Blanche Garneau: l’origine de la rumeur?

Blanche Garneau - L'Action Catholique 30 juillet 1920
Blanche Garneau

            Un siècle plus tard, le meurtre non résolu de Blanche Garneau suscite toujours l’intérêt mais surtout les ragots.  En fait, cette affaire a bien mal commencée en 1920.  Le souhait de vouloir obtenir des réponses à tout prix a sans doute contribué à décocher des flèches dans toutes les directions.  Et si on ajoute à cela une incroyable incompétence ou paresse policière, tous les ingrédients sont réunis pour que justice … ne soit pas rendue.

            Au cours des dernières années, on m’a rapporté que certaines personnes se servent sporadiquement de cette affaire pour critiquer vertement le milieu politique, qu’il soit actuel ou passé.  Car, faut-il le préciser, l’affaire Blanche Garneau colporte son lot de rumeurs politiques.  En fait, on raconte encore à qui veut l’entendre que le meurtre de cette jeune femme a été couvert par certains politiciens en raison du fait que parmi les assassins on retrouvait des fils de députés libéraux.  Il ne suffit que d’un pas supplémentaire pour engouffrer dans cette théorie du complot le premier ministre lui-même, Louis-Alexandre Taschereau.

            Revenons d’abord sur les circonstances du crime.

            Le 22 juillet 1920, Blanche Garneau, 21 ans, ferma la boutique de thé dans laquelle elle travaillait sur la rue St-Vallier avant d’entamer son trajet habituel lui permettant de rentrer chez elle.  Accompagnée par une amie qui la laissa à l’entrée du pont de l’avenue Parent, qui conduisait dans le parc Victoria, il était 19h00 lorsqu’elle s’éloigna toute seule au-dessus de la rivière St-Charles.  Blanche habitait rue François 1er, dans le quartier de Stadacona.  Il lui fallait donc franchir un deuxième pont pour atteindre ce quartier.  Mais ce soir-là, elle n’y arriva jamais.  On ne devait plus la revoir vivante.

            Dans la soirée du 28 juillet, son corps fut retrouvé par un jeune garçon qui rôdait dans le secteur avec l’envie de se baigner dans la rivière St-Charles.  Le corps était recouvert d’un drap blanc.

            De nos jours, le commun des mortels connaît l’importance de protéger une scène de crime, que ce soit pour y figer dans les temps les différents éléments ou pour retrouver des indices supplémentaires.  Mais voilà!  Au soir du 28 juillet, bien que la police fut la première avertie, aucun détective de la section criminelle de la Ville de Québec ne se présenta sur les lieux.  Non seulement la scène ne fut pas protégée, mais le détective Lauréat Lacasse, le premier chargé de l’enquête, mit quelques jours avant de se rendre sur les lieux.  Et encore!  Il n’y resta que quelques minutes.

            Pour cette raison, les témoignages des premières personnes à débarquer sur les lieux prennent toute leur importance.  Et c’est peut-être là que se trouve la clé d’une incroyable mésentente qui dure toujours, près d’un siècle plus tard.

            Lors de l’enquête du coroner, conduite par Georges William Jolicoeur, on entendit le vieux gardien du parc qui fut alerté le 28 juillet par le jeune garçon qui venait de trouver le corps.  Celui-ci affirma ne pas avoir vu de traces humaines dans les herbes se situant entre le corps et la voie ferrée des tramways.  Rapidement, ses réflexions se retrouvèrent dans les journaux.  Selon lui, il fallait que le ou les tueurs soient passés par la rivière St-Charles pour y déposer le corps.  C’était la seule façon d’expliquer cette absence de traces de pas.

            Si on accepte cette théorie, il est vrai qu’on imagine aisément la présence d’au moins deux hommes pour pouvoir manipuler un corps à partir d’une petite embarcation.

            Le problème avec cette conception du complot, c’est que le gardien de parc était alors le seul à la soutenir.  Le thanatologue Ulric Moisan, qui se chargea d’emporter le corps, ce qui lui avait permis de noter plusieurs détails, se montra en désaccord avec le gardien.  Moisan mentionna avoir vu un petit sentier piétiné reliant les voies ferrées et le site du crime.  De plus, les deux garçons qui avaient sonné l’alerte ce soir-là se rangèrent derrière l’avis de Moisan.  Eux aussi avaient vu des signes de mouvements terrestres, au point de parler de quelques branches cassées.

            Malheureusement, l’idée du vieux gardien intéressa les journaux et l’histoire fit boule de neige.  Il a toujours été plus intéressant pour le commun des mortels de laisser son imagination divaguer vers des histoires rocambolesques et libres de toute contrainte plutôt que de s’attacher à une réflexion digne de ce nom à partir des éléments concrets d’une enquête judiciaire.

            Est-ce une réaction malhonnête que de se servir maladroitement d’une histoire ancienne comme celle de Blanche Garneau sans faire un minimum de vérifications?  Une étude exhaustive du dossier judiciaire éviterait-elle une telle déviance sociale?

            Ou alors est-ce une habitude malsaine entretenue par certains médias?  On se souviendra, encore une fois à Québec, à quel point on avait couvert le procès de Benoît Proulx au début des années 1990 dans l’affaire du meurtre de France Alain.  Certains animateurs de radio dépourvus de toute objectivité ont traîné cet animateur de radio dans la boue.  Heureusement, Proulx a fini par être acquitté et même dédommagé, et cela avec raison.  Après tout ce qu’il avait subi au sein de ce traitement malhonnête englobant peut-être d’autres instances que celles des médias radiophoniques, cet homme mériterait qu’on l’écarte définitivement des rumeurs de cette autre affaire non résolue.

            Car il est là le problème : certaines personnes se permettent de dire n’importe quoi.  Sans moyen pour les contrecarrer, le public finit par les croire.  Et le mal est fait!  Les rumeurs s’incrustent, au point d’être confondues parmi les faits historiques.

            Dans le cas de Blanche Garneau, les choses empirèrent constamment.  Après un procès qui frustra le public par un double acquittement à l’automne 1921, on voulut trouver des suspects à tout prix et les rumeurs reprirent de plus belles.  Ces ragots gagnèrent une telle ampleur que le gouvernement Taschereau ouvrit une Commission d’enquête royale à l’automne 1922 pour tenter de tirer les choses au clair.  En dépit de l’apparition de quelques éléments nouveaux, cette enquête se solda par un rapport tout à fait ridicule.  On ne blâmait personne, alors que la police de Québec n’avait visiblement pas fait son travail correctement.  De plus, les procureurs avaient omis certaines questions pourtant primordiales.

            En 1954, le très « crédible »[1] hebdomadaire Allô Police, se permettait un article sur l’affaire Blanche Garneau, dans lequel on parlait uniquement de la théorie du complet, en plus de présenter quelques faux éléments.  En 1978, une auteure peu rigoureuse reprit les informations contenues dans cet article sans trop se questionner.  La machine à rumeurs, apparemment, s’était déjà enclenchée.

            Il fallut attendre 1983 pour qu’un premier auteur sérieux, Réal Bertrand, accepte de confronter le dossier judiciaire.  Dans son livre Qui a tué Blanche Garneau?, il présentait beaucoup plus de détails que tout ce qui avait été publié avant lui.

Malheureusement, Bertrand commet plusieurs erreurs, dont certaines qui laissent croire qu’il n’a pas tout lu.  Car lui aussi hésite devant la théorie du complot.  Elle lui semble attirante, alors qu’en réalité le dossier ne comporte aucun élément probant en ce sens.

            Bref, le cas de Blanche Garneau est un exemple parfait et très direct de ce que les médias ne doivent pas faire, mais aussi une leçon qui cible le comportement du public.

            Puisque mon étude exhaustive du dossier de Blanche Garneau, conservé dans les voûtes de Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ), m’a permis de réaliser un manuscrit complet sur cette affaire, nous y reviendrons plus en détails.


[1] Évidemment, je suis sarcastique.

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L’affaire St-Louis: chapitre 2

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Parade d’identification organisée peu après la mort de Michel Prince.  Marcel St-Louis, qui sera accusé du meurtre, est au centre de la photo.

         À l’arrivée de la police, on ne put que constater le résultat du drame.  Le corps de Michel Prince gisait toujours dans la neige, sur le terrain d’Arthur Ally.

         Au cours de la première partie de la poursuite, André Prince, qui prenait alors place dans la voiture de son père, avait réussi à voir et surtout à mémoriser le numéro d’immatriculation du véhicule suspect.  Grâce à cette précieuse information, quelques minutes plus tard, la Sûreté du Québec connaissait le nom du propriétaire, ainsi que le modèle et la marque.  Il s’agissait d’un Vauxhall de modèle Envoy.

         Ce fut donc sans grande déduction que les agents Yvon Lemire et Douglas Lyons furent envoyés devant la résidence correspondant au propriétaire de l’automobile, à Drummondville.  Ils y montèrent la garde.  Peu de temps après, l’Envoy passa sous leur nez, ralentit et entra dans la cour.  Le mystérieux conducteur descendit.  Dès qu’il aperçut les deux constables venir vers lui, il se précipita dans la maison.  Lemire et Lyons l’y rattrapèrent sans difficulté.

         Le prévenu s’appelait Marcel St-Louis et était âgé de 25 ans[1].  Les deux agents trouvèrent en possession une carabine semi-automatique de calibre .22.  Toutefois, en le conduisant au poste, on découvrit que St-Louis n’avait aucun antécédent judiciaire.  Il était blanc comme neige.

         Le lendemain, samedi 23 novembre, tandis que Le Nouvelliste répandait la nouvelle à travers la Mauricie, on fit défiler Marcel St-Louis dans une parade d’identification, de laquelle la police prit quelques clichés photographiques.  Les frères de la victime purent ainsi identifier le suspect.  Le Nouvelliste, qui plaçait l’incident vers 19h00, mentionna que la mère de la victime était « en proie à un violent choc nerveux », sans oublier que le père, ainsi que Ginette, l’épouse de Michel, étaient eux aussi très affectés par la conclusion de cette poursuite automobile.

         Marcel St-Louis avait vu le jour le 14 janvier 1943.  Il résidait au 19 de la rue Montcalm, à Drummondville.  Sa profession fut mentionnée comme journalier, œuvrant dans le domaine du déneigement.  Il n’avait aucune condamnation antérieure et possédait un niveau de scolarité équivalant à la 7ème année.

         Le lundi 25 novembre, un policier de la Sûreté du Québec se rendit au garage de Drummondville où on entreposait la voiture de Marcel St-Louis afin d’en prendre quelques photos montrant certains dommages.  Un trou situé dans la partie droite du pare-brise évoquait clairement le passage d’un projectile d’arme à feu.  De plus, la vitre de la portière arrière droite de la petite berline avait littéralement volée en éclats.  Les pneus ne semblaient toutefois pas abîmés.

         En ce même lundi, Le Nouvelliste expliquait que le suspect, « s’étant enfui avec la caisse de l’épicerie Prince, St-Louis aurait cherché à semer ses poursuivants en se dirigeant dans le 7ème rang de St-Léonard, pour parvenir à un cul-de-sac, et être coincé par le véhicule de Michel Prince qui lui barrait la route, et c’est alors que des coups de feu furent tirés entre St-Louis et Michel Prince, qui fut abattu dans la cour de M. Henri [Arthur] Allie à St-Célestin »[2].

         Après avoir raconté brièvement l’arrestation et la présence de la carabine de calibre .22, le quotidien de Trois-Rivières ajoutait que « le présumé auteur de ce meurtre avait demeuré, autrefois, sur la rue William près du rond-point de la route Trans-canadienne, mais demeurait depuis quelques mois dans la municipalité de Drummondville-Sud »[3].

         Sans donner de date, on précisait que Marcel St-Louis comparaîtrait bientôt à l’enquête du coroner.

         Déjà, on entendait l’écho des policiers qui déconseillaient aux citoyens de se faire justice eux-mêmes.


[1] Marcel St-Louis est né le 14 janvier 1943.

[2] « L’assassinat de Michel Prince, de Saint-Léonard d’Aston, jeune homme de 25 ans détenu comme témoin important », Le Nouvelliste, 25 novembre 1968, p. 1.

[3] Ibid.

Tom Nulty, le drame de Rawdon

screenhunter_505-jan-05-20-26RIOPEL, Simon.  Tom Nulty, le drame de Rawdon.  Québécor, Outremont, 1995, 232 p.

Dans son prologue, l’auteur justifie son intérêt par le fait qu’il vient lui-même de Rawdon et qu’il avait probablement quelques connaissances reliées à cette vieille affaire qui ne datait pas encore tout à fait d’un siècle au moment de sa publication.

En précisant lui-même que « ce récit est donc plus une biographie qu’un roman », il nous laissait entrevoir la possibilité que son texte puisse parfois verser dans l’imaginaire.  Heureusement, il n’en est rien.

Riopel rassure vite ses lecteurs les plus rigoureux en démontrant son respect pour le dossier judiciaire, ou, si vous préférez, les transcriptions sténographiques du procès.  On ne le dira jamais trop souvent, mais ces documents légaux représentent la base de toute histoire criminelle qui s’est soldé par un procès.  Les informations qui émanent de d’autres sources deviennent généralement bien secondaires.

D’après le dossier de Bibliothèque et Archives du Canada, l’auteur nous plonge dans un bref survol de la personnalité de Tom Nulty, un jeune homme trouble qui se faisait connaître pour jouer du violon dans la majorité des fêtes célébrées dans la région de Rawdon.  On comprendra que celui qui s’apprête à devenir l’un des plus sanglants meurtriers de notre passé collectif est un paysan difficile à cerner, surtout à une époque où on considérait l’alcool responsable de tous les maux et l’épilepsie comme une maladie pouvant expliquer le comportement des tueurs fous.

Le 4 novembre 1897, sans aucune raison apparente, Tom Nulty profita de l’absence de ses parents pour se glisser dans la grange et s’en prendre à l’une de ses sœurs.  Il l’assassine froidement à l’aide d’une hache.  Malheureusement, son crime ne s’arrête pas là.

En sortant du bâtiment, Tom fauche une autre de ses sœurs, avec lesquelles il n’avait pourtant aucun conflit.  Cette fois, une troisième sœur, ainsi que son frère cadet Patrick, l’auraient vu commettre ce crime.  Digne d’un film d’horreur, l’auteur nous fait imaginer la suite.  Les deux enfants se seraient réfugiés dans la maison avant que Tom réussisse à s’y introduire pour continuer son massacre.

Laissant ses quatre victimes derrière lui, Tom Nulty s’éloigne de la ferme pour reprendre un semblant de vie normale.  Il faudra attendre l’enquête du coroner pour que le détective Kenneth P. McCaskill obtienne les aveux de Nulty.  D’ailleurs, cet épisode n’est pas sans rappeler la vitesse étonnante avec laquelle ce détective controversé a obtenu les aveux de Cordélia Viau à la même époque, ainsi que ceux de la veuve de Percy H. Sclater en 1905, et tout cela après avoir passé moins d’une heure avec l’accusé(e).  Dans l’affaire Sclater, le jury n’accordera aucune importance à la version de McCaskill.

Quoi qu’il en soit, le sort de Nulty était scellé.  Probablement inspirée de l’affaire Shortis, la première dans l’histoire du Québec à avoir obtenu un verdict de non responsabilité criminelle pour cause d’aliénation mentale, la défense plaidera la folie.  Ce sera toutefois sans succès.  Nulty sera condamné et pendu en mai 1898.  Le même jour, Rosa Lespérance, sa soi-disant petite amie, fut arrêtée pour avoir abandonné son enfant.  Évidemment, la rumeur fit de ce dernier le fruit de son union avec le supplicié.

Personnellement, n’écoutant que mon désir de toujours étudier la preuve en profondeur, j’aurais apprécié qu’on nous présente de plus longs extraits du procès, question de mieux apprécier les témoignages.  Cette technique aurait peut-être permis d’éviter ou d’éclairer le chapitre que l’auteur consacre à une rumeur transmise plus tard par des voisins.  Selon celle-ci, Tom aurait pu bénéficier de l’aide d’un complice.  En fait, on soupçonnait les parents de l’avoir aidé à commettre les crimes ou, à tout le moins, d’avoir été au courant de ce qui se préparait.

Mais là encore, l’énigme demeure complète.

Cela nous amène vers le mobile du crime, le grand mystère de ce quadruple meurtre.  C’est d’ailleurs la question qui revient toujours lorsqu’on fait face à des drames « inexplicables » et particulièrement horribles.  On a connu le même questionnement envers l’affaire de l’octuple meurtre d’Andrew Day en 1929.  La populace a besoin de comprendre l’incompréhensible.

Le curé Baillargé, qui a connu et pris la défense de Nulty, expliquait le massacre par le fait que le jeune meurtrier aurait eu l’intention de se marier et d’emménager à la ferme de ses parents.  Sa mère aurait cependant rejeté son idée en lui expliquant qu’il y avait déjà suffisamment de bouches à nourrir au sein de leur pauvre famille.

Et comme dans tous les drames du genre, le texte de Riopel nous fait comprendre que les retombées furent énormes sur les épaules des survivants.  Bien souvent, on se refuse d’en parler.  La loi du silence s’impose d’elle-même, tel un tabou naturel.  Les affaires sont pratiquement oubliées, et redonnent des munitions aux commères avant que les dossiers soient revisités par les auteurs ou les historiens.

Ces derniers ne sont toutefois pas assez nombreux pour faire revivre tous les drames de notre passé.  L’establishment historique semble avoir tendance à lever le nez sur ce genre de dossiers, peut-être par leur aspect morbide ou cette façon qu’on a de toujours les rabaisser en les liants à la catégorie péjorative des faits divers.  Ces affaires n’ont pourtant rien à voir avec les chiens écrasées ou les incendies de fond de ruelle.  Ces histoires de meurtres ont profondément bouleversé des familles entières, si ce n’est toute une communauté.  On y retrouve des détails permettant aussi de reconstituer des personnalités entière, de revoir un procédé judiciaire souvent mal compris, de croiser des hommes de loi qui ont laissé leurs traces, etc.

Si l’Histoire générale est justement une science humaine permettant d’étudier le comportement de nos ancêtres, les faits judiciaires représentent une façon très louable de le faire envers une classe particulière de notre collectivité.  Et à ce titre, Riopel a fait un travail honnête.  Malheureusement, son livre est aujourd’hui devenu trop rare.  Il faut le consulter en bibliothèque.

Je terminerai en soulignant que l’historienne Vicky Lapointe m’a récemment mis au courant de la sortie très récente du roman La visiteuse de Lynda Amyot, qui reprend à sa manière le fameux drame de Rawdon.  C’est d’ailleurs ce qui a motivé ma lecture de l’ouvrage de Simon Riopel.  Reste maintenant à voir ce que l’œil de la romancière apportera de plus à cette affaire criminelle.