Débat historique sur les intentions du major Ned Wynkoop


 

Le major Edward "Ned" Wynkoop.
Le major Edward « Ned » Wynkoop.

En 2011 j’écrivais une série de trois articles à propos des événements entourant le Massacre de Sand Creek survenu en 1864 (à lire : Le Massacre de Sand Creek, 1ère partie), où plusieurs Indiens Cheyennes, incluant femmes et enfants, ont été froidement tués et mutilés par les hommes du colonel Chivington. Parmi les personnes impliquées dans cette affaire, on retrouve le major Edward W. « Ned » Wynkoop, que certains voient comme un héros dans la peau d’un Blanc qui a finalement eu le courage de dénoncer les atrocités commises par ses semblables. D’après l’interprétation de certaines sources, on pourrait même le voir comme une connaissance du chef Black Kettle. À tout le moins, sans avoir nécessairement été des amis, les deux hommes de cultures diamétralement opposées se respectaient.

Toutefois, dans le numéro d’août 2014 du magazine historique Wild West, l’éditeur Gregory Lalire prépare le lecteur à un débat sur les réelles intentions de Wynkoop qui, disons-le, était largement connu pour sa haine des Indiens jusqu’à peu de temps avant le massacre de 1864. En fait, le débat est soulevé par un article de Louis Kraft publié dans cette même édition du Wild West et dans lequel il souligne le courage de Wynkoop.

À ce titre, Lalire rappelle que deux historiens, Jeff Broome et Gregory Michno, entretiennent des points de vue différents. Selon Broome, Wynkoop aurait davantage agis pour susciter la guerre plutôt que la paix. Et dans un livre publié en 2004, qu’il consacrait au point de vue militaire du Massacre de Sand Creek, Michno qualifiait sans ménagement Wynkoop de « canaille » (scoundrel).

Maintenant, Michno se montre plus prudent en parlant seulement d’énigme lorsqu’il est question de la mentalité de Wynkoop.

Michno prétend que si Wynkoop n’avait pas conduit les Indiens du camp de Black Kettle pour un conseil de paix près de Denver, au Colorado, le massacre n’aurait peut-être jamais eu lieu. Voilà qui est une façon de spéculer de manière assez large puisqu’on ne peut refaire l’Histoire. D’ailleurs, Kraft n’approuve pas cette idée. Ce dernier admet que Wynkoop n’a pas été le seul à dénoncer ce massacre, d’autant plus qu’il n’a jamais vraiment entrepris d’action en ce sens puisqu’on l’avait rapidement démis de ses fonctions.

Kraft fait aussi remarquer que le 4 septembre 1864, peu après avoir assumé le commandement du Fort Lyon, Wynkoop avait déclaré son intention de tuer tous les Indiens malveillants. Mais lors d’une réunion avec son état-major, il fut interrompu par l’arrivée de trois Indiens qui lui remirent deux lettres du chef Black Kettle, dans lesquelles ce dernier démontrait un réel désir de vouloir faire la paix. De plus, Black Kettle se disait prêt à remettre sept prisonniers blancs, à condition que les soldats libèrent aussi les leurs. Il semblerait que Wynkoop ait été séduit par la proposition.

Traité de fou par ses collègues, qui craignaient une mission suicide, Wynkoop décida d’aller de l’avant sans jamais informer ses supérieurs de son intention d’accepter cette invitation, principalement pour en garder le plein contrôle.

Le 10 septembre 1864, ce fut donc en ignorant les ordres militaires que le major Ned Wynkoop se rendit négocier avec les Indiens. L’absence de toute offre en échange des sept prisonniers aurait poussé Bull Bear dans une colère terrible. Heureusement, certains sages comme Black Kettle se trouvaient sur place pour calmer le jeu des plus intrépides.

imagesW2RAJE3C            Ce qui est sûr, selon Kraft, c’est que Wynkoop trouva une oreille attentive et même un signe visuel d’approbation de la part de Black Kettle, avec lequel il aurait gardé contact même après le Massacre de Sand Creek. Malheureusement, Black Kettle devait être tué lors d’un autre raid en 1868. Lui et sa femme auraient été tués au même moment alors qu’ils tentaient de fuir sur le dos du même cheval.

Quelles qu’aient été les sentiments profonds de Wynkoop, il n’en reste pas moins qu’il a pris un risque énorme en se rendant à cette négociation sans l’approbation de ses supérieurs. Encerclé par des guerriers devant lesquels ses hommes ne faisaient pas le poids, Wynkoop comprit qu’il pouvait faire confiance en Black Kettle lorsque, quelques jours après ces pourparlers, on lui remit quatre des prisonniers : une femme et trois enfants.

Il est difficile, voire même risqué, de comparer de tels faits historiques avec nos problèmes contemporains, mais le lien qui demeure entre Wynkoop et Black Kettle fut sans doute ce qui se rapprochait le plus, considérant le climat haineux de l’époque, d’un respect réel entre deux cultures.

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Le Massacre de Sand Creek, 3ème partie


Le Major Edward « Ned » Wynkoop

Le Massacre de Sand Creek eut un impact tel que des vieux montagnards d’expérience comme Kit Carson et Jim Bridger le dénoncèrent publiquement, eux qui connaissaient les Indiens pour les avoir côtoyé pratiquement toute leur vie.

Sur les plaines, on assista à une alliance entre les Lakota, les Arapaho et les Cheyenne.  Durant quelques mois, la région se transforma en une véritable zone de guerre.  Le Fort de Julesburg fut attaqué et rasé par les flammes.

En décembre 1866 se déroula un autre massacre, mais cette fois les victimes furent environ 80 soldats.  Crazy Horse et sa bande massacrèrent carrément les troupes du Lieutenant Colonel William J. Fetterman à quelques pas seulement du Fort Kearny.  Il n’y eut aucun survivant.  Les soldats furent sauvagement mutilés en souvenir du Massacre de Sand Creek.

Comme si les atrocités commises à Sand Creek n’étaient pas suffisantes, les hommes de Chivington défilèrent dans les rues de Denver pour célébrer leur « victoire ».  Sous les acclamations, certains des volontaires n’hésitèrent même pas à brandir les parties humaines qu’ils avaient si sauvagement prélevées sur certaines de leurs victimes.

L’histoire ne dit pas comment le Major Ned Wynkoop réagit en apprenant la nouvelle, mais on sait cependant ce qu’il fit par la suite.  Contre toute attente, il parvint à entrer en contact avec Black Kettle et en dépit de tout ce qui venait de se produire leur amitié demeura intacte.  En décembre 1864, Wynkoop témoigna lors d’une commission d’enquête à Washington et il ne mâcha pas ses mots à l’endroit de Chivington.

Le 10 janvier 1865, la Maison des Représentants ordonna la mise sur pied d’un comité dont le but serait d’étudier la conduite du 3ème régiment des volontaires du Colorado.  Le Général Samuel Curtis tenta de contourner l’autorité du comité en appelant Chivington devant la cour martiale, mais sa stratégie s’avéra un échec puisque le service militaire de Chivington était expiré, c’est-à-dire qu’il était redevenu un simple civil.

Le Major Wynkoop fut restauré à son poste de commandant du Fort Lyon et on lui confia également la tâche de compiler un rapport d’enquête qui se révéla fort incriminant à l’endroit de Chivington.

Le comité entendit ses premiers témoignages officiels le 13 mars 1865.  Les paroles du Capitaine Silas S. Soule furent parmi les plus accablantes.  Chivington se défendit en affirmant ignorer que le village de Black Kettle était sous la protection du gouvernement et qu’il avait trouvé 19 scalps de blancs sur les lieux; ce dernier détail n’ayant jamais pu être confirmé.

Deux autres enquêtes furent conduite et on alla jusqu’à consulter le célèbre Kit Carson.  Bien entendu, aucun Indien ne siégea sur le comité ni ne fut entendu à titre de témoin expert.

Le 23 avril, le Capitaine Soule, qui travaillait également comme représentant de l’ordre à Denver, fut tué en pleine rue par un autre soldat du nom de Charles Squiers lors d’une intervention.  Une fois Soule au sol, Squiers prit la fuite dans le noir.

Soule était considéré comme un homme d’une grande intégrité et sa mort fit soudainement changer la vague de sympathie des gens de Denver, qui, jusque-là, avait penché en faveur de Chivington.  La mort de ce témoin important parut fort étrange.

Le 30 mai 1865, la commission ajourna ses travaux, incapable d’arriver à une conclusion ou de faire des recommandations.  Chivington soutint jusqu’à sa mort que Sand Creek avait été un combat loyal.

En juillet 1865, Squiers fut arrêté au Nouveau-Mexique par le Lieutenant James Cannon.  Le 14 juillet, Cannon était retrouvé mort dans sa chambre d’hôtel dans des circonstances mystérieuses.  Peu après, Squiers s’évadait pour disparaître des livres d’histoire.  Une version décrit sa fuite vers la Californie.

Quatre ans après le Massacre de Sand Creek, Black Kettle se retrouva au cœur d’une autre attaque surprise, cette fois sur la rivière Washita.  Les troupes américaines étaient sous les ordres du célèbre George A. Custer.  Black Kettle et son épouse auraient été tués ensemble alors qu’ils fuyaient sur le dos du même cheval.

Le Massacre de Sand Creek eut raison de la carrière politique de John Evans, mais ce dernier créa son empire ferroviaire.  Au moment de son décès le 2 juillet 1897, il était un homme riche.

John Chivington alla s’installer en Californie, où il se présenta comme candidat républicain en 1883.  Lorsque son rival politique ramena sur le tapis le sujet de Sand Creek, il se vit dans l’obligation de se retirer de la course.  Il revint cependant à Denver pour y devenir shérif adjoint.  Il succomba à un cancer le 4 octobre 1894.

Dégoûté par la bêtise humaine, Ned Wynkoop retourna dans sa Pennsylvanie natale où il se lança en affaires.  En 1874, il retourna dans l’ouest afin de participer à la ruée vers l’or des Black Hills.  Il se retrouva ensuite directeur de pénitencier au Nouveau-Mexique.  Il s’éteignit d’une maladie de rein le 11 septembre 1891.

Le site du Massacre de Sand Creek fut autorisé à devenir lieu national historique par la loi 106-465 adoptée le 7 novembre 2000[1].

Lors de sa comparution devant la Commission Indienne à Washington, le 23 décembre 1864, Wynkoop avait dit ceci à propos de son ami Black Kettle :

Sa dignité et sa fière allure, combinées à sa sagacité et son intelligence, avaient cet effet moral qui le plaçait dans la position d’un potentat.  Toute la force de sa nature était concentrée dans la seule idée de savoir ce qui serait le mieux à faire pour son peuple; il connaissait la puissance de l’homme blanc, et il était conscient que de cela pourrait sortir la plupart des démons risquant de causer la chute de son peuple, et conséquemment la totalité de ses efforts furent dirigés en vu de se concilier avec les blancs, ainsi que ses plus hautes tentatives à préserver la paix et l’amitié entre sa race et leurs oppresseurs[2].

Bibliographie :

Hatch, Thom.  Black Kettle, the Cheyenne Chief who sought peace but found war.  Wiley, 2004, 308 p.

Lamar, Howard R, dir.  The New Encylopedia of the American West.  Yale University Press, 1998, 1324 p.

McCune, B.F. et Louis Hart.  « The fatal Fetterman Fight ».  Wild West Magazine, décembre 1997, vol. 10 no. 4, p. 36-42, 90.


[2] Traduction libre, EV., Hatch, op. cit., p. 263.

Le Massacre de Sand Creek, 2ème partie


John M. Chivington

À l’aube du 29 novembre 1864, le village de Black Kettle situé sur la petite rivière Sand Creek, à proximité du Fort Lyon, au Colorado, comptait un peu plus d’une centaine de tipis, ce qui représentait environ 500 individus; en plus d’une dizaine d’autres tipis abritant les quelque cinquante Arapahos du chef Left Hand.

Le village fut rapidement tiré de son paisible sommeil par l’approche de quelques centaines de soldats.  Calmement, les Cheyenne et les Arapahos se questionnèrent à propos de cette présence soudaine.  Ed Guerrier, John S. Smith et son fils Jack, ainsi que David Lauderback, qui campaient à proximité, marchèrent en direction des militaires afin d’en savoir davantage.  Pendant ce temps, Black Kettle demanda qu’on lui apporte le plus long pôle du village afin d’y fixer le drapeau américain qui lui avait été remis quatre ans plus tôt par le Commissaire aux Affaires Indiennes A. B. Greenwood et qui lui avait expliqué qu’en érigeant ce drapeau face à n’importe quelle troupe américaine le geste symboliserait la paix.

Les hommes qui encerclèrent si rapidement le campement de Black Kettle ce matin-là faisaient partie de la 1ère et 3ème Cavalerie du Colorado, donc des volontaires provenant de tous les milieux sociaux.  Ils avaient pour commandant le Colonel John M. Chivington.  On estime leur nombre entre 700 et 750.

En dépit du fait qu’il ne connaissait pas le projet de Chivington à l’endroit du campement de Sand Creek, le Général Curtis préparait de son côté une campagne contre les Indiens hostiles qu’il avait l’intention de cacher au public[1].

Certains officiers ayant travaillé au côté du Major Wynkoop quelques semaines plus tôt, tentèrent de s’interposer contre le projet de Chivington, mais sans succès.  Chivington se montra intransigeant et même violent envers ceux qui ne pensaient pas comme lui.

Plutôt que d’envoyer un quelconque avertissement, le Colonel Chivington déploya immédiatement ses troupes en formation de combat.  Certains guerriers Cheyennes se seraient précipités pour tenter de protéger leurs chevaux et le Lieutenant Luther Wilson se servit de ce prétexte pour ordonner à ses hommes d’ouvrir le feu.  Le massacre venait donc de commencer.

À ses hommes qui avancèrent à pied vers le village, Chivington aurait crié de ne faire aucun prisonnier.  Les Indiens, à qui on avait pourtant promis la paix, commencèrent à se disperser dans la confusion car les tirs provenaient de partout.  Selon George Bent, les femmes et les enfants criaient, tandis que les hommes tentaient de récupérer leurs armes dans les tipis.  Black Kettle restait quant à lui immobile devant son habitation faite de peaux de bison, brandissant son drapeau américain avec l’espoir de faire cesser cette violence gratuite.

John S. Smith, qui était pourtant vêtu comme un militaire américain, dut rebrousser chemin sous les balles avant même d’avoir pu atteindre les hommes de Chivington.

Le chef White Antelope, âgé d’environ 75 ans, marcha paisiblement au devant des oppresseurs.  Sans arme, le vieil homme s’immobilisa au bord de la rivière pour entamer son chant de la mort : « Rien ne vit longtemps, excepté la terre et les montagnes ».  Le malheureux fut aussitôt criblé de projectiles.  Les soldats, fous de rage et sans doute le crâne bourré de propagande raciste, le scalpèrent en plus de lui trancher les oreilles et le nez, sans oublier son scrotum, duquel l’un des barbares eut apparemment l’intention d’en faire une blague à tabac.

Les atrocités ne faisaient cependant que commencer.  Les hommes de Chivington tiraient sur ceux qui tentaient de fuir.  La charge fut donnée d’envahir les habitations, tuant sans relâche hommes, femmes et enfants.  Plusieurs blessés se traînèrent en direction de la rivière, laissant derrière eux des traces de sang dans le sable.

Left Hand, désireux de respecter sa parole de ne jamais se battre contre l’homme blanc, resta planté devant son tipi, immobile.  Certains croient qu’il fut tué mais son corps ne fut jamais retrouvé.

Une centaine de Cheyenne parvinrent à se réfugier derrière le lit sablonneux de la Sand Creek, ce qui leur offrit une barricade d’une hauteur variant de 6 à 10 pieds (1,82 à 2,43m).  Bien que peu nombreux, quelques-uns d’entre eux assurèrent une certaine riposte avec les armes qu’ils avaient pu emporter.

Black Kettle conserva sa position jusqu’à ce que les siens aient pris la fuite, mais sa femme, Medecine Woman Later, parvint à le convaincre qu’il était temps de partir.  Durant leur course, la pauvre fut terrassée par les balles et Black Kettle dût continuer seul pour se réfugier avec le petit groupe de résistance tapi derrière la barricade de sable.  Le froid jouait également contre eux.  En dépit de son âge et de son amour pour la paix, Black Kettle accepta de recharger les armes de ses jeunes combattants.

Au village, cependant, les soldats se laissèrent aller aux pires atrocités.  Les blessés furent achevés, torturés et mutilés.  Les hommes violèrent impunément des femmes et des enfants qui hurlaient de pitié.  Smith témoigna plus tard à l’effet que des hommes utilisèrent leurs couteaux pour éventrer les femmes, achever les enfants à coups de crosse jusqu’à ce que leur cervelle se répande au sol.

D’autres tranchèrent les parties intimes de femmes pour les exhiber au sommet d’un bâton.  Une fillette de 6 ans portant un drapeau blanc fut tuée de sang froid.  D’autres furent assassinés alors qu’ils se trouvaient dans les bras de leur mère.  Robert Bent témoigna avoir vu des hommes éventrer une indienne enceinte pour lui retirer son fœtus.  Et une vieille femme scalpée vivante aurait couru dans toutes les directions, la peau de son front retombant sur ses yeux.

Les témoignages en provenance des Cheyenne confirmèrent les atrocités.  Après avoir violé les femmes, les soldats les achevaient froidement.

Le Capitaine Silas S. Soule fut le seul à tenir tête à la folie de Chivington, ordonnant à ses soldats de ne pas tirer.  En fait, Soule positionna ses hommes entre les bourreaux et les Cheyennes qui tentaient de fuir, leur ordonnant de s’asseoir et d’attendre.  Deux semaines après le massacre, Soule écrivit sa peine au Major Wynkoop, lui décrivant entre autre une indienne qui avait préféré poignarder elle-même ses propres enfants avant de se suicider pour éviter le supplice.

Comme de raison, Chivington traita Soule de lâche et de déserteur.

Le Lieutenant Joseph A. Cramer écrivit pour sa part une lettre semblable à Wynkoop, qui collectionna les preuves contre le Colonel Chivington.

Chivington affirma plus tard avoir tué entre 400 et 600 Indiens à Sand Creek.  George Bent parla plutôt de 137 victimes (28 hommes et les autres étant des femmes et des enfants).  Il réajusta plus tard son bilan à 53 hommes et 110 femmes et enfants.  Ed Guerrier, le beau-frère de Bent, parla d’un total de 148 victimes, dont 60 étaient des hommes.  Chivington aurait quant à lui perdu seulement 10 hommes, en plus de 38 blessés.  En 1998, The New Encyclopedia of the American West estimait le nombre des victimes à 200 ou plus[2].

Par miracle, Black Kettle retrouva sa femme vivante parmi les décombres.  Ensemble, accompagnés des autres survivants, ils se réfugièrent au camp des Dog Soldiers.

À suivre…


[1] Thom Hatch, Black Kettle the Cheyenne Chief who sought peace but found war, 2004, p. 149.

[2] The New Encyclopedia of the American West, 1998, p. 1007.