Octobre 70: Le procès de Paul Rose (36)

         Pierre Vallières a écrit à propos de l’enquête du coroner conduite par le juge Jacques Trahan que « cette enquête, que le coroner Trahan veut « expéditive », posera plus de questions qu’elle n’apportera de réponses convaincantes sur les causes et les circonstances de l’enlèvement, de la séquestration et de la mort de Pierre Laporte ».

Plus haut, on a vu que Vallières a probablement fait une fixation sur la déclaration que le coroner Trahan a faite dès l’ouverture des procédures au matin du 6 novembre 1970, et dans laquelle il utilise le mot « expéditif ».  Mais il semble que pour un auteur, Vallières ait mal complété ses devoirs en interprétant ce mot de façon négative en l’associant à la vitesse et le travail mal fait.  Hors, ce serait certainement une erreur de penser que cette enquête a été bâclée hâtivement. D’ailleurs, vous venez d’en faire l’expérience en lisant les témoignages des articles parus au cours des derniers mois.

Les archives de BAnQ conservent le document original de cette enquête de coroner, qui compte environ 1 500 pages.  Les enquêtes de coroner d’une telle ampleur (le procès pour meurtre de Marie-Anne Houde en 1920 comptait sensiblement le même nombre de pages) ne font pas légion dans les archives.  On a réellement pris le temps de la faire, d’autant plus que le coroner Trahan s’est montré d’une patience que je qualifie d’exemplaire. En fait, si cette enquête parut par moment « expéditive » c’est à cause du manque de collaboration des frères Rose et de certains autres témoins.

Quant à sa critique sur « les causes et les circonstances de l’enlèvement », il faut aussi savoir que le but d’une enquête de coroner est d’éclaircir, le mieux possible, les circonstances d’un décès et non pas de faire une enquête exhaustive sur les détails de l’enlèvement.  De plus, les suspects n’avaient toujours pas été appréhendés et il serait bien normal que tous les détails de l’affaire n’apparaissent pas tout de suite devant le coroner.  Les éléments de preuves sont principalement utilisés et dévoilés lors d’un procès.  Après tout, la Couronne a aussi le droit de conserver quelques cartes dans ses poches avant de jouer le grand jeu aux assises.

Le problème, c’est que le public n’a toujours pas droit au procès de Paul Rose, ce qui nous permettrait de comparer les informations révélées lors de l’enquête du coroner, mais surtout des compléter.  Comprenons également que les transcriptions sténographiques d’un procès révèlent toujours plus de détails que celles d’une enquête de coroner, et cela pour une raison toute simple.  Le procès doit faire la preuve de la culpabilité ou de l’innocence d’un ou plusieurs accusés.  Pour cela, il est donc essentiel de présenter tous les détails d’une affaire.  En ce sens, il est réellement dommage de constater que le procès de Paul Rose fasse toujours l’objet d’un scellé. C’est une perte non seulement historique mais sociale qui nous permettrait très certainement de rétablir beaucoup plus de faits que ne peut le faire l’étude de l’enquête du coroner.

Faudra-t-il attendre jusqu’en 2071 pour avoir enfin accès à toute la vérité?  Si oui, les chercheurs et historiens du futur sauront-il tirer parti de ces archives?

Pierre Vallières a aussi mentionné que « le « procès du siècle », celui de Paul Rose, débuta le 25 janvier 1971, mais, comme les autres qui suivront, ne révéla rien des véritables circonstances de la mort de Pierre Laporte ».

Voilà un commentaire étonnant et quasi insensé, car c’est là le rôle principal du procès d’étudier de manière exhaustive tous les détails. Cette méthodologie éprouvée sert à déterminer si l’accusé est coupable ou non.  Bien entendu, Vallières pouvait dire n’importe quoi en 1977, et il pourrait encore le faire de nos jours. En effet, lors de ma consultation du dossier judiciaire le 22 juillet 2017 dans les locaux de BAnQ Montréal celui-ci contenait uniquement les photos de l’autopsie et les transcriptions de l’enquête du coroner sur la mort de Pierre Laporte. Aucune trace du procès en première instance intenté contre Paul Rose ou l’un de ses complices.

Une discussion avec un technicien en documentation m’a appris que le reste du dossier – on ignore ce qu’il contient exactement – est sous le coup d’une restriction de 100 ans. On ne pourra pas le consulter avant 2070 ou 2071.  D’ici là, les défenseurs du FLQ et de Paul Rose pourront continuer de dire tout ce qu’ils veulent à propos du procès sans qu’on puisse remettre quoi que ce soit en perspective.

Tout commentaire sur le procès équivaut donc à du ragot.

Évidemment, il est possible de se tourner vers les journaux, mais cette source secondaire qui n’a aucune valeur légale ne vaudra jamais l’importance unique des transcriptions sténographiques. Ceci dit, pour éviter de terminer cette série sur une note trop décevante pour le lecteur, nous terminerons avec ce dernier chapitre par un bref survol de ce qu’il est possible de récolter sur ce procès. Je dis bien « survol », car même avec un dossier de presse complet nous ne serions pas plus avancés. Et je crois même que la majorité des Québécois commencent à en avoir assez d’entendre parler de la Crise d’octobre. Le sujet est devenu assez redondant.

Dans un article de Léopold Lizotte paru dans La Presse du 9 mars 1971, Paul Rose n’aurait pas voulu signer ses aveux aux policiers. Toutefois, il semble qu’on les a acceptés en preuve puisque La Presse en transmit cet extrait : « nous étions tous les trois présents, Simard, Jacques et moi, lorsque M. Laporte fut exécuté.  Deux de nous le tenaient pendant que l’autre serrait la chaîne qu’il portait autour du cou ».

Ce simple extrait des aveux de Rose ont de quoi faire mordre la poussière à Vallières qui, dans son livre, s’est nettement acharné sur l’utilisation du terme « exécution » afin de décrire le meurtre du ministre.  Vallières est allé jusqu’à prétendre que le crime n’avait pas été commis par les frères Rose ou Simard, laissant planer le doute sur l’existence d’un mystérieux complot qui n’a jamais été démantelé. Or, Paul Rose a lui-même avoué. Et en 1982, Simard fera la même chose dans son livre.

Ces déclarations « mettent fin à toutes les spéculations que l’on a pu faire, depuis le 17 octobre dernier, sur la possibilité que cette mort ait été accidentelle », ajoutait Lizotte.  « Bien plus, le prévenu soutient que, dans la matinée, on avait longuement discuté des modalités de l’exécution et de la disposition du cadavre ».

Cette déclaration a été lue au jury un peu avant 17h00 le 8 mars.  Lizotte précisa également que cette déclaration avait été acceptée en preuve suite à un voir-dire qui avait durée deux jours, un fait que Vallières remettra pourtant en question quelques années plus tard. Or, selon le même journaliste, cette déclaration a été acceptée par le juge Nichols comme ayant « été consentie d’une façon libre et volontaire par l’accusé ».

N’oublions pas que Rose se défendait seul, ce qui pousse Lizotte à écrire que « quant à Rose, rappelé en cour en matinée, et invité non seulement à contre-interroger les seize témoins déjà entendus au cours de ce « procès dans le procès » mais également à déposer lui-même et à appeler des témoins, il a littéralement refusé, en déclarant que tout cela n’était qu’un guet-apens et une manigance pour démontrer qu’on avait voulu lui rendre justice ».

Rose conversa avec le Dr Jacques Ferron mais le juge le rappela vite à l’ordre en lui faisant remarquer « que ce n’était pas l’opportunité de converser qu’il lui offrait mais bien celle de contre-interroger le témoin ».  Paul Rose aurait alors répliqué : « très bien, si vous voulez appeler cela un contre-interrogatoire à tout prix ».

Les felquistes et leurs défenseurs ont aussi prétendu que le procès de Paul Rose avait été irrégulier, voir injuste.  Est-ce possible?  A-t-on eu droit à une véritable injustice?  Même Allô Police l’a laissé entendre à l’époque par le ton de ses articles. Le principal argument en cette matière provient sans doute du fait que Paul Rose a été expulsé pendant son procès.

Or, ce que le FLQ a oublié de vous dire, c’est que l’expulsion d’un accusé lors de son propre procès n’est pas une chose courante, certes, mais pas rare non plus, en particulier en 1971.  En même temps que le procès de Rose, se déroulait à Montmagny celui de Jacques Mesrine et de sa conjointe d’alors Jeanne Schneider.  Le truand français a également été expulsé du prétoire en raison de ses interventions inappropriées.  Au Canada, il est interdit pour un accusé d’intervenir à tout moment lors de son procès.  S’il souhaite s’expliquer devant le juge et les jurés, il doit le faire en témoignant pour sa propre défense. Cela évite la cacophonie et l’indiscipline durant les procédures. À savoir si Mesrine a agi ainsi seulement parce qu’il avait l’habitude des Cours françaises ou s’il voulait plutôt attaquer pour se défendre, le mystère demeure. Rose s’est-t-il inspiré de Mesrine? Ou est-ce le contraire?

Lors du procès de Rose, Me Jacques Ducros occupait pour la Couronne, alors qu’il était assisté de Me Jean-Guy Boilard. Deux noms qui avaient pris de l’ampleur pendant les enquêtes de coroner apparaissant ci-haut.

Que le procès ait été régulier ou non, il semble que Rose se soit tiré dans le pied à quelques reprises.  Selon Allô Police, il aurait refusé d’enregistrer un plaidoyer dès le début du procès.  Un militant peut bien contester un système judiciaire, mais s’il ne se soumet pas à quelques procédures de base c’est bien mal parti.  D’ailleurs, on se souviendra du comportement qu’il avait eu, lui et ses complices, lors de sa comparution devant le coroner Trahan.

Et il a poussé encore plus loin sa mauvaise foi et son militantisme de l’époque : « par la suite, Rose a prononcé ce qu’on pourrait appeler un discours politique dans lequel il a qualifié le tribunal de « cour coloniale installée par la force et maintenue par la force ».  Il a mentionné qu’il ne reconnaissait pas le tribunal et que son vrai procès c’est le peuple du Québec qui pourrait le lui faire après l’indépendance totale »[1].

Toujours selon Allô Police, un expert en écriture aurait confirmé que le communiqué du 17 octobre provenait de la main de Paul Rose et que sur le papier on avait même découvert l’une de ses empreintes digitales.

Le juge Jacques Trahan avait fait preuve d’une patience à tout épreuve. Il en fut de même pour son collègue qui président le procès de Rose. Allô Police écrira à ce sujet que « après s’être montré d’une patience exemplaire, le juge Marcel Nichols a expulsé Rose de la cour, comme la loi le lui permet. « J’entends aller jusqu’à la limite de ce que la décence peut permettre pour conserver au tribunal que je préside, le respect, la dignité et l’autorité qui doivent le caractériser », avait déclaré le juge Nichols à Rose. « Votre langage irrespectueux et souvent outrageant, le harcèlement systématique auquel vous soumettez le tribunal depuis l’ouverture, votre intention déclarée de vous servir de cette enceinte pour des fins de propagande, votre refus d’obtempérer à mes décisions et votre mépris manifeste vous acheminent vers cette limite » ».

Appelé à venir témoigner le 19 février, Bernard Lortie a refusé de dire quoi que ce soit. S’il était apparu assez ouvert à répondre aux questions des procureurs devant le coroner Trahan, qu’est-ce qui a pu le faire changer d’avis à ce point?  Selon Allô Police : « quand on lui a demandé son âge, il a répondu : « dix-neuf ans d’esclavage de l’establishment économique et financier ». À la question suivante, il a répondu que « felquiste » était sa profession. »

Le juge lui laissa la fin de semaine pour réfléchir, mais ce sera sans succès.  Les membres de la cellule Chénier avaient visiblement passé un pacte de silence, privant ainsi la population de la vérité. C’était un manque de transparence envers le peuple qu’ils prétendaient défendre.

Bref, on retiendra probablement de ce comportement le fait que, au fond, les militants du FLQ sont demeurés fidèles à eux-mêmes, c’est-à-dire des criminels pathétiques.

Nous verrons la semaine prochaine l’épilogue à la série Octobre 70, mais d’emblée je partagerai avec vous le fait qu’en m’attaquant à ce dossier en 2017 j’espérais pouvoir y dénicher une histoire intéressante, un procès palpitant. Au lieu de ça, je constate que, au bout du compte, je me retrouve devant un récit redondant qui m’éloignera probablement à jamais du sujet que suscite le FLQ. Il est temps d’éteindre le flambeau avant que les historiens de 2071 puissent avoir accès aux dossiers.

Pour le reste, je retourne à des dossiers moins connus mais drôlement plus passionnants.


[1] Allô Police, 7 février 1971.

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L’affaire Boulanger: une partie du dossier judiciaire retrouvé

Dans le dossier retrouvé, on note cette photo judiciaire qui montre l’intérieur du logement de la victime, Arthur Boulanger. Sur le plancher, on constate la présence d’une mare de sang.

Le projet Portrait de la Mauricie par les Archives Judiciaires Criminelles (PMAJC), entamé le 3 janvier 2018, porte déjà ses fruits. Alors qu’un article d’Historiquement Logique publié en juin 2015[1] expliquait que le dossier judiciaire de l’affaire Boulanger n’avait pas été conservé dans les archives nationales, les recherches que j’effectue actuellement pour indexer les dossiers qui sont conservés dans la voûte de Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) à Trois-Rivières m’a permis d’avoir l’agréable surprise la semaine dernière de tomber sur celui de Freddy Pellerin. Cet individu, qui avait 27 ans à l’époque, a été le principal suspect dans cette affaire. Au terme d’un procès, il a cependant été acquitté.

Le dossier retrouvé, quoique plutôt mince pour une cause de meurtre, se trouvait dans les boîtes non classées des archives nationales et dans lesquels on retrouve normalement les procès expéditifs.

Il y a toutefois un bémol à cette trouvaille : ce dossier ne contient pas les transcriptions sténographiques du procès, au terme duquel Pellerin a été acquitté. Nous savons que les détails présentés lors d’un procès criminel pour meurtre sont les plus détaillés, ce qui en fait l’outil idéal pour reconstituer les événements entourant un crime.

À défaut de cela, cependant, le dossier retrouvé comporte les transcriptions prises lors de l’enquête du coroner et des pièces très intéressantes qui nous aiderons à mieux comprendre ce qui a pu se produire à Yamachiche en 1935. Parmi ces documents, on retrouve des photos judiciaires, un plan des lieux, et même un échantillon qui, pour le moment, reste non identifié.

Rappelons qu’Arthur Boulanger, 51 ans, a été assassiné dans le logement qu’il habitait à Yamachiche en face de la gare en septembre 1935. On l’avait apparemment battu avec une barre de fer.

Je ne pense pas qu’il faille fonder beaucoup d’espoir quant à l’idée de retrouver un jour le dossier du procès. Selon les explications d’Evelyn Kolish dans le Guide des archives judiciaires (2017)[2] le dossier a probablement été élagué. À partir de 1920, les archives nationales ont fait face à une arrivée gigantesque d’archives, ce qui a poussé les responsables de l’époque à prendre des décisions, entre autre l’élagage.

De plus, je soupçonne que les dossiers judiciaires qui se sont terminés par un acquittement ont été parmi les premiers à être détruits, d’autant plus que les accusés qui ont été blanchis ont droit à leur retour à la vie privée. La justice les considère comme blanchis.

En attendant de mieux étudier le dossier et de vous présenter le fruit de cette découverte, je vous invite à lire ou relire l’article publié en 2015 : Meurtre non résolu à Yamachiche : L’affaire Boulanger.


[1] https://historiquementlogique.com/2015/06/27/meurtre-non-resolu-a-yamachiche-laffaire-boulanger/

[2] Disponible en ligne : http://www.banq.qc.ca/documents/ressources_en_ligne/instr_rech_archivistique/garchjud_fr.pdf

La visiteuse: autre point de vue sur l’affaire Tom Nulty

la-visiteuseAmyot, Linda. La visiteuse. Montréal, Leméac, 2016, 121 p. ISBN 978-2-7609-4728-3

Si d’un côté on a l’impression que les intellectuels, ou du moins ceux qui prétendent l’être, lèvent le nez sur les faits divers, la littérature ne cesse de s’en nourrir.  Cette fois, c’est l’affaire Thomas Nulty qui est au cœur du roman.

Récemment, nous avons fait un léger survol de cette sordide affaire avec un compte rendu du livre de Simon Riopel.  C’est d’ailleurs en grande partie de cet ouvrage que s’inspire Amyot.  La romancière l’admet elle-même dans un petit texte discret apparaissant à la toute fin.  Elle avoue également s’inspirer du livre moins crédible Crimes et châtiments : la petite histoire du crime au Québec, volume 2 (1982), d’Hélène-André Bizier.

L’histoire débute en 1932 lorsque le personnage principal, une infirmière de 30 ans, apprend que sa mère, Élisabeth Leblanc, est mourante.  Précipitée à son chevet, celle-ci lui confie la lecture de lettres écrites entre 1897 et 1908.  Il se trouve que la mourante, dans sa jeunesse, écrivait sur commande pour des villageois qui ne jouissaient pas de son talent.  Parmi ces « clients », on retrouve Thomas Nulty.

Mais dans ce petit roman de 121 pages, qui trouve pourtant le moyen de se payer des longueurs, on n’apprend rien de nouveau.  Même l’arme du crime et les autres détails sont relégués aux oubliettes.  Points de vu nouveau?  Pas vraiment.  Alors, on pourrait se demander à quoi pourrait bien servir cette parution!

Les affaires les plus scabreuses passionnent non seulement le public mais aussi les romanciers.  Il suffit d’y penser pour trouver quelques exemples, comme André Mathieu avec le cas d’Aurore Gagnon, ou Roger Lemelin avec l’affaire de Sault-au-Cochon.  Il faudrait sans doute une étude plus exhaustive sur le sujet, mais c’est aussi vrai dans la littérature anglaise et française.  Le crime passionne.  Il fascine.  Tout le monde tente de le comprendre, de l’apprivoiser à sa façon.  Ce qui est sûr, c’est que le roman n’est pas le meilleur médium pour tirer les choses au clair.  En ce qui concerne les causes judiciaires réelles, il ne sert bien souvent qu’à fausser la mémoire collective.

 

L’affaire Aurore Gagnon: entrevue avec Yves Houde

L'affaire Aurore Gagnon            En cliquant sur le lien suivant https://www.youtube.com/watch?v=ooxy_UYtmjE je vous invite à écouter l’entrevue de 45 minutes que j’ai accordée à l’animateur Yves Houde de Radio Galilée (90,9 FM Québec) il y a quelques semaines à propos du mon dernier livre : L’affaire Aurore Gagnon, le procès de Marie-Anne Houde.

Nous avons discuté de mes premiers intérêts en Histoire, du projet à l’origine de mes découvertes en matière de dossiers judiciaires, et de l’importance de ces documents légaux. Il fut également question de certaines tendances sociales qui induisent le public en erreur, que ce soit dans le cas d’Aurore Gagnon ou de certains autres crimes qui ont marqués notre patrimoine judiciaire.

Je tiens à souligner le professionnalisme d’Yves Houde, qui, en plus de bien maîtriser ses sujets, laisse beaucoup de place à ses invités.

Pour en savoir plus sur le procès de Marie-Anne Houde, je vous invite à lire l’Introduction ou de vous procurer mon livre en librairie.

Bonne émission!