un suspect au lourd passé criminel arrêté », Catherine Handfield, Hugo Meunier et Jean-Paul Charbonneau, 7 novembre 2009)

2009 novembre – Jean-Guy Frigon

Yvan Branconnier, …

Le 29 novembre 2009, Solange Alarie aurait demandé à Yvan Branconnier de l’accompagner chez Jean-Guy Frigon. À leur arrivée, ce dernier était à fendre du bois. C’est à ce moment que Solange Alarie aurait tuée Frigon en utilisant une arme de calibre .20.

2010, mars – Victime non identifiée

« Des policiers de Montréal, aidés de collègues de Lévis, ont arrêté un suspect relativement à un homicide survenu en mars dernier à Montréal. Thomas Philippe Saulnier, 26 ans, a comparu hier devant la Cour du Québec pour répondre à une accusation de meurtre prémédité. Il est soupçonné d’avoir été impliqué, avec d’autres jeunes, dans un affrontement à l’extérieur d’un bar du sud-ouest de la métropole. La victime avait succombé à des blessures causées par une arme blanche. Quatre autres jeunes sont accusés de meurtre prémédité dans cette affaire. Un premier suspect d’âge mineur avait été arrêté en mars. Les trois autres, Nicolas Victor Alfaro, 24 ans, Daniel Paredef Flores, 19 ans, et Manuel de Jesus Zamora, 26 ans, ont été arrêtés en juin. »[39]

2010, Juin – Marie-Nicole Rainville

Homicide domestique – mise en scène

Juge Jacques Delisle, coupable de meurtre.

Son procès débute en mai 2012. Le 14 juin 2012, il est reconnu coupable de meurtre au premier degré.

C’est la première fois dans l’histoire du Québec qu’un ancien juge est reconnu coupable de meurtre.

En mai 2013, il en fait appel de la décision, mais en décembre 2013 la Cour Suprême refuse d’entendre l’affaire. Delisle, qui n’a pas témoigné pour sa défense lors du procès, continue de soutenir, du fond de sa cellule, que sa femme s’est enlevée la vie.

2010, 6 juin – Danny Leblanc, 46 ans

Le 6 juin 2010, c’est à l’angle des rues Fullum et Lalonde que Danny Leblanc, 46 ans, est sauvagement attaqué par un inconnu. Dans La Presse du 7 juin, Catherine Handfield écrivit : « un homme de 46 ans a été poignardé à mort dans le quartier Centre-Sud dans la nuit de samedi à hier.  L’incident est survenu vers 0h20 près de l’intersection des rues Fullum et Coupal.  La victime aurait eu une altercation avec son agresseur, qui lui a asséné plusieurs coups de couteau dans le haut du corps.  La mort du quadragénaire, qui n’était pas connu des services policiers, a été constatée à l’hôpital.  L’individu qui a commis le 14e homicide à survenir à Montréal cette année était toujours au large hier soir ».

Selon une autre source, le mobile du vol aurait été écarté, mais puisque la victime était gaie le crime à caractère homophobe serait toujours considéré comme plausible.

Catherine Handfield, « Meurtre dans le Centre-Sud », La Presse, 7 juin 2010.

29 juin 2010 – Agostino Cuntrera, 66 ans

Le 29 juin 2010, c’est alors qu’il mangeait sur une table à pique-nique devant le 6505 rue Magloire qu’Agostino Cuntrera, 66 ans, est abattu.  Il était environ 16h00.  Cuntrera était connu pour être un membre très important du clan Rizzuto.  Son garde du corps n’a même pas eu le temps de réagir.  Le ou les tireurs « auraient immobilisé leur véhicule avant d’ouvrir le feu puis de prendre la fuite »[40].  En arrivant sur les lieux, les policiers trouvèrent Cuntrera étendu devant la porte du commerce alimentaire Distribution John & Dino, propriété de Cuntrera. Le décès fut constaté sur place.  Cuntrera avait reçu une balle à la tête.

2010, 2 août – Pascal Leu, 44 ans, et Yassine Chnaiti, 27 ans

Le 2 août, au 4800 Décarie, Pascal Leu, 44 ans, et Yassine Chnaiti, 27 ans, recurent la visite d’un ou plusieurs assassins qui les abattirent froidement. Leu était connu pour être un revendeur de drogue.

2010, 23 août – Homme de 20 ans

Le 23 août, un jeune homme de 20 ans qui ne fut apparemment jamais identifié marchait sur le trottoir en compagnie d’un ami lorsque ceux-ci furent attaqués par un individu armé d’un couteau.  L’agression s’est produite au coin des rues Randall et Côte-St-Luc.  Les deux marcheurs furent blessés, dont l’un succomba à ses blessures.

Anabelle Nicoud écrira sur cet incident dans La Presse ces quelques détails : « deux jeunes hommes ont été agressés à l’arme blanche hier, vers 13h15, au coin des rues Verdun et Gordon, à Verdun.  L’un se trouve dans un état critique, tandis que l’autre, blessé au dos, est dans un état stable.  Le Service de police de la Ville de Montréal a donné peu d’informations concernant les circonstances de l’agression.  Un jeune homme, qui a, d’après des témoins, été vu en train de quitter précipitamment la scène.  Il est toujours recherché par la police.  Aucune arme n’a été retrouvée. »

2010, 9 septembre – Kyle Leakey, 26 ans

Le 9 septembre, Kyle Leaky, 26 ans, est poignardé dans les toilettes du Pub Griffin, au 1886 rue du Centre à Pointe-St-Charles.  Il tituba jusque dans la rue avant de s’effondrer.  Leaky était connu des policiers.

2010, 29 septembre – Ennio Bruni, 36 ans

Le 29 septembre 2010, Ennio Bruni, 36 ans, est criblé de balle dès sa sortie du café Bellerose.  Il avait échappé à une autre tentative de meurtre en novembre 2009.  Le meurtre de Bruni serait relié au crime organisé.

2010, 10 novembre – Nicolo « Nick » Rizzuto, 86 ans

Homicide par contrat

Aucune arrestation connue

Le 10 novembre 2010, Nicolo « Nick » Rizzuto, le parrain de la mafia montréalaise, est abattu dans sa luxueuse résidence de Cartierville. L’homme de 86 ans se tenait dans sa cuisine lorsqu’un tireur a ouvert le feu, vers 17h40.  Une seule balle a été tirée.

2010, 30 novembre – Sylvie Bergeron

Aucune arrestation connue.

Le 30 novembre 2010, Sylvie Bergeron est assassinée dans le quartier Saint-Roch à Québec.  Son corps a été découvert dans son appartement de la rue Saint-Joseph. En novembre 2015, 5 ans après le crime, la police de Québec relançait l’enquête en diffusant les images sur YouTube d’un « témoin important » de race noire qui n’a jamais été identifié. Celui-ci apparaissait sur les caméras de surveillance du bar Le Dauphin du quartier Sint-Roch. Il avait quitté les lieux vers 2h45 de la nuit en compagnie de Sylvie Bergeron.  On offrait maintenant une récompense de 10 000$.

2010, 10 décembre – Jorge De Castro

Homicide conflictuel – légitime dégense

Jeffrey Lindor, accusé de meurtre au 2e degré, acquitté.

« Un homme de 26 ans a été formellement accusé de meurtre non prémédité, hier, au palais de justice de Montréal, à la suite d’un épisode de rage au volant survenu jeudi soir dans le quartier Rosemont. Jeffrey Lindor aurait heurté avec sa voiture un autre automobiliste avec qui il venait de se disputer sur l’avenue Laurier, près de la 18e Avenue. La victime, Jorge De Castro, était âgée de 42 ans. Le suspect s’est livré aux policiers 10 minutes après le drame. »[41]

Lindor subira son procès en mars 2013 pour meurtre au second degré. Après deux jours de délibérations, il sera acquitté. « L’accusé n’a pu retenir son émotion à l’annonce de sa non-culpabilité, se levant spontanément de sa chaise en brandissant les poings au ciel. […] Le jury a cru M. Lindor lorsqu’il affirmait que la victime, dont le taux d’alcool dans le sang cette nuit-là dépassait deux fois la limite permise, avait sauté sur sa voiture et qu’il avait tout fait pour l’éviter. Toute la scène, qui s’est déroulée à l’angle de la rue Laurier et de la 18e Avenue dans Rosemont-La Petite Patrie, avait été captée par une caméra de surveillance. »[42] Lindor, qui a éprouvé un grand soulagement, a également déclaré que « Ma mère ne m’a pas mis au monde pour tuer personne. »

2010, 10 décembre – Patrick Dubuc, 38 ans

Homicide entreprise criminelle?

Aucune arrestation connue.

Le 10 décembre, Patrick Dubuc, 38 ans, revenait chez lui lorsqu’il descendit de son véhicule afin de récupérer son courrier.  C’est à ce moment qu’il fut criblé de balles par un mystérieux tireur qui n’a jamais été identifié. Selon TVA, la SQ n’aurait pas exclus la possibilité que le meurtre de Dubuc ait un lien avec celui d’Éric Maillé, survenu à la même époque. « Le deux individus, qui étaient connus des policiers, ont perdu la vie dans des circonstances similaires la semaine dernière. Éric Maillé, 42 ans, a été atteint d’un projectile d’arme à feu, mardi dernier, alors qu’il conduisait son véhicule à Sainte-Madeleine. La même chose est arrivée deux jours plus tard à Patrick Dubuc, âgé de 38 ans, à Longueuil. Selon des informations collectées par le journaliste Claude Poirier, les deux victimes se connaissaient et auraient été impliquées dans une dispute survenue dans un bar. Les deux meurtres pourraient être des règlements de comptes. »[43]

2011, 23 août – Valérie Leblanc, 18 ans

Non résolu.

Le 23 août, c’est derrière le Cégep de l’Outaouais qu’on retrouve le corps de Valérie Leblanc, une étudiante de 18 ans. Elle était la fille de Sylvain Leblanc et de Julie Charron.  C’est un groupe de quatre jeunes qui ont fait la triste découverte vers 16h00.  Le corps de Valérie a été violenté et brûlé en certains endroits.

En découvrant le corps, quatre jeunes, plutôt que de contacter immédiatement la police, ont manipulé et outragé le cadavre. Ils n’ont toutefois jamais été accusé de quoi que ce soit. Ceux-ci auraient cru qu’il s’agissait d’une mise en scène quelconque dans le cadre d’une formation en lien avec la science judiciaire ou la police. « Selon le rapport du coroner, Valérie Leblanc « s’était rendue dans un boisé derrière le cégep, très fréquenté par les étudiants, avec une amie, vers 13h. L’amie en question quitta le boisé quelque trente minutes plus tard. D’autres étudiants y retrouvèrent Mme Leblanc sans vie et firent un appel au 911 vers 15h55. »[44]

La police de Gatineau affirme avoir reçu 2 000 informations depuis le meurtre. Selon le journaliste Claude Poirier, la scène de crime aurait été sabotée.

2011, 7 juin – Mario Hamel

Sans-abri abattu par des policiers

2011, 1er octobre – Édith Bolduc

Homicide domestique

Louis-Pier Noël, coupable meurtre au 2e degré.

Le 1er octobre 2011, Édith Bolduc appelle le 9-1-1 pour confier qu’elle se sentait menacer par Louis-Pier Noël. Lorsqu’elle raccrocha, Noël la poignardait à mort. Peu de temps après, Édith était retrouvée dans le salon, ensanglantée. Noël était présent à l’arrivée des policiers et il a été arrêté sur place. « L’enfant du couple, une fillette en bas âge, était présente quand les policiers se sont présentés dans l’appartement de la rue des Ormeaux. Elle a été prise en charge par les services de protection de la jeunesse. »[45]

« L’accusé a laissé entendre qu’il prenait de la drogue depuis l’âge de 11 ans, ce qui lui a occasionné deux hospitalisations pour des psychoses toxiques. C’est lors d’un de ces passages à l’hôpital que l’homme de 28 ans aurait appris qu’il souffrait de schizophrénie. Le prévenu a confirmé qu’il lui est arrivé à plusieurs reprises de consommer de la drogue alors qu’il était sous médication. Selon ses dires, la drogue était un moyen d’oublier sa maladie, même s’il savait pertinemment que stupéfiants et médicaments ne faisaient pas bon ménage. « Quand je prenais du pot avec mes médicaments, j’hallucinais. Ça bourdonnais dans ma tête », a écrit Noël. En interrogatoire principal, le 8 novembre dernier, Louis-Pier Noël avait déclaré qu’au moment des faits, il ne prenait plus sa médication depuis plusieurs semaines. C’est ce que la Couronne, représentée par Me Jean-Marc Poirier et Me Benoît Larouche, a tenté d’invalider lundi, en exhibant des pots de pilules saisis sur les lieux du drame. Me Poirier a fait valoir que l’accusé devait avoir pris sa médication, au moins en partie, puisque les pots ne contenaient pas le nombre de pilules inscrit sur l’emballage, ce dont Noël ne se souvenait pas.  »[46]

Noël sera reconnu coupable de meurtre au deuxième degré et avec une sentence à perpétuité dans possibilité de libération avant 10 ans. « Comme il est emprisonné depuis le 1er octobre 2011, il lui reste donc sept ans et demi à purger avant d’être éligible à une libération. Le juge Serge Francoeur a en effet rejeté la thèse de la non-responsabilité criminelle pour cause de troubles mentaux qui avait été invoquée par la défense. Il conclut que le meurtre d’Édith Bolduc par Louis-Pier Noël n’est pas la conséquence d’un délire paranoïde mais qu’il était plutôt motivé par la colère et la frustration. […] Or, la défense, assurée par Me David Grégoire et Me Pierre Spain, alléguait qu’il souffrait de schizophrénie au moment du drame et qu’en raison d’idées délirantes, il était incapable de juger de la nature et de la qualité de ses actes. On sait que Noël, 28 ans, souffre de schizophrénie paranoïde depuis l’âge de 15 ans. Il disaitr vivre depuis plusieurs mois un délire de persécution, à l’effet que sa conjointe le trompait et était impliquée dans un réseau de prostitution. À cela, on ajoute une problématique de consommation de drogue et d’alcool et une difficulté à respecter sa médication. »[47]

2011, 24 novembre – Salvatore Montagna

Raynald Desjardins, accusé …

2012, 6 janvier – Farshad Mohammadi

Sans-abri abattu par des policiers

2012, ?-25 mai – Lin Jun

Homicide sexuel sadique

Luka Rocco Magnota, coupable de meurtre.

Le 25 mai 2012, c’est une vidéo diffusée sur le site Bestgore.com qui révèle le crime d’un jeune homme attaché, tué et démembré devant une caméra. Le 29 mai, un colis contenant un pied humain atterrit au bureau du Parti conservateur du Canada à Ottawa. C’est seulement le 1er juin que la police arrive à identifier la victime, un jeune chinois nommé Lin Jun. Ce dernier avait rompu avec son petit ami en mai il semble qu’il aurait ensuite rencontré son agresseur.

Luka Rocco Magnota, le suspect numéro un, est finalement arrêté dans un cyber-café à Berlin le 4 juin 2012.

2012, 4 septembre – Denis Blanchette, 38 ans

Homicide d’autorité – tuerie de masse – arme à feu

Richard Henry Bain, condamné à la prison à vie

À 23h58, Richard Henry Bain se présente à l’entrée des artistes du Métropolis, à Montréal, alors que Pauline Marois livre à l’intérieur son discours de victoire. Bain tir une seule balle mais atteint deux personnes, dont Denis Blanchette, un technicien de scène de 38 ans, et Dave Courage, un autre technicien de 27 ans. C’est l’enrayement de son arme qui empêche Bain de réaliser pleinement le plan qu’il a en tête. Rapidement, il est arrêté par des policiers. Des milliers de personnes se trouvaient à l’intérieur pour écouter le discours de Mme Marois. Bain portait une cagoule et était également armé d’un poignard. Son arrestation est diffusée en direct par les caméras de Radio-Canada.

Richard Henri Bain déclenche une fusillade durant la soirée de l’élection de Pauline Marois à la fonction de première ministre du Québec, une première dans l’histoire du Québec. Dave Courage est aussi blessé lors de la fusillade.

Le 18 novembre 2016, Bain est condamné à la prison à vie (minimum de 20 ans avant de pouvoir effectuer une demande de libération conditionnelle).

Malgré le fait que plusieurs citoyens et auteurs ont pensé qu’il était un fou, Bain avait des opinions politiques très arrêtées et un partisan du Parti libéral du Québec. Il est donc à penser que sa motivation principale était de s’en prendre au Parti québécois. Ainsi, sa motivation ressemble beaucoup à celle de Lortie, quoique Bain était plus politisé que le célèbre caporal et le lieu qu’il a choisi est différent, mais tout aussi symbolique, c’est-à-dire le soir même de l’élection de Pauline Marois, première femme à atteindre la fonction de première ministre dans l’histoire du Québec.

Tout comme Kimveer Gill, Bain a été interrompu dans son action par l’enrayement de son arme, mais il est évident qu’il se classe dans la catégorie des tueurs de masse.

2013, 4 janvier – Linda McInnis, 58 ans

Homicide domestique – mise en scène

Myrko Kvist, 40 ans, plaide coupable pour homicide involontaire, 10 ans de prison

Le corps de Linda est retrouvé seulement vers la fin de mars derrière le garage municipal de la Canardière.

« Le mystère entourant la disparition de Linda McInnis s’est éclairci, hier soir. Le corps de la femme de 58 ans aurait été trouvé recouvert de neige derrière un garage municipal dans Limoilou, à peine quelques heures après que l’homme accusé dans cette affaire, Myrko Kvist, s’est reconnu coupable d’homicide involontaire. Vers 21h hier, les policiers de Québec ont fait la découverte d’un cadavre dans un banc de neige à l’arrière du garage municipal situé au 1252, chemin de la Canardière. Tout porte à croire qu’il s’agit du corps de Linda McInnis, […] » Elle était disparie depuis le 4 janvier. Il a fallu une pelle mécanique pour la dégager. Kvist venait de plaider coupable et c’est probablement lui qui avait dit aux policiers où chercher le corps. « Aucune autre version des faits ne peut être confrontée à celle de Kvist, puisqu’il a pris soin d’effacer le maximum de traces sur les lieux du crime, avant de faire disparaître le corps. Au moment de son passage devant le tribunal, hier matin, Kvist n’avait toujours pas fait de déclaration incriminante aux enquêteurs. La preuve était malgré tout écrasante, puisque la nuit du crime, des caméras de sécurité ont filmé ses allées et venues dans l’immeuble de condos où vivait la victime, Les Alcôves du Palais, où l’accusé a lui aussi habité pendant un certain temps. Les enquêteurs ont aussi pu suivre, grâce aux images captées par les caméras du ministère des Transports, les déplacements de Kvist dans la voiture de la victime cette même nuit, jusqu’à ce qu’il abandonne le véhicule sur le boulevard des Capucins. […] La dfense a sobrement résumé la version des faits de Myrko Kvist. Il prétend s’être présenté chez Linda McInnis à l’invitation de celle-ci, le soir du 4 janvier. Ils auraient discuté de 15 à 20 minutes, après quoi l’accusé aurait « posé un geste » envers elle. Elle aurait vivement réagi, et une dispute a éclaté. Kvist aurait alors « paniqué » et agrippé sa victime à la gorge. Tous deux sont ensuite tombés par terre avant qu’il se rende compte que McInnis était morte. La preuve de la Couronne a démontré que la scène du crime avait été minutieusement nettoyée. On a malgré tout pu retrouver des traces de sang qui ont permis d’effectuer des tests d’ADN. Parmi ces échantillons, certains correspondaient au profil de l’accusé. Les enquêteurs ont aussi décelé des traces d’excréments sur un divan. Les séquences vidéo montrent que Kvist s’est présenté chez sa victime vers 22h. On le voit ensuite quitter les lieux vers minuit et emprunter la voiture de la dame, pour se garer près d’une porte de l’immeuble qui donne sur le logement de celle-ci. À 1h27, la même voiture, conduite par Kvist, est vue circulant direction nord vers Limoilou. Elle sera de nouveau localisée à 1h56, avant d’être abandonnée. À 2h15, Kvist est une fois de plus filmé en train d’entrer dans l’appartement de sa victime, qu’il quittera quelques minutes plus tard. Des témoins ont aussi déclaré aux policiers que, dans les jours qui ont suivi, l’homme avait des blessures au visage et aux oreilles. Maintenant qu’il s’est reconnu coupable d’homicide involontaire, même si des faits nouveaux devaient démontrer qu’il a commis un meurtre, il ne pourra pas faire l’objet de nouvelles accusations. Il n’y a toutefois pas de peine maximum pour homicide involontaire. Théoriquement, un juge pourrait imposer l’emprisonnement à vie, si les circonstances le justifient. Myrko Kvist possède des antécédents judiciaires récents en matière de vol à l’étalage et de fraude. Il devait revenir en février devant le tribunal concernant ces deux affaires. Il a été reconnu coupable de vol qualifié en 1991. À l’automne dernier, il avait vendu ses biens pour faire un voyage de 50 jours en France. » (Le Soleil, Olivier Parent et Pierre Asselin, 23 mars 2013, « Homicide involontaire de Linda McInnis, Le cadavre retrouvé »)

Kvist écopera finalement de 10 ans de prison en février 2014. On apprend dabs cet article que la victime était légèrement vêtue lorsque Kvist est arrivé chez elle au soir du 4 janvier 2013, et Kvist aurait faussement interprété cela comme une invitation à des échanges sexuels. « Il lui prend un sein. Linda McInnis le gifle et crie. L’accusé panique, l’empoigne à la gorge et tombe au sol avec elle. La quinquagénaire décède par strangulation. Le magistrat souligne que Kvist a perpétré son crime au moment où il menait une vie débridée. Il abusait de l’alcool et de la sexualité. Il avait d’ailleurs bu du vin avant de commettre l’irréparable. Une situation qui a contribué à la commission de l’infraction. Aprèes son crime, l’inculpé a transporté le corps enveloppé dans un drap jusque dans un stationnement près de la rue de la Canardière. Il a nettoyé la scène du crime et a jeté les clés de l’auto de Mme McInnis ainsi que sa sacoche. Il a abandonné le véhicule plus loin. Ce sont là, pour la juge Pelletier, des facteurs aggravants. « Il a agi de façon calculée pour cacher son crime », dit-elle. Évidemment, elle tient compte de l’impact sur la famille immédiate qui vit encore de l’angoisse, de la colère, de la tristesse et de la détresse. […] La disparition était d’autant plus étonnante que la femme menait une vie tranquille. Elle partageait son temps entre son travail et son chalet en Beauce. » (Le Soleil, Jean-François Néron, 15 février 2014, « Meurtre de Linda McInnis, Myrko Kvist écope de 10 ans de prison »)

Kvist a été arrêté le 12 février 2013 et c’est le 22 mars qu’il accepte de dire aux policiers où se trouve le corps.

2013, janvier – Yves Comeau, 50 ans

Sans abri retrouvé mort dans un motel du boulevard Hamel à Québec. C’est seulement le 20 juin 2013 que Dany Bélanger sera arrêté et accusé de meurtre. Peu après, il se serait retrouvé aux soins psychiatriques.

2013, 13 avril – Luc Foisy, 61 ans

Foisy est retrouvé mort à son domicile du 11001, avenue Cobourg, à Montréal-Nord. Lorsque les secours sont arrivés, l’homme de 61 ans avait un traumatisme massif à la tête et au visage. Retraité, il habitait seul dans un immeuble à six logements. Personne n’a rien entendu dans le secteur. La police a reçu un appel vers 16h le samedi 13 avril signalant la présence d’un homme inconscient. Le suspect a été arrêté sur place. Il était âgé de 27 ans.[48]

2013, mai – Louise Paquet, 68 ans, et Solange Paquet, 72 ans

Ces deux sœurs sont retrouvées mortes dans leur résidence de Sainte-Famille, sur l’île d’orléans. àa voir pour le développement, on croyait à un meurtre suivi d’un suicide.

2013, juillet – Giuseppe De Vito

Mort empoisonné au cyanure en prison de Donacona en juillet 2013. Crime organisé.

2013, 15 juillet – Charlotte Caron, 48 ans

Elle est victme d’un meurtre commis par son conjoint. « C’est dans la maison du couple à Beauport, dans la salle de bain, que Donald Dion aurait poignardé la femme de 48 ans avant de s’enlever la vie. « Elle voyait qu’il était malade et elle était tout le temps derrière lui, mais c’était un homme possessif et jaloux », a expliqué la mère.

2013, 24-25 octobre – Annie Dessureault, 35 ans

Elle a été abattue en pleine nuit, sur la rie Damdurant, à Longueuil. Elle était reconnnue pour s’adonner au trafic de drogue. « Lorsque quelqu’un a sonné à la porte aux petites heures de la nuit, elle n’a même pas eu le temps d’ouvrir la porte qu’un assassin a tiré à travers la fenêtre de la porte, tuant cette dernière. Le crime est survenu alors que ses enfants de 12 et deux ans étaient présents dans la maison. Sa fille de 12 ans avait d’ailleurs tenté vainement de réanimer sa mère, qui a plus tard succombé à l’hôpital. La police soupçconne que le trafci de stupéfiants auquel la victime s’adonnait pourrait avoir amené le crime organisé à l’éliminer. »[49]

2013, décembre – Roger Valiquette

Ce meurtre aurait été commandité par Vito Rizzuto, selon André Cédilot.

2014, 11 février – Triple meurtre à Trois-Rivières

C’est sur la rue Sicard à Trois-Rivières qu’un triple meurtre eut lieu. Deux jeunes sœurs et le copain de 17 ans de l’une d’elles ont été froidement abattus par deux jeunes adolescents lourdement armés. L’aînée étudiant en maîtrise en ergothérapie à l’UQTR, tandis que sa cadette terminait ses études secondaires au Collège Marie-de-l’Incarnation. Les deux sœurs ont été décrites comme des personnes vivantes et possédants des valeurs familiales. « Le maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque, réside dans ce quartier du secteur de Trois-Rivières-Ouest. Lorsqu’il a appris la nouvelle hier matin, il s,est rendu sur place. Le maire était visiblement très ébranlé par les événements. »[50]

L’appel est entré à la police un peu avant 8h00 au matin du 11 février. « Au moment d’arriver sur les lieux, les policiers « ont vu deux adolescents sortir de la maison. Danielle Poitras, une voisine, a vu les policiers qui tenaient en joue les deux jeunes hommes avant de les arrêter. La fame affirme aussi que les deux adolescents, qui sont considérés pat les policiers comme les principaux suspects, se sont rendus les mains derrière la tête. […] Après avoir arrêté les deux suspects, âgés de 17 ans, les policiers ont fait la triste découverte des trois corps à l’intérieur de la maison, une jeune femme au début de la vingtaine, une adolescente de cinquième secondaire et son ami de cœur. Leur décès a été constaté sur place. La Sécurité publique affirme que les victimes ont été tuées de « façon brutale ». Des sources indiquaient hier au Nouvelliste que les trois jeunes ont été assassinés avec une arme à feu, élément que les policiers refusaient de confirmer. »[51]

En juin 2015, l’un des deux tireurs a plaidé coupable, sans toutefois manifester la moindre émotion. « Sans broncher, il a admis en présence de son avocat Me René Duval avoir commis les trois meurtres au premier degré et d’avoir comploté pour tuer une jeune fille de 17 ans, sa mère, son amoureux lui aussi âgé de 17 ans et des policiers. Pourtant, le drame qui s’est joué le 11 février 2014 et dans les mois précédents a de quoi glacer le sang. C’est en effet ce que révèle la preuve qui a été déposée en cour vendredi. L’incompréhension est d’autant plus forte que ce jeune homme ne connaissait pas du tout les trois victimes. C’est son complice, âgé de 16 ans en février 2014 qui est, en quelque sorte, à l’origine du triple meurtre. En fait, il s’était amouraché de la plus jeune des deux sœurs décédées. Celle-ci vivait alors une relation amoureuse avec un jeune homme depuis quelques années. Il y aurait néanmoins eu des rapprochements mais uniquement d’ordre amical. Cette jeune fille voulait tout simplement aider l’adolescent mais la relation s’est avérée malsaine au point que sa mère lui a demandé de couper les ponts pour éviter qu’elle ne se fasse du mal. Et c’est ce qu’elle fait, mais ce dernier s’y est refusé. Il a plutôt tenté d’établir des contacts avec elle de plusieurs façons. En septembre 2013, elle lui a donc envoyé un message pour lui dire qu’elle aimait son chum et qu’elle allait toujours l’aimer. Elle lui enjoignait de sortir de sa vie et de cesser de la contacter car elle porterait plainte à la police pour harcèlement. Elle lui a aussi clairement fait savoir qu’elle ne l’aimait pas et qu’elle ne voulait rien savoir de lui. »[52]

C’est donc ce refus qui aurait été l’élément stresseur qui aurait tout déclenché. « Dès lors, cet adolescent a très mal réagi, se sentant trahi et en colère. Il a commencé à envoyer des messages de plus en plus sombres sur les réseaux sociaux dans lesquels il parlait de tuer des gens et/ou de se suicider. Il a même demandé qu’on lui trouve de la poudre à canon et l’adresse de l’amoureux de la jeune fille mais sans succès. Au cours de la même période, il s’est rapproché de l’autre accusé, un adolescent qu’il connaissait depuis deux ans à peine et qui lui aussi avait eu des difficultés amoureuses. Ils ont alors ourdi un plan monstrueux, qui consistait à tuer la la jeune fille et son amoureux, les policiers qui voudraient les arrêter, à torturer la mère de la jeune fille, à incendier sa maison et enfin à mettre fin à leurs jours. Dans les jours qui ont précédé leur passage à l’acte, ils ont eu des échanges courriels et messages textes dans lesquels ils disaient que leur moment de gloire approchait enfin et que le sang allait couler dans leurs mains. Le 11 février, ils ont quitté la résidence du jeune homme de 16 ans en apportant avec eux du fil barbelé, du Tabasco, une râpe à formage, du sel, un marteau, des produits inflammables, deux armes longues qui étaient entreposées dans la maison et des munitions. Ils ont ensuite pris l’autobus de la Ville mais l’étui qui contenait leur matériel s’est déchiré. Ils sont donc retournés à la maison, ont réparé l’étui et ont repris l’autobus. À 7h50, ils sont arrivés sur la rue Sicard. C’est celui qui ne connaissait pas les victimes qui a sonné à la porte pour dire qu’il avait une urgence et qu’il devait téléphoner. L’autre était alors caché non loin. Une fois entré, le premier a pris soin de fermer la porte derrière lui mais sans la verrouiller et ce, afin de laisser passer son ami qui avait les deux armes. À ce moment, il y avait dans la maison la jeune fille, son amoureux et sa sœur âgée de 22 ans. La mère était pour sa part déjà au travail. En voyant les armes, la plus jeune des sœurs est allée se cacher avec son chum dans un garde-robe pour y appeler le 9-1-1. Quelques minutes plus tard, ils ont été retrouvés par l’un des tueurs et forcés de rejoindre l’autre sœur et le complice dans le salon. En l’espace de 30 secondes, les trois jeunes ont été abattus d’une balle dans la tête. L’adolescent de 16 ans a tué le couple alors que celui de 17 ans a froidement tiré sur la sœur. »[53]

2014, 21 octobre – Jenique Dalcourt, 23 ans

Aucune accusation connue

Jenique Dalcourt, 23 ans, est assassinée à coups de barre de fer le 21 octobre 2014 à Longueuil alors qu’elle rentrait chez elle à pied après sa journée de travail.  Son corps fut abandonné près d’une piste cyclable dans un secteur mal éclairé.  Trois semaines plus tard, elle aurait célébré son 24ème anniversaire.  Son corps fut retrouvé près de la piste cyclable du Vieux-Longueuil.  Peu de temps après le meurtre, un suspect fut arrêté mais relâché par manque de preuve.  La police de Longueuil fut vertement critiquée pour cette arrestation hâtive puisque le prévenu savait maintenant qu’il était en tête de la liste des suspects.

En 2015, après une enquête de 13 mois, les policiers de Longueuil furent étonnés de constater que le DPCP refusait de déposer des accusations contre leur suspect.  Celui-ci déclara en novembre 2015 que le dossier « ne comporte pas les éléments essentiels pour porter de telles accusations […]  La Couronne ne cherche pas une condamnation à tout prix et doit éviter de porter des accusations si la preuve est insuffisante ».  Et pourtant, la police ne visait qu’un seul suspect depuis le début de l’enquête.

Le travail de la police de Longueuil fut ensuite qualifié de médiocre : leurs enquêteurs auraient procédé à l’arrestation d’un jeune homme de 26 ans avant que la preuve soit suffisante contre lui.  Cette situation obligea le DPCP (Directeur des Poursuites Criminelles et Pénales) à abandonner les poursuites contre le suspect.  La Ville de Longueuil promit quant à elle d’améliorer l’éclairage dans le secteur où s’est produit le meurtre.

(Les parents de Jenique sont John Gandolfo et Monique Dalcourt.  Elle laisse dans le deuil un frère et trois sœurs).

2014, 15 mai– Stéphane Prévost, 37 ans

Le 15 mai 2014, vers 23h00, le corps de Stéphane Prévost, 37 ans, est découvert le long de la piste cyclable du canal Lachine.  Il aurait été attaqué par derrière alors qu’il se reposait sur un banc de parc.  On croit qu’il aurait été atteint par un objet contondant.  Au moment de la découverte, son corps était partiellement immergé dans l’eau.

Quelques semaines plus tôt, Prévost aurait été attaqué par son colocataire, alors armé d’un marteau.  Celui-ci a été interrogé en lien avec le meurtre mais relâché.

2014, 3 février – Alain Magloire, 41 ans

Homicide par intervention policière

Le 31 janvier 2014, Alain Magloire, 41 ans, a loué une chambre à l’hôtel Montreal Central pour une durée de 5 jours. Le 3 février, il « s’est réveillé dans un état inhabituel. » Lorsqu’il a voulu utiliser la salle de bain commune, il s’en emporté en constatant qu’elle était déjà occupée par un autre résident. Magloire, qui n’était cependant pas considéré comme un client à problème, est allé jusqu’à frapper dans la porte avec un marteau. Plus tard, dans la cuisine, lorsque l’occupant de la salle de bain a eu l’occasion de lui dire qu’il n’avait pas appriécé sa réaction, Magloire lui lança une cuilli`re de bois. Lorsque le gérant de l’hôtel est intervenu, Magloire lui aurait mentionné son désir de quitter et de se faire rembourser le dépôt pour les cinq jours de location. « Le g.rant lui a alors mentionné qu’il devrait appeler la police pour régler la question des bris causés par les coups de marteau donnés plus tôt en matinée.

Après avoir récupéré ses affaires à sa chambre, Magloire a répliqué de nouveau en brisant une fenêtre du bureau de la réception, toujours avec un marteau. Magloire a ensuite sorti dans la rue, suivi à distance raisonnable par le gérant. Les policiers l’ont intercepté entre les rues Saint-Denis et Berri. « Cette voiture était conduite par le policier Campeau, accompagné de la policière Bruneau. Mme Bruneau a baissé sa vitre d’auto pour s’adresser au gérant et a constaté que ce dernier saignait à la tête. Il l’a rassurée sur son état et lui a indiqué la présence de M. Magloire, un peu [plus loin] devant eux dans la même rue. M. Campeau a avancé et stationné l’automobile un peu devant M. Magloire, en bordure de la rue Ontario. Mme Bruneau, qui avait gardé la vitre de sa portière baissée, a voulu s’adresser à M. Magloire. Ce dernier a réagi en se baissant un peu et en élançant le bras et la main, tenant son marteau dans un mouvement pour la frapper à l’intérieur de l’automobile. M. Campeau est sorti rapidement de l’automobile, a dégainé son arme à feu, l’a pointée vers M. Magloire et a crié à ce dernier de reculer. Au même moment, Mme Bruneau a dégainé son arme à feu, s’est couchée sur le siège avant de l’automobile, a pointé son arme à feu vers M. Magloire et lui a également crié de reculer.[54]

Magloire a effectivement reculé et repris sa marche, suivi des deux policiers qui tentaient de le raisonner. « À deux reprises, il s’est returné vers eux et leur a fait des gestes de menace, son marteau à bout de bras, dans les airs. À l’intersection des rues Ontario et Berri, un travailleur de la Ville de Montréal était sur place. Il a fait quelques pas en direction de M. Magloire et lui a dit qu’il devrait écouter les policiers, sans quoi ces derniers pourraient faire feu sur lui. M. Magloire a répondu à cette personne « Qu’ils tirent sur moi » et il a continué de marcher sur la rue Berri en direction sud. »

Les policiers Joly et Brassard sont arrivé à bord d’une deuxième voiture. Ils ont tenté d’utiliser le poivre de Cayenne et un bâton télescopique, mais sans résultat. Puis, devant la sortie du terminus d’autobus, Magloire a déposé ses sacs et s’est avancé vers les quatre policiers en brandissant son marteau. « Ces derniers ont reculé dans la rue Berri pour éviter tout contact physique. Quelques secondes plus tard, deux autres véhicules de police sont arrivés en renfort, ce qui a détourné l’attention de M. Magloire, qui a commencé à se diriger vers eux. Le policier Côté, qui conduisait un des deux véhicules, a décidé, devant cette situation, d’utiliser son auto-patrouille comme arme d’opportunité. Il s’est approché à basse vitesse de M. Magloire dans le but de le renverser et de permettre à ses collègues d’intervenir et de le maîtriser. Cependant, au moment où l’auto-patrouille allait heurter les jambes de M. Magloire, ce dernier a sauté sur le capot pour éviter l’impact. Le policier Joly s’est précipité sur lui pour tenter de l’amener au sol, mais sans succès. M. Joly s’est retrouvé dos au sol alors que M. Magloire était retombé sur ses pieds, le bras dans les airs, la main et le marteau tendus dans un geste pour frapper le policier toujours au sol. Le policier Brassard a alors fait feu à quatre reprises sur M. Magloire, l’atteignant mortellement d’un projectile. Les policiers ont alors commencé des manœuvres de réanimation dans l’attente des ambulaciers, lesquels sont arrivés rapidement sur place. Ces derniers ont constaté l’absence de signes vitaux dès leur arrivée. »

CBC/Radio-Canada présente un montage vidéo des derniers instants de M. Magloire.[55]

En 2016, le coroner en conclut que les policiers devraient bénéficier d’une meilleure formation concernant les interventions en santé mentale et aussi d’un plus grand accès aux pistolets Taser. Quant à l’intervention policière du 3 février 2014, le coroner Luc Malouin la qualifia qu’elle « a été correcte, mais sans plus. […] La  communication était clairement déficiente entre les policiers et M. Magloire. Ça ne donne rien de crier, on l’a bien vu. »[56]

2015, janvier – Martin Bélair, 37 ans, et Nancy Beaulieu, 41 ans

Aucune arrestation connue

En janvier, Martin Bélair, 37 ans, et Nancy Beaulieu, 41 ans, furent retrouvés morts dans une camionnette à Mascouche. Tous deux travaillaient dans un bar de danseuses de St-Hyacinthe, situé à l’intersection des rues Cascades et Vaudreuil.  Le ou les assassins n’ont toujours pas été retrouvés.

2015, juillet – Joachim Aracil, 82 ans

Homicide sans motif spécifique – couteau

Sylvain Fournier, non criminellement responsable

En juillet 2015, Joachim Aracil, un retraité français de 82 ans, est tué dans le quartier Saint-Sauveur à Québec par un homme qui sera plus tard déclaré schizophrène et non criminellement responsable. Arlette Aracil, l’épouse de la victime a également été blessé au cours de l’agression au couteau. « Le couple était en visite à Québec et habitait temporairement un logement d’une coopérative. Sylvain Fournier, connu pour ses troubles mentaux, a rapidement été arrêté et accusé. Au terme de son procès, tenu en 2016, il a été déclaré non criminellement responsable en raison [57]

2015, 5-6 juillet – Samantha Higgins

Homicide domestique – mutilation de cadavre

Nicholas Fontanelli, …

Dans la nuit du 5 au 6 juillet 2015, Nicholas Fontanelli tue sa fiancée Samantha Higgins avant de la démembrer pour ensuite disperser les morceaux de son corps à travers la Montérégie. En octobre 2019, Fontanelli plaide coupable. Au moment du meurtre, Fontanelli avait 26 ans et sa conjointe 22 ans. Au moment du drame, il y avait trois mois que Samantha n’était pas sortie de chez elle, c’est-à-dire après un accouchement. Ce soir-là, elle « avait décidé d’aller chez une amie pour s,muser. La soirée s’était bien passée et elle est rentrée chez elle un peu après minuit. « Une amie a écrit à Mme Higgins pour savoir si elle était bien rentrée, et elle a reçu une réponse affirmative à 1h45 », indique le résumé des faits déposé à la cour ce mardi. On ignore toutefois qui a envoyé la réponse, puisque cette même nuit, Fontanelli a tué sa fiancée. Aucun mobile n’a été donné à la cour, ce mardi. Juste après, Fontanelli a parlé à sa belle-sœur, avouant « l’avoir étranglée ». Il s’est ensuite affairé à découper le corps. »[58]

Selon le pathologiste qui a pratiqué l’autopsie, certaines lésions auraient été causées alors qu’elle n’était pas encore morte. « Fontanelli s’est ensuite rendu dans le coin de Hinchinbrooke en Montérégie, où il a dispersé les morceaux de cadavre, avant de rentrer chez lui et faire comme si de rien n’était. Et pire encore, quand sa belle-mère s’est mise à s’inquiéter de la disparition de Mme Higgins, Fontanelli a même accepté de l’accompagner à la police pour rédiger un rapport. Il a ensuite donné une entrevue à la télévision où, en larmes, il disait espérer revoir sa fiancée. »[59]

Le corps a été retrouvé quatre jours plus tard dans une rivière. À l’automne 2019, il plaide coupable à une accusation réduite de meurtre au deuxième degré et d’outrage à un cadavre. Il s’est aussitôt mérité un emprisonnement à vie (25 ans)

2015, 15 octobre – adolescent de 16 ans

Un adolescent est poignardé dans une station-service à Laval. Des témoins ont organisé le transport du blessé mais son décès a été constaté à l’hôpital. Il semble avoir été poignardé.

2016, 1er avril-9 mai – Pascal Ricard, 45 ans

Aucune arrestation connue.

Pascal Ricard, 45 ans, disparait le 1er avril.  Son corps est retrouvé le 9 mai 2016 enveloppé dans un sac de plastique en bordure de l’autoroute 13 à Saint-Eustache. Ricard était originaire de Sainte-Sophie, dans les Laurentides.  Ce meurtre aurait un lien avec le milieu de la drogue.[60]

2016, 27 mai – Rocco Sollecito

Homicide entreprise criminelle

Aucune arrestation connue

Le 27 mai 2016, Rocco Sollecito est assassiné sur le boulevard Saint-Elzéar à Laval, à moins de 500 mètres d’un poste de police, par un tireur qui se cachait dans un abri-bus.  Lorsque le véhicule utilitaire sport de marque BMW de Sollecito apparut vis-à-vis l’abri-bus, le tireur est sorti de sa cachette pour tirer à de nombreuses reprises dans sa direction.  Selon les médias, Sollecito était le mafioso qui s’était occupé du clan Rizzuto pendant l’incarcération de Vito Rizzuto aux États-Unis.

2016, 10 août – Marie-Pier Gagné

Jonathan Falardeau-Laroche, coupable d’homicide involontaire.

Le 10 août 2016, Marie-Pier Gagné, enceinte de 40 semaines, est herté mortellement par un véhicule sur le boulevard Laurier à Québec. Malgré tout, les médecins arriveront à sauver son bébé. Quant au jeune chauffard, il est arrêté puisqu’il utilisait son véhicule en dépit du fait qu’il savait qu’il souffrait de crises d’épilepsie.

Le 9 octobre 2019, Falardeau-Laroche est reconnu coupable d’homicide involontaire. Le jeune homme de 25 ans avait menti à ses proches, selon le juge, ce qui prouve sa négligence criminelle causant la mort de cette jeune femme enceinte de 40 semaines. Le jeune homme, atteint d’épilepsie, aurait tout de même utilisé son véhicule malgré l’avis contraire de son médecin et de certains membres de son entourage.

2016, 12-13 septembre – Isabelle Lavoie

Homicide domestique planifié

Maxime Labrecque, …

La séparation entre Isabelle Lavoie et Maxime Labrecque se produit le 24 août 2016. Après cela, Labrecque devient triste. Il dira à ses amis que son ex-conjointe était une « vache », et qu’elle avait brisé sa famille. Dans la nuit du 12 au 13 septembre 2016, Maxime Labrecque tue Isabelle Lavoie d’une trentaine de coups de couteau, apparemment parce qu’il ne pouvait tolérer qu’elle voit un autre homme. Quelques jours après la séparation, le comportement de la victime a changé. Elle se sentait harclé et menacée par son ex-conjoint.

Selon ce qui est apparu au procès, Labrecque aurait confié à un ami que son ex-conjointe « méritait d’être punie. » « Il était en colère, très fâché. Il m’a dit : je vais la battre, la criss, je vais la passer. Il m’a dit qu’il voulait entrer par sa fenêtre pour aller lui faire peur », a raconté David Gagnon, mercredi, devant le jury au procès de maxime Labrecque. »[61]

Le 12 septembre 2016, Gagnon jouait à un jeu vidéo lorsque Labrecque est venu cogner dans sa fenêtre vers 23h00. Labrecque paraissait alors dépressif et en colère. « Il était fâché, car son ex souhaitait qu’un avocat se mêle de leur dossier pour rétablir la garde des enfants et pour la possession de leur voiture. Pendant l’heure de discussion qui a suivi, il a été question de la séparation du couple, mais aussi de l’intention de l’accusé de se rendre à l’appartement [de] Mme Lavoie pour voir si elle était seule. »[62] Bien sûr, Gagnon avait essayé de le calmer, sans croire que Labrecque passerait aux actes.

Labrecque « aurait écrit son testament quelques jours avant d’assassiner son ancienne conjointe, précisant qu’à son décès, les deux enfants du couple iraient vivre chez sa sœur, et non avec leur mère. »[63] Labrecque témoignera pour sa défense lors de son procès. Il serait demeuré très calme pendant qu’il témoignait. « Mais c’est à la lecture de son testament, écrit le 8 septembre 2016, que Labrecque a eu le plus de mal à poursuivre son récit. « Mon idée était faite. Je voulais mourir… Je ne vois plus le jour oz je vais avoir une once de bonheur dans ma vie », a-t-il poursuivi en pleurant. Selon le trentenaire, s’il a noté dans ses dernières volontés que les deux enfants du couple iraient vivre chez sa sœur à son décès, c’est parce que c’était l’entente des deux adultes pendant leur union, et non parce qu’il pensait la tuer. Puis, dans les lettres d’adieu adressées à ses enfants, il a également expliqué pourquoi il souhaitait mettre fin à ses jours. « Tu comprendras pourquoi papa est parti si tôt. Ce n’est pas parce que papa ne vous aimait pas, mais parce que maman a détruit le cœur de papa deux fois. Un jour, tu vas découvrir comment maman est méchante, mais toi, tu ne seras jamais comme elle », a écrit l’accusé dans sa lettre adressé à l’un de ses enfants. »[64]

Labrecque aurait prévu d’utiliser un couteau de cuisine pour en finir, mais au soir où il décida de passer à l’action, n’aurait finalement pas apporté d’outil pour entrer dans le logement de son ex. Il lui avait remis plutôt la clé du logement. « C’est par hasard qu’il aurait trouvé son marteau dans une poubelle, dehors, près de la porte d’entrée. « J’ai vu mon marteau dans la poubelle. Je me suis senti comme un déchet », a expliqué Labrecque à voix basse. Après avoir lancé l’objet dans la porte ‘entrée vitrée et pris un couteau dans la cuisinette, l’homme n’a plus aucun souvenir de cette nuit, selon son récit. »[65]

« L’homme qui a tué son ex-conjointe en lui portant près de 30 coups de couteau après leur rupture ne pouvait concevoir qu’elle ait un autre conjoint dans sa vie, soutient la Couronne. Les plaidoiries ont début jeudi au palais de justice de Saint-Hyacinthe au procès de Maxime Labrecque […] Bien que l’accusé ait admis avoir assassiné la mère de leurs deux enfants, la poursuite et la Couronne ont plaidé sur la préméditation ou non du geste de l’homme de 37 ans. La thèse de la Couronne évoque c’est « l’idée de perdre Isabelle Lavoie qui l’obsède », a martelé Me Claude Gilbert, voulant prouver qu’il avait planifié de tuer son ex. »[66] Selon la défense, le geste était non prémédité

2016, ?-31 octobre – Steven Constantinou, 22 ans

Le corps de Steven Constantinou, 22 ans, est retrouvé le 31 octobre 2016 dans le coffre de sa voiture (Dodge Caliber), celle-ci se trouvant rue Paul-Émile Lamarche, dans le secteur Saint-Léonard à Montréal.  La police le connaissait comme un jeune homme relié à la mafia.  Constantinou était disparu depuis trois semaines.

Le 8 octobre, il avait quitté ses proches en leur disant qu’il avait des courses à faire.  Depuis, on ne l’avait pas revu.  Selon Maxime Deland du Journal de Montréal, la victime aurait entretenu des liens d’affaires avec Giuseppe « Closure » Colapelle, un important trafiquant de drogue du clan italien. Colapelle a été assassiné en mars 2012.[67]

2016, 4-5 décembre – James Jardin, 20 ans, et Chantal Cyr, 49 ans

Tueur fou

Frédérick Gingras, coupable….

Le 4 décembre 2016, Frédérick Gingras passe la soirée chez James Jardin, dans Pointe-aux-Trembles. Gingras a un comportement étrange au point où il parle aux murs. Vers 22h45, lui et Jardin manipulent une arme à feu double canon qui appartient à Jardin. Au moment où Jardin souhaite récupérer l’arme, Gingras presse la détente et Jardin s’effondre. Gingras pointe à nouveau l’arme sur lui et l’achève d’un deuxième tir, cette fois à la poitrine. Il pointe ensuite l’arme sur Samuel Labine et presse la détente. Le coup de part pas, ce qui permet à Labine de prendre la fuite. Peu après, Gingras quitte les lieux à pied en emportant une vingtaine de cartouches avec lui. Dans la cour d’une station-service Esso, il tue froidement une femme de 49 ans, Chantal Cyr.

Après sa fuite avec la voiture de Chantal Cyr, il fait un bout à pied et dans un quartier résidentiel il tir à travers la porte d’une maison. La résidente, Annie Baillargeon, se réfugie au sous-sol, réveille ses deux enfants et prend la fuite pendant que Gingras recharge son arme et arpente la maison, vraisembablement à la recherche d’autres victimes. Puis survient l’histoire avec Gérald Lalonde, l’homme de 64 ans qu’il blesse.

« Un homme de 21 ans a tué une femme et blessé un homme dans l’est de Montréal au cours d’une cavale qui a pris fin à Brossard, sur la Rive-Sud. Le suspect a tiré sur ses victimes avec une arme longue. La cavale meurtrière du jeune home a commencé vers 23h dans le stationnement d’une station-service située à l’angle du boulevard Saint-Jean-Baptiste et de la rue Sherbrooke, dans le quartier Pointe-aux-Trembles. Le suspect a ouvert le feu sur une femme de 49 ans, qui attendait sa fille à la fin de son quart de travail au restaurant Tim Horton adjacent, avant de lui voler son véhicule. Une fois derrière le volant, l’individu a pris la fuite en direction sud sur le boulevard Saint-Jean-Baptiste. […] à quelques rues de la première scène de crime, le fuyard était impliqué dans un accident. Abandonnant le véhicule sur place, à l’angle du boulevard Saint-Jean-Baptiste et de la rue Notre-Dame, l’individu s’est présenté à la porte d’une résidence de la rue Normandie, non loin du ite de l’accident, dans le but de réquisitionner un nouveau véhicule. Le propriétaitre de la demeure, un homme de 64 ans, a toutefois refusé de lui remettre ses clés. Le suspect a répliqué en lui tirant dessus à travers la porte, le blessant légèrement au bas du corps, avant de s’emparer d’une voiture et de reprendre sa cavale. »[68] Le véhicule du fuyard a été retrouvé dans un fossé à l’intersection des autoroutes 10 et 30, à Brossard. Il avait pris la fuite à pied. Il a été arrêté suite à une poursuite à pied.

Le suspect était Frédérick Gingras. On apprendra qu’avant de tuer la femme de 49 ans, il avait tué un de ses amis, ce qui avait peut-être déclenché sa folie meurtrière. Les médias parleront de « virée meurtrière » oiu de « cavale meurtrière » pour désigner le type de crime. Il semble en effet qu’on soit ici en face d’un spree murder, ou tueur fou. On retrouve plus d’une scène de crime sans période de refroidissement. En 2019, on a laissé entendre que Gingras allait probablement être déclaré délinquant à haut risque. « Cette étiquette rare et peu enviable, réservée aux accusés ayant des troubles de santé mentale, est assortie d’une peine de détention d’une durée indéterminée à être purgée dans un hôpital. […] Gingras a plaidé coupable à des chefs d’homicide involontaire et de voies de fait armées. Il était initialement accusé de deux meurtres prémédités et d’une tentative de meurtre, mais cela a été modifié en vertu d’une entente entre la Couronne et la défense. Les parties ont conclu que l’accusé n’avait pas l’intention requise pour commettre deux homicides, vu son état mental, mais qu’il pouvait différencier le bien du mal. […] Gingras devrait toutefois être déclaré non criminellement responsable de ces deux crimes, en raison de ses troubles schizophréniques. Il était complètement désorganisé après avoir tué deux personnes, ce qui explique cette suggestion des avocats au tribunal. Le jeune homme, qui a de lourds antécédents psychiatriques et un important problème de consommation de drogue, était une véritable bombe à retardement. Il devait recevoir une injection de médicament antipsychotique quatre jours avant les meurtres, mais il ne s’y est pas présenté.  »[69]

2017, 5 janvier – Jimmy Cloutier

Homicide situationnel

Le 5 janvier 2017, « après avoir poignardé un homme dans le complexe Guy-Favreau, à Montréal, Jimmy Cloutier s’est rendu à l’Old Brewery Mission. Il a pris un café, il est sorti calmement du refuge, puis il a aperçu plusieurs policiers qui l’attendaient. Les caméras de surveillance n’ont pas pu capter la suite, mais quelques secondes plus tard, Jimmy Cloutier devenait le quatrième sans-abri en cinq ans et demi abattu par des policiers du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM). »[70]

2017, 29 janvier – Ibrahima Barry, Mamadou Tanou Barry, Khaled Belkacemi, Abdelkrim Hassane, Azzeddine Soufiane, et Aboubaker Thabti

Homicide extrémiste socio-politique – tuerie de masse – arme à feu

Québec

Alexandre Bissonnette plaide coupable

Le 28 janvier 2017, vers 19h45, alors que plusieurs hommes musulmans priaient à l’intérieur du Centre culturel islamique de Québec, Alexandre Bissonnette est entré avec un pistolet Glock de calibre 9 mm. Il avait cependant prévu d’utiliser une carabine semi-automatique de calibre .223 semblable à celle utilisée par Richard Henry Bain quelques années auparavant. Après avoir ouvert le feu et causé la mort de six personnes, il contacte lui-même les policiers afin de se livrer.

La police procéda d’abord à deux arrestations avant d’annoncer qu’elle ne détenait finalement qu’un seul individu pour cette fusillade, Alexandre Bissonnette, 27 ans.

En février 2019, Bissonnette est condamné à 40 ans de prison. La Couronne demandait 150 ans alors que la défense plaidait pour 25. C’est le juge François Huot qui lui impose cette sentence, en plus de déclarer : « « Il y a 24 mois, vous avez entraîné dans la mort six de vos semblables. Vous avez de plus grièvement blessé par arme à feu cinq autres hommes, dont le seul crime était d’être différents de vous », a déclaré le juge à Bissonnette, à qui il a demandé de se lever devant lui pour recevoir sa peine après plus de cinq heures de lecture, dans une salle bondée. « Votre crime mérite la plus grandes des dénonciations. […] Alexandre Bissonnette, votre nom ne sera pas oublié, mais pour les mauvaises raisons. Contrairement à vos héros Elliot Rodger, Dylann Roof et Kip Kinkel [des tueurs de masse], vous allez devoir répondre de vos actes devant la justice », a dit le juge de la Cour supérieure, d’un ton ferme. Avant de prononcer la peine, le magistrat a statué que tant la demande de la Couronne (150 ans de prison) que celle de la défense (25 ans avant d’être éligible à une libération conditionnelle) était « déraisonnable » dans le cas de Bissonnette. « Une sentence dépassant l’espérance de vie aurait un caractère absurde », a-t-il affirmé. Rejetant la possibilité de lui infliger une peine de 50 ans, il a ainsi littéralement usé de son pouvoir pour réécrire l’article 745.51 du Code criminel sur les peines consécutives afin de pouvoir imposer autre chose que des blocs de 25 ans. Le juge a ainsi condamné l’assassin de 29 ans à 25 ans de prison à vie sur les cinq premiers chefs de meurtre au premier degré et à 15 ans sur le sixième chef de meurtre, pour un total de 40 ans avant de pouvoir demander une libération conditionnelle. Bissonnette aura 67 ans. Il s’agit de la plus lourde peine infligée au Québec depuis l’abolition de la peine de mort au pays en 1976. »[71]

Bissonnette était apparemment fasciné par les tueurs de masse, en plus d’être motivé par « une haine viscéral envers les immigrants de confession musulmane ».[72]

Tout comme Denis Lortie (voir 1984, 8 mai) mais contrairement à la majorité des tueurs de masse, Bissonnette a survécu à son crime. Toutefois, comme la totalité d’entre eux, il n’a planifié aucune porte de sortie. Au printemps 2018, il a plaidé coupable, évitant ainsi la tenue d’un procès. Toutefois, il a déclaré que « je ne suis ni un terroriste ni un islamophobe ».[73]

Les médias continuent de se questionner sur le ou les motifs de Bissonnette, mais nous avons raison de croire que, au moins, Bissonnette dit vrai lorsqu’il affirme ne pas être un terroriste. En effet, les motivations des terroristes sont de terroriser la population entière. Or, Bissonnette s’en est pris è une mosquée, c’est-à-dire un endroit assez précis. Il ne visait pas, par exemple, un restaurant, un hôtel ou tout autre lieu public qui accueille une variété incalculable et impossible à prévoir de citoyens. En entrant dans cette mosquée, il s’attendait nécessairement à y retrouver des musulmans.

Quelques semaines plus tard, certaines informations récoltés par les policiers ont été rendu publics dans les médias. Ainsi a-t-on appris que dans les heures ayant suivies son arrestation, Bissonnette avait dit à un enquêteur qu’il voulait « protéger sa famille ». Il souhaitait la soustraire « à une attaque terroriste ». Il voulait « sauver des gens ». Il a également dit « je ne suis pas un monstre ».[74]

Lorsque l’enquêteur lui a demandé pourquoi il avait choisi ce lieu, il a répondu : « Tsé, p’t’être avec mes actions lè, avant de me tirer dans la tête, plutôt que de rien faire, pis faire ça chez nous, dans ma chambre, dans l’bois… j’me suis dit que peut-être que, grâce à c’que j’ai faite, tsé, y va avoir peut-être une centaine de personnes tsé qui vont être sauvées ».

Donc, on retrouve encore l’aspect du « super-suicide » présent chez la totalité des tueurs de masse. S’il n’est pas islamophobe, à tout le moins il y a présence d’incompréhension dans sa mentalité. Ce n’est certes pas en assassinant des gens d’une confession religieuse quelconque qu’on va sauver des vies. Et des vies de qui? Juste celles de bon petits québécois de souche?

Il se montre cependant confus quant aux nombres de balles qu’il aurait tirées par exemple, et même qu’il croyait qu’il n’y avait personne à l’intérieur, comme si sa mémoire de l’événement s’était effacée.

Bissonnette a obtenu ses armes légalement mais il a menti à propos de sa santé mentale. Lorsqu’il a été arrêté, il avait en sa possession un Glock 17 et une  carabine VZ. Mais Bissonnette possédait aussi un pistolet de calibre .45, un fusil de calibre .12 et une carabine de calibre .30-06. En 2012, on lui avait prescrit une médication afin de contrôler ses crises de panique.

Selon ses parents, qui ont accepté de se livrer publiquement, Alexandre était une personne anxieuse depuis sa tendre enfance.

2017, 22 mars – Daphné Huard-Boudreault, 18 ans

Anthony Pratte-Lops, plaide coupable pour meurtre non prémédité

Assassiné par son petit-ami alors qu’elle tentait de se sortir de cette relation toxique. Elle a été poignardée.[75]

2017, 10 mai – Joceline Lamothe, 54 ans

Homicide domestique spontané – suivi d’un suicide

Mikhael Ryan, le fils et vraisemblablement responsable de l’homicide, s’est enlevé la vie.

Au printemps 2017, Mikhael Ryan, 32 ans, se trouve en désintoxication au centre Le Rucher. Le 8 mai, après une nuit agitée, il quitte le centre pour louer une chambre à l’hôtel Classique, sur le boulevard Laurier à Québec. Le 10 mai, il se rend chez sa mère. Il possède toujours la clé de la résidence. Avec un couteau, il assassine sa mèere, quoiqu’il l’adorait. Mikhael retourne ensuite à sa chambre d’hôtel. Tôt le lendemain matin, il se lance du haut du balcon du 10e étage. Il est retrouvé mort sur la chaussée. Les policiers retrouvent dans sa chambre un couteau ensanglanté. Elle travaillait comme directrice des politiques économiques et fiscales au secteur des Mines au minist`re de l’Énergie et des Ressources naturelles.

Le père, Jean-François Ryan, apprend la triste nouvelle par téléphone. Son réflexe est d’appeler son ex-conjointe, avec laquelle il entretient une bonne relation. Puisque celle-ci ne répond pas, il décide de se rendre chez elle, au 705 rue Sainte-Madeleine. C’est donc lui qui découvre la scène de crime. Jocelyne Lamothe, 54 ans, baigne dans une marre de sang.

Mikhael, qui adorait pourtant sa mère, était suivi sur le plan psychiatrique depuis 2012. Il souffrait de psychoses et d’hallucinations auditives, selon le rapport du coroner.[76]

2017, 14 septembre – Véronique Barbe et Yvon Lacasse

Homicide domestique – Spree killer

Ugo Fredette, …

Au début de septembre 2017, une dispute survenue entre Ugo Fredette et sa conjointe Véronique Barbe aurait marqué un point culminant et de rupture dans leur relation. Pourtant, Fredette continua de la harceler au cours des jours suivants, au point de lui envoyer plus d’une centaine de messages via l’application Messenger. Le 14 septembre, il prend congé de son travail pour pouvoir la surveiller. En fin d’après-midi, il la poignarde à 17 reprises sur le balcon de leur résidence à Saint-Eustache. Il la traîne ensuite à l’intérieur pour l’y séquestrer et où il s’empare d’un deuxième couteau pour l’achever. Au total, Mme Barbe aurait reçu 17 coups de couteau.

Pendant la dispute qui a précédé le meurtre, Véronique Barbe aurait demandé à un enfant de 9 ans qui assistait à la scène de téléphoner à la police. Après son premier crime, Fredette en commet un deuxième en quittant les lieux avec un enfant de 6 ans, se rendant ainsi coupable d’enlèvement. Moins d’une heure plus tard, il s’arrête dans une halte routière à La Chine, où il commet un deuxième homicide, Yvon Lacasse, 71 ans, qu’il bat à mort. Selon la Couronne lors du procès, Fredette aurait tué cet homme pour obtenir un nouveau véhicule afin de poursuivre sa cavale. Ainsi, huit minutes après son arrivée sur la halte routière, Fredette et l’enfant qu’il a kidnappé repartent à bord d’un Honda CRV. IL avait pris soin de déposer le corps de M. Lacasse dans un boisé.

Le 14 septembre 2017, Ugo Fredette tue sa conjointe, Véronique Barbe, avant de kidnapper son propre fils de 6 ans et prendre la fuite. Il tuera un homme sur une halte routière avant d’être arrêté. Il poursuit sa fuite en abandonnant son véhicule pour prendre celui de Lacasse. On retrouve deux scènes de crime dans ce dossier, une à la maison familiale du couple à Saint-Eustache et une autre à la halte routière située à l’angle des routes 329 et 158 à Lachine.

Lors du procès, en octobre 2019, la défense affirma que Fredette n’aurait jamais eu l’intention de tuer personne et que « La conjointe d’Ugo Fredette aurait provoqué celui-ci en le poussant dans les escaliers quelques minutes avant d’être tuée. […] Dans sa plaidoirie finale d’une durée d’environ 1h15, le criminaliste [Me Louis-Alexandre Martin] a tenté de convaincre les neuf hommes et les trois femmes du jury que son client n’avait pas l’intention de tuer qui que ce soit le 14 septemnbre 2017. […] Pour la défense, il semble clair que Mme Barbe a provoqué Fredette le jour du drame. En plus d’avoir poussé son conjoint dans l’escalier lors d’une chicane houleuse, la femme de 41 ans aurait également tenté de l’attaquer avec un couteau dans la cuisine, selon le témoignage de l’accusé. « Il y a eu le coup de couteau, la médisance, le dénigrement, la poussée. Si on met tout ça ensemble, ce n’est pas illogique de croire qu’une personne ordinaire aurait pu atteindre son point de rupture » a résumé Me Martin. La théorie de la défense est que Fredette a causé la mort de sa conjointe dans un excès de colère accumulée. « C’est clair que les fils se sont touchés, le chaudron a explosé », a illustré l’accusé la semaine dernière. Quant au décès d’Yvon Lacasse, la défense soutient que la cause de sa mort demeure imprécise, notamment car le pathologiste n’a pas pu déterminer quelle fracture est à l’origine du traumatisme fatal. […] La Couronne a plutôt laissé sous-entendre, lors du contre-interrogatoire de Fredette, que celui-ci »[77]

« « Ugo Fredette était obsédé par Véronique Barbe et ne pouvait pas décrocher de leur relation ». Il l’a harcelée sans relâche pendant des jours avant de la tuer et de battre à mort un automobiliste pour poursuivre sa cavale. C’est ce que la poursuite a plaidé lors du procès de l’homme de 44 ans vendredi. « Elle était dépassée par les événements. Elle ne savait plus quoi faire. Elle avait peur et elle craignait pour sa sécurité. Et ça, M. Fredette le savait », a déclaré le procureur aux poursuites criminelles et pénales Steve Baribeau, dans sa plaidoirie finale qui a duré près de six heures au palais de justice de Saint-Jérôme. Quatre jours avant le drame, en septembre 2017, le couple a vécu une chicane explosive qui aurait marqué « un point de non-retour » pour Véronique Barbe. Ugo Fredette a été violent avec elle, leur voisine l’a entendue crier à l’aide et pleurer. Les jours suivants, il aurait refusé d’accepter la rupture, puisque « ça ne correspondait pas à ses besoins […]. Il voulait contrôler Véronique, car c’est la seule façon qu’il avait trouvée pour empêcher la séparation. » La veille du drame, « centré sur lui-même », il l’a bombardée de supplications sur l’application Messenger. 179 messages dans lesquels il l’implorait de lui donner une dernière chance. « Je ne peux pas vivre sans toi », écrivait-il. « STOP », répondait Mme Barbe en spécifiant qu’elle avait peur et qu’il devait cesser d’insister. Il l’a ensuite appelée à de multiples reprises. « Ça n’arrête pas », a affirmé Me Baribeau. »[78]

La défense plaida que Fredette n’aurait jamais voulu commettre ces deux meurtres. Pour Mme Barbe, elle prétendit qu’il avait atteint un « point de rupture » et quant à Yvon Lacasse, il aurait cru que le septuagénaire essayait de kidnapper l’enfant et l’aurait donc battu pour protéger l’enfant. « La poursuite a qualifié de « totalement invraisemblable » la version des faits présentée par l’accusé lors de son témoignage. »[79]

Lorsque les jurés débutèrent leurs délibérations, le public put apprendre la teneur du témoignage de l’ex-conjoint de Véronique Barbe. Celui-ci a dit : « Elle était comme sous l’emprise de la peur et ne patrlait presque pas, je voulais qu’elle sorte de cette atmosphère toxique. » Cet ex-conjoint, « dont on ne peut dévoiler l’identité sur ordre du tribunal, avait été appelé par la défense dans le but de corroborer la version de Fredette, stipulant que sa conjointe l’avait frappé dans les jours précédent le drame du 14 septembre 2017. Le témoin a confirmé avoir reçu cette information, mais il en a dit beaucoup plus, au point où la juge Myriam Lachance l’a qualifié de « dévastateur » pour la défense. » [80]

Le 19 octobre 2019, le jury reconnait Fredette coupable de meurtre au premier degré dans le cas des deux victimes.

2017, 1er novembre – trois bébés non identifiés

Néonaticide

Mère de 29 ans condamnée à 8 ans de prison

Le 1er novembre marque la date de l’arrestation d’une femme de 29 ans à Sainte-Marthe-sur-le-Lac pour les meurtres de trois enfants nouveaux-nés. « Trois semaines plus tôt, la jeune mère s’était présentée à l’hôpital de Saint-Eustache pour une hémorragie vaginale. La chirurgienne qui s’est occupée d’elle a constaté que sa patiente venait d’accoucher, ce que celle-ci niait. Alertés par le personnel médical, les policiers ont fait une découverte troublante au sous-sol du domicile de l’accusée. En plus du nouveau-né décédé, retrouvé emmailloté dans un drap à l’Intérieur d’une marmite, les enquêteurs ont localisé les cadavres de deux autres bébés. Ils seraient issus de grossesses distinctes, remontant à une période comprise entre décembre 2014 et février 2017. Les policiers ont pu établir que le père des enfants n’était pas au fait de la présence des petits corps dans son sous-sol, ni même des grossesses de sa conjointe. « La preuve démontre de multiples façons que l’accusée a menti une grande partie de sa vie sur de nombreux sujets », lit-on dans le résué des faits. La jeune mère n’aurait toutefois pas de trouble psychiatrique, tel que la mythomanie, selon un médecin qui l’a évaluée. »[81]

En octobre 2019, la mère a écopé d’une peine de 8 ans de prison. Le juge James Brunton, qui livra la sentence, s’est montré sceptique sur les chances de réhabilitation. Elle a d’abord été accusé de triple meurtre, mais en juillet 2019, elle a fini par plaider coupable pour homicide involontaire, dissimulation de cadavres et corruption de mœurs.

2018, 11-12 juin – Chloé Labrie, 28 ans

Dossier en cours …

Le corps de Chloé Labrie, 28 ans, est retrouvé à Kuujjuaq dans une résidence. La jeune femme originaire de Victoriaville travaillait dans le nord du Québec comme travailleuse de la santé depuis quelques années. Son corps portait des marques de violence. Quelques jours plus tard, un jeune homme de 20 ans a été accusé de ce meurtre. Il s’agit de Randy Koneak. Chloé aurait été tué par des tirs d’arme à feu.

2018, 21 août – Nicholas Gibbs

« Le 21 août 2018, Nicholas Gibbs a été abattu de plusieurs coups de feu tirés par les policiers. Dans une vidéo tournée par un citoyen depuis la fenêtre d’un édifice voisin de l’événement, on aperçoit les policiers faire feu à cinq reprises en direction du jeune homme, les deux dernières balles étant tirées alors qu’il leur tourne le dos.

On peut également y constater que les policiers crient à plusieurs reprises, en français, au jeune homme de ne pas bouger, mais Nicholas Gibbs, qui ne parlait pas français, continue de marcher calmement sans obtempérer à cet ordre.

Selon la version policière, le jeune père de famille de 23 ans s’avançait vers eux avec un couteau. La vidéo ne permet pas de confirmer qu’il avait un couteau, mais en aucun temps il n’apparaît menaçant, bien que les images ne présentent qu’une minute de l’intervention précédant les coups de feu.

La famille de la victime a déposé une poursuite de plus de 1,1 million en dommages moraux et punitifs contre la Ville de Montréal. »[82]

2018, 10 octobre – Ophélie Martin-Cyr, 19 ans; Steve Lamy, 50 ans; et Jean-Christophe Gilbert, 24 ans

Homicide à motivation indéterminée

Dossier en cours …

En octobre 2018, Ophélie Martin-Cyr, 19 ans, Steve Lamy, 50 ans, et Jean-Christophe Gilbert, 24 ans, sont assassinés dans la région de Trois-Rivières. Le déroulement des événements ayant conduit à ce triple meurtre est si complexe que policiers et journalistes mettront des mois à comprendre partiellement ce qui a pu se passer.

Au matin du 10 octobre 2018, le corps d’Ophélie Martin-Cyr, 19 ans, est retrouvé dans un champ de Yamachiche. « Elle venait d’être abattue à bout portant. L’amie qui l’accompagnait avait échappé à la mort de justesse en sautant d’un véhicule en marche dans lequel se trouvaient deux suspects, René Kègle et Francis Martel. Le même jour, les corps de deux individus ont été retrouvés dans un véhicule incendié sur le chemin Bradley. Le lendemain, 11 octobre, la Sûreté du Québec émettait un avis de recherche en vue de retrouver Kègle et Martel en lien avec le meurtre de la jeune Ophélie. La nuit suivante, les deux hommes étaient arrêtés à Montréal et Repentigny. Ils ont comparu sous haute tension au palais de justice de Trois-Rivières le 12 octobre. Kègle a été accusé de meurtre au premier degré et tentative de meurtre. Martel a pour sa part été accusé de meurtre au premier degré et de compicité après le meurtre. Dans les deux cas, ils n’ont jamais pu recouvrer leur liberté compte tenu de la nature des accusations. Notons que pour Francis Martel, le chef de meurtre a plus tard été réduit au niveau de l’homicide involontaire. Entre-temps, on apprenait que l’entrepreneur en construction Steve Lamy, qui connaissait Kègle, manquait à l’appel. Ses proches ne l’avaient plus revu depuis le 8 octobre. Le 22 octobre, la nouvelle était confirmée : l’un des deux corps retrouvés dans l’auto incendiée était bel et bien celui de Steve Lamy. On apprendre plus tard qu’il a été tué le 8 octobre. »[83]

D’abord, les trois victimes n’avaient aucun lien apparent entre eux. Le seul lien entre ces trois homicides s’avérera être René Kègle, un individu connu pour ses dépendances aux drogues.

Lors de l’enquête préliminaire, tenue en octobre 2019, des éléments de preuve ont été déposés mais une ordonnance de non-publication empêche les journalistes de les dévoiler publiquement et ainsi de permettre au public de mieux comprendre le triste scénario qui a conduit à ces trois décès.

2 octobre 2018 : meurtre de Jean-Christophe Gilbert

8 octobre 2018 : meurtre de Steve Lamy

10 octobre 2018 : meurtre d’Ophélie Martin-Cyr et découverte de son corps dans un champ à Yamachiche.

10 octobre 2018 : découverte des corps de Lamy et Gilbert (dont l’identité demeure pour l’instant non confirmée) dans un véhicule incendié sur le chemin Bradley.

Nuit du 11 au 12 octobre 2018 : Arrestation des suspects René Kègle et Francis Martel.

12 octobre : comparution des deux suspects pour le meurtre d’Ophélie

22 octobre 2018 : Confirmation de l’identité de Steve Lamy.

7 novembre 2018 : confirmation de l’identité du corps de Gilbert

28 février 2019 : arrestation de deux présumés complices, Noémie Morin et Mauricio Peralta Severino

6 mars 2019 : Arrestation d’un autre présumé complice, Gilles Guilbault

14 mars 2019 : arrestation d’une autre présumée complice, Shanny Haley

20 mars 2019 : Kègle est formellement accusé des meurtres de Steve Lamy et Jean-Christophe Gilbert.

9 juillet 2019 : Début d’une première enquête préliminaire pour le meurtre d’Ophélie

12 juillet 2019 : Kègle est cité à procès

23 septembre 2019 : début d’une seconde enquête préliminaire pour Kègle pour le meurtre de Jean-Christophe Gilbert.

2019, 24 janvier – Tony Magi, 59 ans

Homicide par contrat

Aucune accusation connue

Abattu en plein jour. « Les policiers ont été appelés vers 11h15, après la découverte d’un corps dans l’entrée d’un garage d’un immeuble en construction situé dans le quartier Notre-Dame-de-Grâce. […] Magi a été impliqué dans plusieurs événements violents. Il portait parfois une veste pare-balles, entouré de gardes du corps et roulait dans un véhicule blindé. Il a été impossible de savoir si Magi était encore aujourd’hui protégé par des hommes de main. L’entrepreneur avait un pistolet dans sa table de nuit. Il a plaidé coupable en 2012 à une infraction réduite de possession d’armes et a reçu une absolution inconditionnelle. En 2008, il a miraculeusement survécu à une tentative de meurtre quand il se trouvait à bord de sa voiture. Trois ans plus tôt, il avait été enlevé par un groupe d’individus et étair parvenu à se sauver. Sa femme a été ciblée par un tireur embusqué en 2011, elle aussi au volant de sa voiture. Elle s’en était sortie indemne. En 2013, un tireur armé d’un pistolet mitrailleur avait tenté de s’en prendre à Magi à sa résidence, mais avait été arrêté par deux gardes du corps. »[84]

Tony Magi « était soupçonné d’avoir joué un rôle dans l’assassinat de Nick Rizzuto Jr., fils du défunt parrain Vito Rizzuto, tué près des bureaux de Magi en 2009. »[85]

2019, février – Kevin Arcand

Homicide par délit de fuite

Accusation déposée contre Maryse Perron. Dossier en cours…

Le 19 février 2019, Kevin Arcand est mortellement heurté par un véhicule à Saint-Marc-des-Carrières. L’automobiliste ne s’est pas arrêté et n’a pas contacté la police. Arcand a succombé à ses blessures sur le lieu même de l’accident. Deux jours plus tard, la police a diffusé les photos d’une camionnette Ford ou GMC aperçue sur les lieux. L’enquête menée par la SQ a permis d’identifier l’automobiliste, Maryse Perron, 52 ans, de Saint-Alban. Elle a été arrêtée quelques mois plus tard et accusée de délit de fuite.[86]

2019, 15 avril – Marie-Ève Naud, 42 ans

Homicide domestique suivi d’un suicide

L’ex-conjoit de la victime s’est suicidé

Le 15 avril 2019, c’est à La Tuque que Marie-Ève Naud, une femme d’affaires de 42 ans, est assassinée par son ex-conjoint. Selon la SQ, il s’agirait d’un meurtre suivi d’un suicide. « Deux scènes ont été protégées par la Sûreté du Québec. Le premier périmètre de sécurité érigé par les policiers est sur la rue des Acacias, le domicile du couple récemment séparé. Un deuxième périmètre se trouve sur la rue Iberville. Selon nos informations, l’homme de 44 ans se serait rendu à la résidence située sur la rue des Acacias tôt, lundi matin, où il aurait assassiné son ex-conjointe âgée de 42 ans, Marie-Ève Naud. L’individu se serait déplacé par la suite sur la rue Iberville où il se serait enlevé la vie. »[87] Le meurtre de Marie-Ève aurait été commis en présence de ses deux enfants.[88]

2019, 30 avril – Clara-Maude Racicot, 7 ans

Homicide domestique

En attente de poursuites judiciaires. En attente de recevoir l’enquête du coroner pour plus de détails.

Le 29 avril 2019, une fillette de 7 ans est découverte dans la résidence familiale de Granby, inconsciente et ligotée. On la transporte d’urgence à l’hôpital, mais elle décède le lendemain.

Cette histoire choqua tout le Québec, obligeant le gouvernement de François Legault à mettre sur pied une commission d’enquête spéciale sur les services de protection de la jeunesse.

Selon un rapport scolaire, la fillette fuguait régulièrement à l’intérieur de l’école et dévorait la nourriture qu’elle pouvait trouver dans les poubelles ou les boîtes à lunch de ses camarades. « Les troubles majeurs de comportement de l’enfant à l’école, ses problèmes relationnels sévères avec les autres élèves, ses nombreux jours d’absence et même ses notes à l’école – exceptionnellement bonnes pour une petite fille maltraitée – sont répertoriés dans le document de près de 20 pages. La Commission scolaire du Val-des-Cerfs, qui gérait l’école de la fillette, a produit ce rapport à l’hiver 2019 afin d’exposer à la partie parentale tous les scénarios d’éducation possibles, dont celui d’envoyer l’enfant dans une école spécialisée. La commission scolaire avait aussi offert aux parents que la petite n’aille à l’école qu’à temps partiel ou qu’elle soit éduquée à la maison par un professionnel de la commission scolaire. Le père de la fillette et sa belle-mère avaient refusé ces deux options et avaient choisi de retirer l’enfant de l’école. »[89]

En juin, la mère biologique de la fillette s’apprêtait à déposer une demande visant à réclamer la garde du petit frère de la victime, qui avait alors 5 ans, et qui se trouvait toujours en famille d’accueil. « TVA Nouvelles a appris de sources sûres que la Direction de la protection de la jeunesse, d’une part, va s’objecter à ce que le petit garçon ait des contacts avec sa mère biologique, qui en avait perdu la garde très rapidement après la naissance, et recommande qu’il reste en famille d’accueil pour une période de temps. » [90]

Jeune enfants décédée dans des circonstances qui rappellent les conditions qui ont causé la mort d’Aurore Gagnon en 1920. Près de 100 ans plus tard, la comparaison entre les deux dossiers est frappante.

En août, le père de la fillette demanda, pour la deuxième fois, « d’être libéré en attendant son procès. Sa requête en révision de cautionnement sera débattue jeudi prochain, le 5 septembre, en Cour supérieure au palais de justice de Granby. Son avocat, Martin Latour, s’appuie sur une nouvelle preuve au dossier, de nouvelles conditions qui pourraient être imposées à son client ainsi que des erreurs de droit qu’aurait commises le juge de la cour du Québec Serge Champoux, dans sa décision du 10 juin dernier. […] L’homme de 30 ans fait face à des accusations de négligence criminelle causant la mort, de séquestration, d’abandon d’enfant et de ne pas lui avoir fourni les choses essentielles à la vie. »[91] Pour sa part, la belle-mère de 36 ans, accusée de meurtre non prémédité, de séquestration et de voies de fait graves, changeait d’avocat. Elle serait maintenant défendue par Michel Marchand. Elle devait demeurer détenue au moins jusqu’au 28 octobre 2019.

À la fin août, « La mère de la fillette de Granby décédée en avril dernier à la suite de mauvais traitements a l’intention de déposer une poursuite de plus de 5 M$# au civil d’ici la fin de septembre, selon ce que TVA Nouvelles a appris samedi. L’avocate montréalaise Valérie Assouline, qui représente gratuitement la mère, a précisé que cette poursuite viserait la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ), mais aussi d’autres organismes. »[92]

2019, 4 mai – Salvatore Scoppa

Homicide par contrat

Le samedi soir 4 mai, la famille Scoppa faisait une fête au Sheraton de Laval. « Vers 22h, alors qu’il se trouvait avec un autre homme dans le lobby de l’établissement hôtelier, Scoppa a été pris à partie par deux individus, au moment où il se dirigeait vers une porte. Selon nos informations, Scoppa aurait d’abord reçu un premier projectile avant de s’écrouler au sol. Il aurait par la suite tenté de prendre la fuite, en rampant, et d’éviter les balles en roulant sur lui-même, mais son agresseur l’aurait suivi en tirant une dizaine d’autres coups de feu sur lui, notamment à la tête. La scèene aurait été filmée par des caméras de surveillance de l’hôtel. Les suspects, qui auraient agi avec méthode et un grand sang-froid, ont pris la fuite à bord d’un VUS foncé, avant de disparaître dans la nuit, sur l’autoroute 15. » Scoppa a été transporté à l’hôpital, où son décès a été constaté. « Le mafieux Salvatore Scoppa est le frère de l’ancien chef intérimaire de la mafia de Montréal Amdrew Scoppa. »[93]

La police avait avisé Scoppa à plusieurs reprises que sa vie était en danger.

2019, 8 mai – Francis Turgeon, 33 ans

Homicide entreprise criminelle

Wesley McKenzie, accusé, dossier en cours.

Turgeon est abattu tôt le matin du 8 mai devant sa résidence de la rue Raymond-Gaudreault, à Repentigny. Il a été tué vers 2h30 dans la nuit du 7 au 8 mai. Plusieurs appels ont été faits au 911, et à l’arrivée des policiers Turgeon gisait sur le terrain de sa maison. « En 2014, Turgeon avait été arrêté en compagnie d’autres individus à l’issue d’une enquête baptisée Macaque par laquelle la Sûreté du Québec avait démantelé un réseau de production et de distribution de méthamphétamine vraisemblablement relié aux motards. Francis Turgeon aurait alors été impliqué dans la vente de méthamphétamine à grande échelle. Il avait été condamné à une peine de trois ans pour trafic, mais en soustrayant la détention préventive, il ne lui était resté que huit mois à purger. »[94]

Au début d’octobre 2019, Wesley McKenzie est arrêté en lien avec ce meurtre qui serait relié aux Hells Angels.

2019, 14 août – Rose Keovongkod, 5 ans

Infanticide suivi d’un suicide

Julie Meunier, la mère de Rose, s’est enlevée la vie.

Le 14 août 2019, la petite Rose, 5 ans, a été « trouvée morte aux côtés de sa mère, mercredi, à Lac-des-Plages, en Outaouais […]. » La mère, Julie Meunier, 40 ans, a tué sa fille avant de s’enlever la vie. Leurs corps ont été retrouvés dans le chalet que Julie Meunier avait loué. La découverte a été faite par la femme de ménage. La cause de leur mort serait l’asphyxie. « Julie Meunier souffrait de problèmes de santé mentale depuis un bon moment. À la suite de ses nombreuses sautes d’humeur, la femme de 40 ans se justifiait souvent en indiquant souffrir d’un trouble bipolaire. » De puis, les parents avaient pris la décision d’inscrire la petite dans une école de Brossard, plus près de chez son père. Par conséquent, la mère allait la voir moins souvent.[95]

Selon le père de la petite, Phourasvong Keovongkod, « Rose, c’était une petite fille souriante, enjouée, qui adorait danser et chenter […]. »

Fillette assassinée par sa mère, qui à son tour s’enlève la vie.[96]

2019, 31 août – bébé inconnu

Homicide domestique – meurtre par incendie

Mère de l’enfant, accusée d’homicide involontaire

À Gatineau, dans un immeuble à logements de la rue Paluck, dans le secteur Buckingham, un incendie a lieu au cours duquel un bébé est blessé. Quelques heures plus tard, il décède à l’hôpital. Cinq autres personnes ont été blessés dans cet incendie, incluant la mère de l’enfant. « Un homme, qui aurait subi de graves brûlures sur 85% de son corps selon des proches, est d’ailleurs toujours hospitalisé dans un établissement spécialisé de Montréal. Un autre enfant âgé de moins de deux ans est également encore à l’hôpital. Leur état est jugé sérieux, mais on ne craint pas pour leur vie. Un autre enfant de 12 ans avait été blessé, mais avait rapidement reçu son congé de l’hôpital. »[97] L’enquête permit de découvrir deux foyers d’incendie criminels. Le 24 octobre 2019, la mère du bébé décédé dans l’incendie a été arrêtée et accusée d’homicide involontaire.

2019, 17 octobre – Gaétan Sévigny

Homicide entreprise criminelle

Abattu à Terrebonne.

2019, 21 octobre – Andrew Scoppa

Homicide entreprise criminelle – homicide par contrat

Aucune arrestation connue jusqu’à maintenant

Au matin du 21 octobre 2019, Andrew Scoppa, 55 ans, est assassiné d’une balle à la tête dans l’arrondissement Pierrefonds à Montréal. L’action se passe dans un terrain de stationnement du boulevard Saint-Jean, « en face d’un gymnase où il se rendait vraisemblablement pour s’entraîner, vers 8h. »[98]  Selon TVA, Scoppa était un chef de clan mafieux. Son frère, Salvatore Scoppa, avait lui-même été assassiné en mai 2019 dans un hôtel de Laval. Dans cette dernière affaires, quatre suspects ont été arrepté quelques jours avant l’assassinat de Andrew Scoppa, « dont Guy Dion, chef des pompiers de Saint-Jude, une petite municipalité de la Montérégie […] ». Par ces arrestations, la police a affirmé avoir ainsi élucidé quatre meurtres commis en 2016, « dont ceux de Lorenzo Giordano et Rocco Sollecito, deux ex-leaders du clan Rizzuto. »[99]

2019, 22 octobre – Élise Pomares, 5 ans, et Hugo Pomares, 7 ans

Homicide domestique – Double infanticide suivi d’un suicide.

Jonathan Pomares, 40 ans, le père des deux victimes, s’est suicidé

Le mardi 22 octobre 2019, vers 21h00, c’est la conjointe de l’auteur du drame qui trouve dans le sous-sol de la résidence le corps du deuxième enfant. Le père était mort dans la chambre principale. Le couple était apparemment en procédures de divorce. Le père aurait donc tué ses deux enfants avant de s’enlever la vie par pendaison.[100]

Le père était Jonathan Pomares, 40 ans. Il a mal réagi lorsque sa femme lui a annoncé la séparation. Le 13 octobre, il a même été conduit à l’hôpital pour une intoxication et aussi pour un propos suicidaire. « Pomares occupait un poste de cuisinier temporaire dans des écoles primaires et secondaires de la Commission scolaire de Montréal (CSDM) depuis environ trois ans. La situation était toutefois sur le point de changer, puisqu’on lui avait annoncé quelques heures avant le drame qu’il avait décroché un poste de cuisinier permanent dans une école secondaire de Hampstead. Il devait commencer début novembre. »[101]

2019, 24 octobre – 1 mort

Homicide …

Un meurtre et une triple tentative de meurtre jeudi soir 24 octobre. Une personne est atteinte d’au moins une balle et son décès est constaté sur place, dans l’arrondissement Montréal-Nord. C’est le 16e meurtre à survenir sur le territoire du SPVM. De plus, trois hommes ont été retrouvés blessés en face d’un dépanneur, blessés au bas du corps. Les enquêteurs tentent de savoir si les deux événements sont reliés.

2019, 28 octobre – Dany Ruel, 39 ans

Homicide argumentatif

Junior Morin, 30 ans, accusé de meurtre non prémédité, dossier en cours…

C’est à Coaticook que survient une bagarre à coup de poing, au cours de laquelle Ruel est projeté au sol. Il a été maintenu en vie artificiellement, mais il s’éteint finalement dans la soirée du lundi 28 octobre. Le lendemain, Junior Morin, 30 ans, est accusé de meurtre non prémédité. « Les deux hommes auraient passé une partie de la soirée de vendredu [25 octobre] et de la nuit de samedi [26 octobre] au bar L’Épervier de Coaticook. À la suite d’un différent, ils se sont croisés de nouveau vers 4h15 sur la rue Thibault. C’est à cet endroit que l’accusé aurait asséné un coup de poing à la victime qui s’est écroulée au sol, où sa tête a heurté la chaussée. Une jeune femme, témoin de la scène, a appelé les policiers. »[102]

2020, 22 janvier – Marylène Lévesque

Homicide sexuel

Eustachio Gallese, arrêté et accusé du meurtre. Il avait été reconnu coupable en 2004 pour le meurtre de sa conjointe.

Le 22 janvier 2020, Marylène Lévesque, une travailleuse du sexe âgée de 22 ans, est retrouvée assassinée. Elle aurait été tuée de 30 coups de couteau. Rapidement, Eustachio Gallese  a été arrêté par la police. L’homme sortait à peine de prison. Il avait passé 15 ans derrière les barreaux pour le meurtre de sa conjointe commis en 2004. Il semble que « son agente de libération conditionnelle lui permettait de fréquenter des salons de massage érotiques. C’est là qu’il a croisé la route de Marylène Lévesque, dont il est tombé amoureux fou et envers laquelle il a développé une obsession malsaine. Il est passé aux aveux et a décidé de plaider coupable le 26 févrieré. »[103]

2020, 4 mars – Océane Boyer, 13 ans

Homicide sexuel

François Senéchal, accusé de meurtre au premier degré

Océane Boyer, 13 ans, est retrouvée morte en bordure d’une route à Brownsburg-Chatham, dans les Laurentides. François Sénéchal, un ami de la famille âgé de 51 ans, est rapidement suspecté et arrêté. Une accusation de meurtre au premier degré a été formellement déposée contre lui.


[1] Maintenant un arrondissement de la Ville de Trois-Rivières.

[2] Nancy Massicotte, « Un vol qui aurait mal tourné », Le Nouvelliste, 14 janvier 2000.

[3] Nancy Massicotte, « Dominic Noël se désiste », Le Nouvelliste, 12 février 2016.

[4] Thibault et Séguin, Gallant, Confessions d’un tueur à gages.

[5] « Meurtre suivi d’un suicide? », La Tribune, 10 février 2000, Revues et journaux québécois, Bibliothèque et Archives nationales du Québec.

[6] Blanchet et al., Le livre noir des Hells Angels.

[7] Thibault et Séguin, Gallant, Confessions d’un tueur à gages.

[8] Blanchet et al., Le livre noir des Hells Angels.

[9] https://www.tvanouvelles.ca/2000/03/24/adolescent-accuse-du-meurtre-de-ses-parents

[10] Annie Morin et Isabelle Mathieu, « Meurtre de Caroline Veilleux, l’ex-ami de coeur accusé », La Tribune, 19 mai 2000, Revues et journaux québécois, Bibliothèque et Archives nationales du Québec.

[11] https://www.tvanouvelles.ca/2000/04/19/peu-dinformations-sur-les-assassins-de-normand-biff-hamel

[12] Selon une information anonyme, l’ordre « étranglée, violée et battue » doit être soigneusement respecté puisqu’il y a présence de nécrophilie.

[13] Dr Michel Miron, « Rapport du coroner sur la mort de Guylaine Potvin », Rapport de coroner (Coroner, 30 mai 2000), Bureau du coroner du Québec.

[14] Jean-Paul Charbonneau, « Troisième procès pour un adolescent accusé de meurtre », La Presse, 9 avril 2002, Revues et journaux québécois, Bibliothèque et Archives nationales du Québec.

[15] Joanne Lachapelle, « Rapport du coroner sur la mort de Rosiana Poucachishe », Rapport de coroner (Coroner, 6 avril 2006), Bureau du coroner du Québec.

[16] Gabrielle Duchaine, « Un homme plaide coupable du meurtre d’une adolescente autochtone », La Presse, 8 novembre 2019, https://www.lapresse.ca/actualites/justice-et-faits-divers/201911/07/01-5248850-un-homme-plaide-coupable-du-meurtre-dune-adolescente-autochtone.php.

[17] https://www.journaldemontreal.com/2014/11/29/lex-policier-jocelyn-hotte-detenu-pour-le-meurtre-de-son-ex-conjointe-est-decede

[18] Jean-Noël Goupil, « Rapport d’investigation du coroner sur le décès de Gilles Morin », Rapport de coroner (Montréal: Bureau du coroner du Québec, 7 octobre 2002).

[19] Marcel Laroche, « Une jeune fille tuée à coups de pierre aurait été violée », La Presse, 9 avril 2002, Revues et journaux québécois, Bibliothèque et Archives nationales du Québec.

[20] Christiane Desjardins, « Le jury délibère au procès pour meurtre d’Aaron FRank », La Presse, 10 février 2005, Revues et journaux québécois, Bibliothèque et Archives nationales du Québec.

[21] André-G. Trahan, « Rapport du coroner sur la mort de Jeanne d’Arc Alarie », Rapport de coroner (Trois-Rivières: Coroner, 28 mai 2008), Bureau du coroner du Québec.

[22] Catherine Handfield, « Les confessions d’un tueur à gages », La Presse, 27 mars 2009, Revues et journaux québécois, Bibliothèque et Archives nationales du Québec.

[23] Thibault et Séguin, Gallant, Confessions d’un tueur à gages.

[24] Martin Croteau, « Affaire Lyne Massicotte: un suspect est arrêté », La Presse, 20 août 2003, Revues et journaux québécois, Bibliothèque et Archives nationales du Québec.

[25] Ian Bussières et Isabelle Mathieu, « Alain Perreault coupable », Le Soleil, 29 septembre 2016, https://www.lesoleil.com/actualite/justice-et-faits-divers/alain-perreault-coupable-6db8ed270f38c7dfb04ae18ecbfb1ca5.

[26] Isabelle Mathieu, « Meurtre de Lyne Massicotte: Perreault perd son appel… et sa politesse », Le Soleil, 12 mars 2018, https://www.lesoleil.com/actualite/justice-et-faits-divers/meurtre-de-lyne-massicotte-perreault-perd-son-appel-et-sa-politesse-7d4eed4fcc476b8fb9e533b948b546b4.

[27] « Meurtre de Nadia Panarello, Les individus sur les photos mystères sont innocentes », L’Écho de Laval, 6 juin 2012, Revues et journaux québécois, Bibliothèque et Archives nationales du Québec.

[28] « La femme trouvée morte a été victime d’un meurtre », TVA Nouvelles, 13 mars 2004, https://www.tvanouvelles.ca/2004/03/13/la-femme-trouvee-morte-a-ete-victime-dun-meurtre.

[29] « Un des meurtriers de Brigitte Serre est mort », TVA Nouvelles, consulté le 6 novembre 2019, https://www.tvanouvelles.ca/2014/11/12/un-des-meurtriers-de-brigitte-serre-est-mort.

[30] https://www.tvanouvelles.ca/2007/01/18/le-tireur-avait-dautres-ecoles-dans-sa-mire

[31] Cela pourrait traduire le fait qu’il s’inspirait de certains autres tueurs de masse.

[32] https://www.ledroit.com/actualites/justice-et-faits-divers/alain-piche-dix-ans-apres-un-crime-marquant-5641b719294572706444d9e772268dcd

[33] Dans les journaux contemporains à ce crime, le nom de famille est écrit de différentes façons. Nous retenons celle-ci.

[34] https://www.lapresse.ca/actualites/justice-et-faits-divers/proces/201711/21/01-5144316-harinder-singh-cheema-coupable-du-meurtre-de-sa-femme-en-2007.php

[35] https://www.lesoleil.com/archives/meurtre-de-nancy-michaud-une-lugubre-page-dhistoire-est-tournee-47e7915955740cfdb1987b9203fff571

[36] https://spvm.qc.ca/fr/PersonnesRecherchees/NonResolus/6

[37] Raynald Gauthier, « Rapport du coroner sur la mort de Mélissa Lambert », Rapport de coroner (Trois-Rivières: Coroner, 28 septembre 2009), Bureau du coroner du Québec.

[38] Jacques Ramsay, « Rapport d’investigation du coroner sur le décès de Jessica Neilson », Rapport de coroner, 7 octobre 2009, Bureau du coroner du Québec.

[39] « Homicide à Montréal: un suspect comparaît », La Presse, 11 décembre 2010, Revues et journaux québécois, Bibliothèque et Archives nationales du Québec.

[40] « Le numéro 2 assassiné », TVA Nouvelles, 29 juin 2010, 2, https://www.tvanouvelles.ca/2010/06/29/le-numero-2-assassine.

[41] « Rage au volant: un homme accusé de meurtre », La Presse, 11 décembre 2010, Revues et journaux québécois, Bibliothèque et Archives nationales du Québec.

[42] Christine Bouthillier, « Jeffrey Lindor non coupable de meurtre », TVA Nouvelles, 21 mars 2013, https://www.tvanouvelles.ca/2013/03/21/jeffrey-lindor-non-coupable-de-meurtre.

[43] « Un lien entre les meurtres d’Éric Maillé et Patrick Dubuc? », TVA Nouvelles, consulté le 14 octobre 2019, https://www.tvanouvelles.ca/2010/12/14/un-lien-entre-les-meurtres-deric-maille-et-patrick-dubuc.

[44] « Il y a cinq ans, le meurtre de Valérie Leblanc », Le Droit, 22 août 2016, https://www.ledroit.com/actualites/il-y-a-cinq-ans-lemeurtre-de-valerie-leblanc-6efc4a6f9dfc4243afdc86e2ab427554.

[45] Myriam Bacon, « Drame conjugal à Trois-Rivières, Les résidents du quartier secoués », Le Nouvelliste, 3 octobre 2011, Revues et journaux québécois, Bibliothèque et Archives nationales du Québec.

[46] Claudia Berthiaume, « Reprise du procès de Louis-Pier Noël », L’Écho de Trois-Rivières, 11 décembre 2013, Revues et journaux québécois, Bibliothèque et Archives nationales du Québec.

[47] Nancy Massicotte, « Louis-Pier Noël coupable de meurtre au second degré | Justice et faits divers | Actualités | Le Nouvelliste – Trois-Rivières », 8 avril 2014, https://www.lenouvelliste.ca/actualites/justice-et-faits-divers/louis-pier-noel-coupable-de-meurtre-au-second-degre-e40e4983bcc4a303b672d14fd13046b5.

[48] https://www.journaldemontreal.com/2013/04/14/un-homme-suspecte-du-meurtre-de-son-pere

[49] https://www.journaldemontreal.com/2013/10/30/longueuil–le-meurtre-relie-au-crime-organise

[50] Gabriel Delisle, « Onde de choc à Trois-Rivières », Le Nouvelliste, 12 février 2014.

[51] Gabriel Delisle, « Triple meurtre à Trois-Rivières, Le Nouvelliste, 12 février 2014.

[52] « Triple meurtre à Trois-Rivières: un récit à glacer le sang | Justice et faits divers | Actualités | Le Nouvelliste – Trois-Rivières », consulté le 19 octobre 2019, https://www.lenouvelliste.ca/actualites/justice-et-faits-divers/triple-meurtre-a-trois-rivieres-un-recit-a-glacer-le-sang-dcb42e0a033268cfd16d82c3f7fc9e62.

[53] https://www.lenouvelliste.ca/actualites/justice-et-faits-divers/triple-meurtre-a-trois-rivieres-un-recit-a-glacer-le-sang-dcb42e0a033268cfd16d82c3f7fc9e62

[54] Luc Malouin, « Rapport d’enquête sur les causes et les circonstances du décès de Alain Magloire », Bureau du Coroner du Québec, 2016, 70.

[55] Les derniers instants d’Alain Magloire, 2014, https://www.youtube.com/watch?v=A1QFOUcUhG0.

[56] Annabelle Caillou, « Le coroner appelle à une meilleure formation policière et à davantage de Taser », Le Devoir, 8 mars 2016, https://www.ledevoir.com/societe/464888/mort-d-alain-magloire-le-coroner-appelle-a-une-meilleure-formation-policiere-et-a-davantage-de-taser.

[57] https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/792717/sylvain-fournier-accusations-meurtre-saint-sauveur

[58] https://www.tvanouvelles.ca/2019/10/08/meurtre-de-samantha-higgins-son-fiance-plaide-coupable

[59] https://www.tvanouvelles.ca/2019/10/08/meurtre-de-samantha-higgins-son-fiance-plaide-coupable

[60] Louis-Samuel Perron, « Corps retrouvé à Saint-Eustache: la victime identifiée », La Presse, 11 mai 2016, https://www.lapresse.ca/actualites/justice-et-faits-divers/faits-divers/201605/11/01-4980524-corps-retrouve-a-saint-eustache-la-victime-identifiee.php.

[61] https://www.tvanouvelles.ca/2019/10/03/il-voulait-la-battre-et-la-passer

[62] https://www.tvanouvelles.ca/2019/10/03/il-voulait-la-battre-et-la-passer

[63] https://www.tvanouvelles.ca/2019/10/05/laccuse-voulait-mourir-pas-tuer-son-ex

[64] https://www.tvanouvelles.ca/2019/10/05/laccuse-voulait-mourir-pas-tuer-son-ex

[65] https://www.tvanouvelles.ca/2019/10/05/laccuse-voulait-mourir-pas-tuer-son-ex

[66] https://www.tvanouvelles.ca/2019/10/11/incapable–de-la-perdre–il-la-tuee-selon-la-couronne

[67] Maxime Deland, « Un jeune homme de 22 ans lié à la mafia trouvé mort dans le coffre de sa voiture », Le Journal de Montréal, 31 octobre 2016, https://www.journaldemontreal.com/2016/10/31/un-jeune-homme-de-22-ans-lie-a-la-mafia-trouve-mort-dans-le-coffre-de-sa-voiture.

[68] Zone Justice et faits divers-ICI.Radio-Canada.ca, « Une mère de famille abattue par un fuyard qui voulait sa voiture », Radio-Canada.ca, consulté le 6 novembre 2019, https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1003897/poursuite-policiere-brossard-longueuil-morts-arrestation-pointe-aux-trembles.

[69] Claudia Berthiaume, « Cavale meurtrière: un meurtrier sera détenu à l’hôpital psychiatrique », Le Journal de Montréal, consulté le 6 novembre 2019, https://www.journaldemontreal.com/2019/03/14/viree-meurtriere-frederick-gingras-plaide-coupable-1.

[70] « Sans-abri abattu par la police: «On avait espoir qu’il se tirerait d’affaire» », La Presse, 11 janvier 2017, https://www.lapresse.ca/actualites/justice-et-faits-divers/faits-divers/201701/10/01-5058375-sans-abri-abattu-par-la-police-on-avait-espoir-quil-se-tirerait-daffaire.php.

[71] https://www.journaldequebec.com/2019/02/08/en-direct-sentence-historique-pour-le-tueur-de-la-mosquee-alexandre-bissonnette

[72] https://www.journaldequebec.com/2019/02/08/en-direct-sentence-historique-pour-le-tueur-de-la-mosquee-alexandre-bissonnette

[73] https://www.journaldemontreal.com/2018/03/28/alexandre-bissonnette-pas-islamophobe

[74] https://www.tvanouvelles.ca/2018/04/13/alexandre-bissonnette-voulait-sauver-des-gens

[75] https://www.journaldemontreal.com/2019/05/06/pere-de-daphne-huard-boudreault–toujours-la-peur-de-tomber-face-a-face-avec-le-meurtrier-de-sa-fille

[76] https://www.tvanouvelles.ca/2019/03/21/hante-par-lhorreur-depuis-deux-ans

[77] « Selon la défense, Fredette n’avait pas l’intention de tuer personne », TVA Nouvelles, consulté le 19 octobre 2019, https://www.tvanouvelles.ca/2019/10/10/selon-la-defense-fredette-navait-pas-lintention-de-tuer-personne-1.

[78] Zone Justice et faits divers-ICI.Radio-Canada.ca, « Ugo Fredette a harcelé et terrorisé sa conjointe avant de la tuer, plaide la poursuite », Radio-Canada.ca, 11 octobre 2019, https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1342764/ugo-fredette-plaidoirie-poursuite-harcelement-conjointe.

[79] ICI.Radio-Canada.ca.

[80] « Les jurés ne savent pas tout au procès d’Ugo Fredette », TVA Nouvelles, consulté le 19 octobre 2019, https://www.tvanouvelles.ca/2019/10/17/les-jures-ne-savent-pas-tout-au-proces-dugo-fredette.

[81] Claudia Berthiaume, « La mère écope de 8 ans de détention », TVA Nouvelles, 26 octobre 2019, https://www.tvanouvelles.ca/2019/10/25/la-mere-ecope-de-8-ans-de-detention.

[82] Ugo Giguère, « Une manif salue la mémoire de Nicholas Gibbs, abattu par des policiers en 2018 », La Presse, aoîut 2019, https://www.lapresse.ca/actualites/justice-et-faits-divers/201908/17/01-5237730-une-manif-salue-la-memoire-de-nicholas-gibbs-abattu-par-des-policiers-en-2018.php.

[83] https://www.lenouvelliste.ca/actualites/il-y-a-un-an-viree-meurtriere-pour-le-suspect-rene-kegle-37e9e94691a3e052df79da717541c4fc

[84] Antoine Lacroix, Tony Magi, l’acte final du plan des Rizzuto?, consulté le 27 octobre 2019, https://www.journaldemontreal.com/tentative-de-meurtre-dans-le-quartier-notre-dame-de-grace.

[85] Eric Thibault, « Déjà 16 victimes du crime organisé », Le Journal de Montréal, consulté le 27 octobre 2019, https://www.journaldemontreal.com/2019/10/27/deja-16-victimes-du-crime-organise.

[86] « Une femme de 52 ans sera formellement accusée de délit de fuite », TVA Nouvelles, consulté le 27 octobre 2019, https://www.tvanouvelles.ca/2019/10/07/une-femme-de-52-ans-sera-formellement-accusee-de-delit-de-fuite.

[87] Audrey Tremblay, « Deux morts dans un drame familial à La Tuque | Justice et faits divers | Actualités | Le Nouvelliste – Trois-Rivières », 15 avril 2019, https://www.lenouvelliste.ca/actualites/justice-et-faits-divers/deux-morts-dans-un-drame-familial-a-la-tuque-68f80d564e968b4dc30e4958e727124c.

[88] https://www.journaldequebec.com/2019/04/15/la-tuque-ebranlee-par-un-drame-horrible

[89] https://www.tvanouvelles.ca/2019/06/03/fillette-de-granby–un-rapport-scolaire-tristement-accablant

[90] https://www.tvanouvelles.ca/2019/06/19/enfant-martyre-nouveau-rebondissement-a-granby

[91] https://www.tvanouvelles.ca/2019/08/27/nouveau-passage-en-cour-du-couple-de-granby

[92] https://www.journaldemontreal.com/2019/08/31/la-mere-de-la-fillette-martyre-de-granby-va-intenter-une-poursuite-civile-de-plus-de-5-millions

[93] https://www.lapresse.ca/actualites/justice-et-faits-divers/201905/05/01-5224799-meurtre-de-salvatore-scoppa-des-enfants-couraient-partout.php

[94] https://www.lapresse.ca/actualites/justice-et-faits-divers/201905/13/01-5225911-meurtre-a-repentigny-un-homme-accuse-de-complot.php

[95] https://www.journaldemontreal.com/2019/08/15/drame-familial-en-outaouais-le-pere-completement-sous-le-choc

[96] https://www.journaldemontreal.com/2019/08/16/drame-familial-en-outaouais-cetait-une-excellente-maman

[97] « Incendie mortel à Gatineau: une femme accusée d’homicide involontaire d’un bébé », Le Droit, 25 octobre 2019, https://www.ledroit.com/actualites/justice-et-faits-divers/incendie-mortel-a-gatineau-une-femme-accusee-dhomicide-involontaire-dun-bebe-569001325e82d533830643bca162b208.

[98] Éric Thibault, « Le mafioso Andrew Scoppa tué d’une balle à la tête », TVA Nouvelles, 21 octobre 2019, https://www.tvanouvelles.ca/2019/10/21/un-homme-abattu-en-plein-jour-dans-louest-de-montreal-1.

[99] Thibault.

[100] https://www.tvanouvelles.ca/2019/10/23/quest-ce-qui-a-pu-pousser-un-pere-a-commettre-lirreparable

[101] https://www.tvanouvelles.ca/2019/10/24/le-pere-avait-ete-hospitalise-neuf-jours-avant-la-tragedie-1

[102] https://www.tvanouvelles.ca/2019/10/29/un-homme-blesse-dans-une-bagarre-a-coaticook-est-decede

[103] Marie-Josée R. Roy, Le drame de Marylène Levesque à «J.E», 2020, https://www.journaldemontreal.com/2020/03/05/le-drame-de-marylene-levesque-a-je.

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