L’Abolition, de Robert Badinter

Badinter, Robert. ― L’Abolition. ― [Paris?] : Fayard, 2000. ― 314 p.

J’ai entamé ce livre en cherchant des arguments solides, qu’ils soient pour ou contre cette question philosophique qui a soulevé les passions dans le monde entier, et cela durant des siècles. Vous aurez compris que je parlais de la peine de mort. Peut-être était-ce le vide de certaines lectures précédentes, mais j’avais l’impression qu’on se prononçait de manière convaincu, que ce soit pour ou que ce soit contre, mais sans nécessairement apporter d’arguments convaincants.

Les premières pages ont été à cette image. Toutefois, ma patience a fini par payer. Car Badinter, avocat de la défense qui a fini par abolir la peine capitale en 1981 en tant que ministre de la Justice sous François Mitterrand, n’est pas animé d’une quelconque arrogance. Il faut le lire, prendre le temps d’entrer dans son récit, qu’il ne veut aucunement personnel, nous offre une ambiance des débats qui ont eu lieu au cours des années 1970.

On pourrait croire que le livre de Badinter est dépassé, démodé. Et pourtant, il écrivait ceci en 2000 en soulignant que le combat contre la peine de mort était loin d’être terminé à travers le monde. Et 18 ans plus tard, force est d’admettre que la question n’est toujours pas réglée dans tous les coins de la planète. Et à voir le fonctionnement de certaines administrations, pourrait-on craindre un retour en arrière?

Badinter, toujours vivant au moment d’écrire ces lignes, y va d’un simple récit, le sien. Mais aussi celui de ces criminels qu’il a accepté de défendre, souvent contre vent et marée. En effet, on a accusé les abolitionnistes de prendre la défense des assassins. Parmi les premiers arguments, il mentionne évidemment que « partout où l’on avait aboli la peine de mort, la criminalité sanglante n’avait pas augmenté, qu’elle allait son chemin, indifférente à la présence comme à l’absence de la peine capitale dans la législation pénale »[1].

Il souligne aussi à quel point on lui attribuait « une vertu dissuasive qu’elle n’avait pas ». À force de tourner les pages, on comprend que la peine de mort est un moyen facile de se débarrasser d’un problème, de refuser de croire aux capacités de l’être humain, c’est-à-dire nous-même. C’est comme une finalité, devoir mourir après avoir commis un crime que la société a catalogué au niveau le plus élevé sur l’échelle de la gravité. Et Badinter va plus loin en écrivant que « dans le rituel de l’exécution s’inscrivait toujours le sacrifice expiatoire : la mort pour la mort, afin que s’apaise la colère des dieux, qui n’est autre que la projection de notre insurmontable angoisse »[2].

Une bonne partie de cette histoire de l’abolition passe par l’implication de Badinter dans l’affaire Patrick Henry, cet individu pratiquement condamné à l’avance pour le meurtre d’un jeune enfant. Pas facile de défendre les intérêts d’un meurtrier qui s’en prend aux victimes les plus fragiles et innocentes qui soient. Sans compter que l’ombre de Christian Ranucci plane tout au long du récit.

Parmi les sous-sujets rencontrés, on retrouve celui de l’échelle de la gravité. En effet, Badinter se posait lui-même cette question : « mais en quoi l’assassinat d’une octogénaire pour lui voler ses économies était-il moins odieux que le meurtre d’une fillette par un garçon de vingt ans? »[3]. L’aspect de l’horreur, les abolitionnistes l’utilisent également pour tenter d’attirer la pitié sur certains accusés, eux aussi des êtres humains.

Petit clin d’œil utile, peut-être, on fait référence à ce qui se passe ailleurs dans le monde en matière de peine de mort, comme par exemple en se remémorant le cas spectaculaire de Gary Gilmore aux États-Unis, mais aucun mot sur la situation canadienne. Pourtant, la peine de mort a été abolie au Canada en 1976, au beau milieu de la période couverte par le livre de Badinter.

Comme on le sait, Badinter devra attendre l’arrivée au pouvoir de François Mitterrand pour remporter la lutte de sa vie. Ce dernier le nomme ministre de la Justice, ce qui lui permettra, enfin, d’obtenir l’abolition le 30 septembre 1981. Ainsi, la France devenait le dernier pays d’Europe à se débarrasser de cette pratique archaïque.


[1] P. 23.

[2] Ibid.

[3] P. 76.

Le tueur de Cédrika se serait-il inspiré de l’affaire Ranucci?

Et voilà! L’abcès est crevé. On l’a arrêté, on l’accusé de possession et de distribution de pornographie juvénile, et, surtout, on l’a nommé. Puis les journalistes n’ont pas tardé à le mettre en lien avec l’affaire Cédrika Provencher. Il s’appelle donc Jonathan Bettez.

La rumeur publique avait donc vu juste sur l’identité du suspect no. 1. Mais soyons précis sur les termes : cela ne fait pas de lui un accusé, et encore moins un coupable de meurtre. Il faudra donc attendre une preuve plus solide ou des aveux. À moins qu’il faille chercher l’assassin dans une autre direction.

Cela étant dit, il y a un détail que je retiens depuis longtemps dans cette affaire, et je parle ici de ce que nous savons précisément de l’enlèvement de Cédrika. Il y a toutes sortes de stratégies utilisées pour enlever des enfants, mais la technique consistant à demander à des mineurs de rechercher un chien n’est certainement pas courante. À travers toutes mes lectures et autres recherches sur les dossiers criminels, je n’ai vu cela qu’une seule fois. Ça se passait en France en 1974.

Pour mieux comprendre, arrêtons-nous un moment à l’extrait suivant tiré du livre Le pull-over rouge, de Gilles Perrault, publié en 1978, et qui décrivait ainsi la scène de l’enlèvement de la petite Marie-Dolorès Rambla, enlevée le 3 juin 1974 :

Marseille est vide. La chaleur et les trois jours de vacances de la Pentecôte ont drainé sa population vers les plages. Ce lundi 3 juin 1974, le soleil brille et un vent chaud balaie la ville. Marie-Dolorès Rambla, dont on a fêté la semaine précédente le huitième anniversaire, joue avec son frère Jean, six ans, dans une cour de la cité Sainte-Agnès, située dans le quartier des Chartreux, est constituée par un ensemble de bâtiments moroses. Elle donne sur la rue Albe, À moins de cent mètres, c’est la rocade du Jarret, l’une des principales artères d’accès à Marseille.

Comme la plupart des cités populaires de la ville, celle-ci est dépourvue de terrains de jeux ou de sport. Les enfants doivent s’ébattre dans les cours. Une pancarte comminatoire indique que les patins sont interdits, de même que les jeux de ballon et, d’une manière générale, les jeux bruyants. En cas d’infraction, le gardien assermenté verbalisera.

Mme Rambla est dans son logement, au premier étage du bâtiment C-7, avec ses deux plus jeunes enfants. Elle sait que les aînés s’amusent dans la cour avec deux petits voisins, compagnons de jeux habituels. Vers onze heures, elle jette un coup d’œil par la fenêtre de la salle à manger. Marie-Dolorès et Jean sont seuls. Elle se penche et leur demande de remonter. Marie-Dolorès répond : « Encore un petit moment … ». Quelques minutes plus tard, et regardant cette fois par la fenêtre de la cuisine, qui s’ouvre sur l’autre côté du bâtiment, elle aperçoit Jean et lui demande où est sa sœur. « Elle cherche le chien », répond l’enfant. Mme Rambla ignore de quel chien il peut s’agir et croit à un jeu. Encore quelques minutes et elle aperçoit de nouveau le petit Jean par la fenêtre de la cuisine. Elle lui redemande où est Marie-Dolorès. L’enfant répond : « je ne la trouve pas ».

Un homme, qui conduisait apparemment une voiture de type Simca 1100 avait demandé au petit Jean de chercher son chien de l’autre côté d’un immeuble pendant qu’il cherchait dans l’autre direction avec sa grande sœur. Mais Marie-Dolorès ne fut jamais revue vivante après qu’il eut été question du chien. On retrouva son corps deux jours plus tard. On lui avait fracassé le crâne en plus de la poignarder à quinze reprises.

Christian Ranucci, un jeune homme dans la vingtaine, fut rapidement arrêté en lien avec cette affaire. Il sera jugé et guillotiné pour ce crime en 1976. Plusieurs, dont l’auteur Gilles Perrault, crièrent ensuite à l’injustice en affirmant que l’exécution de Ranucci fut une grave erreur judiciaire, alors que d’autres présentèrent un dossier qui ne laisse aucun doute sur sa culpabilité. Mais la question n’est pas de savoir qui a raison dans ce débat d’auteurs et d’opinion publique.

Il n’en reste pas moins que la technique du chien est la même. À moins que certains lecteurs me viennent en aide pour énumérer d’autres cas similaires, je crois savoir qu’il s’agit du seul cas du genre. Mais alors? Qu’est-ce que cela change à l’affaire Cédrika Provencher?

En fait, je me suis demandé si son assassin n’aurait pu, par exemple, s’inspirer de l’affaire Ranucci. Après tout, on en a fait des livres, une pièce de théâtre et deux films depuis les années 1970. Si par exemple le tueur avait étudié en littérature ou décidé de lire sur le sujet pour satisfaire sa curiosité personnelle, pourrait-il y avoir un lien? Les détectives devraient-ils rechercher dans les affaires de Bettez un exemplaire du livre de Perrault ou une trace sur son ordinateur qu’il ait un jour visionné l’un des deux films sur le Web?

 

Bibliographie suggérée :

Mon compte rendu du livre de Gilles Perrault, publié le 12 octobre 2014

L’affaire Ranucci, le combat d’une mère (2006)

Le pull-over rouge (1979)

Le pull-over rouge

_20141012_161105PERRAULT, Gilles. Le pull-over rouge. Éditions Ramsay, Paris, 1978, 468 p.

Ce livre ne date pas d’hier, mais ne manque pas de rappeler un important cas de conscience : celui de l’erreur judiciaire.

C’est avec intelligence de Perrault nous plonge dès les premières pages dans deux réalités qui se heurtent brutalement. Devant l’exécution de Christian Ranucci, guillotiné le 28 juillet 1976, une partie de la population s’en réjouit, tandis que d’autres, moins nombreux, pleurent sa disparition. Le jeune homme tombe sous le couperet de la lame. Certains diront qu’on l’a « raccourci ».

Christian Ranucci n’avait que 22 ans.

Le 3 juin 1974, c’est dans la région de Marseille que Marie-Dolorès Rambla, une fillette de 8 ans, est enlevée par un homme qui a réussi à éloigner d’elle son petit frère de 6 ans en lui demandant de l’aider à chercher son chien. Le garçon dira plus tard que l’homme qui avait enlevé sa sœur conduisait une voiture Simca 1100 de couleur grise métallisée. Un mécanicien d’expérience, lui aussi témoin oculaire, confirmera la marque et le modèle de la voiture.

Un peu plus d’une heure plus tard, un léger accident de voiture survient au carrefour La Pomme, à quelques kilomètres de Marseille. Un jeune homme au volant d’une Peugeot 304 prend la fuite. Le couple impliqué dans la collision l’identifiera plus tard comme étant Christian Ranucci, 20 ans. Mais le témoignage de ceux-ci se modifiera avec le temps, et surtout les différentes étapes de l’enquête policière.

Ranucci sera arrêté peu de temps après chez sa mère. Il croit d’abord qu’on le cueille pour son délit de fuite, alors il ne s’énerve pas. Mais rapidement la machine policière lui tombe dessus. D’ailleurs, il affirmera plus tard avoir été torturé.

Le problème, c’est que Ranucci s’avoue responsable. Il dira plus tard avoir cru les policiers, qui eux lui disaient qu’il était le meurtrier. N’ayant trouvé aucun argument pour les contredire, en plus d’être déstabilisé par la situation, il avait finalement avoué lors de sa garde à vue. Dès lors, il devint l’innocent que plus personne ne croyait, mis à part sa mère et quelques proches, dont une ancienne petite amie, toujours amoureuse de lui.

La force de l’auteur, c’est d’avoir rencontré les principaux acteurs de cette affaire, mais aussi d’avoir collectionné une foule de détails, si bien qu’il arrive à nous faire douter rapidement de la méthode policière employée contre le jeune accusé.

Il faut absolument lire les analyses qu’il fait des rapports psychiatriques réalisés à l’endroit de Ranucci pour comprendre le manque incroyable d’objectivité des professionnels impliqués dans cette affaire. Perrault réussit par-là à nous mettre en présence d’une criante vérité.

Même au début de son procès les choses ne jouent pas en sa faveur. Il faut dire que, maintenant convaincu de son innocence, Ranucci ne se présente pas en Cour avec l’attitude d’un condamné mais d’un innocent convaincu de pouvoir démontrer l’absurdité du système judiciaire qui l’a traîné dans la boue. On comprend alors que le système, loin d’être impartial, le condamne sur le jeu des apparences, mettant ainsi de côté des éléments de preuve importants, voir capitaux. Du coup, on perd confiance en l’appareil judiciaire.

Reconnu coupable, Ranucci continuera pourtant de garder confiance jusqu’à la toute dernière minute, croyant d’abord que la cassation (appel) n’est plus qu’une formalité. Mais c’est encore une fois la défaite. Il tourne donc son espoir vers la grâce. Elle semble être acquise, mais l’extrême malchance joue encore contre lui. À quelques jours de son exécution, un autre enfant disparait et l’opinion publique en redemande concernant la peine qu’on doit réserver aux agresseurs d’enfants.

À quelques heures de son exécution, la presse annonce qu’on lui accorde la grâce. C’est la joie chez les avocats de Ranucci, Paul Lombard et Jean-François Le Forsonney. La mère de Ranucci saute de joie. Mais il suffit de quelques minutes pour comprendre que la presse se rétracte. C’était une erreur.

La grâce était rejetée.

Aux petites heures du 28 juillet 1976, Ranucci est violemment tiré de son sommeil en présence de gardes mais aussi de ses avocats, qui demeurent impuissants devant cette scène déchirante. Le Forsonney, qui est d’ailleurs à peine plus âgé que son client, tourne les talons. Il est incapable d’assister à la scène finale.

Il faut absolument atteindre le dernier chapitre du livre pour se laisser pleinement toucher par ce drame humain que la France a depuis intégré dans son histoire comme l’une des plus marquantes erreur judiciaire.

Si l’affaire est un classique chez nos cousins français, le sujet est universel. Perrault sait non seulement nous toucher quand cela est nécessaire, mais c’est aussi avec intelligence qu’il expose les faits qui continuent, encore aujourd’hui, de plaider la cause de Christian Ranucci. Car le véritable coupable, l’homme au pull-over rouge, semble avoir échappé à la justice.

Une Histoire de la peine de mort

peine de mortBASTIEN, Pascal.  Une Histoire de la peine de mort, bourreaux et supplices 1500-1800.  Éditions du Seuil, Paris, 2011, 339 p.

Si le premier chapitre nous fait comprendre que l’ouvrage de Bastien ne s’adresse pas nécessairement à un public très large, il n’en demeure pas moins une expérience intense qui nous permet de voir un phénomène régulièrement rencontré au cinéma et dans les romans, mais rarement avec un œil historiquement objectif.

L’auteur, qui enseigne l’histoire moderne à l’Université du Québec à Montréal, nous décrit d’abord l’ambiance de Paris et de Londres avant de nous plonger réellement dans le vif du sujet dès le second chapitre.  Bastien démystifie d’ailleurs certaines idées préconçues, entre autres à propos du bourreau, qui ne portait pas de vêtements distinctifs et sombres comme on a l’habitude de le voir au cinéma.  En fait, ce personnage intriguant mais pas nécessairement envié pouvait tout à fait passer inaperçu parmi les gentilshommes gravitant autour des potences.

Bien qu’il s’attarde rarement à entrer dans les détails, ce qui pourrait décevoir certains lecteurs, il se permet de nous éclairer sur le supplice de la roue en soulignant que « armé d’une barre de fer large de 4 à 5 centimètres, le bourreau abattait son instrument sur les membres du patient, deux coups sur chaque bras et autant sur les jambes, en terminant avec deux ou trois autres à l’estomac.  Il le détachait ensuite de la croix, puis l’installait sur une petite roue de carrosse (appelée aussi « guéridon ») pour l’y attacher, face au ciel, le corps brisé et disposé de manière à ce que les talons, ramenés sous la roue, touchent la tête ».

On ne se surprendra pas tellement d’apprendre que le classement hiérarchique de certains crimes aurait de quoi étonner de nos jours, comme par exemple de savoir qu’à une certaine époque il était considéré plus grave de voler les chaussures d’un enfant plutôt que de l’agresser sexuellement.

Bastien nous apprend beaucoup sur le métier du bourreau, sur l’infamie qui pesait sur lui, en particulier à Paris, mais aussi sur leurs identités, ainsi que leurs habitudes.  Certains d’entre eux, par exemple, disposaient des corps auprès de chirurgiens qui s’en servaient pour mieux connaître l’anatomie humaine.  D’un autre côté, on retrouvait aussi des bourreaux qui connaissaient mieux le  corps humain que certains médecins, sans compter qu’ils vendaient parfois quelques parties humaines des suppliciés à des fins de sorcellerie.

Évidemment, il arrivait que certains bourreaux eux-mêmes finissent par être exécutés, mais le mythe voulant qu’ils aient d’abord eux-mêmes été des criminels endurcis semble s’effriter au fil des pages.

C’est seulement en 1783, en Angleterre, que l’on cessa la pendaison par suffocation, c’est-à-dire par suspension, afin d’utiliser la new drop, la chute permettant la rupture de la nuque.

En plus d’aborder le fait que le système judiciaire a commencé à prendre forme vers le 13ème siècle, avant de se perfectionner en Angleterre par le système des jurés, de la jurisprudence et ainsi de suite, il fallut attendre encore un peu avant de voir apparaître les avocats de la défense.  D’ailleurs, on retiendra aussi que les premiers jurés interagissaient beaucoup plus qu’aujourd’hui et que les procès étaient beaucoup plus brefs.

Comme on pouvait s’en douter, l’auteur nous laisse avec les changements imposés par la Révolution française.  Après la prise de la Bastille le 14 juillet 1789, la procédure des condamnations se transforma, principalement avec l’apparition de la légendaire guillotine.  C’est le député Guillotin qui proposa une machine de mort plus rapide et plus efficace, si bien que les premiers spectateurs furent déçus par le spectacle, trop rapide et sans éclat.  En mars et avril 1792, c’est Tobias Schmidt qui se chargea de la fabriquer.  D’abord surnommée « louison » ou « louisette », cette machine à exécuter entrera finalement dans la légende sous le nom de guillotine.  Le premier condamné à y laisser sa tête fut Nicolas-Jacques Pelletier, le 25 avril 1792.

Si le travail de Bastien relève davantage de la thèse universitaire, il n’en reste pas moins un outil fort intéressant pour ceux et celles qui s’intéressent à l’évolution du système judiciaire, qu’il soit européen, canadien ou américain, car on peut y retrouver des idées fascinantes.